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 [Jazz Band] Opération Goéland !

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Jimmy Westcliff
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MessageSujet: Re: [Jazz Band] Opération Goéland !   Sam 10 Déc - 23:21

Jimmy avait regardé son nouvel ami réaliser sa dernière fantaisie, il gisait maintenant à ses pieds sa tête ayant effectué un 180° fatal. Il se releva lentement et s'approcha du corps inerte. Là où il avait vu une lueur démente briller, le regard de Jack était maintenant cruellement vide. Le brûlé se pencha sur lui et lui ferma les paupières. Cet homme qu'il avait à peine connu lui avait sauvé la mise plus d'une fois. Il était totalement cinglé, psychiquement instable, mais il ne méritait pas ça. Jimmy tourna son regard vers Jean qui s’en allait tranquillement, il grimaça de colère, il agrippa la la rapière toujours plantée dans son ancien ami et en dégagea la lame doucement, mais fermement. Plus loin, la jeune femme aux yeux bridés serrait sa lame à s'en briser les os. Jimmy s'avança à la poursuite de l'ange, faisant des moulinets avec sa lame, à la fois pour retirer le sang qui enduisait la lame et pour calmer la frustration qui l'envahissait. Que pouvait t'il bien faire contre un tel monstre. Les tiefelins se faisaient balader comme le sable par le vent, pourtant ce mélange de peur et de colère le faisait se sentir vivant et plus que tout, il avait une dette envers feu Jack à éponger. Tenu par l 'honneur, cette vieille relique de son éducation le faisait s'approcher vers une mort presque certaine. Il vit l'ange ralentir, surement persuadé que le danger ne viendra par de son dos. Il rangea sa lame à la ceinture et attrapa un explosif qu'il fourra dans sa bouche tel un cigare. Puis ses mains commencèrent à fabriquer des étincelles en frictionnant ses deux silex.

*Ca va chier*

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Dul'aag
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MessageSujet: ça va chier des bulles en forme de canard   Dim 11 Déc - 13:52

Il allait falloir improviser, mes fesses oui! Par les couilles de ses ancètres il s'était foutrement tromper. Il s'était retrouver comme un con avec un tison ardent dans les mains à regarder le blanc de l'oeil de l'ange. On aurait put croire qu'il lui faisait la cours avec sa fleur en feu. C'était jolis, mais l'ange n'en apréciait pas la beauté et comptait bien balyer son prétendant d'un revers. Il fallait agir. Le premier réflèxe qui lui vint fut de sortir sa hache pour frapper et entamer une retraite stratégique plus que souhaité. Il n'en eut pas le temps. Il se fit cueillir comme une paquerette des prés. Une hache ne suffisait pas à parer le coup de l'ange.

*J'aurais dut en prendre deux...*

Un mugissement de douleur sortit de son mufle alors que ses sabots décollaient du sol. Une sensation de déjà vus lui titillait la mémoire alors qu'il vrombissait comme une machine volante allant se crasher sur deux Tieflings jumeaux. L'image de la rude vie de son clan, les fois où certains lui assenaient des mandales pour qu'il dégage et qu'il aprennent à voler. Il n'était qu'un jeune minotaure à cet époque là. Il se prit donc un coup de jeune en sus d'un coup de hache.
Dul'aag tomba au sol. Du moins, tomba sur ce qui tomba au sol à sa place. Il écrasa deux tiefling comme des quilles. La probabilité pour que ces deux tieflings se soient retrouver pile sur sa trajectoire emettait différentes hypothèses:
-Ces deux zigottos étaient jumeaux inséparable et attendaient cote à cote qu'il leur arrive quelque chose.
-Ils avaient tout les deux brisé des miroirs quelques heures plus tôt.
-L'ange était championne de bowling dans son pays d'origine

Quoi qu'il en soit, Dul'aag les en remercia implicitement en se vautrant dedans. Dans des grognements furieux et douloureux, il se dégagea de ses compagnons d'infortune et se palpa le bras en feu. Dul'aag serra les dents. Bobo.
Foulé, brisé, dans tout les cas douloureux et inutilisable. Toutes personnes sensés se serrait retiré du combat. La probabilité d'y perdre la vie étant plus élevé, il fallait être maintenant suicidaire ou déséspéré pour continuer.

-Entre l'inconscience et le courage il n'y a qu'un pas.


La conscience était donc un pleutre. Ceux qui réfléchissaient étaient des pleutres. Il fallait donc être farouche, sauvage et agressif. Nombreux furent les clans à adhéré à cette révélation au coeur des combats.

-Entre l'inconscience et la connerie il n'y a qu'un pas aussi.

Dul'aag avait parlé dans sa langue maternelle. Les Tielfings ne comprenaient rien à coté, et c'était tant pis pour eux. Ils n'avaient qu'à faire Minotaure première langue à l'école.
Il était peut être blessé, devra sûrement attendre des semaines avant que son bras se ressoude et qu'il puisse reprendre son travail à la forge, mais Dul'aag est une arme. Ce n'était pas son bras qui était son seul moyen d'action. Tout son être pouvait le devenir, à condition que la tête suive.
Et comme Dul' savait très bien s'en servir, au même titre que tout les Minotaures, il chargea tête baissé.

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MJ

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MessageSujet: Re: [Jazz Band] Opération Goéland !   Mer 14 Déc - 2:18

[Oups…]

Elle les avait sous-estimé. Elle avait tout donné, avait payé cher son erreur, était isolée, gravement blessée. La vie de Jean s’échappait à grosse gouttes ruisselantes sur son dos et son flanc. Pour sûr, il ne leur restait qu’à briser cette dernière charge et elle serait à leur merci.
Il coordonnèrent alors leurs mouvements pour fondre comme des vautours sur leur proie et… attendez, on me signale une erreur de prompteur.

En effet, dans la mesure où ils étaient trois à chercher à stopper la course d’une seule adversaire les combattants mirent le plus grand soin à ne pas se concerter. Au lieu de cela, chacun s’élança instantanément en direction du dangereux monstre qui se dirigeait vers leurs capitaines et leur objectif de mission. Ce que les Jazz-bandistes manquaient en esprit de corps ils le compensaient assurément en dévotion enthousiaste à la protection de leur leader charismatique.
C’est ainsi que June s’élança.
C’est ainsi que Dul’aag chargea.
C’est ainsi que Jimmy alluma.

Et l’ordre de leurs attaques se joua à la milliseconde.

