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 [Loup Garou] Seule dans le noir

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Delibeth
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Delibeth

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MessageSujet: [Loup Garou] Seule dans le noir   Lun 13 Aoû - 12:43


J'ouvre les yeux, sortant du profond sommeil qui m'a habité tout le jour. D'un geste souple, je repousse le couvercle de mon cercueil et me redresse. Je m'étire comme un chat, poussant des soupirs inutiles, réflexes ou souvenirs d'une vie passée.
5 minutes déjà que je suis réveillé et je me décide à quitter la douceur de mon lit. Je pose mes pieds sur les dalles froides de ma chambre et me dirige à pas feutrés vers ma malle. Dans un grincement rassurant, j'en ouvre son couvercle pour en extraire une robe noire à bretelles et au corsage rouge sang. J'ôte alors ma nuisette pour enfiler ce beau morceau de coton, enfile une paire de bas avant de glisser mes pieds dans de ravissant escarpins noir à talon, cadeau de la patronne.

Un petit tour sur moi même et je referme ma malle avant de me saisir de mon étui à violon. J'ouvre la porte et me faufile dans le silence du couloir. Depuis que la patronne a décidé de fermer le Cabaret à la tombée de la nuit, il y règne un silence de mort quand je me lève. Pas de clients, pas de danseuses et pas de musique, juste un silence de mort qui glacerait le dos aux plus peureux.

Je remonte les escaliers vers la salle principale qui comme je m'y attendais, est vide. Pas un chat, juste moi et cette pièce vide. Depuis ces histoires de Loup-garou, je me retrouve au chômage technique, personne pour venir m'écouter jouer.
C'est triste...
En tendant l'oreille, je me rends compte que dehors la pluie tombe, frappant aux fenêtres. Je me décide à m'approcher de l'une d'elle et à en tirer le rideau pour la regarder un moment tomber. Que j'aimerai sortir pour la sentir tomber sur ma peau mais la présence d'un loup-garou dans les rues me coince à l'intérieur, trop peur d'être attaquée.

Je tente de maîtriser ma soif comme je peux ne pouvant chasser librement. Cela fait déjà deux jours que je la contiens à grand peine. C'est d'ailleurs pas un mal qu'il n'y ait personne dans la salle sinon comment tiendrai-je cette bête tapie en moi ? Je saignerai tous ces manants dans le simple but d'assouvir ma soif...
A cette simple pensée, mes pupilles s'étrécissent et un frisson me parcours le dos... J'ai si soif! Si ça continue comme ça, je ne serai bientôt plus en mesure de la contrôler et je devrais sortir mais...

Je rejette cette pensée, inspire profondément pour me calmer et me dirige vers la scène. Cela fait déjà deux nuit que je fais le même rituel... Monter sur scène, ouvrir mon étui et en sortir ce magnifique morceau de bois que je cale entre mon épaule et mon menton. Je ferme alors les yeux et commence à jouer, c'est le seul moyen que j'ai trouver pour oublier ma soif, le seul moment ou je ne pense à rien d'autre qu'aux notes qui s'échappent dans les airs pour moi...

Je suis seule dans le noir de cette pièce avec pour seules compagnes, ces quelques notes... Mon esprit s'évade et ma soif se fait oublier.

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Delibeth
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MessageSujet: Re: [Loup Garou] Seule dans le noir   Lun 20 Aoû - 12:05

Je suis sur cette scène face à une salle vide. De mes doigts je parcoure les fragiles cordes tandis que mon archet se contente de les effleurer pour en libérer les notes. Ces notes virevoltent dans les airs jusqu'à mourir pour laisser place à une autre petite chose tout aussi éphémère dans mon monde d'immortalité.
Un sourire se dessine sur mes lèvres tandis que je danse en jouant. Rien ne semble pouvoir m'arrêter, je vais faire voleter les notes dans la pièce jusqu'au bout de la nuit sans penser à cette faim qui me tiraille.

~ Couac ~


Une fausse note vient de s'élever de mon violon, quelque chose a perturbé l'harmonie qui me lie à mon violon. Le tiraillement caractéristique de mon irrépressible faim refait surface tandis qu'en inspirant profondément, je sens ce parfum...

