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 Au bar du Cabaret

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Vaya
Docteur Frankenstein en herbe
Vaya

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MessageSujet: Au bar du Cabaret   Au bar du Cabaret Icon_minitimeLun 5 Mar - 23:51

Vaya venait de se retrouver seule au bar, délaissée par L'Excuse qui avait des affaires importantes et urgentes à régler. Cela lui sembla normal, et la patronne lui était au demeurant très sympathique, ne lui en tenant donc pas rigueur. Elle était à finir son verre et s’apprêtait à rejoindre ses acolytes Keltiens et non-keltiens, lorsqu’elle avait été abordée par l’employé de la tenancière, chargé de faire régner « l’ordre » au sein du Cabaret du Petit Crépuscule. Elle n’avait pas pris le temps de lire l’intégralité du petit panneau indiquant les quelques changements, ni aperçu le râtelier pour les armes. Il était donc naturel pour elle, qu’elle se plie à la nouvelle discipline, au moins par politesse envers cette femme qu’elle venait à peine de rencontrer et qu’elle estimait déjà. Elle soupçonnait une personnalité complexe, charmante et pleine de caractère, pour avoir été capable de reprendre ce genre d’établissement en étant une femme, dans une ville pirate.

Vaya avait pris soin de rester sur son tabouret de bar, aimant prendre la hauteur de la situation, d’autant que sa taille ne jouait pas en sa faveur de ce côté-là, même si son caractère la rattrapait bien vite. Silencieuse, elle se laissa docilement faire, un petit sourire en coin. Elle ne le quitta pas des yeux, juste un instant pour vérifier où était posé le poignard qu’elle affectionnait. Puis elle le vit hésiter à hauteur de son buste, s’en amusa puis approuva d’un œil satisfait le professionnalisme et la politesse dont fit preuve l’aimable Ǽðřəδøņ.

« Vous n’habitez pas trop loin ? Parce qu’avec la nuit il va faire vite froid habillée comme ça. »

C’est vrai qu’elle était partie alors que la nuit n’était pas encore tombée. La fraîcheur des premières heures nocturnes ne l’avait pas assaillie et elle n’y avait pas pensé. En chemise et corset, ce serait léger, mais cela ne l’effraya pas. Elle avait peut-être la mise d’une jeune femme délicate ce soir là, pouvant tromper son monde sur sa réelle condition actuelle de pirate, mais elle était loin d’être douillette et saurait surement braver un peu de froid... d’autant que l’alcool aidant, elle ne s’en rendrait surement même pas compte !

« Une petite marche vivifiante ne me fera pas de mal. »

Les mains fermes et solides du jeune homme exerçaient des pressions douces et glissaient comme deux colombes sur son corps. Son regard franc chocolat revint bien vite sur l’employé lorsqu’il s’approcha de ses cuisses… histoire de vérifier qu’il n’aille pas piqué dans sa bourse accrochée par un lien comme une jarretière de cuir, mais il n’en fit rien, et continua son chemin le long de ses jambes, agenouillé devant elle. Elle apprécia la vue général, conquérante, ce qui lui arracha un léger rire appuyé par le chatouillis léger des phalanges inquisitrices.

« Voilà. Hum… je ne fouille pas tous les clients comme ça. Vous êtes une privilégiée, c’est chouette non ? Tout le monde ne m’impressionne pas autant. En fait ce sont surtout les armes à feu qui me gênent, les accidents sont si vite arrivés avec ces armes. Il suffit qu’un client ait un peu trop bu et n’importe qui risque de se prendre un pruneau dans les fesses. Et puis la soirée est plus agréable comme ça. »

« J’en suis flattée. » Fit-elle amusée. « Pourtant je commence à plutôt bien viser… Cela dit, l’ambiance générale de ce cabaret est bien plus chaleureuse qu’avant, à n’en pas douter. Et votre patronne m’a l’air fort sympathique au demeurant, il m’aurait été déplaisant de déroger à ses nouvelles règles. »

Le videur se pencha ensuite vers elle pour une ultime confidence, l’enveloppant dans l'arôme floral qui l’accompagnait.

« Bon il va falloir que j’aille demander à vos compagnons de bien vouloir lâcher leurs grands substituts phalliques. Vous venez avec moi ? »

« hmm… Votre employeur m’a un peu abandonné à mon sort alors que nous trinquions tranquillement. Ne serait-il pas de votre ressort et responsabilité de partager la fin de notre échange ? D’ailleurs, mon verre est vide, et j’ai encore besoin de quelques instants de solitude. Je les aime bien, mais trois mois en mer en vase clos, c’est trop pour moi. »


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MessageSujet: Re: Au bar du Cabaret   Au bar du Cabaret Icon_minitimeJeu 22 Mar - 17:22

C’était le temps où j’étais encore jeune et fringant.

À cette époque encore je faisais mon devoir. J’étais naïf, plein d’idéaux et des rêves plein la tête. J’étais là, tout prêt à m’élancer au front, la fleur au fusil quand soudain…

« hmm… Votre employeur m’a un peu abandonné à mon sort alors que nous trinquions tranquillement. Ne serait-il pas de votre ressort et responsabilité de partager la fin de notre échange ? D’ailleurs, mon verre est vide, et j’ai encore besoin de quelques instants de solitude. Je les aime bien, mais trois mois en mer en vase clos, c’est trop pour moi. »

… je fus happé par la première salve. Une rafale venant d’une endroit où jamais je n’aurai soupçonné un ennemi. Les heures qui allaient suivre seraient longues avant le lever du soleil, dernier témoins de mon calvaire sur cette terre.

Bon, c’est n’importe quoi. Encore.
Mais il faut bien admettre que cette réponse n’était pas du tout celle à laquelle je m’attendais. Moi qui m’apprêtais à diriger mon pas en prêtant éventuellement mon bras (les tarifs de location sont au bas de la page) pour rejoindre la table des soldats virils s’exhibant fièrement… eh bah pas du tout.

Pendant quelques instant je me prend à la reluquer regarder, puis à regarder ses compagnons. Que faire ? Que ne pas faire ? Que décider ? Quelle voie emprunter dans ce dilemme tragédien opposant la perspective grisante du devoir accompli et le plaisir doucereux de la cession à l’envie immédiate ?
Ou sinon je vais me pieuter.

« Ha. »

Je jette un nouveau coup d’œil aux gens armés. Pour le moment ils sont calmes, ils viennent d’arriver, se mettent à jouer et ne sont pas encore bourrés. Je peux bien tarder quelques minutes.

« Très bien, mais si je vous accompagne ce ne sera plus vraiment un moment de solitude, pas vrai ? Vous désirez la même chose ? Je vais me prendre une petite myrte pour ma part, c’est toujours bien pour faire connaissance. Mon oncle, le troisième cadet du côté de ma mère, il avait un nom pour chaque verre. Le premier c’est celui du sourire et le quatorzième celui du mariage.
… Il a toujours eu un problème avec la boisson. »


J’attrape justement la bouteille à tâtons derrière le bar. Celle là je l’ai repérée.

« Enfin je préférerai quand même m’en tenir à un seul, du coup. Au fait je m’appelle… »

Moment gênant ou je montre mon médaillon. Je ne m’en lasserai jamais.