Le premier à se trouver sur la trajectoire de l’ange fut le minotaure. Il chargeait du côté du bras blessé de l’ange qui ne put le repousser à l’aide se sa hache. C’est à la place une aile qui se déploya pour le repousser avec puissance. Mais le cornu-touffu avait mieux anticipé que sa tête de bœuf ne pouvait le laisse croire, il balança sa hache tordue et déformée devant Jean dans l’espoir de la ralentir ne serait-ce que d’une micro-seconde et plongea au sol pour la tacler au niveau des jambes. Un mouvement qui lui aurait valu un carton de bien mauvaise couleur si l’arbitre l’avait vu mais ce ne fut pas le cas et sa masse déséquilibra l’ange qui tomba.

La seconde à arriver à l’assaut de l’ange fut la rônin. Elle s’élança du côté de l’aile blessée de l’ange qui ne pouvait ainsi la repousser d’un coup de plumes. C’est à la place le manche de l’arme de Jean qui fouetta l’air au hasard dans son dos pour repousser l’assaillante dont elle avait perçut la course. Mais le coup était grossier car l’ange ne pouvait prendre le risque de se retourner, sans problèmes June se baissa en laissant filer la barre d’acier au dessus de sa tête. Accumulant de la puissance en pliant les jambes elle poussa et pivota son bassin en tranchant de manière oblique du bas vers le haut. Un coup très puissant qui se dirigeait à une vitesse folle vers le haut de la nuque exposé de Jean juste au dessus du colletin. Le sabre trancha quelques mèches de cheveux alors que l’ange basculait à la renverse, taclée par le minotaure.

Le troisième à intervenir fut l’artificier. Il était pourtant celui qui avait préparé son attaque en premier, il avait précipitamment allumé et lancé sa grenade afin de bénéficier de l’effet de surprise. Il espérait bien qu’il n’aurait pas à réitérer son attaque car un second lancé devrait prendre en compte de ne pas blesser ses coéquipiers. Remarquez, un premier aussi, mais cela Jimmy ne le vis qu’après avoir lâcher son dispositif dans les airs. Il ne put que contempler la course de celui-ci tandis qu’il tournoyait langoureusement au dessus du point de contact des combattants. Alors que Dul’aag finissait de glisser sur le sol ; alors que June finissait son mouvement en sentant que ses côtes malmenés n’en appréciait pas l’amplitude ; alors que Jean tombait en avant en mettant son bras armé devant-elle pour se rattraper ; un petit objet lumineux atterrit entre eux trois. Une seconde s’écoula avec toute l’intensité dramatique de la formidable pièce tragicomique concoctée par votre serviteur.

Et puis boum.

Jimmy avait raison : ça avait chié.

[Il est temps de lâcher l’oiseau !]

La situation était claire comme de l’eau de roche pour Fœkaos : il était de nouveau dans la tente et à l’abri des yeux de son adversaire. Il pouvait donc tenter de s’enfuir discrètement de l’autre côté et tout le monde n’y verrait que du feu. C’est pourquoi il s’élança et fonça la tête la première dans la toile du plafond. Comme ça, boing.
Il ne lui vint à l’esprit qu’ensuite que mine de rien, avec les serres ça passerai mieux. Il déchira donc la tente.

Dehors, Béjambhel n’avait clairement pas manqué la grosse bosse en forme de harpie qui avait déformé la tente. Il en avait donc assez justement conclu que sa proie allait sortir par là. Il commença à faire le tour de la tente pour se rapprocher de l’endroit où le coucou allait sortir. En sortant et en apercevant son adversaire, la harpie opta pour une tactique originale, elle attrapa la toile entre ses serres et attaqua en piqué en direction du chasseur. La toile de la tente suivit.
Au dernier moment Fœkaos redressa sa trajectoire pour aveugler son adversaire avec. Bon… là vous remarquerez tout de même que pendant toute la manœuvre, techniquement Fœkaos était devant et au dessus de la toile. Ce qui mine de rien est un peu contradictoire avec le fait d’être caché derrière.
Ce que la harpie n’avait pas prévu c’était que le mouvement créa un beau appel d’air au dessous de la toile qui décolla elle aussi, poussant l’infortuné volatile bien plus haut qu’il ne l’avait pensé.
Et tant mieux car le couteau que Von Heavenhowl avait ajusté (avec le sang froid du héros cool imperméable à la peur) en voyant la harpie arriver manqua sa cible. Fœkaos en fut quitte pour une estafilade à la patte droite.

Lâchant la toile il fonça sur le visage de l’homme de cuir, forçant celui ci à plonger au sol et à être recouvert par la toile qui tombait au sol. La harpie était libre et le camp en effervescence. Il était peut-être temps de jouer les filles de l’air.
La harpie s’éloigna rapidement dans le ciel tandis que des coups de mousquets résonnait derrière elle.

Et soudain elle tomba en vrille et s’écrasa dans la savane à une centaine de mètres du camp.

« Je l’ai eu ! J’ai eu l’oiseau ! Allons le chercher ! »

« Non, laissez, les hyènes se chargerons de nettoyer ça. »

« Mais… »

« Pas de discussion ! Vous tenez vraiment à sortir du camp tout seul avec l’odeur du sang qui va attirer tous les prédateurs alentours pendant que je regarderai le spectacle ? »

Le soldat fit un pas en arrière tant le sang mettait bien en valeur le regard noir de son supérieur.

« Non… non mon capitaine. »


[Le chant du cygne]

Jézabel descendait les escaliers sans se douter le moins du monde du massacre auquel venait de se livrer le dieu de cette aventure. En arrivant au bas des marche elle fut certainement horrifiée de voir une femme aux long cheveux blonds et à l’armure pleine de sang dans l’encadrement de la porte. Son bras gauche pendait sur son flanc, les plumes de ses ailes étaient roussies par endroits et certaines fumaient mais son regard était inflexible.

C’est alors qu’une lame jaillit de sa gorge dans une gerbe de sang. Une étincelle de fureur s’alluma dans ses yeux alors qu’elle se retournait lentement. D’un revers de main elle éjecta le grand brulé.
Elle fit un pas de plus vers ses cibles.

C’est alors qu’un coup de hache la frappa dans le dos, portée par toute la colère d’un minotaure blessé. Sa cuirasse gémit et elle tomba à genoux. Elle fixa les prisonniers au sol.
Elle tendit le bras.

C’est alors qu’un second sabre lui transperça la gorge. Ses yeux étaient glacés, son bras tendu, ses doigts frôlaient la jambe de Séraphine qui rampait désespérément à l’abri. Puis son poing se referma. Une larme coula sur sa joue.

Le corps de l’ange s’affaissa, son menton pointé sur sa poitrine, une mare de sang se répandant sur et sous elle. Le monstre avait enfin été abattu.

