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 [Jazz Band] Opération Goéland !

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MJ

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MessageSujet: [Jazz Band] Opération Goéland !   Dim 11 Sep - 22:34

Action discrète :

C’était partie pour une petite mission d’infiltration toute en doigté et en subtilité.

La proposition du capitaine Jazz avait été accueillie sans aucune protestation de la part de ses compagnons et avec l’approbation passive ou narquoise de ceux qui allaient l’accompagner dans ce groupe que je baptiserai le "commando caméléon", partit pour se fondre dans la population de l’île afin d’y glaner informations et d’y contacter le fameux Gaëtan.

Avant le départ, Séraphine rappela à la petite équipée le signalement de l’oiseau : Gaëtan était un homme entre deux âges, avec les cheveux argentés, un nez allongé, de longs bras et un peu pataud. Il était maitre d'hôtel dans le centre ville. Son nom de code : Le Goéland. Il était capital de mettre la main sur lui. Des informations importantes étaient apparemment en jeu.

C’est ainsi que notre trio débarqua en catimini au petit matin sur les plages de la région habitée. Le Chocard les avait amené le plus près de la ville qu’il était possible sans se faire remarquer. Cela impliquait donc une bonne journée de marche pour arriver à destination, mais sans avoir à contourner les zones habitées, c’était une promenade de santé pour nos espions en herbes.

Le moins discret du lot était incontestablement Mommy Westciff. Flairant le traquenard il s’était armé en conséquences : Une épée courte, de la corde, dix cartouches de poudre, de quoi allumer, un coutelas dans une botte, une gourde d'eau, un petit miroir et enfin un baril d’explosif sur l’épaule. Ça c’est sûr, il n’était pas venu ici pour rigoler. C’était à se demander cependant s’il n’avait pas appris le concept de discrétion à l’armée…

Nettement plus sobre, Jazz menait la marche avec son allure de noble qui lui avait tant réussie pendant ses année au gouvernement. Elle avançait d’un pas conquérant directement vers son but, emportant l’ensemble de son équipement dans un sac à main : de quoi écrire, de quoi s’éventer, et de quoi expérimenter ses connaissances théoriques en matière de soins de secours. La miss était parée.

Quant à la ronin qui la suivait comme son ombre, je me contenterai de citer : "June suit Jazz comme son petit chien chien". Quand à son équipement il se résumait à un strict minimum que votre MJ ne peut qu’approuver à 256% : son katana et un élastique dans ses cheveux.
Je vous laisse profiter un instant de la vision de June tenue en laisse, toute nue avec un jolis chignon dans les cheveux et son katana à la main.

Voilà.
Maintenant je vais vous décevoir : ça ne s’est pas exactement passé comme ça. Je sais, c’est triste, mais elle avait tout de même songé à prendre ses vêtements aussi en partant. Et oublié la laisse. Misère…

C’est en fin d’après-midi seulement (en ayant pris soin de marcher à un rythme soutenable, nul n’était besoin de se précipiter car l’autre groupe mettrait bien plus de temps qu’eux) que nos comparses arrivèrent en ville. Et c’est ce moment que choisis donc Jimmy pour se séparer de sa capitaine et sa garde du corps. Se donnant rendez-vous plus tard à l’hôtel du Goéland.

Une bandelette dans la ville :
Notre petit Mommy ne goûtait pas tellement à toute cette histoire de récupération. Tout ça sentait beaucoup trop le souffre. Et l’odeur en question le suivait partout, preuve indéniable que son flair ne le trompait pas. Il décida donc de s’en aller de son côté, créant ainsi un groupe de joueur supplémentaire que le MJ n’avait pas prévu de gérer, ce dont ce dernier se retrouva fort désappointé. Cette tactique s'avérera certainement payante pour éviter les ennuis…

Il avança en ville comme en terrain hostile, repérant à droite et à gauche divers endroits où il serait amusant de poser une petite charge de poudre, histoire de tout faire péter et de créer une panique monstrueuse pour le cas où un replis stratégique s'imposerait. Mais pour le moment il était peut-être bon de garder ses réserves pour quand le besoin s’en ferait vraiment sentir.
De plus il mourrait de soif et une taverne lui paraissait un endroit parfait pour en apprendre d’avantage tout en s’envoyant un petit remontant derrière la luette. Il se dirigeait d’ailleurs vers l’une d’entre-elle lorsqu’un voix avec un fort accent provençal résonna dans son dos :

« Gendarmerie gouvernementale, déclinez identité s’il vous plait. »

En se retournant il vit une patrouille d’une demi-douzaine de gardes armés qui le regardaient d’un œil noir. Ils venaient de repérer un individu louche en flagrant délit de faciès.

2 Tourterelles cherchent Goéland pour rdv discret à l’hôtel. :
Jazz et June ne déambulèrent pas longtemps dans les rues. Sûre d’elle, la capitaine demanda l’adresse de l'hôtel de M. Laridé d’un ton qui ne souffrait pas la réplique. Elles purent elles aussi admirer des patrouilles de quatre à six soldats qui parcouraient les rues au pas cadencé. Un tel dispositif de police paraissait drôlement démesuré pour une ville de cette importance. Il y avait décidément là quelques mystère bien énigmatique qui se tramait dans l’ombre en coulisses.

Lorsqu’elles arrivèrent à destination, Jézabel pu lire : « Hôtellerie de la mouette rieuse. »
Un bâtiment cossu malgré sa sobriété. On sentait que ce n’était pas un hôtel à accueillir n’importe qui. Quel chance que Jazz ne fut pas n’importe qui allant n’importe où faire n’importe quoi. Elle entra donc dans l’établissement.

« Bonsoir mesdames. Soyez les bienvenues à la mouette rieuse. »

Un individu élégamment vêtu d’un costume à queue de pie les accueillis d’un ton polis. Son visage fermé au nez crochus, son sourire torve, ses yeux porcins et ses oreilles en chou-fleurs sous ses cheveux blonds gras gominés avec la raie au milieu en faisaient indéniablement l’homme parfait pour se charger de l’accueil des clients.

Canyonisme en eaux mortes :

À des kilomètres de là, on marchait nonchalament à l’ombre des parois rocheuses. Enfin quand je dis que l’on marchait, je veux dire que l’ont se déplaçait au rythme de six tiefflin et d’un minotaure. Ce qui tout bien considéré restait un rythme remarquablement élevé. Suffisamment en tout cas pour que la harpie qui volait au dessus du canyon n’ait pas trop le temps de râler vis a vis de la lenteur des terrestres.

Fœkaos servait d’éclaireur. Il prenait très a cœur son rôle. Naïvement certes, mais il était résolu. C’est à dire que comme il participait à une épreuve qui déterminerai s’il serait apte ou non à trouver Kate, il était plutôt motivé. Il s’était équipé en conséquences, c’est à dire… pas. Fœkaos était le genre à partir face à un danger potentiellement mortel avec juste sa b**e et son couteau. Sauf qu’il n’avait pas de main pour manier un couteau, et pas de… bref. Il n’était que de plumes et de résolution dans cette aventure.

Dans la même veine des personnages qui partent au front en touriste nous avions Dul’aag. À eux deux ils formaient un apport aux groupe dont les tiefflins n’étaient pas certains d’être ravis. Simplement armé d’un marteau faute de temps pour achever sa création gros calibre, le minotaure affichait son côté fleur bleu en s’esbaudissant devant les formations rocheuses, en prêtant une oreille mélomane aux criaillements de la faune locale et en s’émerveillant devant cette magnifique pâquerette.
Pour ne pas le citer : "En somme, il est aux aguets."

C’est alors que le piaf de service aperçut quelque chose d’étrange un peu plus loin dans le canyon. Oui, c’était vraiment très étrange. C’était au fond du canyon et ça avait des ailes. Peut-être était-ce Kate !

Bon, en réalité Fœkaos aurait du être bien myope pour se permettre de penser cela. Si le truc au fond du canyon avait des ailes, c’était une paire d’organes atrophiés qui paraissaient incroyablement ridicule une fois rapportés à la taille de son corps. Et ce truc en question courait en tout sens, sautant contre les parois avant de retomber au fond du ravin. Au bout de plusieurs essais ils commença à foncer à une vitesse hallucinante en direction du groupe d’aventuriers inconscients du danger.

Heureusement, il y en avait un qui l’avait vu, le danger en question. Et à coups d’ailes il arriva avec une avance confortable d’environ 38 secondes et demie. Grâce à laquelle il put prévenir le petit groupe qu’un gros truc arrivait sur eux. Voilà une première mission réussie pour notre amis aux trop nombreux organes aviaires.

Le groupe eu donc le temps de s’écarter quand le « gros truc » arriva à fond le train. Et ce fut heureux car un certain nombre de tiefflins aurait du être retiré du passage par les services de viabilité du RACE (Réseau Autoroutiers des Canyons Étroits) dans le cas contraire. Et ces choses là sont coriaces à décoller.

Malheureusement pour le groupe, le « gros truc » recommença son manège consistant à se jeter contre les parois et finit par aviser l’autre gros truc du coin, à savoir le minotaure.

« C’est un Coureur ! Attention il est complètement affolé, ça le rend très dangereux ! »

Voilà, donc ça c’était un coureur.
Et ça c’était un ogre oiseau de 4 mètres de haut !
Une sorte d’autruche, en plus grand, plus lourd, plus fort, plus rapide et, dans le cas de celui-ci, nettement plus agressif.

Et le zozio chargea le mino.


**** **** **** ****
[Hrp : Voaaaala, vous êtes en plein dans les emmerdes l’aventure !

Jazz et June : Il va falloir dialoguer avec ce bon monsieur pour savoir la suite ^^

Jimmy : Pareil, dialogue. Ou bien tu peux aussi décider de corser les choses (pour toi) et tenter de résoudre ça en subtile. Mais je te suggérerai un dialogue d’abord. ;)

Dul’aag et Fœkaos : Pour les caractéristiques de la bestiole, cherchez "autruche" et faites les adaptations d’échelle. Je jouerai les tiefflings pour vous assister au besoin.

Sinon, comme d’habitude, mp, msn, pour les dialogues et les questions.

Esbaudissez vous bien ;)
MJ]

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Crédit avatar : *deathtoll1912

On ne contrarie pas celui qui joue avec les fils auxquels tient votre vie…
…surtout quand il a une paire de ciseaux à la main.


Pour dialogue : MJ.Maynlie@hotmail.fr
(Veuillez prendre rendez-vous par mp.)
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June
Barbare
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MessageSujet: Re: [Jazz Band] Opération Goéland !   Ven 16 Sep - 21:08

« Bonsoir »

June hocha légèrement la tête, elle restait volontairement en retrait derrière Jazz et lui laissait gérer la partie « discution et négociation ».
Pendant ce temps, Elle prenait note de la disposition de l'hôtel.
C'était une grande salle de réception, assez luxueusement sobre.
Un gros escalier mène à l’étage et probablement aux chambres. Il y avait plusieurs gros lustres au plafond avec dans un coin une espèce de petit salon avec des canapés et des tables basses.

L'homme se tenait devant un comptoire, classique des hôtels sans oublier l'indispensable petit sonnettes blingbling.
A vrai dire, il n'y avait rien de spécialement louche....À part le réceptionniste.
Une porte cachée dans un coin discret doit sûrement donner sur une réserve où un accès serviteurs.

« Bon… soir en effet. J’imagine que vous venez pour une chambre. Lits séparés ou lit double ? »

Jazz après avoir détaillé l'homme de la tête au pied, esquissa un sourire.
« Une chambre à lit double, séparés, unique, peu importe. Ce n'est pas le plus important. »

June esquisse un léger sourire et fais mine de regarder ailleurs, plus précisément du coté de l'escalier qui est très bien sculpté.
Elle ne voulait pas se mêler de la conversation mais l'attitude de son amie l'amusait déjà.
* L'art de la guerre, c'est soumettre l'ennemi sans combat. *

Le monsieur s’avanca, les mains derrière le dos, d’un air obséquieux (huuumm sexy boy...).
« Vous voulez une chambre sans lit, peut-être, puisque ça n’est pas important ? »

Pour un réceptionniste, il est un brin acide... il faut dire que Jazz avait déjà bien commencé et ne comptait pas s’arrêter là.
Jazz léve un sourcil. Et sourit de plus belle.
« On peut peut-être avoir un homme. »

L’air obséquieux du môssieux se fait interloqué.
« À quel genre d’homme pensez-vous, madame ? »

« Du genre entre deux ages, hum mes préférés. Un nez allongé pour le flair, de longs bras pour étreindre puissamment mais tellement pataud que rare sont les femmes qui se retournent sur son passage. »

Il fronce les sourcils (et c’est pas super rassurant à voir, je vous promet.) et son sourire forcé disparait.
« Je peux savoir pour quelle raisons est-ce que vous voulez voir mon patron ? »

Une lueur s'allume dans les yeux de Jazz. Dans le mille ! Bien, bien bien.
« M'entretenir avec lui et pourquoi pas jouer à des jeux de mains. »

June planta son regard dans celui du réceptionniste et sourit du coin des lèvres, le genre de sourire qui est un brin flippant...
L'homme commençait à se faire agressif et voilà qui ne lui plaisait pas. Il était temps de lui rappeller qu'il valait mieux pour son matricule qu'il parle meilleur à la dame.