Parfum connu...
Parfum d'épices...
Parfum gourmand...
Parfum irrésistible !

Mais que fait-il ici ? Quand est-il arrivé ? Et pourquoi n'ai-je pas senti sa présence avant ? La bête sauvage tapis au fond de moi refait surface, irrépressible. A l'odeur de ce délicat fumet, mes pupilles s’étrécissent.


* A table ! *

Mes bras me trahissent, ils pendent à mes flancs et lâchent mon archet et mon violon qui tombent sur la scène dans un bruit sourd et lugubre. Je commence à m'approcher du bord de la scène, prête à en bondir avide de planter mes crocs dans le cou de cet imprudent.

Mes genoux sont fléchis, je suis prête à fondre sur ma proie, un sentiment de puissance dans le cœur. Je passe ma langue sur la pointe acérée de mes crocs à l'idée du festin qui m'attend. Il n'aura pas la possibilité de m'arrêter, je me délecterai alors jusqu'à plus soif de ce nectar qui m'appelle. En fermant les yeux, je peux deviner cette veine qui palpite sous le fin tissu de peau, tentatrice. Elle est mon fléau, la raison de mon immortalité sans elle je l'ai bien compris, je ne suis rien.

Cette pensée me fait recouvrer mes esprits.
Je lutte depuis des années pour maîtriser ma malédiction, ce fléau qui me pousse à boire à la veine et ce n'est pas maintenant que je vais craquer. Je recule d'un pas, je dois me maîtriser, lui dire de partir. Mais combien de temps pourrai-je retenir cette faim ? A-t-il seulement conscience de la lutte que je mène ?
D'un voix rauque je lui crie :


« Ne t'approche pas ! »

Va-t-il m'écouter et fuir avant que je ne commette l'irréparable ?

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Ǽðřəδøņ
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MessageSujet: Re: [Loup Garou] Seule dans le noir   Mar 28 Aoû - 2:58

Il pleut.

Simple constatation. Il pleut comme âne qui pisse devrait-je préciser. Un temps à ne pas sortir un loup-garou dehors. D’ailleurs, on va parier sur le fait qu’il n’y est pas, dehors. La pluie est un bon repoussoir pour les prédateurs. Elle altère les sens, délave les pistes, rend l'appui incertain. La pluie, en tout cas une pluie comme celle-là, annonce une grande trêve de la chaine alimentaire. Tout le monde reste chez-soi, se repose en écoutant chanter l’eau du ciel sur les divers éléments du sol.
J’aime bien la pluie.

Mais pas ici.
En ville, quand il pleut c’est un peu la débandade. L’eau rebondit sur les tuiles, ruisselle à torrent dans les gouttières, qui sont bien souvent absentes. Les rideaux d’eau tombant des toits creusent le sol et forment rapidement des mares boueuses, et je ne parle même pas des ornières de la rue qui sont complètement inondées. Bien sûr cela va mieux lorsque le sol est pavé et qu’un caniveau rassemble au centre un torrent d’eau sale qui emporte tous les déchets oubliés de la ville loin vers la mer… ou vers les quartiers les plus récents et les moins favorisés. Je ne peux pas m’empêcher de remarquer la progression des efforts faits pour drainer l’eau dans cette même rue. À un endroit les pavés semblent s’arrêter net, juste entre deux maisons assez âgées. Comme si le type chargé de faire le boulot s’était arrêté à l’endroit où la ville s’arrêtait à l’époque et avait oublié de suivre quand les autres maisons se sont construites. Je ne lui en veux pas, il a ses raisons (il est probablement mort à l’heure qu’il est, ce qui est une bonne raison), mais c’est dommage.