Derrière elle, dans la fumée de l’explosion qui se dissipait, June se tenait telle une survivante, les légères traces de brulures sur son visage étaient vite oubliées quand on regardait ses bras où les rougeurs semblaient nettement plus sérieuses. Quand à ses bandes, elles avaient en très grande partie disparu. Son pantalon trop large pendait en lambeaux calcinés mais laissait paraître heureusement plus de peau intacte que de dégâts ainsi qu’une culotte encore indemne, l’honneur était sauf.
Par dessus son épaule, Dul’aag n’était pas en bien meilleur état avec son poil noircis quand ce n’était pas des trous purs et simples dans sa fourrure.

« Pars avec l'honneur des véritables guerriers, puisses tu y trouver la paix »

Déclara néanmoins la rônin d’un ton solennel.
Car le moment se prêtait évidemment à d’intenses émotions

Le Goéland était de nouveau inconscient et la plupart des tieflings n’étaient plus en état de cavaler. Le retour au bateau s’annonçait coton. Mais quand nos héros revinrent sur la place ce fut pour voir un McDorald qui leur faisait signe.

« Je ne sais pas comment vous avez fait ni comment vous comptez repartir, mais je vais vous filer un coup de main. Moi et mes ventres à gnôle on va occuper les soldats un moment, alors profitez-en. Et n’oubliez pas de mentionner le Canard lorsque vous rentrerez. »

[HRP]
Fœkaos : Bon, tout n’a peut être pas fonctionné tout a fait comme tu l’imaginais mais tu es enfin sortit du camp. Il ne va pas falloir trop trainer parce qu’il y a effectivement des hyènes dans le coin qui pourrait transformer le mime de Fœkaos en quelque chose de beaucoup plus réaliste.
Ta blessure à la jambe saigne pas mal mais ne devrait pas te mettre en danger.

Jimmy : Je ne sais pas si ce lancé d’explosif était très prudent. En tout état de cause, à part une lèvre en sang à la suite de la baffe gantée de Jean tu es le moins blessé du lot. Jusqu’à ce que tes compagnons décident que faire de toi, bien sûr.

Dul’aag : Des brulures un peu partout, mais cette fois-ci ses organes sensibles ont été épargnés. À certains endroits ça va faire des cloques et la fourrure mettra du temps à repousser. Mais un minotaure ne ressent pas la douleur, c’est connu. Sinon tu dégage une odeur de Buffalo Grill, un peu.

June : (Édition :) J’ai été magnanime et je suis partit du principe que 1) June se protégeait le visage le cou et la poitrine par réflexe et 2) Du coup il n’y a pas de deux. Donc le mouvement est celui de serrer ses deux bras contre sa poitrine avec les mains au niveau du visage. Le tout en se recroquevillant et en basculant en arrière tant qu’à faire.
Du coup les brulures les plus importantes sont concentrées sur le dos des mains, le dessus des avant bras et les coudes. Le ventre est pas mal touché aussi à cause des bandes qui ont brulé. Et bien sûr au niveau vestimentaire June n’a non seulement plus grand chose en bas mais vraiment plus rien de concret en haut. Cela dit dans son état actuel tout tissu qui frotterai sur les parties concernées sera insupportable à porter.
Encore une fois avec des soins efficaces et quelques semaines de patience à entretenir les cloques, ça devrait être résorbé et ne laisser que peu de cicatrices, limitées aux endroit les plus touchées. Enjoy et aime ton médecin. ^^

Jazz : Bon, effectivement peu de chose à ajouter pour la miss puisque sa partie était essentiellement concentrée sur le dialogue avec Blondie. Séraphine souhaite te parler et savoir ce que tu faisais en haut.


Voilà donc c’est le dernier tour. Vous l’aurez compris il s’agit maintenant de parvenir à rejoindre tous votre bateau et à vous enfuir de cette île qui décidément veut votre peau. Vous avez ce que vous êtes venu chercher.
Désolé pour le retard, je suis assez pris en ce moment. En revanche vous avez jusqu’à mercredi sans aucun soucis, ce sera les vacances et j’aurais tout le temps pour conclure cette longue mission. Joie !
[/HRP]

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Fœkaos
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MessageSujet: Re: [Jazz Band] Opération Goéland !   Jeu 22 Déc - 0:50

Bon, ben voilà... Fœkaos avait finalement réussi à échapper à l'homme au chocolat et à l'homme aux couteaux, ça n'avait pas été sans mal ! Lorsqu'il avait compris qu'on lui tirait dessus alors qu'il s'éloignait, il n'avait pas réfléchi, il s'était simplement laissé tomber pour échapper aux balles. Et ça avait marché.

Bon, je retiens donc que Von Heavenhowl est comme beaucoup d'animaux : la meilleure tactique pour qu'il vous laisse tranquille est de faire le mort. Et après, je sens qu'on va encore dire que les Humains sont plus intelligents que les Harpies... Bon, d'accord, c'est sûrement qu'il y a une raison et qu'une action ne va pas tout changer, mais je tenais juste à faire remarquer que Fœkaos venait de ruser (!) et que ça avait marché (!), puisque Von Heavenhowl ne s'était pas acharné de loin pour achever la bête. D'autant que vu l'état de Von Heavenhowl, on peut penser qu'il aurait voulu s'assurer de la mort de celui qui venait de le blesser.

En clair, il s'est fait avoir par Fœkaos...

...

Ri-di-cule ! Bouh, le mauvais ! Je sens que si ses hommes ou les scientifiques s'en rendent compte, c'est le genre de dossier qui va le poursuivre pour le reste de sa carrière. Bien fait, t'avais qu'à pas vouloir tuer mon pioupiou.

Bon, bref, c'est bien beau de se moquer, mais il faudrait quand même songer à repartir avant que les hyènes n'arrivent, parce qu'il a pas tort sur un point, le monsieur, c'est que ça va vite devenir dangereux au niveau du sol. Heureusement, Fœkaos avait suffisamment de volonté pour faire abstraction de ses blessures et repartir sitôt que le ciel fût de nouveau assez sûr. Avant que quiconque au camp ne s'en rende compte, l'homme-oiseau s'était envolé.

Avec un peu de mal, cela dit, car s'il fallait bien reconnaître quelque chose à Von Heavenhowl, c'était qu'à défaut de le tuer, il avait tout de même blessé Fœkaos. Peu importe, il était temps de se concentrer sur la suite de sa mission. En effet, rappelez-vous, les Tieflings lui avaient demandé de :
  • transmettre le message de Sophie au campement : il l'avait fait tout de suite en arrivant sur les lieux.
  • essayer d'en apprendre un peu plus sur ces mystérieux scientifiques : ces gens étudiaient les différences entre les Humains et les races humanoïdes, dont les Harpies.
  • retourner au Chocard pour expliquer à l'équipage que le groupe de Séraphine était tombé dans une embuscade dans le défilé : c'était donc la prochaine étape.
  • éviter de mourir : pour le moment, c'était encore bon.
Voilà, il était donc temps de retourner au navire pour que les marins puissent se préparer à toute éventualité, même si Fœkaos ne savait pas très bien ce que cela pouvait signifier au juste. Tâchant d'ignorer ses blessures, le chanteur volait donc vers l'entrée du défilé.