« … mais tout le monde m’appelle Lachaise. »

Je m’apprête donc à lui servir ce qu’elle désir afin d’alimenter en carburant notre discussion quand soudain une pensée me frappe avec la violence d’un rayon de soleil sur mon oreiller avant onze heures.
Attend du coup… je suis sensé lui offrir sa consommation là ?
Le pièèèège !

*Et merde…*

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MessageSujet: Re: Au bar du Cabaret   Au bar du Cabaret Icon_minitimeMer 25 Avr - 22:11

[hrp : je vais faire court, histoire de me remettre en selle rpgique !]

Vaya le regarda, patiente et amusée. Il avait l’air de peser le pour et le contre, bien embêté qu’il semblait être avec sa proposition. Jusqu’au déclic, l’instant fatal où la décision tombe comme un couperet et anime le regard d’une étincelle de volonté…

« J’aurai bien d’autre moment pour me retrouver seule. Et être en charmante compagnie ne peut pas nuire. Oui, va pour la même chose. »

Lachaise partit dans une digression dont il semblait avoir le secret. Mais elle constata bien vite que l’oncle comme le neveu avait des adages assez amusants.

« J’aime beaucoup cette idée. Et rassurez vous, je dormirai saoule bien avant 14 verres !! »
Vaya saisit entre ses doigts délicats le médaillon que lui tendait le serveur. Son pouce effleura les lettres gravées, curieuse. Elle n’en avait jamais rencontré de telles. Elles étaient plutôt jolies, en plus d’être incompréhensibles.

« C’est peu banal de ne pas connaître son propre nom. Mais va pour Lachaise, à défaut d’un pseudonyme plus amical… Peut-être à 4 ou 5 verres. » Reprit-elle en plaisantant.

Elle retira alors sa main du médaillon, libérant son propriétaire. Spontanément, alors qu’il allait la servir, elle retira sa bourse attachée à sa cuisse, et en retira d’office la monnaie nécessaire à sa consommation et à celle du jeune homme.

« C’est moi qui offre. Pour votre compagnie et pour me faire pardonner de vous soustraire à votre devoir. »

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MessageSujet: Re: Au bar du Cabaret   Au bar du Cabaret Icon_minitimeSam 12 Mai - 3:50

Ma compagnie est charmante.

Ha ça, si je ne m’en étais pas encore rendu compte. J’aimerai bien parfois qu’on m’apprécie un peu pour autre chose que ma sympathie, mon calme, ma conversation et mon esprit… oh, c’est vrai, zut. Disons alors que j’aimerai bien n’être pas trop apprécié ni trop charmant. Enfin, bien sûr si la compagnie est charmante c’est aussi parce qu’elle en compose la seconde moitié.

Je me demande par contre au bout de combien de verres cette jolie rouquine se transforme-t-elle ? Expérience, expérience…

« C’est moi qui offre. Pour votre compagnie et pour me faire pardonner de vous soustraire à votre devoir. »

C’est là qu’un doute m’assaille. Soudain, le voilà tout autour de moi, planant avec frivolité : En fait c’est moi la gonzesse ici, c’est ça ?

Hein ?

C’est bien ça, j’ai pas rêvé ?



Bon ok, ça me va.

J’ai toujours aimé changer les habitudes. Déjà tout petit je ne tenais pas en place, chaque jour il fallait que l’on me retrouve à un nouvel endroit propice à la sieste. C’était un petit peu ma chasse au trésor à moi.

« Un verre contre le pardon, marché conclu. C’est un peu cher payé, vous devriez mieux marchander le prochain. »

Je la gratifie d’un grand sourire en commençant mon verre, histoire de l’inviter dans le jeu. C’est gênant de faire des blagues qui font flop et pendouillent tristement sans avoir pu ne serait-ce que touché une paire de lèvre d’un léger frémissement de sourire.

« Si je ne suis pas trop indiscret… et si je le suis c’est la même, qu’étiez vous parti faire si loin en mer ? Chercher des marchandises exotiques ? Voler, piller, violer comme des forbans sans âme et sans cœur ? Explorer le monde ? Vous avez vu un ours blanc ? Il y a des ours vers le pôle Nord et ils sont blancs. On le dit en tout cas. Enfin tonton le dis. »

Même qu’il disait qu’on avait une grande peau blanche quelque part dans un grenier. Et effectivement, on a retrouvé une multitude d’énormes bestes blanches dans un coffre. C’était des mites… bien nourries. De peau pas de trace. Surement une coïncidence.

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MessageSujet: Re: Au bar du Cabaret   Au bar du Cabaret Icon_minitimeMer 16 Mai - 14:55

Heureusement pour Lachaise, Vaya n'est pas avare en sourire, et elle le lui rendit volontiers avant de porter à ses lèvres charnues le verre. La rouquine jeta un coup d’œil à ses acolytes qui semblaient bien s'amuser sans elle. Tant mieux, elle ne se sentait pas la force d'y aller pour l'instant, et ce verre n'allait surement pas arrangé les choses. Elle était trop fière pour se l'avouer, mais elle ne tenait pas l'alcool. Peut-être 4 ou 5, si l'alcool n'était pas trop fort, mais déjà elle sentait la pointe de ses oreilles frémirent sous la chaleur et ses joues rosirent. A coup sur, il ne faudrait pas pousser le jeu trop loin si elle voulait garder de sa superbe !

« Un verre contre le pardon, marché conclu. C’est un peu cher payé, vous devriez mieux marchander le prochain. »

"Malheureusement pour moi, je crains d'être trop honnête pour savoir marchander correctement. Cela me perdra surement dans une ville de pirate..."
fit-elle un instant songeuse, avant de se dire qu'elle n'aurait qu'à être riche ou célèbre, ou crainte... ou les trois. Ce qui finalement répondait assez bien à sa question.

"Premièrement... sauvez ma vie, mais c'est un peu compliqué à expliquer... Une histoire de poison et d'antidote... Deuxièmement... Le trésor, on a beau dire, ça a son attrait ! " fit-elle en examinant les pièces qu'elle avait déposé quelques instants plus tôt sur le comptoir.

"Enfin.... On pourrait dire pour la science, plus que pour l'aventure. Mais je ne crois pas être allée assez haut dans le Nord pour voir votre ours blanc."

Elle se prit à rêvasser, se rappelant avec nostalgie le moment où elle avait tenté vainement de rafistoler un bras. Elle avait encore du chemin à faire, mais elle s'y employait avec conviction et motivation. Elle reposa ensuite son regard chocolat sur le jeune homme, accrochant le sien. Puis elle but une gorgée avant d'elle-même lui demander, curieuse.

"Et vous, vous êtes d'ici ? Que faisiez vous avant votre travail au cabaret ? Je suis sur que vous étiez conteur, ou quelque chose s'approchant, non?"

