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 Coucher la belle au bois d’Amboise.

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Ǽðřəδøņ
Personne Bannie
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MessageSujet: Coucher la belle au bois d’Amboise.   Jeu 23 Fév - 20:57

[Ce rp fait suite à ce qui s’est passé par ici.]

Bon, on a pu s’arranger.

Rien de bien folichon, la jolie blonde a gentiment réclamé au chocolats liqueurs le prix de leur consommation : une table et deux chaises. Pendant ce temps moi je gardait un œil sur eux. En tout cas je n’aurait jamais cru que des cartes pouvaient raser, comme quoi la ville me réserve bien des surprises.
Au final, elle a pu en récupérer la moitié avec des dettes qui ne lui seront probablement jamais payées mais elle a semblé satisfaite de leur promesse. Puis, une fois libérés des friandises piégées, nous avons reparlé de mon idée de jupon et puis des meubles. Les chaises, c’est mon rayon. Bon je ne suis pas menuisier mais elles étaient presque toutes récupérables, avec un peu de cordes, de colle, un ou deux ptits clous… Bref, je suis engagé comme videur.

Oui moi aussi je me suis demandé le rapport. Mais bon, j’avais besoin de sous et elle a un joli sourire, du coup…

Le poids sur mon épaule s’agite et me déséquilibre un peu. Je fais deux pas sur le côté pour reprendre mon assiette et pose ma main plus fermement sur la texture moelleuse et rebondie de mon chargement. Plus lourd que ma chaise, mais le touché est sympa.

Le temps que l’on en finisse je me suis rendu compte que ma cliente avait cessé de babiller des phrases sans queue ni tête. Elle s’était finalement endormie et bavait sur le bar. C’était mignon, mais un peu embêtant. Qu’elle réputation allais-je me faire si une de mes premières clientes était retrouvée dans un tel état ? Maintenant qu’elle était immobile et exposée je pouvait distinguer les traits rougis sur son visage. Je ne pouvait vraiment pas la laisser là.
Ça m’a coûté mais j’ai laisser ma chaise en gage à ma nouvelle patronne toute blonde en lui promettant de revenir sitôt que j’aurais pris soin de m’occuper du corps. Il ne faut pas laisser de traces. La question qui se posait était de l’endroit où j’allais bien pouvoir le faire disparaître.

« Bonjour, vous avez une chambre de libre. »

Il me fixe, jette un œil aux rondeurs musculaires de l’arrière des cuisses qui pendent de mon épaule , il me regarde et lève un sourcil.

« … ce sera un ou deux lits ? »

« Un seul, ça devrait suffire. »

« Elle est consentante au moins ? »

« Bien sûr, vous ne voyez pas que cette jeune femme réclame un lit de toute ses forces ? »

« Je vois… C’est deux livres la semaine, payables d’avance. Je ne lave pas mes draps pour une après-midi. »

Je grimace. Ce n’était pas tout a fait le prix que je voulais y mettre. Je tapote un peu les poches de la demoiselle avant de me résigner à sortir deux livres de ma bourse en soupirant.

« Merci. »

Je récupère la clé et me dirige vers la chambre. Tiens, le sac à patates s’agite de nouveau, mes tapotements ont dut la réveiller.

« Arrête de bouger, on est bientôt arrivés. »

Encore quelque pas et je pourrais l’allonger sur un lit douillet.
Sûr qu’elle m’en sera très reconnaissante.

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Katy D'Amboise

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MessageSujet: Re: Coucher la belle au bois d’Amboise.   Mar 13 Mar - 2:45

-Non, je sauterai pas !

J’examinais le vide devant moi. A vu de nez, je dirais beaucoup plus haut que le site des trois falaises. Ça me rassure pas…

-Allez, par-dessus-bord !

-Tu pourras pas me forcer !

Un conseil, puisqu’on est entre amis. Ne jamais affirmer quelque chose qu’on n’a pas les moyens de vérifier. Surtout que quand on se trouve à moins d’un pied et demi d’un gouffre, on a tendance à affirmer pas mal de choses (dont la moitié sont de pures bêtises c’est vrai) et des fois ça fait qu’aggraver la situation. Un exemple concret : maintenant.

J’eus le souffle coupé. L’autre abruti m’avait agrippé par les jambes et balancé par-dessus la limite de sécurité. Vous savez, quand on s’prend une envolée de 1000mètres, c’est pas de tout repos. On s’demande comment on va bien pourvoir retomber, alors on tente diverses positions, on s’déplace de deux ou trois brassées d’air sur le côté, pour finalement se remettre comme en était. On essaye d’attraper diverses choses sur son passage, comme si on allait se mettre à faire comme l’autre navigateur casse-cou là, à s’rattraper à une liane et faire une triple pirouette. Ah ouais, et on crie beaucoup aussi…faut nous comprendre on crie tout ce qu’on n’a pas eu le temps de déclamer au monde de notre vivant.

Puis le moment de la délivrance, où on s’écrase avec toute la créativité qu’il nous reste, à faire des formes asymétriques avec les bras et les jambes. La tête aussi parfois pour les plus inspirés.