Tiens, ben parlons-en, de ses blessures, justement. Les plus évidentes étaient bien sûr celles d'où le sang coulait : se faire trouer une aile et entailler une patte n'avait rien d'agréable. Et au fond, c'était sans doute cela qui le gênait le plus dans son vol. Pourtant, la blessure la moins agréable était sans doute le coup que Fœkaos avait pris au moral. Il savait qu'il n'était pas très malin, mais jusqu'ici, ses qualités de chanteur lui avaient toujours (ou presque) largement suffi à s'attirer le respect des autres. Depuis qu'il avait rencontré Baktro, les qualités en question lui semblaient de plus en plus souvent insuffisantes : Baktro, la fausse Kate, le Coureur et tous les gens du campement étaient autant d'épreuves où sa voix n'avait pas suffi. Il avait dû s'en sortir en combinant d'autres moyens à son chant, ce qui n'était certes pas une si mauvaise chose, mais qui ne satisfaisait pas Fœkaos. Il devait à tout prix s'améliorer : avec un niveau si faible, il était persuadé que même s'il trouvait Kate, celle-ci le jugerait indigne de devenir son élève.

Cette aventure lui avait ouvert la porte sur de nouvelles façons d'utiliser son chant, il allait être temps de travailler dur pour les maîtriser au mieux.

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MJ

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MessageSujet: Re: [Jazz Band] Opération Goéland !   Lun 26 Déc - 14:54

[Oh oh oh]

La cavale c’est comme le vélo, si elle s’arrête d’avancer elle tombe.
Et là ça faisait quand même quelques secondes que nos héros n’avançaient plus je me trompe ?

À peine tout le monde c’était-il remis debout qu’un cris résonna à un carrefour de distance :

« ALEEEERTE ! On attaque l’hotel de ville ! Aux AAARMES ! ! ! »

Et apparut
Au coin de la rue
Par l’explosion alléchés
Deux bonnes douzaines de gens armés.

Les gourdins cloutés et couteaux de cuisine qu’il tenaient à la main ne laissaient que peu de doutes sur leur identité, c’était juste une foule de citoyens venu défendre fièrement leur patrie. Ils ne payaient pas de mine mais les pirates blessés avaient encore un peu moins d’une minute pour décamper avant que ces fiers-à-bras n’arrivent sur les lieux.

« Et merde ! Je peux pas les raisonner ceux là ! »

[HRP]Voilà, j’avais dit que passé Dimanche vous auriez des ennuis supplémentaires. Ils sont arrivés. Joyeux Noël ! :) [/HRP]

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Dul'aag
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MessageSujet: Re: [Jazz Band] Opération Goéland !   Lun 26 Déc - 16:38

Tout se passait comme prévus. La course, la parade, le tacle de brute qui lui rappelait les jeux collectifs de son clan, et puis l'assassinat pur et simple de l'ange d'un coup de corne dévissé. Et au pire si ça ne marchait pas, ses coéquipiers pourraient peut être rattraper l'ange avant qu'elle ne franchise le seuil de l'hôtel de ville.

Ce qui ne se passa pas tout a fait comme il le pensait. June arriva plus rapidement qu'il le croyait et allait peut être lui ravir le trophé blond. Ca, ou le bidule qui venait de ricocher par terre. Un bidule vraiment bizarre qui laissait échappé un sifflement de mèche allumé. Le sifflement était vraiment flippant dans l'instinct du minotaure, et il en fut presque soulager lorsque celui ci se tut comme étouffé dans la grenade. Une fraction de seconde le soulagement que cette dernière avait foiré lui tint le coeur de boeuf en haleine, et puis non.

Le pire, qui consistait au départ de laisser passer l'ange malgré ses efforts, se caractérisa par une explosion claquante et brulante à souhait. Dul'aag déjà allongé se sentit subitement pressé par son propre corps contre le pavé. Un concerto d'une note unique, qui habituellement lui plaisait énormément lui tinta les oreilles. Les secondes se transformèrent en minutes, et le temps de reprendre pleinement ses esprits, il retrouva sa hache mordant l'acier de l'armure de l'ange.

*merde, je voulais la récupéré intact.*

il s'était lui même salopé le travail. D'ailleurs, en parlant de travail, il y en avait forcément un qui avait foiré le sien. Comme... le propriétaire de la grenade?
Le minotaure jeta un coup d'oeil à ses compagnon. Jimmy, un des membres d'équipage qu'il n'avait pas vus de toute l'aventure, se tenait là avec son matériel, qui proclamait sa culpabilité.
June avait quand à elle, un air de ressemblance avec le minotaure. Elle n'était peut être pas cocue, mais sa nudité en faisait une compagne de route idéale. Nudité? Dul'aag s'était pourtant habillé dernièr.... Ah bah non. Les draps dont il s'était attifé étaient resté là où l'explosion avait marqué son corps sur le pavé. Déchirer et brûlé, quelques flammes s'en échappaient encore.

"On a eut chaud."


Que... Comment? Dul'aag venait d'avoir de l'humour! Et ses épaules tressautaient en phase avec son sourire bovin. Son regard se posa sur séraphine. Il ne pensait plus la revoir.

"Tiens êtes là toi?"

Ce devait être l'odeur de poudre dans l'air qui le rendait si euphorique. C'était une qualité pour un canonnier. L'homme à coté devait être le colis qu'ils étaient venus chercher. Il ressemblait plus à un humain qu'à un goéland, mais Dul'aag ne voulait pas trop s'avancer. Peut être que ce dernier savait voler.
Passons, ils n'allaient pas tarder à devoir déguerpir, et pendant qu'il se confectionnait un pagne noircis, un humain inconnus au cornus vint leurs tenir la jambe.

"J'arrive."


Tandis que le capitaine Jazz allait décider de la marche à suivre, Dul'aag essaya de récupéré un butin sur son adversaire. L'armure l'intéressait mais ils n'avaient pas le temps de dégrafer tout le bataclan. Il ferait ce qu'il pouvait, et récupérera la hache en passant. Couper les ailes et mettre le corps dans un caisse? C'était une méthode qui avait déjà payé par le passé.