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MessageSujet: Re: Au bar du Cabaret   Au bar du Cabaret Icon_minitimeLun 21 Mai - 2:08

Je pense que je dois me rendre à l’évidence : boire un verre avec cette demoiselle va me prendre du temps. Si elle commence à me lancer sur ce genre de sujet c’est qu’elle ne veut pas me quitter de la nuit. Il paraît que je parle beaucoup, je ne suis pas tout a fait d’accord c’est juste que j’ai beaucoup de choses à raconter. C’est ça le prix d’une vie éreintante, pleine d’aventures et de dangers, pleine de passions et de haines. Oui, je peux le dire : je suis un héros, comme grand-papy Ôłåſſ.
… rien que de penser à une telle vie que je me sens fatigué moi, grand-papy devait pas souvent faire la sieste. C’est sûrement pour ça qu’il est mort.

« La science… Hum, moi est-ce que je suis d’ici ? Oui, oui. Moi, je suis d’ici. C’est le reste de la ville qui ne l’est pas. Enfin je ne suis pas vraiment d’ici, mais de pas loin, juste de l’autre côté des montagnes à l’autre bout du pays. »

Je finit mon verre de myrta. La Patronne la fait spécialement venir du sud, on y sent toutes les saveurs du maquis.

« Bon, par la branche maternelle on est au village que depuis quatre générations, on connait pas non plus tout le monde. Mais je suis d’ici. »

Et je ne suis pas dupe, je crois bien que je suis son excuse pour ne pas passer la soirée avec ses petits copains habituels. Ou son bouche-trou, si on veut être moins poli. Et bien… pour que mon Excuse à moi ne vienne pas me voler dans les plumes je pense qu’il serait temps de gérer le boulot sur le feu avant que celui-ci n’attache.

« Une minute, je reviens tout de suite. »

Je me lève pour attraper doucement le bras de Svetlana, une des jolies serveuses-danseuses que L’Excuse a récemment ajoutées à son cabaret. Elle lève un regard agacé avant de me reconnaître, c’est vrai qu’elles sont parfois un peu trop sollicitées.
« Est-ce que tu peux dire gentiment aux messieurs de cette table le règlement concernant les armes ? »
Elle fronce les sourcils avec un air réprobateur. J’ai toujours admiré cette façon de se faire comprendre sans sortir un mot. C’est si… délicat.
« Je te revaudrai ça, promis… »
Elle sourit d’un sourire qui me fait froid dans le dos et acquiesce. Cooool, je vais encore devoir me méfier des jumelles dans les prochains jours. Trop tard, tant pis.
Retour vers ma compagne de boisson, à laquelle je rempli le verre à nouveau avant de me resservir.

« Voilà, on devrait être tranquille pour la suite, j’espère. »

Si personne ne décide de péter un plomb dans les environs sous peu s’entend.

« Alors, avant de rejoindre la Patronne dans son cabaret, j’étais plutôt prospecteur. Je suis venu voir s’il y avait un débouché à une marchandise. Ce sont des herbes à fumer cultivées par un enfant du pays, un ami à moi. D’ailleurs en réalité je ne suis pas vraiment videur, enfin ce n’est pas mon premier métier. C’est plutôt un loisir sympa, parce que j’aime bien le cabaret, il y a une bonne ambiance et c’est tout à côté de chez moi. Mon premier métier c’est vendeur, parce que justement il y avait des clients pour mon herbe. Et mes clients savent que je suis ici, au cabaret. C’est plutôt pratique.
Et avant ça, j’ai fait un métier qui ressemble assez à conteur. J’étais fossoyeur. »


*Tiens bah quand on parlait de bouche trou… toute une existence à combler des orifices.* 
Je réprime mon sourire avec une gorgée brulante de liqueur.

« Vraiment, les morts… il n’y a pas de meilleur public. Ils sont silencieux, attentifs, ils écoutent sans interrompre. Vraiment ils sont si… morts. Autre avantages du métier : les clients ne se plaignent pas, ils ne nous trouvent jamais en retard et ne sont pas pressés. Le défaut c’est que du coup eux ils n’ont pas besoin d’herbe à fumer pour se détendre alors niveau commerce… bof bof. »

Voilà, en gros. Je pourrai entrer dans les détails mais peut-être pas tout de suite. Je sirote doucement mon verre en observant la demoiselle. Elle a un petit quelque chose de farouche, je me surprend à me demander qui serait capable de l’apprivoiser.
La liqueur commence à perdre de son âpreté quand je la fais rouler sur ma langue. C’est agréable.

« Le second verre c’est celui du tutoiement. Cela ne te dérange pas que je pose quelques questions à mon tour ? Je pourrai répondre au tiennes après. Mais déjà, quel prénom je dois attacher à cette flamboyante chevelure ? »

C’est vrai quoi, on parle, on parle, et je ne connais toujours pas son petit nom. Ça part mal.

« Et qu’es tu venir faire ici, toi ? À part te faire empoisonner et chercher des trésors bien sûr. »

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MessageSujet: Re: Au bar du Cabaret   Au bar du Cabaret Icon_minitimeVen 1 Juin - 23:36

En voilà un drôle de concept, mais pas si faux finalement. Elle se contenta de hocher la tête alors que le cheminement des mots se frayait un passage jusqu'à ses méninges. Il ne la noyait pas que d'alcool le fourbe, il la noyait également de mots et autres bizarreries familiales. Heureusement pour elle, il s'éclipsa quelques instants pour son devoir, lui laissant ainsi le temps de reprendre le fil de sa pensée. Elle s'étira discrètement, allongeant ses jambes pour éviter l'engourdissement. Avant de finalement lever son verre pour saluer le tutoiement. C'est qu'il faisait attention a ce que son verre reste plein le coquin. Il avait l’œil, ou le métier.

"Vaya Nimoa, mais Vaya est suffisant."

Quelle idiote elle faisait, n'avoir même pas pensé à se présenter... Quoique, cultiver le mystère c'était sympathique par moment. Mais cruellement impoli à cet instant. Et dire qu'ils en étaient déjà au tutoiement ! Pas facile, elle avait le "vous" instinctif, sorte de barrière verbale protectrice, comme une distance qu'elle imposait a ces interlocuteurs... Elle posa sa main sur sa poitrine et se pencha légèrement en signe d'excuses.

"Je suis impardonnable. Vous m'av.... Tu m'as montré ton médaillon, ton nom, et moi, .... " elle finit sa phrase en hochant les épaules en signe d'impuissance.

"Bref..... Tous tes métiers sont intéressants ! Je crois bien être tombée sur la personne idéale !!"
Vive et maligne, elle enchaîna, soudainement très enjouée et intéressée. Elle le fixa avec une rare intensité, accaparant son attention.
"Ton herbe, je suis sur de pouvoir t'aider à développer ton réseau. Elle pourrait m'aider à détendre quelques marins récalcitrants quand je les découpe soigne. Contre monnaie sonnante et trébuchante il va de soi. Et je glisse ton nom discrètement, comme étant mon revendeur..."
Elle prit un instant pour attaquer sa deuxième idée.... Les yeux luisants d'envie....
"Tu crois que tu pourrais m'aider avec tes... anciens clients? J'aurais surement besoin d'un ou deux cadavres pour éviter de faire mes expériences sur des vivants... Sauf si je trouve un cobaye vivant!" finit-elle en éclatant de rire. Pour le coup, le "vous", elle l'avait complètement oublié, emballée par ses propres idées...