« Vous vous FOUTEZ de moi ! Vous savez très bien ou il est ! »
Il hésita un peu en croisant mon regard, mais continua en bafouillant.
« Vous allez me faire le plaisir de vous BARRER ! Et — »

*Toi mon mignon je vais t'apprendre a parler comme ca aux gentes dames...*

« QUENTIN ! Arrête ! »

La voix qui l’a interrompu c’est cette magnifique petite poupée apparue en haut de l’escalier et qui ordonne depuis les marches. http://sakimichan.deviantart.com/gallery/#/d41ungd
Elle a une allure altière et semble commander en ces lieux. Pourtant elle dégage une sensation de fragilité tant sa peau semble de porcelaine.

« Vous ne savez donc pas où il est ! » dit Jazz en tournant autour de l'homme.

« Enchantée Mademoiselle ? »

Bizarrement en voyant mademoiselle blondinette, le môssieur se dégonfle complètement et reprend un air neutre comme part magie. Il ne dit plus rien.

« … Laridé. Il semble que vous cherchiez mon père. Quentin, soyez gentils et retenez vos élans de butor contre ces jeunes femmes. Veuillez plutôt nous préparer du thé et nous l’amener dans le salon bleu.
… Si vous consentez à être mes invitées. »


« Invités ou otages ? »
De toute évidence, Jazz se méfiait de la nouvelle venue. Et si Jazz se méfiait, et bien June restait au aguets et prête a réagir.

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Armes (Katana) => 4 Base offensive => 4 Feinte et Déplacement + 2 Parade => 1 Maître d'Arme
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Physique => 2 Endurance
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Autres => 2 Perception
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Jézabel
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MessageSujet: Re: [Jazz Band] Opération Goéland !   Ven 16 Sep - 23:10

La terre ferme... Enfin !
Le petit groupe se sépara. Jazz, June et Jimmy en infiltration et les autres dans la boue. Ils marchèrent un peu avant de se séparer, Jimmy décidant de jouer en solo.

C'est comme ça que Jazz et June prirent le chemin d'un hôtel. Après avoir demandé leur chemin, elles entrèrent dans un hôtel et c'est là que les choses sérieuses commencèrent.
Après un échange en douceur avec le réceptionniste, l'inattendue fille de Laridé.


* Voilà une chose que Séraphine nous a caché... *

Elle proposait de prendre le thé, Jazz n'en était pas friande mais, il faut avouer que des réponses s'imposaient. Si elles n'étaient pas des otages, elles la suivraient. D'ailleurs, il est intéressant de savoir que la question de Jazz fit faire à notre blonde à forte poitrine de grands yeux, le cliché type de la blonde.

« Je… Vous n’avez pas votre langue dans votre poche ! Ce n’est qu’un petit thé… »

* Un petit thé avec de l'arsenic ou autre ? *

« Mais, peut-être que c’est moi qui devrait me méfier, vous avez raison. La confiance n’a pas réussi à mon père. »

Au tien, elle pouvait être intelligente de temps en temps. Voilà une première leçon donnait par Jazz, oui, elle aime donner des leçons aux simples d'esprits.

« Il faut toujours se méfier de l'eau qui dort. Pour l'heure, des réponses sont nécessaires, nous vous suivons. »

« Très bien, je pourrais peut-être répondre à certaines d’entre-elles. Mais épargnez moi je vous prie, les derniers jours ont été difficiles.
Quentin, le thé, pas trop fort s’il vous plait. »


Princesse Pitch invita donc Jazz et son bouclier humain à la suivre au haut des marches. Jazz était trop occupé à réfléchir à la suite des événement pour remarquer le regard satisfait de June à l'adresse de Quentin ni que ce dernier semblait avoir avalé un sceau de rat mort. Après un dernier regard noir à June, toi petit lecteur, tu vois Quentin se détourner de ces dames et aller vers la porte dérobée.
Revenons en à Princesse Pitch et les deux J.
Elles arrivèrent dans un salon bleu. La pièce était plutôt cosy, des sofas confortables autour de petites tables ravissantes. Princesse Pitch s'installa dans l'un d'entre eux avant de croiser les jambes. Son silence invite Jazz et June à faire de même.

Enfin, le laquet et le thé firent leur entrer dans la salle.
Les choses sérieuses allaient pouvoir commencer. Seule June affichait un air accusateur à l'adresse du thé.


« Que pouvez vous nous dire sur votre père et sa situation ? »

« Vous êtes directe… »

Et oui, Princesse Pitch allait finir par le savoir, Jazz ne tournait pas autour du pot. De grandes guerres s'étaient perdue à trop blablater.

« Je n'aime as tourner autour du pot dirons nous. Et j'aime mieux savoir si la situation est présente et ainsi, avoir le temps de éventuellement me retourner.
Vous semblez bien calme pour quelqu'un qui semble ne pas savoir où se trouve son père...
 »

La partie venait d'être lancé ! Elle allait discuter confortablement installée tandis que Quentin serait inconfortablement installé dans l'encadrement de la porte.

« Je préfèrerai l’ignorer. Mon père a été arrêté et emmené sans raison il y a trois jours. »

« La situation est bien plus tendue que qu'on ne le pensait. Que savez-vous des raisons ou de la raison de son arrestation ? »

« "Sécurité gouvernementale". On ne m’a même pas laissé le droit de le voir ! »

« Et où se trouve la prison ? »

June quant à elle, elle était toujours en tête à tête avec sa tasse de thé. Elle avait lançait elle aussi les hostilités en se saisissant de la tasse pour en humer le contenu.

« Vous… que voulez-vous faire ? Vous avez du voir en venant ici que les rues sont parcourues par des troupes de soldats en armes. Je peux vous affirmer que ce n’est pas la police locale. »

Princesse Pitch semblait hésitante voire inquiète. Se demandait-elle si indiquer à Jazz l'emplacement de la prison était une bonne idée ?
Dans l'aventure de June, cette dernière a passé l'étape des présentations. Après un « sourire » à Pitch, elle se décida à tremper les lèvres dans le liquide ambré.
Jazz quant à elle glissa un sucre dans sa tasse et commença à en mélanger le contenu en réfléchissant. Que préparait-elle pour la suite de l'entretien ?


« Et bien, je ne voudrais pas vous donner de faux espoir mais, il est possible que nous ayons les moyens de faire évacuer l'île à votre père si on arrive à le sortir du trou et vous avec quoi qu'on ne savait pas qu'il avait un paquet avec lui. »

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Fœkaos
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MessageSujet: Re: [Jazz Band] Opération Goéland !   Dim 18 Sep - 4:18

Pour la réussite de la mission, Fœkaos avait dû rejoindre le groupe des Tieflings. Jazz lui avait expliqué que les Harpies comme lui n'étaient pas les bienvenues sur l'île et qu'il valait donc mieux qu'il reste discret, ce qui ne serait pas possible s'il restait avec elle. Son rôle se jouerait donc aux côtés des peaux-rouges et du grand velu.

Sans surprise, la squaw en chef avait décidé d'utiliser Fœkaos comme éclaireur : alors que les cornus marchaient au fond du ravin, il était quant à lui capable de prendre assez de hauteur pour repérer des alentours un peu plus lointains que ceux visibles d'en bas. En situation de guerre, Fœkaos n'était pas bon à grand-chose, c'était certain, mais il fallait lui reconnaître une certaine efficacité dans ce qu'il savait faire : Jazz avait vu son potentiel, Séraphine l'exploitait à présent.

Cette fois-ci, en tout cas, la présence de la Harpie permit d'éviter une compote de fruits rouges. Vous le savez déjà, maintenant, puisque vous avez lu ce que le MJ a écrit, mais en clair, mon petit pioupiou avait vu un truc qui ne ressemblait en aucun cas à quelque chose qu'il aurait pu prendre pour Kate. Oui, je me permets de le faire remarquer parce que pour Fœkaos, le seul moyen de reconnaître sa cible était devenu le chant : avant ce test, aucune chance qu'il prenne qui ou quoi que ce soit pour la chanteuse légendaire. Or, je suis à peu près certain que le Coureur n'aurait pas réussi cette épreuve... Ah ben oui, hein, comme elle l'a fait remarquer, Jazz « aime donner des leçons aux simples d'esprits » et le moins qu'on puisse dire, c'est que Fœkaos en avait déjà profité plus d'une fois. De là à conclure qu'il est simple d'esprit, il n'y a qu'un pas... Qui a sans doute été franchi il y a bien longtemps, d'ailleurs, mais il s'agit là d'un autre problème.

Pour en revenir à nos moutons, l'homme-oiseau avait donc réussi à prévenir ses alliés à temps pour qu'ils s'écartent du danger. Du moins, en ce qui concerne les peaux-rouges, car comme le MJ vous l'a déjà raconté, la manœuvre eut pour résultat que le « gros truc » chargea le grand velu, qui était resté en position, prêt pour l'affrontement, tandis que la Harpie avait déjà repris son envol, décidément plus à l'aise dans les airs qu'au sol pour se déplacer.

En temps normal, le premier réflexe de Fœkaos aurait été d'éviter le combat. Le gibier était trop gros et dangereux, il y avait donc trop de risques pour le peu qu'il aurait eu à y gagner. Il n'était généralement pas très belliqueux et... Bon, le danger inutile, il n'était pas plus amateur que ça.

Mais vous, qui êtes plutôt futé voire intelligent, vous avez bien compris que la situation présente n'était pas vraiment un « temps normal ». Si, si, vous l'avez compris. Enfin, j'espère, parce que sinon, je dois avouer que je suis un peu étonné, ça me paraissait relativement clair en l'écrivant. Je veux dire, Fœkaos qui obéit de son plein gré à quelqu'un, qui s'investit sincèrement dans une mission en terre inconnue ou même un Coureur qui vous fonce dessus au milieu d'un ravin, ça me paraît pas être très habituel, tout ça...

Bref, toujours est-il qu'il risquait fort d'y avoir un peu de grabuge en bas. Le même « en bas » que celui où certaines personnes semblaient avoir leur mot à dire dans l'évaluation de ce test de la volonté de Fœkaos : par conséquent, il valait sans doute mieux éviter de les laisser mourir à la première occasion, d'autant plus qu'il y avait sûrement quelque chose que le seul protagoniste à savoir voler puisse faire. Les trente prochaines secondes seraient probablement déterminantes pour le résultat de son épreuve : il était donc temps pour lui d'entrer en phase de combat !

S'il n'était pas vraiment un combattant, Fœkaos connaissait plus ou moins certaines techniques de base des Harpies, ne serait-ce que pour les avoir déjà observées lors de certaines chasses, par exemple. Or, il paraît que la première arme des Harpies, c'est leur voix. Passant à quelques mètres de la tête du Coureur, Fœkaos tenta d'imiter le chant que son groupe utilisait au début de presque toutes ses chasses...

Pour la défense de Fœkaos, il me semble important de faire remarquer qu'il ne peut pas connaître le système de compétences utilisé ici, ce qui explique sans doute qu'il tente d'utiliser un chant de guerre alors qu'il n'en maîtrise pas encore la technique. Pour ma part, j'y vois tout de même un point positif : quand il aura compris qu'il n'arrive pas à obtenir des résultats avec ce chant aussi facilement qu'il s'y attendait, j'ose croire que mon chanteur ailé va commencer à chanter dans le but d'utiliser son chant, au lieu de le faire simplement dans pour le plaisir de chanter mieux que les autres. En plus, je pense qu'il y a fort à parier que c'est en fait une étape importante aussi pour pouvoir être le meilleur chanteur, ce qui fait que ce n'est sans doute pas une si mauvaise chose... Si tant est que ce combat se termine bien malgré tout. Du coup, ça m'intéresse, tout ça : si vous le voulez bien, je propose qu'on regarde un peu ce que ce petit affrontement va donner.