Pendant qu'il se mettait à la tâche, Dul'aag se justifiait pour lui même. Il fallait bien se renseigner sur l'ennemi. Ce n'était pas son proffessionnalisme de forgeron qui le forçait à faire ça, mais le pragmatisme du combattant. Oui c'était sûrement cela. Cette armure était de bonne facture, et les points faibles, bien dissimulé. Il fallait qu'il l'étudie et test la qualité du matériel pour les combats futurs.

*Si chaque anges se montrent aussi coriace qu'elle, on va en chier. Si seulement j'avais eut mon canon...*


Un cri d'alarme retentit au dehors. Encore des ennuis...

[HRP]Je ne sais pas si le poids de l'ange est trop élevé pour que Dul'aag puisse le transporter dans sa caisse avec la hache. Au pire il allège un peu le corps d'un ou deux membres. Sinon, s'il se rend compte qu'elle est trop lourde, il détache juste le plastron.[HRP]

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June
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MessageSujet: Re: [Jazz Band] Opération Goéland !   Dim 1 Jan - 23:37

Résumé des épisodes précédents.

Alors qu'elle avait le mouvement parfait pour en finir avec l'ange, voilà que notre vache tacla l'ange faisant esquiver la nuque de celle ci sa rencontre avec son katana.
L'amplitude du mouvement lui tira une grimace, ses blessures étaient pesantes.


*Décidément c'est a se demander contre qui exactement je dois me battre...*

C'est a ce moment précis ou elle l'apercut, la petite lumière brulante lancée depuis le fond de la scène.
Son mouvement fut plus un réflexe qu'autre chose, il faut dire qu'elle n'avait pas prévu que ses alliés seraient à ce point handicapant...
Elle sauta en arrière les mains devant son visage, ses avants bras devant sa poitrine.
Le souffle la projeta de quelques mètres supplémentaires et une douleur vive se fit pulsatile au niveau de ses avant bras, de ses mains et de son abdomen.
Elle se releva difficilement, elle se sentait à bout.
Ses bandelettes sur son abdomen brûlait de petites flammes, elle les éteignit rapidement en les étouffant de sa main.
Son souffle était long et difficile, ses pensées étaient rare mais claire...

*Finir ce combat... Rentrer au bateau... Tuer cet abruti...*

Son katana n'avait pas quitté son bras droit, elle s'avança au plus vite vers l'ange au sol.
Le bruleur avait courru vers l'ange pour tenter de lui enfoncer sa lame, il se prit un bon coup de poing et appris a voler.
Le minautore la frappa dans le dos, l’empêchant de se lever, mais c'est June qui mit fin à ce combat.
De ses deux mains elle saisit sa garder, l'éleva et l’enfonça nettement dans la gorge de l'ailée.
June maintenu son appuis sur sa garde jusqu'au dernier souffle de l'ange.

Elle retira sa lame.

« Pars avec l'honneur des véritables guerriers, puisse tu y trouver la paix. »

Elle essuya vaguement le sang sur celle ci sur les morceaux du pantalon de cuir qui lui restait.
Ses bandelettes la couvrait de moins en moins, elle s'écarta de l'ange pour retrouver la grande veste qu'elle avait jeté plus tot.
Jugeant que le contact des manches serait trop douloureux, elle coupa celle ci rapidement avant de l'enfiler.

Elle reprit également possession de son sac contenant son habillement et de sa garde, elle rengaina sa lame avant de rejoindre le groupe à l'intérieur.
Son regard se porta un instant sur Jimmy, et il n'était pas vraiment enclin a être magnanime.
Mais elle n'eut pas d'avantage de temps à lui accorder pour le moment.


« ALEEERTE ! On attaque l'hôtel de ville ! Aux AAArmes !!! »

*Manquait plus que ca.. .*

« Je crois que cette fois ci il vaut mieux s'enfuir...Je devrais pouvoir me débrouiller seule mais je ne vous serais d'aucune aide pour les blesser. »


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Jimmy Westcliff
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MessageSujet: Re: [Jazz Band] Opération Goéland !   Lun 2 Jan - 15:43

Jimmy se releva, il essuya sa lèvre en sang sur la manche de son manteau. Son explosif avait eu des effets indésirables, et le regard de ses compagnons en disait long sur ce qu'ils pensaient de lui. Pourtant, il était convaincu qu'il avait bien agit, sans l'explosion le goéland serait surement en plusieurs morceaux. Mais son erreur c'était trouvé dans la précipitation, il avait agit dans l'instant et l'explosif volait déjà vers sa cible lorsque ses compagnons avaient engagé Jean.

Il rejoignit les autres évitant le regard acéré de June et récupéra la rapière planté dans la nuque du cadavre céleste. Il devait faire profil bas, ne sachant pas vraiment s'il devait tenter de s'expliquer, au risque d'aggraver sa position, ou garder un silence coupable. Sa blessure à l'épaule le relança, le contact du tissu sur ses avants-bras lui donnait une sensation étrange, mais s'était fini. Il regarda l'homme pour lequel ils avaient bravé la mort. C'était vrai, il avait vraiment une tête d'oiseau, il boitait à moitié, et il semblait si chétif, il ne devait pas les lâcher avant la fin.

Jimmy se tourna vers le cadavre de Jack et chercha en vain un moyen de lui faire une sépulture descente. La blague du minotaure lui fit esquisser un sourire, après tout, le principal était qu'ils étaient tous sains et sauf. Il lâcha un soupir de relâchement, l'adrénaline tombée, il commençait à avoir un peu froid, le contre coup de ses efforts s'insinuait lentement dans sa chair. Il ne fallait pas se relâcher, pourtant... Il avala sa salive et dit :

"Je...je suis dés..." La fin de sa phrase fut étouffée par le cri d'alarme :

« ALEEERTE ! On attaque l'hôtel de ville ! Aux AAArmes !!! »

Il jeta un oeil dehors et aperçu une foule en colère. Après les soldats, les crocodiles, et les anges, ils avaient la ville sur le dos.

« Je crois que cette fois ci il vaut mieux s'enfuir...Je devrais pouvoir me débrouiller seule mais je ne vous serais d'aucune aide pour les blesser. »

Sa tête alterna entre June et la foule.

*C'est du suicide*

"Donnes moi le temps de faire écrouler l'entrée, cette fois je ne faillirais pas."

A peine avait t'il finit sa phrase qu'il commençait déjà à poser des explosif sur les parois de l'entrée.