Elle en but quasiment les trois-quart de son verre d'une traite, pour se calmer. Le feu dans sa gorge lui remit momentanément les idées à l'endroit, mais elle hésita à répondre avec honnêteté à la question qu'il lui posait. Cela risquait de lui attirer des ennuis... Oui, plus que de chercher à piquer des cadavres, ou à vouloir torturer de pauvres hères sans défense.

"disons que je suis à la recherche d'un pirate, mais que je ne sais même pas si je le reconnaitrais si je le rencontrai. Alors pour l'instant, je m'occupe autrement"

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MessageSujet: Re: Au bar du Cabaret   Au bar du Cabaret Icon_minitimeJeu 14 Juin - 16:32

Mon petit Ǽðřəδøņ, dans quelle galère tu es encore allé te fourrer ?

Je devrais le savoir à la fin que les femmes ne sont pas fréquentables. À force d’en côtoyer à longueur de journée ça devrait normalement finir par rentrer, j’ai bonne mémoire pourtant. Rien à faire, je n’arrête pas d’oublier ce détail. D’ailleurs je ne sais même plus de quoi on parlait…

Mais cette fille… elle est… flippante. D’abord elle commence par s’excuser poliment et semble honteuse de ne pas s’être convenablement présentée, déjà là bon, d’accord je peux comprendre. Chez nous aussi la politesse est très importante : bien des fromages ont explosés parce qu’un bonjour n’avait pas convenablement été échangé.
Et ensuite tout à coup, voilà que je suis la personne idéale, son meilleur ami, son sauveur en armure juché sur son fougueux destrier (t’entend ça ma chaise chérie ?). Elle me regarde avec autant d’émerveillement dans les yeux que si je lui avais annoncé que la sieste durerait deux heures de plus demain. Mais qu’est-ce que j’ai dis au juste ? Et puis même, pourquoi est-ce que ça se passe toujours comme ça avec les jolies filles ? Bon, pas toujours. Mais on ne pourrait pas discuter tranquillement entre gens civilisés un petit peu ? Non ? Bon d’accord.

Au final elle ne me propose ni plus ni moins de devenir mon agent publicitaire personnel et de fêter ça en allant déterrer des cadavres pour jouer dessus à faire je ne sais quoi.
Je regarde mon verre avec curiosité. On est devenu vachement proches là d’un coup, j’ai du en rater quelques-uns. J’espère que j’ai encore de la marge avant le 14ème… Tonton si tu m’entends.

« Heu… attententend, reprenons les choses dans l’ordre. »

Oui, parce que bon comme on dit chez moi : il ne faut pas mettre la charrue avant la sieste, sinon c’est le bordel.

« Petit 1 : Enchanté Vaya, la délicatesse de ton prénom n’a d’égal que la beauté de ton sourire. Mais l’inverse est vrai aussi. »

J’accompagne mes paroles avec un sourire léger et une frôlement de ma main sur sa cuisse. Mais je la retire tout de suite pour lever la paume vers elle afin de lui signifier que je n’ai pas terminé.

« Petit 2 : Pas de problème pour l’herbe, tu me diras combien tu en veux. Je serai vraiment ravi que cette herbe puisse enfin être reconnue pour ses propriétés médicinales. On ne vit pas vieux lorsque l’on est trop stressé, c’est certainement prouvé quelque part. Je te ferais une ristourne. »

Je conclue sur le ton de la confidence avec un clin d’œil. C’est là que ça devient sérieux par contre et je le redeviens aussi en la fixant droit dans les yeux.

« Petit 3 : Par contre, mes anciens clients ne doivent plus être très frais à l’heure qu’il est, déjà. En plus c’est pas la porte d’à côté. Et enfin même si je n’ai rien contre les ballades nocturnes romantiques dans les cimetières je préférerai laisser les morts se reposer. Il y a des choses qu’il ne faut pas réveiller si on veut pouvoir dormir tranquille. »

Je fini mon verre en même temps que ma tirade et je hausse les épaules.

« Repose moi la question dans quelques verres. »

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MessageSujet: Re: Au bar du Cabaret   Au bar du Cabaret Icon_minitimeSam 23 Juin - 22:42

La rouquine déchanta aussitôt. Elle avait déjà imaginé matière à étudier, scalpel à la main, peaufinant son étude anatomique de base. Parce que oui, les livres c’est bien beau, mais le concret c’est encore mieux. Quelle déception, quelle douche froide ! Elle était déjà à tirer des plans sur la comète quand elle fut ramenée bien vite sur terre. Elle se retint de soupirer, ça aurait fait mauvais genre. Et puis, elle avait une partie de ce qu’elle cherchait, un peu « d’anesthésiant » à fumer. L’alcool avait beau être pratique, ça avait la fâcheuse manie de faire vomir les blessés, alors ce n’était pas l’idéal. Mollement, elle posa son menton sur sa main, accoudée au bar.

« Mouais… Je te reposerai surement la question dans quelques verres. Ou pas, remarque. Je peux aussi me débrouiller autrement. »

Ce n’est pas comme si elle ne connaissait pas un vampire. Ca pouvait toujours être pratique pour récupérer un ou deux cadavres. Ce n’était juste que maintenant qu’elle y pensait, en regardant le second du Keltia quitter le cabaret d’ailleurs. Il avait l’air pressé avec un je ne sais quoi de distant. Enfin bref, il avait l’air compliqué, et un chouilla torturé. Elle le quitta des yeux une fois que la porte se fut refermée, revenant au présent.

« Pour ta marchandise, veux-tu un acompte ? »

Elle commençait à fouiller dans sa bourse pour réunir quelques pièces en vue d’un acompte. Elle attendait juste le montant qu’il lui indiquerait.

« et dis moi… Je cherche une petite maisonnette à acheter dans le coin. Si tu connais quelqu’un qui a ce genre de produit, n’hésite pas à me prévenir. »

Dans ce genre de lieux, les rumeurs allaient bon train. Si une telle annonce existait, c’était surement dans cet endroit qu’elle trouverait son bonheur et Lachaise était bien placé pour les entendre toutes.

« Si je n’abuse pas de ta gentillesse bien entendu »

fit-elle, accrochant un sourire à son visage et posant une main sur la sienne. Il ne fallait pas le brusquer le bonhomme. Il avait l'air bien gentil, mais pas trop téméraire dès qu'une demande sortait de son champ d'investigation. Et elle avait du lui faire peur avec ses histoires de cadavres... Fallait sauver les meubles, un comble pour LaChaise.

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MessageSujet: Re: Au bar du Cabaret   Au bar du Cabaret Icon_minitimeSam 7 Juil - 18:57

Eh bien voilà, il faut être ferme avec les femmes. Non, vraiment je suis fier de moi. Aller déterrer des cadavres dès le premier soir, pour quoi je serais passé hein ? Un homme de petite vertu, un Mario creuse moi là ? Non, non et non.

Que… qu’est-ce qu’il se passe ? Elle veut me donner de l’argent, pose sa main sur la mienne et me demande de lui trouver une maisonnette ? Je n’ose le croire. Est-ce qu’elle me prendrait pour un… un… un agent immobilier !?