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Dul'aag
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MessageSujet: Re: [Jazz Band] Opération Goéland !   Lun 19 Sep - 0:40

Ils étaient fort, ils étaient beau, ils sentaient bon le sable chaud. De leur vertu et de leur gloire, on captivait les auditoires. Du moins, pour le cas de Dul'aag, l'auditoire n'était autre qu'une flore fournit en faune. Tout était normal, sur cette île: les fleurs sentaient, -mangeaient- les grillons chantaient, les caillous... cailloutaient. Bref, Dul'aag observait toute cette nature avec attention, cherchant à distinguer ce qui était normal de ce qui ne l'était pas.
Or son inspection bucolique fut interrompus car il arriva d'un coup un être pour le moins étrange, tout de plume. C'était Foekos. Il revenait de son inspection céleste. Bien pratique que cet animal là. Pour voir les mouvements de troupe ennemi, les mouvements de troupe allié, bref: une estafette exceptionnel. Estafette qui vint à leur rencontre en vitesse.

*Il a repéré le repas de midi?*

Plus tôt, quelques vus gastronomiques l'avait mit en apétit. Et le plat fut servit avec promptitude. Quelques secondes après que Foekos soit revenus, un être pour le moins étrange, tout de plume, déboula en plein milieu du canyon. Ce piaf là n'était pas Foekos cette fois ci, et il était grand et pas content. Idiot aussi, puisque apparemment il se jetait contre les parois. Ce devait être une personne hystérique dans la vie. Un tiefling prit la peine de leurs donner une information capitale, fruit d'une observation perspicace.

« C’est un Coureur ! Attention il est complètement affolé, ça le rend très dangereux ! »

*Ah bon? J'avais pensé qu'il venait prendre le thé. Je suis déçus.*

Son dîner était arrivé sous la forme d'un poulet géant pas encore plumer. Il allait falloir faire du feu et trouver une grande broche. Dul'aag rafermit sa poigne autour de son marteau qui s'était téléporter de sa ceinture à sa main en un clin d'oeil.

Le poulet géant chargea...
Et le Minotaure aussi.

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Jimmy Westcliff
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MessageSujet: Re: [Jazz Band] Opération Goéland !   Lun 19 Sep - 0:53

Jimmy se retrouva encerclé en l'espace de quelques secondes, il n'avait même pas fait attention à la patrouille de gendarmes, trop occupé à trouver une taverne.

« Gendarmerie gouvernementale, déclinez identité s’il vous plait. "

Il eut un petit mouvement de recul, à cet instant il comprenait ce que les poissons ressentait lorsque le filet les piégeaient. Mais il n'était pas un poisson, et avait bien l'intention de ne pas finir en filet, du coup il répondit d'une une petite voix :

-"Jim...Jim Westcleave...enchanté"
Il ne savait pas très bien comment il avait eu le réflexe de changer son nom, peut être une connexion synaptique venait t'elle de se créer ? Ou alors, il avait légèrement bafouiller alors que sa langue faisait un numéro de gymnastique.
*A peine arriver, déjà repérer, ce n'est pas de chance tout de même.*
L'homme qui semblait le plus gradé au vue de sa tenu soignée et de ses galons dit :

-« Individu Westcleave, vous contrevenez à la loi relative au port du voile ou de toute autre élément masquant le visage dans les lieux publics. Veuillez vous découvrir. »


Il n'avait jamais entendu parler d'un tel code auparavant, décidément ces gens étaient bien étrange par ici, déjà que leur accent frôlait la limite de la compréhension. Inspiré, il tenta la touche d'humour :

-"Haha, je pense que vous n'aimeriez pas voir ma chair brûlée...j'arrive à passer mes doigts à travers ma joue si vous voyez ce que je dire..." répondit t'il d'un air jovial, il se fallut de peu qu'il assène une bonne tape sur l'épaule au sergent.
Mais ces gars semblaient bien entrainés et d'aucun esquissèrent même un petit rictus.

« Veut pas l’savoir ! Nous avons des ordres relatifs aux individus masquant leur visage entre sept heure et dix-neuf heure, sauf Dimanches et jours feriés. » lâcha le sergent.

Il y avait du monde autours, ce n'était pas le moment de créer un vent de panique.

"Bon vous me mettez dans une situation très indélicate, je n'ose retirer ces bandages de peur que ma chair s'infecte, n'y a t'il pas de dérogation médicale ?" relança Jimmy.

Il avait fait son possible pour paraître pitoyable, chetif, une voix larmoyante. Après tout, même les gendarmes avaient un coeur.

« Si, pas de problème, on vous fera toutes les dérogations médicales que vous voudrez une fois au poste. Après examens… appronfondis, bien sûr. C’est inutile de me raconter des salades jeune freluquet. »

La situation dérapait, s'il allait au poste il n'était pas prêt d'en sortir, et adieu le goéland, voir même adieu le Jazz band(elettes). Une pointe de colère lui chatouillait le nez, la dernière fois qu'un sergent lui avait parler sur ce ton, c'était pendant son instruction et il n'était pas encore un homme à cet époque.

"Allons, nous sommes entre gentils hommes, pas besoin d'en arriver à de telle extrémités, je vois bien que vous êtes des honnêtes soldats qui ne font que leur devoir, je dois moi aussi faire le mien qui est de...livrer ce tonneau sur mon épaule. Je vous propose de débander ma main, comme ça vous verrez mes brûlures, c'est équitable non ?"

Le sourire du sergent meurt sur ses lèvres. Il ne semble pas trop aimer quand on lui fait des remarques plutôt justes.


« … Mouais. J’imagine que la main vaut pour le reste. Mais ne t’avises pas de te foutre de moi monsieur le "gentihomme ". »

Jimmy s'exécute, dépose son tonneau au sol et débande sa main révélant sa chair brûlée. Le mot gentil homme sonnait très mal dans sa bouche.
Les types grimacent un peu et le sergent a un très léger mouvement de recul. Le brûlé satisfait se voit à caracoler :

-"Imaginez mon visage, un vrai drame"

-« Ça va, ça va. On a compris. »

Le sergent grogne. Visiblement, il n'a pas grand chose à se mettre sous la dent.

« C’était apparemment un malentendu. Veuillez circuler. »

« Je vous en pris, merci messieurs"
Jimmy rebande sa main, ramasse son tonneau et commence à s'éloigner. Jetant un coup d'oeil par dessus son épaule, il sent des regards qui le dardent l’air sévère.
*Haha, c'est qui le plus fort hein ! bande de ploucs*

Soudain un des soldat renifle.

« Eh sergent, ça sent pas la poudre ? »

Le sergent renifle. Un autre soldat s’accroupit par terre et trouve un mince résidu de poudre à l’endroit du tonneau. Le brûlé à juste eu le temps de faire un quinzaine de mètres, quand soudain il entend hurler :

« HALTE ! Nous réquisitionnons le contenu de ce tonneau ! »

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MessageSujet: Re: [Jazz Band] Opération Goéland !   Mar 20 Sep - 4:00

Réunion tupperware :

« Un paquet, mais… »
Le paquet en question faillit signaler qu’elle n’appréciait pas qu’on la désigne de si triviale façon.. Mais elle s’en abstint, peu-être consciente que cela valait toujours mieux que "panier de melons", entre autres exemples.
« Vous dites que vous êtes venu pour sauver mon père ? Je ne savais pas qu’il avais ce genre d’amis ! »

« Des amis qui pourraient bien devenir des ennemis s'il divulguer certaines informations confidentielles... C'est chiens ont un temps d'avance sur nom, c'est très contrariant »

Elle parut un peu effrayée par la perspective proposée par Jazz.
« Mon père ne m’a jamais parlé… d’amis. C’est… c’est pour ça qu’il a été arrêté ? »

Et pendant que le drame se nouait autour des secrets inavouables entre un père et sa fille, June buvait du thé, lui trouvait quelques qualité mais un manque d’amertume pour son palais avertis.
Elle ne prêtait qu’une attention apparemment distraite à une Jazz qui commençait à se rendre compte que si la nature avait apparemment favorisé son interlocutrice dans certains domaines, c’était pour mieux se montrer pingre sur d’autres.

« Non, il a été arrêté pour s'être tapé une moule...Bien sûr que c'est à cause des informations qu'il détient. Le monde serait en péril si elles tombaient au mains du gouvernement. Il est peut-être entrain d'être torturé à l'heure qu'il est. »

"Peach" porta ses mains à sa bouche dans une posture typique de cruchotte choquée.
« Mon père ? Torturé ?! Il faut le sortir de là tout de suite ! »

« Parfait !
Que devons nous savoir sur la prison ? Avez-vous quelqu'un qui pourrait défendre sa cause ? 
»

June reste choisit ce moment crucial pour exprimer son impassibilité en buvant une nouvelle gorgée de thé avant de reposer sa tasse.

« Défendre sa cause ? Je vous dis que je n’ai même pas le droit de le voir. Oh mon dieu… La prison est au sous sol de l'hôtel de ville. Vous voulez y aller dès cette nuit ? »

« Il nous faut un plan. »

« Vous comptez attaquer la prison à vous deux ? »

« Qui a parlé d'attaquer ? »

« Je ne comprend pas ce que vous projetez. Comment voulez vous sauver mon père ? »

La brune (la bavarde qui ne boit pas), commençait visiblement à trouver les explications longues. Son regard blasé en dit long sur le désespoir qui l’habitait à ce moment là.
« En infiltrant la prison.
Pour ça, j'ai besoin d'information sur vos droits et d'un messager digne de ce nom pour transmettre un message à des amis.
 »

« Je peux demander encore une fois à parler à mon père. Ce ne sera que la cinquième fois. Je ne sais pas si cela vous suffira mais je crois que je peux occuper suffisamment les gardes… C’est tout ce qu’il me reste. À croire que la justice de cette île n’a plus aucune prise sur la ville depuis que le bateau de l’armée est arrivé. »
Ouf, elle avait compris.

« Je pensais à quelque chose de plus subtil. June, en tant que combattante, tu penses qu'on peux profiter de ce laps de temps pour rentrer et préparer le terrain pour les autres ? »

« Je pense que nos amis sont assez maitre dans la discrétion pour nous faciliter la tache... Quand a la diversion il me semble que retrouver notre ami à bandelette serait un avantage. »

« Il est tard, souhaitez vous… rester ici jusqu’à demain ? »

« Oui, nous allons rallier les troupes et agir demain au plus tard. Un peu de repos ne serait pas du luxe. »

Et ainsi fut fait. Un messager très rassuré fut envoyé avec une lettre écrite de Jazz a destination d’une rencontre démoniaque dans le canyon de l’enfer. Puis mademoiselle Laridé regagna ses quartiers quand nos héroïnes étaient installées dans une suite luxueuse avec un seul lit double (petite vengeance de Quentin, oui, c’est pathétique). La soirée avait-été bien remplie.

Stranger in the night :

La nuit pouvait donc commencer.
Ce fut June qui les entendit en premier. Peut-être un rapport avec une certaine habitude des attaques de nuits dans les hôtels ? L’histoire ne le dit pas.

En attendant, si les individus qui défoncèrent la porte à ce moment là le firent uniquement pour s’amuser à réveiller en sursaut les occupants de la suite, ce fut raté. Ils en furent tout déconfits car en vérité c’était bien la seule raison de ne pas tout simplement avoir ouvert cette porte. En effet, difficile de croire qu’ils avaient réussit à arrivér jusqu’au second étage presque sans bruit s’ils n’avaient pas les clés pour au moins passer la porte d’entrée. Mais bon…

Ils étaient quatre. En tout cas quatre dans la chambre, car des bruits de bottes se faisaient entendre dans le couloir derrière eux. Oups, apparemment l’opération qui s’annonçait facile venait de rencontrer un petit accroc.
Nos jeunes filles entendirent un hurlement strident à l’autre bout de l’étage. Tiens donc ?

À la vue des jeunes femmes fraichement sorties du lit, les hommes en uniforme sortirent virilement leur matraque de leur ceinture. Au moins cela avait le mérite d’annoncer sans ambiguïtés possibles la suite des réjouissances.

« Mesdames, vous êtes en état d’arrestation. »

Mommy World Cup :

Les deux équipes étaient prêtes. Elles se faisaient face à dos. L’un était seul, avait le tonneau sous le bras et la ferme intention de jouer celui-ci. Les autres étaient six, avaient divers accessoires que l’ont pourrait qualifier de peu fairplay mais réglementaires (à savoir, deux mousquets réglementaires, un sabres d’officier réglementaire et trois lances tout aussi réglementaire) et la ferme intention de ramener ce contrevenant et son tonneau dans leur embut (à savoir un endroit frais disposant de peu de lumière).

Et c’était partit !
Rusé le bandelette-boy commença par faire mine de passer à un passant qui passait par là passablement ! Mais l’homme refusa, car il voyait bien que ce serait commettre un en-avant et il ne voulait pas avoirs d’ennuis avec l’arbitre.
Aussi bandelette-boy utilisa cet instant de flottement qui s’était installé chez ses adversaires pour obliquer sa course et renverser d’un coup d’épaule sournois le contenu d’un charrette en direction de ses ennemis et deux des gardes s’étant élancé à sa poursuite glissent sur les fruits répandus !
Il s’agit d’un mouvement régulier, bandelette-boy peut continuer sa course !