L’autre il m’a quand même forcé. J’y croit pas.
Bref, je suis morte…

Divers tapotements me tirèrent de mon purgatoire. Faut pas croire, ils savent où tâtonner les anges. Limite, ils me tirent les fonds de poches. Tss-tsss j’en connais qui resteront là un moment, Hé les mecs ! Ya l’paradis qui vous passe sous l’nez, c’est mal de voler !

Ne pouvant supporter ces ‘palpations’ plus longtemps, j’ouvris les yeux. La vache, j’ai dû tomber la tête la première finalement ! Je vois tout à l’envers. Remarque, si c’est ce que je crois c’est une vue remarquable…bizarre comme vision du paradis. Huum non finalement, ça se défend.

J’aurais pu rester comme ça à observer encore longtemps, s’il n’y avait pas eu cette désagréable sensation de tête lourde. C’est comme si elle se remplissait peu à peu et que j’allais être submergée, des battements retentissaient dans mes oreilles et des picotements m’envahissaient les yeux….

Mon Dieu, je suis vivante !
Faut pas perdre de temps, vite on se redresse ! C’est que l’autre il l’entendait pas de cette oreille, c’est vrai que j’ai oublié de prévenir. Il a été obligé de me déposer en catastrophe, après avoir titubé sur quelques pas. Heureusement, un lit fut là pour amortir ma chute cette fois.
Lorsqu’il se releva, je reconnu en mon chevalier le charmant voisin du cabaret. Les précédents tapotements n’eurent plus rien de désagréable tout à coup.
Mais comment diable a-t-on pu en arriver là ? Peut-être qu’il a dû m’assommer ? Trop de carnage ? C’est toujours comme ça quand je bois trop. Je m’en veux.

Il sourit. Il n’a pas l’air de m’en vouloir.

Puis ça me revint, enfin un peu. J’eus en tête l’image d’un siège virevoltant au-dessus de nos têtes et qui finissait sa danse avec fracas.

-Euh…Comment va votre chaise ?


Bah bravo. C’est tout ce que tu trouves à dire ? On te raccompagne à ta chambre et toi tu t’enquis de l’état de santé d’une chaise ?! Je voulu me frapper la tête pour tant de stupidité mais celle-ci était encore un peu douloureuse. En outre, j’étais encore un peu dans les vapes, et je tiens à rester éveillée cette fois.

-C’est très aimable à vous de m’avoir amenée ici.
*Après un instant de réflexion.* Ça n’a pas dû être facile ! Au fait, à qui dois-je cet honneur ?

Bah voilà ! On avance dans le schmilblick. Avoir un nom, c’est un bon début… C’est l’début de tout même !

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MessageSujet: Re: Coucher la belle au bois d’Amboise.   Mer 28 Mar - 15:52

Les femmes… on leur dit quelque chose et il faut qu’elles fassent l’inverse. Forcément. J’avais oublié.

La prochaine fois le lui dirait de remuer son petit popotin comme folle et peut-être qu’elle décidera de ne pas me broyer l’épaule en me brisant l’échine. La vilaine. Du coup la voilà étalée sur le lit, les cheveux en soleil sur les oreillers en un visage un peu rose pendant que je me masse ce qui me reste de fibre musculaire.

« Merci de le demander, peu de gens s’en soucient et ça la rend souvent jalouse, mais bon, elle reste sage. J’ai été obligé de la confier à la Cabaretière un moment, le temps de venir t’allonger ici. J’espère qu’elle en prend soin. »

Oui, vraiment, j’espère qu’elle en prend bien soin. C’était certes un gage de mon retour mais je dois bien m’avouer que transporter la demoiselle fut une opération requérant une bonne partie de mes membres disponibles. Tout de même, ce serait bien pratique d’avoir trouvé ainsi un travail alimentaire. Et puis l’endroit a l’air sympa. Bon, il faut dire que les personnes qui le fréquente ont aussi l’air sympa.

Hum… trèèèès sympathiques. Je devrai arrêter de la regarder là, non ? Ou j’attends qu’elle se rende compte toute seule que le voyage l’a un peu débraillée et que tout n’est pas tout a fait couvert ? Dilemme… Naaan, elle s’en rendra compte toute seule.

« Heuu… non ça n’a pas été facile. La partie la plus difficile a été d’attendre que l’aubergiste se décide sur un prix. Une histoire de draps à laver… chez nous les femmes faisaient ça en famille, j’aimais bien dormir pas loin pour entendre les conversation quand j’étais petit, il y avait un beau pin parasol c’était idéal en été, jusqu’au jour où je me suis ramassé un bac d’eau sur la tête et que je me suis fais savonner les oreilles jusqu’à ce que je réussisse à m’enfuir… »

Un souvenir terrible… un tel réveil au beau milieu de ma sieste, c’était d’une cruauté sans nom.
Sur ces mots j’ouvre ma chemise… pour sortir mon médaillon.

« Voilà mon prénom… »

J’attends de voir une réaction de sa part avant d’enchainer.

« … mais tout le monde m’appelle Lachaise. »

Voilà voilà…
Tiens, mon épaule est rouge.
J’ai mal. J’ai beau ne pas être matinal, j’ai mal.