« Non, non, pas d’acompte. Surement pas, c’est pas le genre de la maison. On paye ce qu’on achète. Mais si tu veux j’ai un petit échantillon à te proposer. J’imagine que les médecins testent toujours les produits qu’ils utilisent sur leur patients. »

C’est évident, dans mon village on avait le rebouteux qui prescrivait des grogs à tour de bras pendant la période des pluies. Et bien il testait toujours le médicament avant. Toujours. Je me souviens qu’il avait aussi toujours un bon proverbe à la bouche : « Tu vois ptit, c’truc là c’est aussi bon appliqué dedans que dehors ! »
Sacré tonton.

En attendant, j’ai toujours une séduisante rouquine qui m’adresse un sourire tout à fait innocent ainsi qu’une paume douce et fraiche sur ma peau. Elle est vraiment légèrement habillé, j’espère pour elle qu’il ne va pas pleuvoir ce soir.

« Les bonnes adresse c’est plutôt à l’Ex… la Comtesse qu’il faut s’adresser. Enfin sauf si tu veux une maison dans l’arrière pays. Je connais de très jolis endroits dans le maquis où on pourrait installer quatre murs et un toit. Dans les montagnes il y a des paysages magnifiques, magiques, indescriptibles ! Il faudrait inventer un moyen de pouvoir les capturer dans une petite boite pour pouvoir les montrer à tout le monde. Ah, mais je divague.
Bien sûr la Patronne est dure en affaires, j’espère que tu es chanceuse et que tu ne recules pas devant un défi si tu comptes lui demander. Par contre, ça vaut généralement le coup. Mais je laisserai quand même trainer une oreille pour toi, promis. »


Je suis vraiment bonne pâte moi ce soir. Alcool et jolis minois… très mauvais mélange.
Je retire doucement ma main pour me saisir de la bouteille.

« Le troisième verre, c’est celui de la plaisante conversation. Je te l’offre ? »

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MessageSujet: Re: Au bar du Cabaret   Au bar du Cabaret Icon_minitimeLun 17 Sep - 23:02

Pas d'acompte? Pas d'acompte. C'est qu'il était confiant le gaillard. Après tout, libre à lui de choisir ses accointances. La pirate rangea précautionneusement ses deniers dans sa petite bourse en cuir, qu'elle glissa dans le lien attaché à sa cuisse. Elle rabattit le pan de sa tenue dessus et revint à son compagnon de bar. Vaya se saisit de l’échantillon et le tourna dans un sens puis dans l’autre. Cela lui rappelait ce que fumait l’un des amis de sa mère parfois. Ca avait à peu prêt la même physionomie, l’odeur différait par contre.

« Ma fois…. Je ne me qualifierai pas encore de Médecin à vrai dire. Je n’en suis pas là. »

Et comment dire… Vu ce qu’elle pouvait inventer parfois, non, elle n’avait pas forcément envie d’essayer sur elle ses propres remèdes. De temps en temps elle trouvait une ou deux souris à qui faire gouter ses breuvages, et dans le meilleur des cas, un vieux croulant. Mais ça, elle n’allait pas le lui dire. Il avait déjà eu peur pour des cadavres… N’allons pas le brusquer, il était près à offrir le troisième verre.

« J’accepte. » fit-elle en dirigeant son verre vers la bouteille.

Plaisante conversation… Elle se demandait un peu ce qu’ils allaient bien pouvoir se raconter. Ca demandait un certain degré d’intimité pour échanger, et parler de la pluie et du beau temps, ce n’était pas son truc. Cela dit, elle commençait à avoir le feu aux joues à cause de l’alcool, alors un peu de soleil ou un peu de pluie, finalement, quelle importance tant que c’était plaisant ? C’est bien ce qu’il avait dit non ? Du coup, elle enchaina sur sa recherche de propriété. Donc il lui faudrait surement retrouvé la personne qui l'avait servi en premier. Le contact était bien passé, c'était déjà ça.

« L’idéal pour la maison, ca serait tout de même dans Clavinia, mais en bordure de la ville, pas en plein centre. Je me sentirai trop oppressée. »

Et puis elle avait besoin de discrétion, tout en étant un pied dans la ville. Ca serait surement le meilleur compromis qu’elle puisse avoir. Elle avait besoin de calme et d'isolement. Un minimum en tout cas. Elle voulait étudier tranquillement, sans être dérangée par des voisins trop curieux ou trop anxieux. Ca pouvait être la plaie les voisins. Et en plus ça se froissait et se vexait pour rien un voisin... Donc point trop n'en fallait. Des arbres ou des champs d'un côté, la vlle de l'autre. Ca ferait un bon, très bon compromis.

« La chance se provoque. Je n’attends pas qu’elle me tombe dessus…. Sinon on peut attendre longtemps. Et puis les défis sont stimulants. Ca entretient le corps et l’esprit. »

Un regard espiègle et décidé, la malice accrochée au sourire. Non, elle n’avait pas peur de relever des défis. Surement que ce ne serait pas le dernier ! Elle se demanda si Lachaise était le genre d'homme a relevé des défis. Si C'était le cas, elle avouait que ca ne se voyait pas au premier coup d’œil. Mais elle avait également appris qu'il ne fallait pas se fier aux apparences... Elle l'observa un moment, sans dire mot, avant de porter son verre à ses lèvres, et d'en boire une infime gorgée. Elle allait devoir ralentir le rythme si elle voulait rentrer.

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MessageSujet: Re: Au bar du Cabaret   Au bar du Cabaret Icon_minitimeJeu 4 Oct - 23:00

Le problème avec l’alcool, c’est que ça altère la perception des choses. Les recherches scientifiques de tonton sur le phénomène vont même nettement plus loin dans leurs résultats. Il apparaît que l’ensemble de ces altérations tend à rendre autrui nettement plus attirant. C’est prouvé. D’ailleurs il vit avec la preuve en question, ce qui doit garder sa déontologie de chercheur en éveil car il ne cesse de vérifier et revérifier ses résultats depuis que je le connais. Mais je ne suis pas là pour raconter en long et en large la vie de ma famille, cela prendrait vraiment beaucoup de temps, si j’insiste là dessus c’est parce que cela concerne plus ou moins directement la situation dans laquelle je me trouve.

Dans le cas où on trouve déjà autrui attirant en étant sobre, quel biais risque-t-on de retrouver sur la désormais célèbre échelle des verres que mon aïeul a établie ? Non parce que je ne voudrais pas me retrouver piégé. Encore que… là tout de suite je ne sais plus trop. De quoi je suis en train de parler déjà ?
Enfin, mlle Nimoa rabat sa jupe sur la peau pâle et veloutée de sa cuisse fuselée, cachant ainsi la bourse de cuir qui y est élégamment attachée ainsi que quelques boucles flamboyantes que je n’étais, je crois, pas destiné à voir tout de suite.

« …ore de Médecin à vrai dire. Je n’en suis pas là. »

Pas là de quoi de où ? Y a surement le feu quelque part, il fait chaud ici.