Cela faisait un moment que l’on attendais une vrai pluie comme celle-ci, on est déjà fort avancé dans l’année pour qu’elle arrive enfin, voilà des nuages bien reposés qui viennent nettoyer à grande eau cet habitat urbain. Avec un peu de chance bientôt l’eau sera limpide et demain la sensation de fraicheur et de nouveauté qui suivent invariablement ces épisodes météorologiques redonneront à cet endroit un peu de frais et un vernis de nouveau…

Mais là tout de suite, c’est un peu la merde. Ma chaise au dessus de la tête ; ma fidèle chaise si utile en toute circonstance qui me soutient et me couvre, porte les choses pour moi, me protège, me défend, et ici enfin, m’abrite de la pluie ; j’ai beau sauter par dessus les flaques, esquiver les rideaux d’eau chutant des toits et me presser de toute la vitesse de ma marche tranquille, je suis déjà trempé. Et bredouille avec ça.
Devant la recrudescence des visites dans mon humble logis, je me suis mis en tête de reconstituer un peu les stocks de nourriture. C’est toujours utile un stock de nourriture, moins qu’un oreiller ou qu’une chaise mais c’est toujours utile. Mais allez trouver quoi que ce soit à la fin de votre journée dans une ville qui a pris la fâcheuse habitude de se refermer comme une huître sur elle même dès l’approche du crépuscule. Je ne vais quand même pas me lever dès potron-minet pour compenser, ce serait totalement contraire à mon éthique.

Je pense que je vais emprunter un petit quelque chose à la patronne. C’est sur le chemin. Et puis elle a peut-être du lait, tiens.

Hum, je vais peut-être revoir à la hausse mon avis sur la pluie en ville. Elle y fait une musique bien plus harmonieuse à certains endroits. Une musique que je connais bien…

Entrons discrètement.

~ Couac ~


Raté.

Elle est là, sur la scène, à travers l’obscurité je l’imagine apprêtée pour le spectacle. Pas besoin d’être un devin pour savoir qu’elle dansait et jouait seule, dans le noir, avec des chaises vides et des tables désertes pour tout public. Je savais que les derniers événements et leurs conséquences avaient porté un réel coup au moral de la Patronne, mais je n’avais pas pensé à elle.

Un vacarme désagréable accompagne la chute de son violon. Oups, je crois que j’ai interrompu quelque chose. Vite excuse toi gros nigaud.

« Ne t'approche pas ! »

Ah, carrément. Je suis maintenant sûr de l’avoir interrompu, et c’était en plein plaisir solitaire. Bon, bon, bon…

« Je prend deux trois trucs et je file. »

Je n’ai pas non plus l’intention de repartir la queue entre les jambes sous la pluie battante. Et elle peut renifler tant qu’elle veut ça ne changera rien. Je pose tout de même ma chaise à l’entrée et sort mon briquet pour allumer une chandelle, je sais qu’il y en a sur presque toutes les tables.

« Quoi ? Je sens le chien mouillé ? »

~ Crack ~


Des étincelles jaillissent et illuminent la pièce l’espace d’un instant. Un instant suffisant pour que les pupilles brillantes qui me fixent intensément se gravent dans mon esprit, ainsi que la silhouette tendue, immobilisée dans une posture prédatrice. Lorsque les dernières lueurs meurent, tout redevient plus obscur encore à mes pupilles, je n’entend plus que le martellement de la pluie qui redouble d’intensité.
Me voilà donc seul dans une pièce avec un prédateur visiblement affamé que je ne peux ni voir ni entendre… et ma chaise est à l’entrée. L’allocution endogène à ce genre de situation me parvient au bord des lèvres.

« Mierda… »

Ça recommence.

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Delibeth
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MessageSujet: Re: [Loup Garou] Seule dans le noir   Sam 20 Oct - 21:16

Il ne part pas.
Non, il s'avance vers une table pour allumer une des chandelles. Enfin, il a essayé mais les étincelles de son briquet ont vite disparues.
Sage décision !
Elles m'ont laissées juste assez de temps pour le localiser là à environ 5 mètres de moi. Je peux même être sur lui en un bond puissant tel une panthère immobilisant sa proie. Je salive à l'idée de planter mes crocs dans la chair tendre de son cou et de secouer la tête pour lui rompre les os.

La bête qui est en moi ne semble pas vouloir se taire.
Je secoue la tête comme pour la chasser encore et garder le peu de conscience qu'il me reste.
La situation m'amuse.
On se croirait dans un jeu de chat et de souris. Je suis bien évidemment le félin agile et lui la pauvre sourire apeurée qui ne sait pas où se cacher. Essayerait-il de se faire oublier en restant ainsi immobile ?