Mais que fait le numéro 2 de la garde ? Il arme un tir sur le lobe de l’oreille de notre héro ! L’arbitre va-t-il siffler une pénalité ? Non ! L’arbitre laisse jouer l’avantage !
Notre joueur va-t-il s’en sortir ? Que cherche-t-il ? Il sort un petit miroir ! Grâce à cela il éblouit le tireur et la balle passe bien à côté des deux poteaux ! Quelle belle action !

Mais ce n’est pas finit, il reste encore un tireur qui arme à nouveau le maillot de bandelette-boy qui s’éloigne. Deuxième tentative… Bandelette-boy plonge ! Il est à l’abri, le tir s’envole vers le public… qui heureusement le rattrape sans dommages. Et voilà déjà quatre adversaires de passés ! Quelle percée ! Quelle fougue. Mais le tonneau est maintenant au sol.

Et voilà le numéro cinq des gardes qui surgit ! Il vient contester ce tonneau alors que bandelette-boy n’a aucun support ! Et… In-croy-able ! La stratégie de bandelette-boy, que dis-je, le talent, le génie de ce garçon ! Il sacrifie le tonneaux en l’envoyant rouler dans les jambes de son adversaire, il change instantanément le sport au gré de ses besoins ! Et ce sont les deux quilles de numéro cinq qui trinquent ! Joueur au sol, ou est passé l’équipe médicale ?

Sans tonneau et cinq adversaires passés, le voilà près à foncer jusqu’au bout de la ligne. Il va faire l’essai de franchir la foule. Mais ! Comment ! Sortit de nulle part déboule le capitaine de l’équipe adverse, il avait disparut au début de l’action et le revoilà à nouveau pour un tampon impressionnant sur bandelette-boy. Quel plaquage… quel plaquage chers lecteurs.
La défense de la garde à eu chaud, très chaud sur cette action. Mais ils ont réussit à reprendre les choses en main in extrémis. Qu’en pensez-vous Benji ?
Oui Émile, et bien on dira heu, que c’est l’esprit collectif heu, qui aura payé lors de cette action, notre bandelette-boy était isolé, malgré heu, tout son talent, il ne pouvait faire face à la détermination de six joueurs organisés ainsi. Il va falloir heu, se recentrer et jouer plus collectivement avec ses heu, ses partenaires.

Merci Benji. Et bien je crois qu’il sera difficile pour Bandelette-boy de pouvoir compter prochainement sur ses coéquipiers, car le voilà qui est emmené manu-militari en direction des vestiaires des joueurs de la garde. Je crains que de douloureux épisodes de serviettes mouillées ne l’attende à l’arrivée.
C’était Émile et Benji pour commenter ce match en direct, à vous les studios.

Hors antenne, Mommy Boum n’avait pu résister au devoir légitime de six gardes agacés. Il se fit malmener sur le chemin qui le mena aux quais.

Oui, oui, vous avez bien lu. Aux quais.
Là se tenait un immense vaisseau de ligne. Un trois ponts avec plus de bouches à feu que la plupart de armées terrestres ne comptent de canons. Pour le moment il était solidement amarré là avec plusieurs passerelles et un activité constante aux alentours. Si on devait résumé l'impression qui émanait de ce bâtiment c’était : "garnison flottante".
Là notre bandelette pu faire la rencontre avec un homme qui ressemblait énormément au Sergent Garcia, mais qui n’était pas le Sergent Garcia. Car voyez vous cet homme n’était autre que l’Adjudant-chef Garcia et était donc un individu tout a fait différent mais d’apparence similaire. Quand au nom, c’est fortuit.

« Alors, si je comprend bien vous vous promeniez en ville avec un tonneau de poudre, une dizaine de cartouches de poudre, du matériel d'allumage et une épée. Sachant que la garnison temporaire a réquisitionné toute la poudre pour usage militaire et que je ne me souviens pas avoir engagé de mercenaire, vous avez très certainement une explication courte, claire et valable à me fournir ? »

Jimmy avait de nouveau la possibilité de défendre son bout de gras. Mais ça semblait cuit d’avance. Peut-être une occasion de poser des questions ? Peut-être… pas sûr.

De plume et de corne :

Et le minotaure chargea.
En effet il chargea cornes en tête un animal plus grand, aussi lourd et plus rapide que lui. Bon, bon. Qui suis-je pour prétendre que c’est là une stratégie qui a peu de chances d’aboutir ? Ah, oui, je suis le MJ.

Bien entendu, notre cornu-velu aurait bien pu sauter et s’en prendre directement au cou fragile du piaf, mais il trouvait cela beaucoup trop risqué et préféra foncer vers l’endroit le plus musclé et dangereux de l’animal, c’était beaucoup plus sûr. Ainsi Dul’aag chargea, la tête légèrement baissée, directement dans les pattes et vers les griffes mortelles de l’animal. Il se rendit compte cependant que cette saloperie ne s’appelait pas un "Coureur" pour rien et que les chances pour un minotaure de passer entre ses jambes sans s’en prendre une dans le bide étaient à peu près très très réduites. Il se jeta donc sur le côté comme un gros quartier de bœuf et amortit d’un bon coup de marteau une patte qui aurait autrement aurait rendus invendables ses abats (et qui donc se contenta de lui couper le souffle).

De son côté (donc au dessus) Fœkaos avait finit de pousser une chansonnette qui n’avait apparemment pas trop titillé l’oreille mélomane de son cousin éloigné. De fort méchante humeur devant ce dénigrement de son talent, il piqua en direction de la tête de l’animal, toutes serres dehors. Le choix de l’attaque était bien plus judicieux car là haut se trouvait tout de même un peu moins de muscles d’acier, cependant la cible choisie était bien petite et mobile. Et avec des yeux aussi grands que les siens le Coureur vit arrivé son prédateur à temps pour que son cou, tel un fouet, n’écarte sa tête de la trajectoire. Raté.
En revanche le piaf ne rata pas l’occasion et tel un ressort, projeta sa tête pour attraper le croupion de la harpie. Il ne parvint pas à tenir la prise mais le choc fut suffisant pour faire faire au gamin un effleurage très coquin de la paroi du canyon. Ce fut chaud, mais ça passait.

Soudain le piaf cria et sursauta. Une silhouette sombre avait profité de la diversion offerte pour taillader un coup au niveau de l’articulation de sa patte droite. Une seconde silhouette apparut le temps d’un éclair et le saignement à cet endroit précis s’intensifia. Les tieflings travaillaient.

Round 2, ready… fight !
Le minotaure en voyant son comparse attaqué par les air fut pris d’une envie subite. Lui aussi il allait voler. Ouais, carrément. Il grimpa sur une formation rocheuse proche et attendit le bon moment.

De son côte le Coureur était désorienté. Il y avait des prédateurs invisibles qui l’attaquaient. Il n'aimait pas ça. Il fut encore plus désorienté quand Fœkaos lui largua une bonne dose de napalm poussière en plein dans les mirettes. La harpie avait décidé de changer de tactique et était passé aux armes chimiques en récupérant de la poussière d’au dessus du canyon.

Là ! C’était le bon moment. Et le minotaure fit un saut basmati. Une autre silhouette passa et la jambe gauche du coureur commença à saigner. Ceci ajouté au poids soudain sur son dos d’un gros bœuf qui avait bien l’intention de lui faire pondre des œufs carrés (alors que c’était un mâle, en plus…), le piaf commençait franchement à tituber. Quand Dul’aag se saisit du cou de sa monture, une dernière silhouette passa et approfondit la coupure de la jambe gauche. Le pioupiou s’écroula et Dul’aag tomba à la renverse dans un bruit de craquement horrible. Il n’avait pas lâché le cou du Coureur.

Le repas du soir (et des 14 soirs suivants, au moins) était servit.

Rossignol, ou rossignol ?

Le lendemain matin, notre éclaireur ambulant avait repris du service. Après les évènements de la veille les environs semblaient bien calmes. Il eut donc tout le temps de penser à sa prestation et l’approbation sobre qu’avait émis les cornus-rouges quand à leurs utilités à lui et le cornu-touffu.

C’est alors qu’un évènements tout a fait inattendu et probablement sans conséquences se profila sous ses yeux. À quelques kilomètres du canyon, visible dans toute sa magnificence malgré la distance comme si elle se montrait à lui volontairement, se trouvait une grande paire d’ailes déployées d’un blanc immaculé.

Peut-être était-ce Kate !

Le mino aura-t-il raison ?

Le groupe des terre à terre évoluait quand à lui bien loin de toutes ces préoccupations célestes et bien plus près de préoccupations, bah, terrestres.

« Stop ! »

« Quoi encore ? »

« Elle a raison, ce rocher est vraiment bizarre… »

Oh, vraiment ?

****

[Hrp :

J&J : Il y a certainement deux trois petites choses dans la pièce qui peuvent vous servir. Cependant, si je peux vous faire un petit plan pour tout ce qui est meubles et murs, il y a quelques questions pertinentes à poser qui vous aiderons beaucoup. Alors n’hésitez pas ;)

B-B (Bandelette-Boy) : Pas grand chose à t’ajouter, tu es revenu à la case départ sans toucher 20 000 livres. Mais en ayant vu du paysage en plus, n’hésite pas me faire préciser un détail qui t’intéresse en particulier. :)

Fœu : Bah… enjoy. Et puis msn ou mp pour la suite des évènements :)

Dul : Alors c’est un peu court, pas très inspiré, mais je te propose de me mp ou de me trouver sur msn pour la suite. En gros ce sera un mini-jeu de recherche/devinette pour toi ce tour-ci. ;) ]

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Fœkaos
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MessageSujet: Re: [Jazz Band] Opération Goéland !   Sam 24 Sep - 4:42

Et ces trente secondes furent importantes, en effet. Constatant l'inefficacité de son chant, Fœkaos changea aussitôt de tactique et choisit d'utiliser sa vitesse alliée à un peu de force brute : plongeant en piqué vers ce qui lui semblait être le point faible du Coureur (ses yeux), la Harpie était toute prête à les lacérer de ses griffes. Normalement, cela ferait une diversion bien suffisante pour que les frappeurs puissent en profiter.

Bien entendu, cela servit surtout à révéler l'inexpérience du volatile, qui vit son assaut esquivé facilement, avant de subir une contre-attaque qui faisait mal au derrière. Non, pas comme ça, vil coquin que vous êtes, mais Fœkaos en fut quitte pour raser la paroi du canyon. Pour ma part, j'ai trouvé son mouvement assez sensuel, quand même, mais je ne crois pas que ce soit vraiment volontaire : je suppose que les murs de rochers ne sont pas trop son genre.

Si l'on doit reconnaître quelque chose à Fœkaos, c'est qu'il est capable d'apprendre vite, pour peu qu'il y mette de la volonté. Cette fois-ci, il avait compris que sa tactique n'était pas non plus la meilleure qu'il puisse adopter. De toute façon, il était loin d'être tout seul et il était conscient qu'il serait sans doute plus efficace à détourner l'attention de la bestiole qu'à chercher à la maîtriser personnellement.

Et pour ça, la gravité était son alliée. C'est-à-dire qu'il n'avait pas forcément besoin d'aller directement au contact de sa cible, il pouvait se contenter de lâcher quelque chose pendant qu'il volait au-dessus. Croyez-le ou non, mais c'est ce qu'il fit. Notez d'ailleurs que le MJ a clairement écrit que c'est ce qu'il a fait, donc ce serait étrange que vous ne le croyiez pas. Bon, après, libre à vous, hein.

Son idée était d'abord d'attraper une grosse pierre entre ses serres pour bombarder le Coureur, mais il ne vit de facilement transportable dans les environs immédiats... Et il n'avait pas le temps d'aller voir trop loin. Il simplifia donc ses munitions : grattant tout bonnement la pierre, la Harpie eut tôt fait d'amasser assez de sable pour pouvoir en mettre plein la vue au gros zozio.

Apparemment, cela avait suffi pour que les cornus mettent un terme à l'affolement du Coureur. Et tout-à-coup, la bête fut beaucoup plus calme.

C'était la première fois que Fœkaos participait à une chasse à un si gros gibier. Il était plutôt satisfait d'avoir pu apporter sa patte perso à la tâche : il ne savait pas encore s'il avait été vraiment utile, mais il savait qu'il avait participé. D'ailleurs, certains peaux-rouges avaient hoché la tête avec un faible sourire à l'attention de la Harpie. Oui, c'est comme ça que je comprends cette approbation sobre mentionnée par le MJ. Si vous aviez imaginé autre chose, tant pis, maintenant, c'est ça.