« J’accepte. »

À, oui, voilà où on en était. Le troisième verre. Je la ressers. Et me ressers en même temps. Nous buvons toujours un alcool différent, peut-être serait-ce temps de le partager. Il n’y avait pas un verre pour ça ? Je ne me rappelle plus très bien.
Je l’écoute me raconter son projet de maison. Certaines de ses exigences me plaisent bien. Enfin quelqu’un d’autre que moi qui se sent à l’étroit dans cette ville de fous. Peut-être que je demanderai l’adresse, quand elle en aura une… non, mauvaise idée. Mauvaise, mauvaise, mauvaise idée. Tu commences à avoir trop d’amies mon petit poney Ǽðřəδøņ, ça va finir par te ruiner la santé et tu l’aura bien cherché.
Par la Madonna ! Demain je donnerai à la patronne mon congé pour la journée et j’irai prier sous un châtaigner pour expier mes pensées hyperactives.

La suite ne m’étonne pas. J’ai bien compris quel était le caractère de la demoiselle. Impétueuse, toute feu toute flammes. Peut-être que ça a un rapport avec ses cheveux, va savoir, on en a pas des comme-ça dans mon pays. Surtout des qui ont des flammes… hum. Non ça n’a pas forcément un rapport. Elle m’a dit qu’elle était ici à la recherche d’un pirate, qu’elle n’est même pas certaine de reconnaître. Même sans juger sur son apparence, cette simple révélation montre à quel point elle est folle. C’est plutôt… excitant.
Demain j’irais me faire pardonner toutes ces pensées agitées. Mais demain seulement.
Le ton avec lequel elle fini sa phrase semble appeler une réponse de ma part. Quelque chose dans son regard inquisiteur…

« Pourquoi tu me regarde comme ça ? Tu veux voir si tu arrives à me stimuler ? »

Je bois une gorgée à sa suite. Puis le reste de ce qu’il y a dans mon verre. Il me faut un moment pour souffler l’excès d’alcool qui me brule les narines, mais tant pis. J’ai du perdre une partie saine de mon cerveau grâce à ça parce que je poursuis ensuite :

« Dans ce cas, on peu reporter cette plaisante conversation à plus tard et passer directement au verre suivant : celui du défi. »

J’avoue, j’invente, mais à ce niveau là j’ai complètement oublié quels étaient les noms des autres verres de mon oncle. Je me demande d’ailleurs si je l’ai jamais vraiment su, il n’a pas souvent été un modèle de clarté et d’élocution au village. En temps normal je pourrais probablement citer avec exactitude les borborygmes qu’il a du me confier, mais l’alcool et l’herbe à rêve ont cela d’intéressant qu’elles m’aident à apprécier de ne pas toujours me souvenir.

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MessageSujet: Re: Au bar du Cabaret   Au bar du Cabaret Icon_minitimeJeu 1 Nov - 17:33

Le défi ? Déjà le verre suivant ? Alors qu’elle venait juste de prendra la sage décision de ralentir le rythme sur sa consommation d’alcool … Elle plongea ses yeux noisette au fond du verre qui semblait la narguer. Elle ne douta alors plus un instant qu’elle risquait de tanguer si elle se levait. Qu’importe ! Elle pourrait toujours arguer qu’il avait tenté de la saouler si on l’importunait sur sa future conduite. Elle finit par hausser très subtilement les épaules, sans sourire face à son verre. Et puis hop, ni une, ni deux, elle finit son troisième verre pour enchaîner avec le suivant. Elle retint un hoquet de surprise sous la brûlure du liquide…. Quoique à bien y penser, il était déjà moins fort que le précédent et encore moins fort que celui d’avant. Pas bon signe.

« Défi relevé »
« Que me fais-tu goûter cette fois ci ? »


Cette fois, ces joues commençaient à afficher un rouge tenace. Elle n’était pas tellement habillée, mais elle avait soudain plus chaud. Elle dégrafa les premiers boutons de sa chemise offrant alors au regard d’autrui sa gorge pâle jusqu’à la naissance des seins. Elle n’aurait pas du opté pour un col montant. Mais sa garde-robe laissait encore à désirer. Quand elle aurait son chez elle et les moyens, nul doute que le problème serait régler. Elle reporta son attention sur son compagnon de comptoir, se demandant quel défi il allait pouvoir lui suggérer. Et puisqu’il demandait à être stimulé, elle allait réfléchir à ne pas le décevoir…

Elle posa un doigt sur ses lèvres, réfléchissant à quelque chose qu’elle pourrait lui faire faire… Un sourire apparut rapidement. Ca a fait tilt assez rapidement. C’était une idée osée. Simple mais osée. Très simple car il avait le statut nécessaire pour, mais il fallait alors qu’il brave l’autorité qui l’avait engagé. Et la tenancière même si elle était au demeurant très sympathique, devait surement tenir son affaire d’une main de fer. Elle avait eu une autre idée, lui faire reconnaitre tous les alcools les yeux bandés, mais c'était apparu enfantin et idiot dans le sens où il devait surement les connaitre.... Ce n'était pas comme s'il était en train de lui en verser un différent à chaque fois ! Elle se demanda s’il avait la primeur du défi n°1, mais elle tenta tout de même avant lui :

« Je te défie de faire évacuer le bar. Juste toi et moi au comptoir. Si tu perds…. Mon ardoise est pour toi. »

*et si tu gagnes…. Il va falloir que j’y réfléchisse…*

Elle garda son sourire, tandis qu'elle continuait de cogiter. Ça l'amusait de se mettre elle-même dans l'embarras parfois. Elle se demandait s'il y penserait et s'il envisageait de relever son défi. Elle ne le quitta pas des yeux tandis qu'elle attendait sa réponse. Allait-il se défiler ?

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MessageSujet: Re: Au bar du Cabaret   Au bar du Cabaret Icon_minitimeLun 17 Déc - 5:31

C’est presque trop facile. Je lui dit défi, elle suit immédiatement. Je vois pourtant bien qu’à enquiller les verres comme cela, elle va finir mal plus vite que moi. Tellement fière qu’elle en oublie d’être farouche.
Cette fois-ci je partage, j’échange les verres, pour goûter un peu d’autres horizons. Et parlant d’horizon, elle dévoile le début d’un paysage vallonné en ouvrant son col. Mes yeux y glissent, touchant sans s’y attarder. Je sais qu’elle est déjà en train de jouer avec moi. Les verres ne sont qu’un prétexte, le défi qu’un petit piment au milieu d’un plat déjà épicé. Cela me fait sour…

Ow, un piment sacrément agressif. Immédiatement, l’image de la patronne me vient à l’esprit : un air contrarié sur le visage, elle bat ses cartes à un rythme nerveux, les deux jumelles se consolant mutuellement me fixent d’un air accusateur. Pas bon. Mauvais plan, très mauvais plan…

« C’est de la myrtha, une boisson de mon pays. »

J’ai répondu machinalement, parce que je ne sais quoi répondre à l’injonction la plus importante. Ce que j’ai eu tête est juste une des plus mauvaise idée que je pourrait avoir ici. J’y suis bien, c’est assez confortable, j’y ai mes habitude, mes liens… c’est ici que les clients savent me trouver.
Mon regard parcourt le cabaret. L’Excuse, enfin la Comtesse, n’est pas en vue. Elle doit être descendue traiter d’un sujet important à la cave. Dans ce cas, peut-être…

Je me penche soudain en avant et fixe la rouquine droit dans les yeux.