Pathétique !
Je n'ai qu'à fermer les yeux et humer l'air pour sentir ce parfum, son parfum. C'est aussi le parfum des souvenirs, souvenirs de notre première rencontre.
Je salive encore !
Un pas en avant, doucement imperceptible. Je m'approche juste un peu plus pour imaginer encore mieux sa veine qui palpite et me crie de mordre dedans.

Tentation primaire !
J'essaye de me retenir, de me dire qu'il ne faut pas, que cette envie n'est pas moi. Que je ne dois en aucun cas laisser ce monstre prendre le dessus.
Est-ce que je pense encore ?
Je ne crois pas, même en fermant les yeux pour l'oublier, je le vois face à moi. C'est un appel, une envie irrépressible. Impossible d'y résister.

Ma conscience se laisse peu à peu submergée.
Combien de temps encore avant de bondir ? Combien de temps encore avant que les chaînes ne se brisent et que mon Jiminy Cricket soit avalé par mon monstre intérieur ?
Je ferme les yeux et penche la tête en arrière.
A quoi bon retenir l'inarrêtable ?
Je ris à gorge déployé en pensant au festin qui m'attend et à son absence de réaction.

Tant pis ! J'ai si faim qu'il me faut du sang ! Son sang...


« Je t'avais prévenu! »

Je redresse la tête pour plonger mon regard en sa direction. Je ne sais pas s'il me voit ou m'entend et n'en ai de toute façon que faire ! Je me ramasse sur moi même et bondit en direction de ma proie.

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Ǽðřəδøņ
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MessageSujet: Re: [Loup Garou] Seule dans le noir   Ven 9 Nov - 0:09

Pas de panique.

Paniquer, c’est très mauvais pour la santé. Ça augmente la tension, ça fait battre le cœur, on risque des complications plus tard… j’ai déjà du raconter ça quelque part. Voilà, tranquillu, la situation n’a pas que des mauvais côtés. Tout de même !

Voyons voir, oui, bien bien, ça pourrait passer pour un accident du travail. Ce serait parfait pour me prendre une bonne petite retraite bien au calme dans la montagne. Juste moi, le maquis et la course des saisons. Je pourrais hiberner l’hiver et profiter pleinement de la farniente des journées d’été. Ce serait bien. Et puis j’aurais des chats, c’est sympa les chats.
D’un autre côté… c’est pas comme si j’avais vraiment besoin de ce boulot. Cela fait quelque temps déjà que je ne reste ici que parce que, que, que… Argh je n’arrive pas à me l’avouer. Je m’y sens bien, voilà ! Il faudra que j’en parle à un docteur. Vraiment.

Quoi d’autre ? Oui bien sûr. Elle est jolie. Belle même, pour un monstre bien sûr, mais tout de même. J’aurais pu plus mal tomber, finir comme repas d’une panthère avec ces courbes là ça a tout de même un petit peu d’éclat. Et quel flamboiement alors si on apprend qu’elle sort tout droit de mes rêves ! J’aurai une certaine aura à léguer à la postérité.
"Son amour pour les femmes l’a tué." Crédible comme épitaphe, très crédible.
Trop crédible.

Douuucement, un pas en arrière. Le parquet sous mes pieds grince légèrement, mais rien qui ne puisse être couvert par le martellement de la pluie. Je recule doucement, il faudrait que j’atteigne ma chaise. Aller rien que quelques mètres et je pourrais m’assoir pour mieux assister à la suite du programme. Mon massacre en règle, ma vidange des 15000 km, ma dernière bouffée de fumée avant la cendre. C’est vrai que je fumerai bien quelq-…

Un rire sinistre et hystérique retentit dans le noir qui me fait front. Remarque à moi-même : chercher à filer discrètement dans le noir devant une créature nocturne, c’était peut-être un peu con.