Bref, toujours est-il qu'après une bonne boustifaille, suivie d'une tout aussi bonne nuit de repos, où d'autres que Fœkaos se chargèrent de surveiller les alentours, la Harpie reprit enfin sa mission d'éclaireur : au niveau du sol, à quelque distance de là, se trouvait une grande paire d'ailes blanches, lesquelles appartenaient probablement à une créature qui devait tourner le dos à Fœkaos...

Bon, allez, maintenant que j'ai bien sagement retracé la manière dont mon pioupiou a vécu les événements narrés par notre bien-aimé MJ, je crois qu'il est temps de vous raconter un peu d'inédit. Oui, je sens bien que vous commenciez à vous endormir, sinon. J'ai compris, très bien : on passe à la suite !

En tant qu'éclaireur, Fœkaos songea qu'il était de son devoir de vérifier de plus près de quoi il s'agissait, afin de savoir quoi dire à la squaw en chef sur le sujet. Sans réelle méfiance, la Harpie s'approcha donc de ces ailes intrigantes, restant relativement proche du sol.

Comme vous vous en doutez sans doute (si, si), il put peu à peu distinguer une fort belle cascade de cheveux blonds bouclés. Le propriétaire de la paire d’ailes se trouvait au bord d’un étang... Et au bord dudit étang, à deux ou trois mètres de la personne, se trouvaient soigneusement empilées diverses pièces de métal. Pour ma part, j'y vois une armure très complète, mais je crains malheureusement que Fœkaos ne soit pas assez versé dans le domaine pour faire cette déduction.

Là, il me semble d'ailleurs important de noter que Fœkaos ne pouvait percevoir le monde qu'avec ses trop maigres connaissances. Ainsi, alors que lui voyait une créature mi-Humaine, mi-Harpie, je suis certain que vous aurez reconnu un ange en cette jeune femme blonde, avec tout ce que cela implique... Et dont mon pioupiou n'avait alors aucunement conscience.

Au passage, je vous saurai gré de ne pas trop vous rincer l'œil : ce n'est pas parce que la demoiselle est encore presque nue (on vous laisse imaginer les ailes, ça doit pas être impossible) qu'elle est inoffensive. Pour vous en convaincre, je vous laisse admirer sa musculature : regardez ça, la hache qu'elle vient de prendre en main conviendrait bien à un Minotaure ! Bref, évitez de trop me l'énerver en la reluquant trop ouvertement. Et toi, Fœkaos, s'il-te-plaît, ne te laisse pas abattre bêtement. En fait, on va faire plus simple : ne te laisse pas abattre du tout.

Heureusement pour moi, mon piaf s'écarta un peu au moment de se poser à côté de cette créature ailée : bien qu'il ne se méfiât pas plus que ça de la jeune femme (ça avait des ailes, ça ne pouvait logiquement pas être méchant, n'est-ce pas ?), il savait que cet objet coupait et préférait se donner le temps de réagir en cas de geste malencontreux. Quant à l'ange, elle était plutôt surprise de rencontrer une Harpie sur cette île qui n'était pas censée en abriter : si vous rencontriez un monstre absent de votre table des rencontres, vous auriez sans doute un moment de doute, vous aussi. Elle pointa son arme en direction de l'intrus :


« Ok… Alors pour commencer, qu’est-ce que tu fous là, le piaf ? »

Soucieux de ne pas compromettre la mission en trahissant la présence des cornus, Fœkaos répondit le plus naturellement du monde :

« Bonjour madame, excusez-moi de vous déranger blablabla... Je suis à la recherche de Kate, serait-ce toi ? »

Je sais, ça peut sans doute paraître très con de tomber si facilement dans le jeu du MJ, mais le bougre ne s'y est trompé, c'est effectivement le genre de détails sur lesquels Fœkaos est plutôt prévisible. En même temps, il vient de découvrir une créature mi-Humaine, mi-Harpie, comment voulez-vous qu'il réagisse ? Je crois qu'il ne veut surtout pas risquer de gâcher quoi que ce soit, en fait... Bon, au moins, il sait qu'il faudra la faire chanter avant de la suivre... Enfin, si elle prétend être Kate, du moins, parce que là, elle a juste l'air de pas répondre.

Genre carrément pas, même... Traditionnellement, je crois bien que c'est ce qu'on pourrait appeler un silence pesant. Oui, parce que Fœkaos était de son côté suffisamment impressionné par cette femme pour ne pas oser interrompre ce silence trop tôt. Du coup, je dirais qu'il y eut bien trente secondes sans que rien ne se passe. Et quand on attend une réponse en se regardant avec méfiance, ça peut être long, trente secondes de silence.

Bon, finalement, l'ange se décida à réagir : redressant un peu son arme, elle sembla lever un sourcil (si tant est que les anges aient des expressions faciales aussi abouties). Ah oui, pour le coup, tu parles d'une réaction, je suis vraiment très impressionné. Sans doute moins que Fœkaos, cela dit, qui préféra rester sur ses gardes, prêt à s'envoler au moindre mouvement suspect de la hache.


« C’est une sorte de blague kamikaze ? »

« Non, c'est une chanteuse. »

« Évidemment, et pourquoi tu la cherches ? »

Ho ho ho ! Petite naïve ! Tu sembles ne pas savoir que Fœkaos a suivi quelques leçons données par Jazz en personne. Et je ne sais plus si je l'ai déjà mentionné, mais avec un peu de bonne volonté, il lui arrive de plutôt bien retenir certaines leçons. Après un moment de réflexion, il répondit donc :

« J'ai répondu à deux questions, c'est à ton tour, maintenant : qui es-tu ? »

Intérieurement, je crois que Fœkaos était assez fier de mettre en application ses leçons. Même si je ne suis pas sûr qu'il était vraiment en position de faire le malin, au moins, il essayait, c'était déjà ça. En tout cas, constatant l'immobilité de son vis-à-vis, l'ange en profita pour récupérer une étoffe par terre, qu'elle enfila au niveau de sa poitrine, probablement pour la maintenir en place. S'attachant les cheveux, elle répondit enfin :

« Je suis Jean. Enchantée, tu vas être ma première Harpie. »

Ici, le MJ m'a fait remarquer qu'il fallait prononcer ce nom à l'américaine. Oui, on pourrait supposer qu'il cherche à suggérer à l'ange de mettre un pantalon ou bien simplement dire qu'elle résiste bien aux poisons (dont alcools), mais je crois qu'il s'agit plus simplement de dire que l'ange Jean résiste bien aux maladies. D'ailleurs, il vaut mieux, à mon avis : parce qu'en sortant du bain, comme ça, et en restant toute mouillée dans le vent, elle aurait risqué de s'enrhumer, sinon, ce qui eût été ballot.

« Ça veut dire quoi, que je vais être ta première Harpie ? »

« Que je vais adorer cette expérience. Maintenant, envole-toi tu veux bien ? Ce ne sera pas drôle sinon. »

Là, Fœkaos hésita, pour plusieurs raisons. Certes, il n'avait pas vraiment compris la signification de la réponse de Jean, mais ce n'est pas ce qui le tracassait. Il se souvenait qu'elle lui avait posé une troisième question, tout-à-l'heure, mais ne parvenait pas à se rappeler laquelle : devait-il quand même y répondre, maintenant que c'était son tour ? En plus, elle venait de lui demander s'il voulait bien s'envoler, non ? Là encore, que devait-il faire de cette question ?

Finalement, l'ange Jean coupa court aux hésitations de la Harpie Fœkaos en abattant violemment son arme sur un petit rocher, qui fut littéralement pulvérisé lors de l’impact.


« VOLE ! »

Comprenant tout-à-coup le message très motivant que la blonde en bikini cherchait à lui faire passer, le chanteur prit la décision de s'envoler. Juste comme ça, par plaisir...

Au même instant, Jean déployait ses ailes, prête à suivre sa proie...

_________________
Crédit avatar : Megan Wyreweden.
Fœkaos, chanteur du Jazz Band, Apprenti Chanteclerc à la recherche de la légende déesse perdue…

Harpie (20) :Chant pur (6)Vision de l'aigle (3)Rudiments de vol (4)
Serres puissantes (3)Chant de guerre (1)Chant de séduction (3)


Dernière édition par Fœkaos le Mar 27 Sep - 23:19, édité 2 fois
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Jézabel
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MessageSujet: Re: [Jazz Band] Opération Goéland !   Dim 25 Sep - 11:51

Leur hôtesse leur offrait le gîte et le couvert. Voilà une idée qui était bonne. Après leur petite discussion, elle demanda à Quentin de les mener à leur chambre. C'est comme ça, qu'elles se retrouvèrent dans une chambre au deuxième étage, munie d'un lit double. Why not ?

Jazz était entrain de faire un doux rêve quand elle sentit la main de June la réveiller. D'un geste de la main, elle lui fit signe de ne pas faire de bruit. Notre héroïne ne comprenait pas pourquoi mais, elle suivit l'instinct de sa garde du corps et se leva en silence. Elle récupéra ses affaires et une trentaine de seconde plus tard, la porte s'ouvrit tandis qu'un cri provenant de l'autre bout du couloir retentit.

Mais comme un soufflé qui retombe à la sortie du four, leur irruption dans la chambre n'eut pas l'effet escompté... Ils eurent beau sortir prestement leur matraques, et crier :


« Mesdames, vous êtes en état d’arrestation. »

* Encore ! Je crois bien que ça va pas être possible... *

Ça non alors, Jazz n'était pas décidé à se faire arrêter maintenant. Elle n'avait pas encore atteint l'objectif qu'elle s'était fixée et, de tout manière, il était hors de question qu'on l'arrête sans lui avoir dit la raison et ses droits. Cependant, les quatre hommes qui lui faisaient face ne semblait pas disposé à l'écouter palabrer sur les choses de la vie aussi après un regard à June, elle se décida à passer à l'action et attrapa à la hâte le drap de flanelle gris...

« Nous en voulez pas mais, je crois qu'on va vous fausser compagnie. C'est qu'on a des choses à faire voyez vous. »

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June
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MessageSujet: Re: [Jazz Band] Opération Goéland !   Dim 25 Sep - 12:32

Il y avait trop d'activité nocturne au goût de June, assez pour que cela la réveille. Pour une fois qu'elle avait un bon lit, il fallait se douter que ca n'aurait pas pus durer...
Pour June il n'y avait qu'une explication possible, elles avaient été trahis et il n'était pas bon de rester ici.
En hâte elle réveilla sa protégée lui sommant de ne pas faire de sons, puis se déplaça jusqu'à la fenêtre pour vérifier la hauteur et ce qui les attendait en bas :
De la terre meule d'un jardin et pas de garde à l'horizon, par contre une chute de 2 étages ce qui équivalait environ a 4-5m.

*Décidément, j'ai pas de chance avec les hôtels en ce moment...*

L'escalier du premier étage grinçait, plus de temps à perdre.
June tira sur les draps du lit, le drap house compris, ce qui leur faisait un drap chacune. Elles n'avaient pas le temps d'attacher les draps comme des princesses de conte de fée, 2 étages ca se monte assez vite.
Le hurlement de la blonde lui confirma ce qu'elle craignait, ils arrivaient et vite.
June attrapa son drap de la main gauche en le tenant par ses deux extrémités tandis que de la seconde elle avait dégainé son Katana.
Leur porte de chambre s'ouvra dans un grand fracas, laissant apparaitre les 4 hommes armés.

« Mesdames, vous êtes en état d’arrestation. »
« Nous en voulez pas mais, je crois qu'on va vous fausser compagnie. C'est qu'on a des choses à faire voyez vous. »

L'attitude de Jazz ne la surprenait pas le moins du monde, mais elle continuait toujours de l'amuser.
June restait entre Jazz et les nouveaux arrivant pour les tenir à distance en attendant que sa protégée puisse s'enfuir.

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Dul'aag
Hyperactif
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MessageSujet: Re: [Jazz Band] Opération Goéland !   Lun 26 Sep - 0:52

Dul’aag était content. Il baladais sur son épaule une patte d'autruche, le marteau à la ceinture. Il se disait bien que, durant cette expédition, il trouverait de quoi s'équiper. L'avantage de la patte d'autruche, c'est qu'on pouvait la prendre par la cuisse et cingler des griffes, l'utiliser comme fléau, et même casser la graine. Et cette autruche était particulièrement bonne. Rien n'avait de goût plus incomparable que le gibier fraichement chasser de ses propres mains. Normalement, la viande sur la patte risquerait de dauber avec le temps, la chaleur, le voyage les intempéries les maladies et la saleté, mais non. Pourquoi? Comme dit plus haut, la viande de coureur était excellente. C'est ainsi que, le lendemain du festin, Dul'aag Foekos et les Tiefling reprirent la route, le premier toujours en train de casser la croûte avec son arme multifonction. L'oiseau à plume -étrange.- s'envola une fois de plus vers d'autres cieux, et pendant que Dul'aag et ses amis se promenaient dans les hautes herbes, un rocher sauvage apparaît.