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Katy D'Amboise

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MessageSujet: Re: Coucher la belle au bois d’Amboise.   Lun 23 Avr - 12:34

La rendre....jalouse...? Attends, on parle bien de la chaise là ?

J'avais pourtant remarqué qu'il la promenait partout avec lui. Damne, son cœur est déjà pris ! C'est peut-être un souvenir d'une personne chère ou même un héritage. Ça ne peut être que ça de toute façon, je ne vois pas comment on peut s'attacher autant à un objet.
Du coup là, c'est moi qui suis jalouse. Et à tort parce que la pauvre, la seule partie qu'elle voit tous les jours c'est le popotin de monsieur ! Ya eu mieux comme paysage. Et voilà que je me mets moi aussi à parler de ce meuble comme d'une personne : c'est contagieux ma parole !

N'empêche, je suis une chanceuse. Mais vraiment. Beaucoup m'auraient sans doute laissé croupir au bar. Et toi pendant qu'il t'avait dans les bras, bah toi tu roupilles. C'est moche la vie, on profite jamais de rien !

-C’est vraiment gentil de t’être donné tout ce mal, au moins ici...ils les lavent les draps. Ça aurait franchement pu être pire. Pour l’instant je n’ai pas de quoi te rembourser…le voilà qui ouvre sa chemise, il est quand même vachement bien fout… mais si je peux faire quelque chose d’autre… Embarassed

Le courant d'air qui s'engouffra dans la pièce me fit frissonner et me remit les idées en place, faut dire qu'avec tout ce ramdam un peu précipité, on a tout laissé ouvert. Et pas que la porte. Je senti le rouge me monter aux joues, alors que je cherchais un moyen discret de corriger ma tenue négligée. Le voilà qui approche, han trop tard. T'as qu'à croiser les bras.

« Voilà mon prénom… »

Et on décroise les bras !
Je me forçais à ne prendre et ne toucher que le médaillon qu’il laissa pendre autour de son cou.
Ǽ…ðřə…δøņ. Ah. Ouais voilà encore un nom bien de chez nous ça tiens ! Mais sinon comment ça se dit, en vrai ? A…é…dre….don…édredon ? Ça lui va plutôt bien pour un mordu de la sieste. Enfin, il ne va surement pas apprécier que j’écorche son nom comme ça. C’est un test, non ? C’est la galère, c’est la panique !
Et c’est justement pour ça, je crois qu’il lui a semblé bon d’ajouter : « … mais tout le monde m’appelle Lachaise. »
Toujours cette chaise ! La prochaine fois que je la vois, je lui casse la figure ! C’est pas un surnom ça, c’est moche, impersonnel, et…prononçable. J'esquissais d'un hochement de tête. Ça ira comme ça, faute de mieux.

Je remarquais alors que par trois fois déjà, Lachaise s’était tenu l’épaule, sniff ça veut dire c’que ça veut dire : au régime ma fille, t’as failli en faire des pièces détachées ! Seulement, il est bien trop poli pour me le faire remarquer. Adorable.

-Fais-moi voir. Fis-je en le tirant légèrement vers moi.

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MessageSujet: Re: Coucher la belle au bois d’Amboise.   Lun 30 Avr - 4:01

C’était à prévoir.

Enfin, je crois. Tout à coup je me demande qui de nous deux viens d’amener l’autre dans une chambre d’hôtel. C’était moi non ? Plus si sûr… enfin.
Un peu comme ces histoire de jeunes et belles femmes qui attirent le voyageur imprudent hors du sentier. Son cœur est saisi par leur détresse, il ne peut s’empêcher de vouloir les aider, les prendre avec lui loin de ces contrés obscures vers le prochain village afin de les réchauffer dans une accueillante auberge. Il s’approche alors, inconscient du danger qui guète, se penche vers les yeux embués de la jeune femme pâle pour lui proposer son aide. Et c’est à ce moment, quand il a le dos tourné, que ses dix-huit frères s’entassent dans sa carriole sans qu’il ne puisse rien faire que les emmener avec elle. Une technique terrible dont la réputation de faire s’arrêter le quidam à tout les coups lui a gagné le nom… d’auto-stop.

Serais-je donc l’attraper attrapé ? Je vais pas me plaindre.

« Tu veux voir quoi ? »

Hum, que voilà une question conne. J’ai bien vu que mon inconfort n’était pas passé inaperçu. Je la laisse me tirer et la rejoint sur le lit. Autant jouer le jeu, je termine d’ôter ma chemise.

« Ce n’est rien du tout tu sais. Un cousin, au troisième degré par mon père, s’est fait ruer dessus par une vache y a quelques années. On a jamais retrouvé sa clavicule. Jamais. »

Et quelques autres parties de son anatomies itou d’ailleurs. En même temps, qu’elle idée d’aller traire en plein milieu de la sieste hein ? Je vous le demande. Les vaches aussi ont droit au respect.

« Tu es douée pour ça ou c’est ta première fois ? »

Que je sache au moins à quoi m’en tenir.

Elle veut faire quoi déjà ?

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MessageSujet: Re: Coucher la belle au bois d’Amboise.   

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