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MessageSujet: Re: [Jazz Band] Opération Goéland !   Sam 7 Jan - 5:23

[Toute mouillée]

Pendant que tout le monde s’éclatait, que certains brulaient de haine et que d’autres explosaient de rire, il en était au moins une qui ne participait pas du tout aux réjouissances. Elle était toujours étalée par terre, sanglotante, tremblante, honteuse et blessée. Blondie ne savait plus où elle était, et surtout où elle en était. Son visage était baigné de sang et de larmes, et le liquide chaud qu’elle sentait sur ses cuisse lui rappelait cruellement à quel point elle avait été terrifiée.
Quelques minutes auparavant elle avait été persuadée que ce que lui réservait Jazz était la mort, ou un sort bien pire que ça entre les mains des enfants des enfers. Elle s’était souillée, et lorsque la pirate avait finit par l’abandonner par pur mépris le soulagement s’était disputé à l’humiliation.
Bref, Blondie venait surement de passer les pires moments de son existence.

« Alors ? La fille a papa regrette son geste maintenant ? »

Les sanglots s’interrompirent sous le choc et Blondie hoqueta de stupeur en posant les yeux sur l’homme qui venait d’apparaitre de nul part.

« Les passages secrets… pas si secrets, mais efficaces. »

« Qu… Quentin ? »

« Oui, Quentin. Surprise ? Je dois dire que je ne m’attendais pas à ce que cette chère pirate me laisse un cadeau aussi attentionné. Comme c’est gentil. »

Blondie regarda avec effroi le visage de Quentin se déformer dans un rictus sadique.

« Quentin, vous… ce que vous avez entendu, je… je peux m’expliquer. »

Il s’avança vers elle en tirant un couteau de sa veste.

« Oh, il n’y a rien a expliquer. »

Soudain consciente du danger terrible qui la menaçait, la jeune fille se débattit pour se remettre sur ses pieds et fuir. Mais peine perdue, elle n’avait même pas fait trois pas que son ancien majordome la plaqua à nouveau face contre terre. Elle sentit son souffle chaud sur sa nuque et son poids l’écraser au sol. La pointe du couteau caressa sa gorge.

« Chhht chht, du calme. Lààà. Tu vois il n’y a rien a expliquer parce que je savais déjà tout. Tu ne crois tout de même pas que ta petite entrevue avec l’ange m’aurait échappé mmh ? Et comment crois-tu petite garce qu’il ait pu te trouver aussi facilement ? Tu te crois maline mais tu n’es rien, tu entends ? Rien ! Juste un pion entre mes mains. Un pion. »[/color]

« Mais… mais… pourquoi ? »

La voix de Blondie était de plus en plus faible et désespérée. Elle avait perdu de bout en bout. Vraiment sur toute la ligne.

« Gaëtan était beaucoup trop… encombrant. Quand à toi, je me suis plié à tes caprices depuis bien trop longtemps. Ce serait dommage de t’envoyer rejoindre ton père trop vite. Depuis le temps que j’attends ce moment… »

Blondie tressaillit en sentant la lame froide du couteau découper ses vêtements dans un déchirement lugubre.

« NON ! NON ! Il avait promis ! Il avait dit qu’il me protègerai ! NOOOOON ! »

« Ta gueule ! »

Les cris de la jeune fille furent rapidement étouffés par un tissu salé.
Bref, Blondie allait certainement passer les pires moments de son existence.

[Boum de fin]

Là où tout le monde s’éclate, tout le monde est jouasse et tout le monde chante. Un peu.

Finalement aucune victime supplémentaire n’avait été à déclarer. Chance ! Encore que le Goéland n’était pas dans un état rassurant. Pour preuve, Jimmy venait probablement de voir son âme chétive à tête d’oiseau boitiller hors de son corps. C’était soit ça soit l’artificier avait encore dut trop respirer ses poudres car le vrai Goéland était retombé dans l’inconscience et nécessiterai d’être porté.

C’est justement ce qui empêcha Dul’aag d’accomplir ses sinistres desseins.
En effet le minotaure comptait bien emporter Jean dans une boite histoire d’en profiter plus tard.
Quitte à la démembrer. Un froid cruel lui enserra la poitrine alors que le MJ piétinait son âme à l’évocation de cette idée.
Finalement, le cornu-necrophile se rendit compte que d’une part un ange n’était pas un poulet, et lui retirer des morceaux lui prendrait un sacré bout de temps sans compter l’armure et son bras cassé ; et d’autre part on comptait déjà sur lui pour porter ceux qui ne pouvaient pas se porter tout seul. Histoire qu’il remplisse le rôle d’animal de bât assigné à tout bon guerrier.
Ainsi Dul’aag se contenta-t-il d’arracher les attaches du plastrons de Jean et de le dégager bon gré mal gré pour pouvoir emporter cette pièce de métal. Il se retrouva ainsi affublé d’un très jolis costume un peu abimé avec la forme d’une immense paire de seins sur le devant. La classe.

Pendant ce temps cependant et alors qu’une foule d’autochtone échauffés s’avançaient vers eux, un conflit d’intérêt fit rage entre la rônin et l’artificier. En effet, l’une tenait à ce qui lui restait de peau intacte tandis que l’autre voulait se rattraper en couvrant leur retraite. C’est ainsi que Jimmy commença à poser tous les explosifs qui lui restaient sur la porte de l’hôtel de ville tandis que June le surveillait d’un œil noir en faisait tomber quelques poils de la nuque du jeune homme sous la pointe de son katana. Autrement dit notre bandelette-boy aura particulièrement bien entrainé son sang-froid lors de cette aventure.
Le but de Jimmy était simple : Faire rentrer tous les pirates dans l’hôtel de ville puis faire exploser la porte afin de les prendre au piège et les obliger à chercher une autre issue pendant que la garde et l’ange rappliquaient. Malin.
Heureusement Jimmy avait prévu que June le protègerai contre d’éventuels danger et donc c’est ce que fit celle-ci en lui bottant l’arrière train afin de le protéger contre sa bêtise et le forcer à suivre le groupe (histoire de l’avoir sous la main pour de futures représailles probablement).

Ainsi la porte explosa en projetant des débris en tout sens mais avec les pirates dehors en train de fuir. Un éclat de bois frappa d’ailleurs un enfant à la tête et la foule de marauds s’arrêta pour écouter les gémissements de sa mère éplorée. Les pirates purent prendre la poudre d’escampette sans plus être embêtés. Pour Jimmy, hip hip hip !

[Hissez haut !]