Dul'aag, GO !

Dul'aag lance griffe ! Dul'aag frappe le rocher avec sa patte de Coureur . . .
. . . aucun effet sur rocher ennemi .

Dul’aag lance pietinement! Dul'aag grimpe sur le rocher et danse . . .
Ce n'est pas très efficace .

Dul'aag se sent con . Dul'aag tente de fuir. Fuite impossible. Dul'aag descend du rocher et le soulève...
Coup critique ! ! ! C'est super efficace ! Rocher ennemi est K.O

Résumé de l'aventure: Dul'aag n'a pas gagné de niveau, n'avait pas de balles à lancer sur le rocher, et somme toutes, le rocher n'avait rien -mais vraiment rien hein?- de bizarre. En tout cas tout -mais vraiment tout hein?- de normal. Cela dit de deux choses l'une:
Depuis son promontoire, il a aperçut un renfoncement sombre dans le flanc du canyon et une petite fleur touffue sur un promontoire rocheux qui étaient invisible de leurs position précédente.
Sous le rocher, finalement il y avait des insectes. Des blattes.

*Tiens tiens. Peut être est-ce là ce qui rendait ce rocher si étrange. Il y avait une présence qui émanait de ce rocher et le pouvoir mystique des Tiefling l'avait démasqué.*

Le Minotaure avança la main et saisit une de ces petites blattes, gigotantes de toutes ses petites pattes et la mangea. Ça n'avait pas beaucoup de goût, ça craquait entre la langue et le palais, et ça donnait la chiasse. Oui, ces blattes étaient magique, sans aucun doutes. C'était des insectes qui donnait de formidables troubles de la digestion. Le cornu décida, tout à son examen approfondis du rocher et de ses mystère, d'en récolter quelques unes. Ce seras une arme pour faire pression sur n'importe quel être vivant. Il se tourna vers ses compagnons de routes.

« Attendez! Ce renfoncement à l'air bizarre. »

Ils s'étaient bien foutus de sa gueule tout à l'heure. Avoir peur d'un rocher quoi... Il invita un tiefling à lui retourner la pareille en argumentant que "les ombres, ça les connais" et à aller jetter un oeil.

*Chacun son tour.*

Les tieflings semblent un peu vexer. Cela dit la curiosité l'emporta et l'un d'entre eux s'engouffra à l'intérieur. Quelques secondes passent, quand les cornes du tiefling réapparurent faire leurs rapport. C'était une galerie soutterraine à la destination inconnue. Dul'aag lui demanda si c'était une galerie naturel, mais le tiefling, très utile, répandit son ignorance si bien que Dul'aag dut y jeter un coup d'oeil par lui même. C'était une grotte tout ce qu'il y avait de plus banal. Il proposa tout de même de l'explorer, mais on lui fit remarquer que le capitaine Jazz et le reste de l'équipage attendait. Donc la troupe se remit en marche.
Le groupe avançait dans le canyon quand une forme ne ressemblant pas à la rare végétation ni aux rocher du paysage criait son intrusion dans le panorama. Même la texture trahissait que c'était une forme habillé, et allonger. Et humaine, accessoirement.

*Je croise vraiment peu souvent des Minotaures moi en ce moment. Je ne sais pas si c'est inquiétant.*

"Il dort ou il est mort?" chuchote un minotaure

Les thiefs s’approchent avec précaution. L'un d'eux émet une hypothèse qui se confirmait par la hampe qui dépassait de la nuque.

« Mort. »

Peut être. Ou peut être était-ce un homme qui dormait. Très, très profondément. Séraphine afficha un air sombre et chuchota :

« … le Goéland ? »

Dul'aag ne partageait pas cette angoisse. Du moins, en l'identification du corps. Que ce fut le Goéland ou non, son sort était fixé. Ils n'y pouvaient rien. Le seul impact que sa mort aurait put avoir, c'était de précipiter le terme de la mission. Ce qui n'aurait pas été pour lui déplaire. Dul'aag s'était familiarisé avec les canons du Chocard, et il avait hâte d'en essayer un, une bonne fois pour toute. Tout le monde eut l’air très tendu et hésitant à s’approcher du corps. Il était vrai que la menace était au rendez vous. Où se trouvait le, ou les meurtriers? Tout comme; où se trouvait la chose qui avait fait paniquer un coureur de quatre mètres de haut?
Dul'aag quitta la formation de Tiefling pour s'aventurer près du corps. Déterminer la fraicheur de ce dernier devrait déterminer la proximité du danger. Séraphine lui emboita le pas. Le Minotaure grimaça. Si c'était un piège, les cibles privilégiés serait celles qui seront les plus proches de l'appât. Une idiotie de risquer plus d'une vie. Une fois près du corps, le duo se partagea les tâches. Dul'aag surveillais les environs tandis que Séraphine mettait un genou à terre et retournait le corps. Il portait encore un message papier à la main.

« Ce n’est pas lui… et il est encore tiède ! À COUVERT ! »

Des silhouettes armés se découpèrent aussitôt dans la clarté du matin en haut du canyon et une unité de soldats au nombre d'un dizaine commençait à descendre la paroi en rappel derrière le groupe pour leur couper la retraite.
L'action s'était faite en un éclair, et tout le monde dut agir et penser le plus efficacement et le plus rapidement. Ce que Dul'aag fit dés qu'il aperçut le danger.

*Et merde.*

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Jimmy Westcliff
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MessageSujet: Re: [Jazz Band] Opération Goéland !   Lun 26 Sep - 2:20

« Alors, si je comprend bien vous vous promeniez en ville avec un tonneau de poudre, une dizaine de cartouches de poudre, du matériel d'allumage et une épée. Sachant que la garnison temporaire a réquisitionné toute la poudre pour usage militaire et que je ne me souviens pas avoir engagé de mercenaire, vous avez très certainement une explication courte, claire et valable à me fournir ? »


Les faits n'étaient pas en sa faveur. C'était pourtant une jolie cabine, avec une belle banquette en satin où il se serait bien assis, juste quelques secondes. Mais voilà que le gros moustachu ne le lâchait pas du regard, il commença à imaginer des tas d'histoires aussi grosse que lui et finalement décida que la vérité était déjà assez grosse pour qu'il ne le croit pas.


-"Etant poudrier de métier, j'ai toujours des cartouches de poudre et de quoi allumer sur moi, déformation professionnel si vous voyez ce que je veux dire. Quand au tonneau, je l'ai trouvé en rase campagne, j'avais le devoir de le ramener en ville"

Ce n'était pas la stricte vérité, mais peu s'en fallait. Le tonneau venait de la cale du Chocard qui n'était pas en ville, donc on pouvait dire que c'était la campagne. Quand a se qu'il voulait en faire ? Le poser en ville pour faire un beau feu d'artifice. Voyez il n'avait pas menti, je vous accorde qu'il s'est mal exprimé, mais peut t'on lui reprocher ?

-« C’est évident. D’ailleurs moi aussi je vais me balader de temps en temps dans la campagne à la recherche de tonneaux égarés. Ces choses là s’effarouchent facilement. Si vous n’avez rien à ajouter vous pouvez disposer de vos quartiers… »

Il se retint de sourire, la vérité avait parfois cette tendre mélodie de fantaisie, mais cela ne valait pas le coup de finir becté par les poissons. Il prit l'air outragé des gens honnêtes accusés de calomnies.

"Attendez, y'a des rumeurs qui circulent comme quoi les gens qui trouvent de la poudre pourraient être payer... un peu comme les infos sur le goéland quoi, moi je voulais juste gagner de quoi dormir au sec quoi"

Quitte à mourir autant savoir si ce fichu bonhomme était sur ce maudit rafiot.

« Mais oui c’est ça bonhomme, on paye les gens pour nous raconter des trucs sur les piafs du port. u__u »

Il soupire bruyamment.

« Qu’est ce qui m’attire des tarés pareils ces derniers temps… Bon aller, je suis pas chien : tu vas dormir au sec ce soir. Et puis je récupère toutes tes petites affaires pour les mettre en lieu sûr. »

Il l’ignore et fait un signe aux gardes d’un air las. Et là c'est le drame, il sent la corde se nouer autours de son cou, il ne peut pas passer la nuit ici. Une fois à l'ombre, on ne sait jamais vraiment quand on en sortira, il l'avait déjà vu auparavant. Des gars étaient mis au fer, et puis le capitaine les oubliait et une semaine s'était passaer avant qu'il ne s'en aperçoive. Malgré tout il avait réussis à arracher que le Goéland n'était pas connu de la garnison, où alors pas sous ce nom...


"Je préférais dormir, à terre, le roulis me vide les trippes..."

Les gardes se marrent, l’emmène un pont au dessous et le balancent dans une cellule avec plein de zoulis barreaux.

Il y a un seau dont l’odeur semble indiquer l’usage et de la paille répandue sur le sol pour l’humidité. Au milieu de la pièce un type avec des fers aux pieds se tient prostré par terre, le menton sur les genoux ils se balance d’avant en arrière en fixant le vide.


"Charmant"
Jimmy s'éloigne le plus loin possible du seau.

"C'est très cosy ici, c'est toi qui tiens la baraque ?" en s'adressant à l'homme enchaîné.

Celui-ci lève son regard vide au sens propre du terme vers le brûlé

Jim grimace

"Ca fait longtemps que tu loges ici ?"

-« Il a pris ma petite souris. Il me l’a pris. Ma petite souris. Il me l’a pris. »

L'homme recommence à se balancer en marmonant en continu les mots "petite souris" et "pris".

"Je vois...en effet c'est embêtant...c'était une souris des villes ? ou une souris des champs ?"

Cette homme n'a pas de sens de l'humour.
Dans un silence brisé de marmonnements déments, Jimmy regarde son voisin de paille et commence à se dire qu'il en a déjà assez vu. Il doit sortir d'ici, ne réussissant à tenir en place, il fait les cent pas à la recherche du plan parfait.

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Bases offensives (Rapière) : 2 / Endurance : 2
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MJ

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MessageSujet: Re: [Jazz Band] Opération Goéland !   Mar 27 Sep - 2:49

Base Jumping

Ça alors ça n’allait pas du tout. Non seulement ils avaient complètement foiré leur entrée, mais en plus malgré leurs triques menaçantes la donzelle leur riait au nez ! Les filles d’aujourd’hui ce n’est décidément plus ce que c’était. Apparemment l’idée qu’il fallait normalement obéir aux injonction des membres des forces de l’ordre n’avait pas encore pénétré ces jeunes femmes. Bon, qu’à cela ne tienne, il allait falloir les raisonner vigoureusement…

PROCES VERBAL a écrit:


Gendarmerie de la garde temporaire.
Île aux Coureurs.

OBJET : Interpellation nocturne d’un groupe d’individus suspects.

Je soussigné : Soldat d’infanterie Dédé.
Agent du Gouvernement, dûment agréé et assermenté, en fonction au poste de Garde temporaire de l’île aux Coureurs, rapportons les faits suivants que nous avons constatés en uniforme et conformément aux ordres reçus :

CONSTATATIONS ET FAITS :
Avons pénétré l’établissement sous couvert de la nuit. Avons effectué le parcours prévu pour faire face à la cache des suspects conformément aux informations transmises par les services de surveillance des nuisance terroriste et d’appel à témoins pour l’office de la tranquillité.
Avons eu recours aux moyens appropriés pour passer la porte.
Deux femmes, âge moyen, poids inconnu, nous faisaient face. Avons annoncé arrestation et essuyé un refus d’obtempérer par suspect n°1.
Suspect n°2 armé : arme non-réglementaire de type tribale.

En connaissance des faits ci-décrits, avons décidé la nécessité d’un recours à la force.
Avons entamé une manœuvre réglementaire d’avancée ordonnée dans le but de procéder à une immobilisation bi-vectorielle longitudinale par le bas des deux individus sus-mentionnées.

Avons perdu le fil de l’opération suite à l’atterrissage non programmé d’une pièce d’étoffe sur notre chef.

Le Soldat d’infanterie DÉDÉ.

Le premier soldat se débattait dans le rideau de lit que Jazz venait de lancer sur sa trajectoire. Il était le premier à s’être précipité sur elle tandis que le second qui l’avait prise pour cible peinait encore à se frayer un chemin parmi les meubles jusqu’à elle. Les deux autres s’étaient dirigés vers June.
Elle avait au moins une bonne poignée de secondes d’avances et il ne lui en fallait pas plus. Écartant les bras pour former une poche avec le drap de lit qu’elle avait arraché, elle le secoua un peu pour le gonfler et sauta par la fenêtre.
Jazz jouait les filles de l’air.