« La Patronne n’est pas là et le spectacle de la soirée va bientôt commencer. Si je comprends bien, tu veux que j’arrête la soirée, que je sabote le spectacle des danseuses, que je vire les clients qui sont venus pour ça et que je trahisse la confiance de L’Excuse en abimant la réputation de son cabaret ? Tout ça par défi ? »

La rouquine accuse le coup, elle a un léger mouvement de recul, guère plus. Puis elle penche sa jolie tête sur le côté, pour me balancer d’un ton claquant :

« Oui, je voulais voir ce que tu avais dans le caleçon. »

Comme ça au moins c’est dit… Cette demoiselle n’a pas froids aux yeux c’est certain, je me demande bien ce qu’elle va conclure de ma réponse, quelle qu’elle soit.

« Mais au final, tu ne m'as pas répondu, vas tu relever le défi que tu as si joliment traduit ? »

C’est culturel, une provocation doit être relevé, un défi ne s’esquive pas comme cela. Mais un défi ce n’est pas gratuit… en tout cas pas depuis que j’ai été forcé de suivre les cours de L’Excuse sur la question.
C’est d’un ton calme et mortellement (si, si, mortellement) sérieux que je lui répond.

« J’y gagne quoi ? »

« Qu'est ce que tu aimerais gagner? »
Pif pouf, du tac-o-tac, en me rendant mon regard. Je devrais être impressionné.

Je devrais, mais non, là je reprend un peu de hauteur en m’accoudant au comptoir, rompant un peu l’intensité de l’échange. Parce que tout cela m’amuse beaucoup et que je tiens une faiblesse dans ses positions. Elle n’a pas l’air de savoir du tout ce qu’elle veut jouer.

« Hon, hon. Ça c’est trop facile. »

« À négocier.... la récompense ne doit pas être mon propre futur défi.
… Ou quelque chose ça. »


Elle est hésitante, elle propose de négocier. J’ai beau être récalcitrant aux leçons imposées de la Patronne, il me semble bien que ce n’est pas comme cela qu’on pari. On ne marchande pas, on surenchéri. Mon sourire s’efface légèrement, le jeu ne me paraît pas en valoir la chandelle dans ces conditions. Et je ne pense pas perdre mon honneur à m’y refuser.
Ma main dans la poche intérieure de mon gilet, j’attrape à l’aveugle deux petits disques de métal. Leur couleur argentée brille entre mes doigts lorsque je les lui montre.

« Un défi ça ne se négocie pas. N’est-ce pas ? À moins que tu ne trouve mieux, voilà de quoi avancer ton ardoise. »

Elle a une moue déçue, cela se voit, mais elle ne cherche pas à pousser plus loin. Les pièces d’argents semblent plus faciles et attirantes que de chercher quel prix je pourrais remporter en me tirant ainsi une balle dans le pied. Son geste est assuré lorsqu’elle les chipe entre mes doigts, si j’étais mauvaise langue je dirais qu’elle a une certaine habitude de se faire payer ses consommations. Elle fait rouler les pièces entre ses doigts en les regardant, l’air absorbée.

« En fait, je n'ai pas d'idée de récompense pour être franche. C'est pas comme ci je connaissais tes gouts et tes couleurs. »

Mouahaha ! Ben tient !
Les couleurs peut-être, l’orange c’est nouveau. Mais les goûts…
Aah, les goûts… ma mama m’a toujours dis de goûter avant de dire que je n’aime pas.

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MessageSujet: Re: Au bar du Cabaret   Au bar du Cabaret Icon_minitimeLun 17 Déc - 22:18

Là il éclate carrément de rire avant de lui poser la main sur la joue. Elle ne tressaille pas à son contact, constatant simplement la chaleur de sa paume. Elle aurait même tendance à pencher un peu la tête, inconsciemment.

« Tant pis. »

Il se penche en avant et lui vole un baiser bien moelleux avant de conclure sans s’éloigner tout de suite :

« Fallait avoir plus d’imagination. »

La jeune femme savoure le gout du baiser, mélange subtil d'étonnement et d'effronterie. Elle aime se laisser surprendre, et même si sa réponse la déçoit un peu… beaucoup… ce baiser volé ravive sa volonté. Plus d’imagination, plus d’imagination, il était amusant celui-là. Elle voyait bien ce qui pouvait l’intéresser, mais elle n’avait pas envie de lui faciliter la tâche, prétextant volontiers un manque d’idées, manière de le tester une fois de plus. Elle lui attrape la main qu'il a laissé sur sa joue dans un geste vif, et sans la retirer la presse légèrement contre sa peau, goutant cette fois à son odeur.

"oh mais très cher, ca ce serait bien trop facile, il va falloir se battre un peu plus tout de même." lui montrant qu'elle avait bien compris ou il voulait en venir. Elle n’était pas dupe. Et elle jouait le jeu volontiers, c’était surement cet esprit de défi qui la mettait en joie et en appétit.

Lachaise s’éloigna soudain. Elle lui laissa son espace et respecta cette distance soudaine.

« Très juste, c’est d’ailleurs à moi de lancer un défi non ? »

Il retira finalement doucement sa main et s’adossa dans sa chaise, nonchalant. Vaya essaya de sonder ce qu’il pouvait avoir en tête, mais après l’affront qu’elle lui avait fait, et qu’il n’avait pas relevé, elle s’attendait à quelque chose la mettant plutôt mal à l’aise.

« Danse sur le comptoir. Juste là. » Dit-il en ponctuant sa phrase d’une main sur celui-ci.

Voila. Ce genre de défi. Heureusement pour la rouquine, elle n’était pas spécialement…. Timide. Mais quand même, se mettre en avant ainsi, ce n’était pas dans ses habitudes.

« Quelque chose de sympa, qui aille bien avec l’ambiance du cabaret. Tu devrais trouver. Si tu arrives à chauffer la salle, je t’aiderai à trouver tes cadavres. Sinon… il va falloir trouver un moyen de me rembourser l’ardoise que je me suis engagé à te payer. »

Vaya grognait intérieurement, mais sa détermination pour gagner étant la plus forte, elle obtempéra. Un jour, cela la perdra. D’un trait, elle vida le 4ème verre, pour se donner du cœur à l’ouvrage. Puis elle se laissa couler du tabouret de bar, et tangua dangereusement. Elle s’appuya ostensiblement sur Lachaise le temps de reprendre un peu d’équilibre.

« Ça va aller ? »

Bien sûr que ça allait aller. Qu’est-ce qu’il croyait ? Elle avait juste l’impression d’être dans du coton. Elle leva les yeux vers le bar qui lui parut alors immense.

"oui, oui, mais un petit coup de main pour grimper là-haut ne sera pas de refus"

« … ok. Au cas où, tente de tomber de mon côté. » ajoute-t-il avec un sourire.

"j'y penserai!" lança-t-elle en étouffant un léger rire mal contenu.