« Je t'avais prévenu ! »

J’ai à peine le temps de me mettre en garde, les bras croisés devant moi et la tête rentrée dans les épaules, je ferme les yeux… ça va faire mal.
Un poids m’atterrit dessus, des doigts m’agrippent, des ongles s’enfoncent dans ma peau, des genoux heurtent mon ventre… mais aucun croc ne trouve sa cible. Pour l’instant… Une douleur vive au niveau des reins, du côté droit, puis une surface dure dans mon dos sur laquelle je bascule puis un craquement et nous roulons au sol. Note à moi-même : il faudra réparer cette table.

Je cherche son visage, il faut que je sache où il est. Que je repère cette bouche armée et menaçante. Je n’ai jamais été aussi peut pressé de me faire sucer de ma vie. J’essaye de l’immobiliser, mais je ne peux pas retirer mon bras d’entre elle et moi, en quoi immobiliser ses lèvres à quelques centimètres de mon cou arrangerait mes affaires ? Je tente de la plaquer au sol, elle griffe, elle se débat, elle repasse au dessus. Une chaise valdingue mais c’est pas la mienne et puis je suis occupé là. Je m’agrippe à ce qui vient sous mes doigts, ses cheveux, ses vêtements…

« Aaargh ! »

J’ai trouvé ses crocs. Ils sont dans ma main.
Je déteste les jours comme ça…

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Delibeth
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MessageSujet: Re: [Loup Garou] Seule dans le noir   Dim 30 Déc - 22:01

Mes genoux ont atteint son ventre, lui faisant perdre l'équilibre. Dans la violence du choc, la table de la Patronne qui se trouvait là se brisa nous laissant rouler au sol. Je n'y prête pas plus attention que ça et de toute façon, c'est SA faute ! Je lui avais dit de partir avant que je ne perde mes moyens...
Maintenant par sa faute, je n'ai plus qu'une idée en tête, croquer dans la finesse de la peau de son cou pour que mes crocs croisent cette veine palpitante. Une fois que je me serai délectée de ce précieux, je le laisserai tranquille si tant est qu'il soit encore en vie bien sûr...

« Niack ! »

Victoire !
Ah... Ah non, il a réussi à m'empêcher de mordre ma cible. Mon sourire de victoire disparaît quand je comprends cette bévue. Il a réussi à protéger son cou en se protégeant avec une de ses mains. Je n'ai pas été assez rapide...
Peu importe ! Il va avoir sacrément mal à sa main après ça ! J'étais tellement presser de goûter son nectar que j'ai croqué de bon cœur.

Mes crocs transpercent la fine peau de sa main, croisent un peu d'os et de cartilage au passage. Ce n'est pas ce que je pensais mordre. La rudesse de ses os me surprend mais est bien vite supplantée par autre chose.
C'est léger et discret. C'est goûteux même... Hum ! Je reconnaîtrai ce parfum entre mille ! C'est le sien, c'est mon précieux ! Un soupir s'échappe tandis que je me délecte de ses quelques gouttes s'échappant de sa plaie. Je me laisse transporter par ces quelques gouttes d'ambroisie.

Mon esprit est transporté loin, très loin...
Je pourrai presque me calmer me contenter de ces quelques gouttes mais je ne peux pas, je ne veux pas pour être honnête. Goûter à nouveau à ce précieux liquide ne fait qu’exciter mes sens. Ma faim se fait plus profonde et submerge ce qui aurait pu me rester de conscience. Il m'en faut plus, des gorgées encore et toujours plus ! J'ai ignoré cette faim si longtemps que c'est moi qui en est dévorée. Je ne réfléchis plus, j'agis dans le seul but d'atteindre l’apaisement.

Je secoue la tête comme une panthère secouerait sa proie. Essayera-t-il de retirer sa main sous la douleur ? Tient-il à protéger son cou à ce point ?
Il serre les dents, grogne de douleurs mais ne fait rien pour libérer sa main. Il ne me laisse pas le choix, il va me falloir agir, changer de plan d'attaque, trouver une autre autre source à ce nectar.
Je m'obstine vers son cou repensant au plaisir que j'avais éprouvé la première fois, j'en ai des fourmis dans le ventre rien que d'y penser.