June s’était placé devant Jazz pour couvrir sa retraite. Seul le garde le plus enthousiaste avait réussit à tromper sa vigilance, sans grande conséquence.
En revanche les deux qui s’avançaient vers elle étaient plus prudents et déterminés. Elle devait les garder à distance juste une seconde de plus. Sauf que le plus proche profita de cette seconde pour envoyer son gourdin entre ses seins, au niveau du plexus. Handicaper rapidement la jeune femme pour l’empêcher de résister à leurs assauts, voilà qui était une bonne idée. Sauf que June était prête, elle fit un pas sur la droite, laissant filer le coup d’estoc, et assena à son tour un grand coup de manche sur la nuque de son adversaire. Un peu faible pour le mettre à terre mais suffisant pour l’étourdir.
Ne demandant pas son reste elle franchit la fenêtre à son tour, suivie du draps de dessous de lit. Lequel allait disparaître quand un des deux larron restant, n’écoutant que son courage et sa dévotion, le rattrapa in extremis.
June était dans de beaux draps.

Alors, là votre MJ a du se creuser la cervelle pour savoir dans quel état exactement ce petit monde arrivait cinq mètres plus bas. Parce que le coup du parachute, ça marche bien dans les dessins animés, mais dans la vrai vie c’est tout de même nettement plus compliqué. Je vous mets d’ailleurs au défit d’obtenir une poche d’air correcte avec un drap et seulement deux mains, elle s’aplatit dès que vous faites un mouvement brusque. Mais c’est tout de même mieux que d’avoir sauter sans rien, alors…

Jazz se rendit compte à mi-parcours que son stratagème ne ralentissait pas sa chute autant qu’elle l’aurait voulu. Les dixièmes secondes qu’il lui fallut pour atteindre le sol lui parurent donc très longue et elle eu le temps d’entrevoir une vérité existentielle : ça allait faire mal.
Seulement, le sol en bas était meuble, un sol souple et bien entretenu avec un gazon épais et doux sous la plante des pieds. Aucun craquement discourtois ne fut donc à déplorer, mais la capitaine en fut quitte pour des jambes tremblantes et engourdies par le choc, des paumes douloureuses et des traces d’herbe sur ses vêtements. Elle parviendrait à se relever d’ici quelques secondes si tout allait bien et ne devrait pas garder de séquelles durables. Mais nul doute qu’elle aurait beaucoup de mal à cavaler cette nuit.

June n’eut pas à se faire le même genre de réflexion. Elle fut stoppée net à mi-parcours et en levant la tête elle put voir un jeune homme au visage congestionné par l’effort et la peur. Un bleu qui tenait à accomplir son devoir au péril de sa vie. La ronin se retrouvait donc en fâcheuse position, suspendue ainsi dans le vide.
Depuis son point de vue privilégié cependant, elle put voir une silhouette apparaître discrètement d’une porte de service derrière la maison et se précipiter en direction de Jazz qui récupérait encore au sol.

Le retour le la momie

Notre petit Jimmy passait quelques heures bien au frais. Quelques heure en effet. Qu’il ne vit pas passer tant il était concentré sur les différentes possibilités qu’il avait de s’enfuir. Il trouva quelque chose en fouillant méticuleusement la paille de ses doigts. Un trésors !? Le saint Graal !?
Une cuillère ! … tordue.

Il avait un plan !

Malheureusement, dans l’atmosphère sombre de l’intérieur du navire et avec l’inactivité certaine qui régnait dans cette partie du bateau ; le tout couplé au métronome incessant de son voisin ; il finit par ce rendre compte que la nuit était tombée et qu’il avait déjà bel et bien manqué son rendez-vous avec les deux gentes dames de son équipage. (Lesquelles ne l’ont de toute manière pas attendu si vous vous souvenez bien.)
Qu’à cela ne tienne, il s’attela à crocheter la serrure de sa cage à l’aide de la cuillère. N’ayant aucune compétence de crochetage et utilisant un outils particulièrement inadapté, cela n’avait aucune chance de marcher. Mais ça l’occupa le temps que l’activité renouvelée indique que le matin se profilait. Et que donc les gardes seraient probablement suffisamment alertes pour être suffisamment alertés.

Car le désormais célèbre Bandelette-Boy n’avait pas dit son dernier mot. Ça non. Et comme il ne l’avait pas dit, il put s’exclamer bruyamment qu’il y avait le feu sur le navire !

Que, que, quoi ? D’où il sort ce feu ?! Oo
Revenons un peu en arrière. Jimmy avait remarqué que les bandes qui avait été en contact avec le tonneau qui l’avait amené ici étaient imprégnées de résidus de poudre. Il déroula donc la bande de sa main et l’enroula autour d’un fétu de paille. Puis à l’aide de la cuillère en fer il s’attela à créer une étincelle en la frottant et en la frappant contre les barreaux de sa cellule. Outre faire un ramdam pas possible, cela finit par provoquer une petite étincelle qui enflamma instantanément la poudre de ce parfait allume feu.
Il lança ce brandon enflammé dans le coin le plus au fond de sa cellule et appela à l’aide.

Rusééééééé.

Car en effet, en entendant « au feu », même le plus stoïque des marins tombe dans la paranoïa sur un navire. Le feu c’est le pire ennemi. Le seul qui soit autorisé à bord est celui qui alimente la coquerie et qui doit être impérativement éteint avant chaque bataille, chaque tempête ou tout simplement quand personne n’est là pour le surveiller. Trois soldats descendirent aussitôt voir ce qui se passait. Et en voyant le feu partir, ils ne cherchèrent pas midi à quatorze heure. Ils se précipitèrent pour ouvrir la cellule et l’éteindre avant qu’il ne soit trop tard.

Cependant Jimmy renversa par inadvertance le sceau plein d’une mélasse indéfinissable et très odorante en direction des soldats. Le sol devint extrêmement glissant et la porte était ouverte. Un garde chuta, le second se rattrapa aux barreaux, le troisième plongea en direction de Jimmy.

La dernière ruse de notre grand-brulé pyromane consistait à hurler qu’il avait vu une souris pour rendre fou son voisin de cellule. Mais il n’en avait pas le temps. Et de toute façon c’était inutile.

Le plongeon du garde obliqua en plein vol quand l’homme qui était resté prostré jusque là lui écrasa la tête contre les barreaux en riant comme un dément.

« BWAAAHAHAHAHAHAHAHAAAA HAHAHA HUHU HAHAHA HEHEHEHE... héhé… huhuhu… t’es un bon toi.

Allez, maintenant on va chercher ma petite souris. »


La chaine qui aurait du l’empêcher de se déplacer correctement semblait avoir été tordue et usée jusqu’à céder. Il restait deux gardes dans la pièce qui avait regagné leur stabilité, et Jimmy venait de se faire un copain.

Promenade céleste, compagnie angélique, décors paradisiaque… mais que lui faut-il de plus ?!

En effet, Fœkaos avait judicieusement compris que s’il ne s’enfuyait pas à tire d’aile il avait de bonnes chances d’y laisser des plumes. Des plumes, des pattes, des ailes, une tête, alouette.

La harpie fit alors preuve d’une chose que personne ne se serait jamais, au grand jamais, douté qu’il possédait. Elle fit preuve d’intelligence. Juré, c’est ce qu’elle fit.
Elle plongea très vite pour aller tutoyer la surface d’un étang. Toute heureuse de voir que sa proie était bonne joueuse, Jean ne se fit pas prier pour suivre le chanteur. Histoire de le faire danser maintenant.
Elle tenait sa hache prête alors qu’elle accélérait, donnant de puissant coups d’ailes qui créaient de véritables dépression à la surface de l’eau. Encore quelques battement d’ailes et elle serait sur Fœkaos.

Soudain, elle fut prise d’un instant de doute : allait-elle le trancher en deux d’un puissant coup de hache afin de voir chacune des moitiés de harpie continuer à voler bêtement en rond avec une seule aile ? Ou bien serait-ce plus judicieux de lui tordre le cou à mains-nues afin de le garder intact pour qu’un taxidermiste puisse un faire une très belle décoration de salon ?

Mais il ne fallait pas vendre la peau du Fœkaos avant de l’avoir plumé. Il n’avait pas encore tiré ses dernières cartouches. Il laissa pendre ses serres qui frôlèrent la surface de l’eau, créant un grande vague qui surpris l’ange qui se prit les gerbes d’eau de plein fouet. C’était le bon moment !
Fœkaos utilisa une serre dans l’eau comme appui pivot pour se retourner rapidement et fonça à son tour sur Jean toutes serres dehors !

C’est alors que les gouttelettes d’eau se dispersèrent en tous sens et que la harpie fut chahutée par une violente bourrasque. Que venait-il de se passer ? Et bien tout simplement l’ange avait elle porté un monstrueux coup de sa titanesque hache devant elle, le souffle du mouvement avait fait le reste et la harpie qui s’était apprêtée à esquiver au plus près pour pouvoir attaquer derrière fut purement et simplement emportée comme un fétu de paille et repoussée à plusieurs mètres de là.
Ce n’était pas plus mal finalement : après avoir mi en marche une telle énergie cinétique, l’angelette semblait avoir bien du mal à rétablir son assiette et contrôler sa trajectoire. Cela laissait un peu d’avance à notre ami de plume pour essayer de rejoindre un terrain de jeu plus favorable.

Ils se dirigèrent donc, l’une poursuivant l’autre, vers une zone dense de pitons rocheux. Zone qui par ailleurs n’était pas indiquée sur la carte que Séraphine et Jazz avait consulté. Preuve que Fœkaos (qui n’en avait évidemment pas conscience.) était arrivé dans un endroit sauvage et peu connu de l’île.
Slalomant entre les formations rocheuses torturées par les vents incessants, il profita de sa plus faible envergure pour mettre en difficulté sa chasseuse. Mais malgré plusieurs manœuvres difficiles et frôlement incessants, l’ange ne lâchait rien.
Souhaitant tenter le tout pour le tout, Fœkaos se dirigea vers la base d’un pilier à l’air plus frêle que les autres et laissa trainer ses serres contre la paroi dans l’espoir de créer un éboulement. À défaut d’éboulement il relâcha à nouveau un nuage de poussière que ne put que subir celle qui le suivait.
Fœkaos tenta une nouvelle fois d’attaquer, mais cette fois Jean était prête. Quand la harpie fit mine de s’en prendre à son bras elle le tira à elle violemment. Il faut reconnaître à notre ami qu’il parvint par ce mouvement à entailler légèrement et érafler cruellement la peau sensible de la dame. En contre-partie, il se prit sa poitrine en pleine poire et à pleine vitesse.
Fœkaos ne teint sa survie qu’à un bonnet près.

Sonné il passa par dessous et commença à redescendre vers le sol tandis qu’en haut une jeune femme blonde se mit en tête de lui montrer comment on provoque un éboulement. Elle frappa le piton rocheux d’un grand coup de hache…

« Mince, j’y suis peut-être allé un peu fort. »

Jean prit de l’altitude et ne put que contempler impuissante son trophée en train de se faire réduire en charpie. Elle leva alors enfin les yeux vers le soleil qui était bien plus haut dans le ciel que lorsque Fœkaos s’était innocemment posé à côté d’elle. Et pour la première fois depuis lors, son visage exprima de la crainte.

Vous avez dit claustrophobe ?

Fœkaos était toujours en vie. Il est probablement bon de le précisé. Ne serait-ce pour qu’il soit lui même au courant de la chose. Il était toujours en vie mais l’éboulis l’avait coincé dans une sorte de caverne qui l’avait justement abrité.

« Bonjour visiteur des cieux. J’attendais ta venue. »

La voix était jeune, fraiche et douce.

[Désolé, c’est long, la partie de Dul’aag demain matin.
Il faut que je m’entraine à faire plus court.]

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MJ

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MessageSujet: Re: [Jazz Band] Opération Goéland !   Mer 28 Sep - 2:08

Soudain ! Une embuscade sauvage apparaît !

Le moment tant inattendu était donc arrivé. Car il était évident que le MJ ne s’abaissera pas à orchestrer quelque chose d’aussi prévisible qu’une attaque surprise dans un canyon. Il ne le fit d’ailleurs pas, car si vous avez bien lu le titre, cette embuscade est sauvage et ne relève donc pas de sa responsabilité.

Soudain il y avait du monde tout autour, et ce fut l’attaque !

Dul’aag justifia son appartenance au M.E.U.H. en utilisant le cadavre du messager comme bouclier. Alors que le minotaure soulevait sans cérémonie le corps dans les airs, le message que celui-ci tenait encore dans sa main s’envola. Séraphine fut à la réception, elle attrapa le papier au vol avant de disparaître.
Autour de Dul’aag le canyon était à présent vide à peine perturbé par quelques ondulations et reflets d’ombres. C’était aussi pour cela que le canyon était l’accès privilégié par les tieflings, à une heure aussi matinale l’ensemble du ravin était plongé dans l’ombre.