Étonnamment c’est le facteur qui arriva le premier à destination. Et sans se perdre, quel incroyable tour de force des services publiques !
En effet après avoir, plus ou moins, remis son message à l’expédition scientifique c’était là la seconde adresse de sa tournée. Il y arriva donc, tant bien que mal et sans sa bicyclette. Le courrier qu’il apportait ne fut cependant pas vraiment du goût de l’équipage. Des factures certainement…

En réalité le navire était déjà en état d’alerte quand la harpie avait apponté. Les marins laissés en arrière avaient été professionnels et non seulement avaient-ils pris soin d’amener le navire à l’abri dans un renfoncement mais ils avait aussi fait un peu de surveillance sur les falaises avoisinantes. Et la corvette du gouvernement qui longeait la côte ostensiblement à la recherche de quelque chose ne leur disait rien qui vaille.
Aussi les nouvelles apportées par Fœkaos n’était-elle pas très fraiche. Le responsable du bord était déjà au courant que cette mission sentait plus l’engrais bien frais que prévu. Il ne savait juste pas à quel point ça sentait fort.

Commença alors une attente angoissée. Aucun marin ne voulait rentrer sans leur capitaine, d’abord par fidélité envers elle et ensuite parce que sans son expertise le trajet de retour serait hasardeux. Toutes les armes chargées, lames à portée de mains et voiles parées à être larguées ils patientaient en silence, surveillant l’inexorable avancée de la corvette dans leur direction.

[Sarah Connor ?]

Le côté positif d’une ville en panique, c’est que l’intérieur des bâtiments reste plutôt tranquille. On peut ainsi y faire son affaire à l’aise sans être dérangé outre mesure. Alors si en plus quelqu’un a eu la gentillesse de condamner la porte d’entrée alors là… C’est le pied.

C’est ce que devait se dire Quentin en soulageant un besoin naturel. Il fermait les yeux et arborait un sourire satisfait et détendu. Quand il eut terminé, il poussa un soupir de contentement en réajustant son pantalon et jeta un regard de plaisir sadique à la créature prostrée à ses pieds.

« Qui aurait pu penser qu’une telle pimbêche serait encore vierge à ton âge ? Ha ! Pas moi en tout cas. C’est un cadeau qui me va droit au cœur, crois moi. Mais tu dois mourir maintenant. Ne t’en fais pas je vais faire ça vite, tu ne sentiras presque rien. Je ne suis pas un monstre tout de même. »

À terre l’être échevelé et hagard qui gisait là en était à penser que la mort allait être une progression plutôt positive par rapport aux reste des derniers évènements. Le majordome pris son couteau en main et en testa la lame du pouce d’un air appréciateur. Tout cela lui rappelait sa jeunesse, avant qu’il ne décide de se ranger. Comme quoi, c’était comme le vélo…

« Quentin Lapulpe, veuillez vous éloigner de cette jeune femme. »

Le dénommé Lapulpe sursauta et s’entailla le doigt avant de se retourner vers la source de cette interruption. Un homme dans la fleur de l’âge se tenait dos à la fenêtre ouverte. Ses cheveux châtains tombaient sur son front de manière désordonnées mais ne parvenait pas à atténuer l’intensité de son regard. Un frisson glacé parcouru l’échine du majordome face à ces yeux inhumain. Dans l’ombre de ses ailes qui masquaient la lumière, ils semblaient animés d’un éclat propre. L’œil droit en particulier.

« Vous… vous êtes bien informé… »

« Observateur. »

Le sang de l’ex-criminel ne fit qu’un tour. Il se jeta à terre et empoigna la blonde d’une poigne d’acier pour la tirer devant lui. Elle se laissa faire comme une poupée de chiffon sans même plus réagir lorsque la lame pénétra légèrement la chair tendre de sa gorge.

« Si tu tiens à sa vie, tu- »

La pointe de carreau dépassant de son occiput l’empêcha de terminer sa phrase.

« Ce n’était pas une proposition. »

Puis l’ange s’avança et éloigna du pied le violeur de sa victime. Il planta son regard perçant dans celui vide et terne de Blondie et parut mécontent de ce qu’il voyait. Ce n’est que quand le clic de l’arbalète qui s’armait résonna que la jeune fille se décida à réagir. Elle lui renvoya un regard chargé de reproche et de haine afin de bien lui faire comprendre ce qu’elle pensait de ses promesse avant qu’il n’appuie sur la détente.
L’ange se détendit et abaissa son arme avant de la ranger. Puis il se pencha vers elle et déchira ce qui restait de ses vêtements pour l’essuyer avec douceur avant d’enlever son bâillon et le lien de ses poignets. Il arracha un rideau et le lui tendit.

« Couvre toi. Tu m’accompagnes. »

Son ton était doux et calme, presque paternel. Mais son visage était froid et ses yeux terrifiants. L’œil droit était jaune et perçant comme celui d’un rapace tandis que le gauche était d’un bleu profond, si sombre que les contours en étaient incertains.

[On appelle ça : filer à la tiefling.]

Le commando de récupération arriva enfin. Tous ou presque accusaient des blessures sévères et deux d’entre eux manquaient à l’appel. Des combattants d’élite dont le second en personne qui avaient succombé à la traitrise des anges. Il serait honorés, mais l’heure n’était pas au deuil ni aux atermoiements.

Au bras de Jazz, Séraphine boitait lourdement, elle avait récupéré mais à présent tous les membres du groupes souffraient de la courses interminables qu’ils venaient de mener (si si, même ceux qui avaient été portés souffraient). Repasser par les souterrains leur avait fait gagné beaucoup de temps, mais la demie journée de marche restante n’avait pas disparut pour autant. Une véritable épreuve de marathon que les pirates avaient mené avec la peur constante de voir apparaître le Gouvernement à leur trousse. Une peur légitime quand celui-ci avait des ailes.

D’une main tordue elle fit signe aux marins d’appareiller. Ils avaient peut-être évité d’être interceptés à pieds pour mieux se faire broyer une fois au navire. Et elle ne voulait pas perdre les minutes durement arrachées à leurs jambes brulantes.
Et c’était effectivement une bonne idée. Le Chocard bondit en avant quand le vent s’engouffra voilement dans ses voiles. L’équipage était plus que près à partir et le bateau grinça sous la tension qu’on lui imposait, mais il teint bon. Ils naviguaient si près de la falaise que des haubans frottaient contre les corniches qui affleuraient dans la roche. C’est ainsi que le navire apparut toutes voiles dehors du renfoncement de la côte qui donnait sur le canyon. La où une corvette l’attendait sagement. Aussitôt des explosions firent vibrer l’air marin et des boulets fendirent les airs en direction des pirates. Mais la vitesse de sortie leurs permirent d’éviter le plus gros de la bordée dont seulement deux boulets frappèrent la poupe dans un fracas épouvantable. Le premier round venait d’être gagné.