La jeune femme prit quelques secondes pour jeter un regard circulaire à la salle afin de jauger l’assistance et de garder son équilibre. Elle fut rassurée de savoir qu’aucune arme n’était permise dans l’établissement. Elle était tout de même une cible facile, ainsi en hauteur. La plupart des conversations s’était tue, et les regards étaient braqués vers elle, se demandant ce qu’une cliente pouvait bien faire sur le comptoir. Elle se sentit un peu démunie. Mais de sentir les yeux de Lachaise sur elle, attendant de voir si elle allait oui ou non rater son défi, regonfla son égo. Tant pis pour le trac, sa fierté ne lui permettait pas de perdre, si ridicule pouvait être le pari.

Elle ferma les yeux, et immobile, inspira profondément. Elle n’avait jamais été une grande danseuse bien que dans sa jeunesse les bases firent parti de son éducation (quand elle ne fuguait pas bien entendu), mais à défaut, elle allait y mettre le cœur. Elle laissa la musique la toucher, et envahir son corps et son esprit. Quand elle se laissa pénétrer par le rythme, elle étendit les bras et virevolta, portée par la cadence imposée de l'orchestre de l’Excuse. Fière et gracieuse, ses bras l’enveloppèrent comme des ailes de papillons qui tournoieraient aux sons mélodieux des instruments. Flamboyante, la rouquine en finit par oublier le monde qui l’entourait et se laissa dominer par la musique. Frappant par moment le comptoir du talon, elle tournait et repartait dans un mouvement opposé, ponctuant ses gestes de moulinets de poignets. Ses boucles rouges rebondissaient et dansaient avec elle, la sueur perlant à ses tempes et dans son dos. Elle n’était plus tout à fait là, ni tout à fait elle-même, l’alcool la grisant, la musique l’enivrant, elle n’était qu’émotion et fluidité.
Ardente et fougueuse, la belle oscillait entre mouvement lent et douceur, violence et force. Les minutes s’égrenèrent, et la musique, comme sa transe, finirent par se terminer.

Vaya fit une gracieuse révérence à la salle, attendant la réaction du public, qui allait conditionner sa réussite ou son échec au défi. Elle se sentit comme vidée, physiquement comme mentalement. La danse lui a permis de lâcher-prise, plus de self-controle, plus de masque. Un réel moment de partage et de don de soi. Elle ne s’en serait jamais crue capable, mais l’expérience fut enrichissante. Elle gratifia Lachaise d’un sourire de remerciement et lui tendit la main pour qu’il l’aide à redescendre.

"Est-ce que le spectacle fut à votre goût mon Ami ?"

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MessageSujet: Re: Au bar du Cabaret   Au bar du Cabaret Icon_minitimeDim 27 Jan - 4:20

Elle me plait cette petite, elle a du caractère.

Je lui propose une mauvaise idée et elle se précipite pour la réaliser ! Cela prête à sourire, mais c’est aussi très exaltant. J’ai tout de même un doute lorsque je la vois peu assurée sur ses jambes. Bien sûr, je l’aide tout de même à grimper sur le bar, en profitant d’ailleurs pour sentir à travers la robe la fermeté de la paire de fesses que je propulse en haut… mais je reste inquiet.
Est-ce que la fougue va lui suffire pour rester sur le bar ? On va bien voir. Au pire, ce qu’elle risque le plus c’est le ridicule.

La voilà en haut ! Et voilà déjà l’attention de quelques curieux. Une fille sur le bar ça n’arrive pas si souvent chez L’Excuse. Pour l’instant, parce je pourrais bien breveter l’idée. Voyons voir déjà comment mon expérience s’en sort.
Elle hésite, elle fait un peu moins la maline. Ahaha ! Alors, on se dégonfle ?

Quand elle ferme les yeux c’est moi qui hésite. Je me redresse légèrement, les membres tendus, prêt à rattraper un malaise. Le quatrième verre, ce n’était pas celui de la chute dans les bras normalement. J’en suis presque sûr.
Heureusement, elle m’épargne l’effort virulent et délétère en ne tombant pas. Et elle danse.

Oui, elle danse. Les musiciens ont dut se prendre au jeu car ils l’accompagnent. Ou bien c’est elle qui les accompagne, ce n’est pas clair. En fait tout devient assez confus lorsqu’elle commence à doucement onduler les hanches en tournant sur elle même, ses poignets semblant finir au dessus de sa tête les oscillations de son corps. Rien d’exceptionnel, on sent que ce n’est pas une professionnelle mais… Elle y met tant de conviction, tant de passion ! Elle bouge sans sembler se soucier des regards posés sur elle. En tout cas je l’espère car de nombreux mouvements font remonter sa jupe, jamais trop mais souvent presque, une véritable tentation pour le regard. Ses cheveux roux virevoltent et lui tombent sur le visage, accentuant son air sulfureux.

*Ferme la bouche mon vieux…*

Voilà que je me surprend à béer bêtement. Je ne sais pas si elle sait danser, mais son corps semble savoir ce qu’il fait. C’est simple, parfois maladroit et je vois plusieurs chutes évitées de justesse alors qu’elle pose ses talons juste au bord du bar, mais qu’est-ce que c’est sensuel… Si j’étais mauvaise langue je dirais qu’elle fait l’amour à la musique. Tiens ben je le dis d’ailleurs.
Finalement je me détend et m’adosse dans mon siège pour profiter de la fin du spectacle. J’aime bien, il faudra y repenser. J’ai d’ailleurs une place et un point de vue privilégiés. J’appuie ma joue dans ma main accoudée au comptoir, à moins de deux mètres de ces jolies jambes qui se chassent et s’entrecroisent.
La musique fini trop vite.

« Grmph… »

Je sais, je sais… il faut laisser la place aux autres. Et les jumelles doivent déjà lancer des regards acérés dans cette direction. C’est l’heure de leur spectacle et voilà qu’on leur pique la vedette. Pour sûr qu’elles n’aiment pas, j’en mets ma main au feu sans une hésitation.
Et à propos de main au feu…

"Est-ce que le spectacle fut à votre goût mon Ami ?"

« Hmm… c’était pas mal. »

Je me lève pour saisir sa main tendue et la tire vers moi pour mieux la faire tomber. Et pour mieux la rattraper par la taille. Elle ne pèse pas plus qu’une beau sac de duvet de canard… Est-ce que toutes les filles de la ville sont aussi légères ou bien ce sont les filles de mon pays qui sont plus denses ? Ou bien c’est moi qui ai un problème… Naaan, c’est surement l’alimentation.
Des sifflets s’élèvent derrière moi, je n’y faisais pas attention mais le silence relatif qui régnait dans la salle s’est transformé en une salve d’applaudissements convaincus. Les jumelles doivent être vertes… je sens qu’elles vont se surpasser ce soir tiens. La concurrence, je dirais ça à la Patronne, c’était juste pour pimenter d’un peu de concurrence.

« On dirait que le jury a tranché ! »

Je la maintiens collée contre moi, mon bras toujours autour de sa taille bien que je l’ai déjà délicatement déposée sur ses pieds.

« Il y a des alcôves privées si tu veux… discuter plus en détails de notre accord. »

Mes mains se font plus légère, l’une tient toujours la sienne et l’autre se pose doucement dans le creux de ses reins, mais je lui laisse une ouverture pour s’échapper. Je ne veux pas étouffer cette demoiselle de braise en ne lui laissant pas d’air. Mais je ne veux pas laisser de doute non plus sur la contagion de l’incendie.

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