Inconsciemment j'ouvre la bouche et laisse retomber sa main qui ne m'intéresse plus. Je me redresse et pose mes mains de chaque coté de sa tête de manière à à lui faire face. Je constate alors qu'il a les yeux fermés et décide donc de lui susurrer quelques mots implorant à l'oreille pour lui montrer mon désarroi.


« S'il te plaîîîîîîîît ! Donne moi ton saaaaaaaang! »

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MessageSujet: Re: [Loup Garou] Seule dans le noir   Mer 6 Fév - 5:12

Aïe…

Une chaleur humide m’enserre la main telle un étau. Une gangue de douleur sourde qui pulse dans mes veines et irradie lentement vers mon poignet. Le battement prend sa source au plus profond de ma chair, à l’endroit même où la pénétration des crocs a précédé un craquement sinistre. Ce craquement interne, intime, réservé à moi seul, résonnant dans mon propre crâne, qui a signalé la débâcle d’un peu de chair et de cartilage, sacrifiés pour m’avoir été trop fidèles. Ardente est la douleur, ardent est le deuil. Mes yeux s’ouvrent pour relâcher le flot. Celui du ruisseau de mes larmes souffrantes.

Mais bordellu, ça fait mal !

Les crocs de la demoiselle s’en vont enfin. Maitresse au corps beau laissant tomber sa proie. Pour l’instant. Car elle ne semble m’avoir recracher que pour mieux pouvoir mettre à la bouche un morceau de moi plus appétissant encore !

« S'il te plaîîîîîîîît ! Donne moi ton saaaaaaaang! »

« Je ne suis pas une gourde ! »

Voilà donc ma réponse à sa supplique. Sa demande plaintive et douloureuse qui m’appelle. Elle a besoin de moi, elle veut m’amadouer. Mais rien à faire ! J’ai beau n’être dans le font qu’un sac à tripes, pauvre amas de chair animée, un bricolage complexe et bien pensé… Mine de rien, j’y tiens un peu. C’est que c’est tout de même sympa d’être vivant. On peut faire tout un tas de choses amusantes. Se faire attaquer dans le noir par une vampire affamée avec qui on a déjà eu des relations agitées et ambigües, en soit, c’est déjà plutôt amusant.
Enfin, moi je suis amusé, ma main me signale aimablement qu’elle ne partage pas du tout mon avis.

Cependant, je sens le corps qui me plaque au sol se tortiller doucement d’impatience alors qu’elle recommence, presque dans un gémissement.

« S'il te plaîîîîît ! »

Mais enfin, j’ai dis non ! On devrait faire une loi contre ce genre de chantage affectif. C’est vrai, après tout je lui dois bien ça, c’est moi qui l’ai fait apparaître dans ce monde en la rêvant si fort. C’est donc à cause de moi qu’elle a si faim. C’est ma faute. Je pourrais tout lui donner pour me racheter, comme ça on serait quitte.
Oui mais non ! Qui est-ce qui va donner son lait à Mia si je meurs là, hein ? J’ai une lourde responsabilité.

« Je te dis que je ne suis pas une gourde. Je vais te trouver du sang si tu veux. »

Je suis pas du tout certain de l’avoir convaincu là… Bon je fais quoi. Je sens un liquide chaud dégouliner lentement le long de mon poignet. Ça va salir le parquet et après la patronne va m’engueuler et me faire frotter, j’ai horreur de ça. Sauf si je suis mort, quoique vu son humeur actuelle, elle serait capable d’engueuler mon cadavre et de frotter le sol avec. Mieux vaut ne prendre aucun risque.

« Lèche. Apéritif. »

Mon autre main se glisse dans ses cheveux et saisi délicatement son oreille.

« Et on mange proprement sans faire d’autre trous dans la nourriture, sinon je punis. »

Je vais peut-être réussir à l’occuper suffisamment longtemps pour la calmer un peu. Ça fait affreusement mal, mais j’espère que sa langue atténuera le feu qui m’habite. Quand le flot sera tarit il sera bien temps de voir si elle est prête à négocier.

*Vois le bon côté des choses, la position n’est pas la plus désagréable et la partenaire encore moins. Avec un peu d’imagination tu pourrais presque te dire que c’est un affectueux câlin.*

Positive attitude…

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