Mais les démons des mers ne s’arrêtèrent pas là. Celui qui remplaçait Séraphine donna un grand coup de barre qui fit plongé le navire vers les eaux et releva son flanc gauche. Aussitôt les bouche à feu du navire crachèrent les boulets chainés qu’ils avaient chargé longtemps auparavant. Ces derviches tourbillonnants firent des ravages dans la mature adverse, ne laissant absolument aucune chance au bateau du Gouvernement de suivre les criminels. Quand aux deux voilures qui apparaissait à plusieurs miles de là longeant la côte dans leur direction, ce n’était même plus la peine de s’en soucier, la course n’avait pas commencer que le vainqueur était déjà tout désigné.

Sur le pont de la Gouvernante un ange soupira.

« Pas étonnant qu’on évite toujours d’affronter ceux-là à forces équivalentes en mer… Faites vous remorquer jusqu’au port par un des navires qui arrivent. Vous pourrez aussi leur dire qu’ils sont en retard. »

Puis il s’envola pour retourner mettre de l’ordre dans une ville en proie à la panique, rassembler une garde désorganisée et effacer les éléments prouvant qu’aucune mission secrète n’avait jamais été lancée ici. La nuit allait-être longue…

[Épilogue]

Le Chocard avait abordé le matin même.

Après la rapidité avec laquelle s’était effectuée la mission à l’aller il avait fallut plusieurs mois à l’équipage pour revenir dans les eaux de Clavinia. Plusieurs éléments avaient concouru à ce retard important.
Tout d’abord leur navigatrice attitrée avait été convalescente pendant plusieurs semaines avant de parvenir à manier correctement les instruments de bords. La rapidité d’apprentissage de Jazz avait été essentielle à sa guérison car le médecin de bord de l’équipage de Séraphine faisait partie des deux victimes exécuté par l’ange à l’arbalète.
Ensuite un avarie au système de direction conséquence secondaire d’un des boulets qui avaient frappé la coque les avait forcé à s’écarter de leur route vers une île sympathisante pour faire réparer.
Tout cela ajouté au fait qu’il était bien connu des marins que de faire le trajet depuis les eaux gouvernementales vers Clavinia était toujours plus ardu que de partir en sens inverse. S’il y avait bien une contrainte qui avait présidé le choix des pirates de l’île où ils pourraient poser leurs valise, cela avait été les caprices de la Mer, leur amante versatile.

Mais les faits étaient là : ils étaient arrivés.
Quoiqu’il ait pu se passer pendant la traversée, tout les pirates rescapés étaient encore vivants et leurs blessures acquise dans cette aventure désormais résorbés à quelques cicatrices. Seul le Goéland manquait à l’appel. Il ne s’était malheureusement pas réveillé après la fuite, ce qui avait permis à certains de membres du nouvel équipage de Jazz de râler copieusement contre cette mission qui n’avait au final servit à rien.
Ce en quoi ils avaient tord.

En mettant en commun ce qu’elles avaient glané ainsi que les observation lacunaires de certains de leurs membres d’équipage, les deux capitaines avaient dégagé l’essentiel de l’information que devait leur délivrer le Goéland. Et cette révélation valait à elle seule le détour.
La plupart des Claviniens savaient que le Gouvernement était très en avance en matière de technologie. Mais peu d’entre eux visualisaient ce que pouvait bien être une locomotive. Et en matière de transport c’est sur les aéronefs qu’on planchait sur le Continent ces derniers temps. Si ce que devinaient nos jeunes femmes étaient vrai, les scientifiques du Gouverneurs s’étaient lancés dans la réalisation d’une escadrille d’engins de guerres capables de déferler sur les pirates par les cieux. Seul problème, le charbon. Les quantités de combustibles pour alimenter les chaudières de ces choses étaient bien trop importantes pour faire le voyage.
Donc le Gouvernement recherchait une île riche en houille à équidistance entre le Continent et Clavinia. Voilà pourquoi une telle force avait été déployée apparemment sans raison dans la région. Gaëtan avait payé de sa vie l’accès à ces informations et Séraphine était bien consciente qu’elle même n’avait dut qu’à un concours de circonstance sa survie. Si elle n’avait pas emmené Jazz et sa bande de bachibouzouks indisciplinés, il était facile de deviner comment cela se serait terminé pour les tieflings.
Elle ne savait pas encore comment elle allait pouvoir présenter cette réussite à sa hiérarchie et certains choix de Jazz lui semblaient toujours aussi peu fiables. Mais elle gardait à l’esprit la dette qu’elle avait maintenant envers l’humaine.

Jazz aurait rapidement des suites à sa mission. Quand au reste des membres du Jazz-band… Ic-Laq payait toujours ses troupes. Mais pour le moment il était temps pour eux de profiter -enfin- de ce que Clavinia avait à offrir aux valeureux pirates !


==========

Quelques mois auparavant, peu après l’irruption de flibustiers sur l’île aux Coureurs, à bord d’un vaisseau de ligne de la marine Gouvernementale.

« Alors ? »

« Elle se remet mais elle gardera des marques. En particulier la cicatrice sur le visage, elle a eu de la chance de garder son œil. »

« Parfait. »

« Commandant, pour… Mes condoléances pour le caporal Jean. »

« … »

« Je sais qu’elle endosse une part de la responsabili- »

« Elle est morte. Vous pouvez disposer. »

L’ange passa le chirurgien sans manifester la moindre émotion supplémentaire. Son visage était une mer d’huile permanente dont on ne s’habituait jamais vraiment. Seuls ses yeux était expressifs et ceux là non plus on ne s’y habituait jamais vraiment.
Il entra dans la cabine de l’élément compromettant de sexe féminin qu’il avait ramassé en partant. Il aurait probablement dut l’achever, elle était un témoin encombrant. Mais il n’avait pas eu envie.

Il était donc temps d’avoir une petite discussion avec son invitée.

«  Bonjour Gabryël. »

En commençant par lui faire passer l’habitude d’utiliser son prénom…




[HRP : Voilà, je vous libère dès à présent de mon joug infernal. J’ai fait mon possible pour être exhaustif et boucler l’ensemble du scénario dans ce dernier bilan. S’il y a quelque chose que vous n’avez pas comprise vous pouvez m’en faire part histoire que je vois si j’ai bourdé où que je puisse vous répondre : Ta gueule, c’est magique.
De plus amples précisions sur la reprise des rps en ville seront je pense données ce week-end en même temps que les points de quête. Retenez juste que vos personnage ont passé plus de deux mois en mer après la mission pour rentrer à Clavinia début janvier (quelle coïncidence). Et que vous avez eu droit à votre solde, qui est à la mesure de votre mission : assez ventru.]

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On ne contrarie pas celui qui joue avec les fils auxquels tient votre vie…
…surtout quand il a une paire de ciseaux à la main.


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