Laissé seul contre tous par la force des choses, Dul’aag essuya vite les premiers tirs. Enfin quand je dis qu’il essuya c’est plus une expression, car les deux plombs qui frappèrent son bouclier répandirent des éclaboussures fort tachantes que le minotaure ne regarda même pas. Un autre plomb vint s'écraser à ses sabots, il était beaucoup trop exposé au milieu du canyon.
Écoutant son vieil instinct de soldat (que tout cela remontait à loin !) il fonça en direction d’une des parois pour se mettre à couvert d’une corniche et n’être menacé plus que d’un seul côté. Nettement plus gérable.

Des homme descendaient rapidement la paroi en rappel. C’était bien ! Ça allait être son tour de jouer bientôt. C’est alors que quatre objets ronds rebondirent au fond du canyon. Qu’est-ce que c’était que…

FLASH !!!!

Une lumière blanche extrêmement vive aveugla tous ceux qui ne s’étaient pas couvert les yeux. Aussi connus sous le nom de : Dul’aag et l’ensemble des tieflings. Le minotaure sentit un légère piqûre au bras alors que ces yeux luttaient encore contre l’agression qu’ils venaient de subir. Rien de bien grave, un plomb l’avait écorché.
Quand il vit à nouveau il put voir que le canyon était éclairé dans ses moindres recoins. Bombes au phosphore. Aussi entrainés qu’ils fussent, les tieflings accusèrent le choc. Mais ils se remirent néanmoins rapidement, une zone d’ombre se forma très vite autour de l’un d’entre eux et commença à s’étendre en direction de ses compagnons. Nul n’était raison de paniquer.

Un sifflement transperça l’air.
L’ombre se stabilisa, incertaine.
L’ombre commença à refluer.
Un second sifflement transperça l’air.
L’ombre disparût.
Le tieffling s’écroula au sol.
Deux carreaux avaient percé sa poitrine.
Maintenant, on pouvait paniquer.

Si le minotaure avait pu apercevoir la scène du coin de l’œïl, il avait d’autres assaillants à fouetter. D’ailleurs, il y en avait un qui arrivait justement jus’au dessus de lui. N’écoutant que son cœur tendre de pacifiste militant, Dul’aag lui envoya un méchant coup de pied fouetté.

Si, si, c’est précisément ce qu’il fit. Je ne mens pas, il fouetta l’air à coup de jambe au dessus de sa tête. Il pouvait faire ça.
Bien sûr, le fait que ce n’était pas sa propre jambe la rendait beaucoup lus souple. À coups de dents le cornu-touffu s’était ménagé un manche de fortune dans cette arme de fortune et il fouettait l’air au hasard des articulations de la jambe de Coureur. Et ça pouvait faire très mal. Le soldat qui se prit un violent coup de griffe dans le fondement pouvait en témoigner. D’ailleurs il en témoigna :

« AAAAaaah ! » Shbrum !

Brièvement. Mais avec beaucoup de cœur.

« On dégage ! »

Séraphine tentait désespérément de réanimer la situation. Ils étaient tombé dans un piège parfaitement adapté à leur groupe. Ce serait déjà une véritable boucherie de tieflings si leur ami très visible n’avait pas monopolisé une partie des tirs avant que les grenades ne fasse leur office. Plusieurs d’entre eux avait néanmoins pris un trou de balle supplémentaire et saignaient, il ne fallait pas attendre que les mousquetaires aient le temps de recharger.

Du côté de la retraite, un cordon de soldat se formait, tous armés d’un sabre réglementaire. Il allait falloir enfoncer cette défense pour s’enfuir.
Ils avaient un minotaure pour ça.

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Dul'aag
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MessageSujet: Re: [Jazz Band] Opération Goéland !   Lun 3 Oct - 0:22

Il avait vus la lumière. Puis un petit point noir au bout. Il alla tout naturellement droit dedans.

*Non n'y va pas! N'y va pas!!!*

le point noir grossis et vint à sa rencontre. Au fur et à mesure qu'elle avançait, Dul'aag se voyais affublé d'un pantalon noir, d'une veste noir, de pantalon noir, d'un chapeau noir et de lunettes noirs. Sans parler des effets personnels. Un dieu minotaure se forma de cette boule noir et lui parla d'un voix prophétique. Son mufle noir gigotant sa longue barbe dans la lumière aveuglante.

« L'orchestre Dul'aag. L'orchestre... N'oublie pas... Jazz et... L'orchestre... »

La tête de Minotaure s'éloigna, la voix devint vieil écho. Bientôt la lumière blanche reprit ses droits, et se résorba d'un coup, comme aspiré dans un siphon. Le monde reparut devant ses sabots, et toute la catastrophe qui s'y déroulait.
Après avoir vérifié qu'il avait récupéré son accoutrement habituelle, Dul'aag dut réagir et évaluer la situation pour rester vivant. Par ce que personne ne l'aimait, pour le moment, hormis des plombs. En parlant de plomb, l'un d'eux flirta un bref instant avec son bras. Une ardente brulure en découlais. Pourtant ce n'était qu'un bout de fer. La puissance des armes à feu étaient toujours aussi terrifiante. Essayer d'arrêter les projectiles de face étaient toujours voué à l'échec. Dul'aag en avait vaguement souvenir suite à sa mutilation d'ivoire. Dévié la balle, voilà qui était plus facile à faire.

*faudra y penser à ça.*

Des hommes arrivèrent en rappel le long de la paroi. C'était bien. Ça allait être son tour de jouer. Il allait leurs botter les fesses comme il se devait. Et il leurs latta les miches. Tout du moins à l'un d'eux.

*Quel tristesse. Monter si haut pour tomber si bas.*

Les tirs avaient cesser, mais n'allaient pas tarder à recommencer. Les soldats ayant mit pied à terre s'étaient regrouper devant lui.

« On dégage ! »

Séraphine venait d'établir une fois de plus une évidence dissimuler dans chaque recoins des instincts de survit de Dul'aag. Dommage. Il commençait à y avoir de l'ambiance.

« Tiefling derrière moi! »

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June
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MessageSujet: Re: [Jazz Band] Opération Goéland !   Lun 3 Oct - 13:05

Jusque là, le plan avait plutôt bien fonctionné.
Si, si, ne vous fiez pas a l'allure pataude de June accrochée a un dessous de lit et à Jazz accroupie au sol avec ses jambes tremblantes.
Elles avaient réussit a quitter la chambre et sans grosse blessure, c'est déjà pas mal en soit... Mission completed!
June restait positive, du moins jusqu'à ce qu'elle aperçoive l'ombre se rapprocher en direction de Jazz.

WARNING WARNING! capuche non identifiée en approche de la protégée, terrain hostile. INTERVENTION d'urgence enclenchée!!

Alors que Jazz s'asseyait et s’époussetait les vêtements en riant, June lacha le draps de sa main tenant le sabre et coupa ce dernier pour atterrir avec souplesse. Le bleu lui avait fait gagné une bonne distance jusqu'au sol, et elle n'avait plus que quelques mètres à amortir.
Elle couru vers Jazz pour s'interposer entre l'intru et sa protégée.
Finalement, l'ombre se dirigea à sa rencontre et s’arrêta juste devant June.


« Vous-êtes complètement folles ! Venez vite, faut pas moisir ici ! »

Cette voix leur était connue, bien qu'un peu moins hautaine et désagréable.
Jazz se releva, et chercha à rejoindre June et Quentin, en boitillant


« C'est bien ce qu'on essaie de faire, mais vous n'étiez pas prévu dans le plan" »

June se retourna alors vers Jazz en attente des ordres. Elle se méfiait du maître d’hôtel, il y avait forcément quelqu'un qui avait dénoncé leur visite, et il n'y avait pas grande possibilité.

« Allons-y, il n'y a pas de temps à perdre. »

« … vous êtes agréable, c’est une surprise. Ahem, désolé il n’y a pas de temps à perdre, je connais une planque. Vous pouvez courir ? »

June aida Jazz à se déplacer en la prenant par la taille et en lui proposant son épaule gauche.
Elle garda son sabre en main droite, pour réagir au moindre soucis.


« Suivez moi, vite. »

Il les emmèna vers la porte de service qu’il a emprunté. Retourner à l'intérieur n'était pas au goût de June, mais elle suivait la décision de Jazz sans répliquer.
Ils entrèrent dans les cuisines, une porte vers la droite leur donnèrent accès à un scellier.


« Dépêchez-vous, ce passage a été prévu en cas de problème. Ça n’a pas sauvé Gaetan mais vos petites miches peut-être. »

Il entra, suivi du duo, il ferma la porte, le noir complet se fit (boooouh).
Il craqua alors un briquet et tendit sa torche à Jazz.
June gardait son sabre en main, mais le baissa un peu, rassurée de ne pas entendre les gardes derrière elle comme elle le craignait,

Après avoir marché dans un tunnel, ils finirent par arriver dans une pièce au mobilié spartiate avec une cache d’arme dans un coin et une bonne réserve de bouffe. Quentin leur fit éteindre la torche.
Pour le moment elles étaient à l'abri, finalement suivre l'homme s'était relevé être une bonne idée pour le moment.


« Je ne pensais pas que vous sauteriez par la fenêtre. Vous êtres complètement givrées, enfin bon. Normalement on devrait être tranquiles. Des questions ?»

« Fallait bien fuir d'une manière ou d'une autre.
Quel est cet endroit ? »


June gromella plus bas
« Et c'est pas comme si on avait eut le choix... »

« C’est juste une planque. Quand on joue les espions on prend ses précautions. Je ne vous apprend rien j’imagine. Le Goélan avait mis en place un petit réseau d’informateurs dont j’ai l’honneur de faire partie. En revanche il était le seul à communiquer avec… les vôtres. Tout allait pour le mieux jusqu’à récemment. »

Il commenca à préparer du café.

« Que c'est-il passé? »

« Ok, il a pas eu le temps de transmettre. Super.
Les bateaux de la Marine se sont pointé. Ils ont vaguement investit la ville, je ne sais pas si vous avez remarqué. Et avec les patrouilles et les anges dans le ciel, on a assez vite eu du mal à bosser normalement. »


June soupira
« des anges... il manquait plus que ça... »

*Cette fois ci, on est dans de beaux draps...*

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Fœkaos
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MessageSujet: Re: [Jazz Band] Opération Goéland !   Lun 3 Oct - 18:29

La bataille était inégale. Fœkaos savait voler, certes, mais il n'était pas non plus un champion des acrobaties aériennes comme nombre de ses semblables : jusqu'ici, il avait préféré se concentrer sur la pureté de son chant. Mais l'ange Jean, derrière lui, était une véritable arme volante, bien plus rapide et plus puissante que lui. S'il voulait s'en sortir, il allait falloir trouver une idée. Et vite !

Apparemment, cette situation de stress n'était pas une si mauvaise chose, puisque la Harpie parvint à utiliser son environnement immédiat à son avantage. Puisque Jean était plus rapide, il fallait réussir à utiliser cette vitesse contre elle. En l'aveuglant au moyen d'une vague soudaine, Fœkaos espérait pouvoir l'attaquer avant qu'elle ait le temps de réagir...

Malheureusement, il n'était pas un habitué du combat et n'avait pas envisagé de contourner le danger, affrontant donc Jean de face. Avec quelqu'un d'aussi puissant qu'elle, c'était une erreur, ainsi que le gros coup de vent qui suivit le lui fit comprendre.

Qu'à cela ne tienne, il fallait aller voir plus loin pour tenter autre chose. Après quelques minutes de poursuite dans les airs, Fœkaos atteignit un champ de roches au milieu desquelles il espérait bien pouvoir semer la chasseresse... Ce qui se révéla un nouvel échec. Dernière solution envisagée pour lui : tenter de provoquer une chute de pierres sur Jean. Bien sûr, le pauvre manquait cruellement de puissance pour ça... Un éboulement ? Ce n'était que de la poudre aux yeux... Il ne souleva que de la poussière avant de fondre sur la guerrière. Et cette fonte ne provoqua pas directement une avalanche de coups, non : l'inexpérience de Fœkaos lui valut de se faire assommer presque aussitôt.

Lorsqu'il reprit conscience, ce fut pour ne plus rien voir. En se réveillant, il regarda autour de lui : il y avait des pierres un peu partout. Comme le MJ l'a si gentiment suggéré, ce n'était pas bon pour la tranquillité d'esprit de Fœkaos.


« Bonjour visiteur des cieux. J’attendais ta venue. »

Regardant en direction de cette voix, Fœkaos vit finalement de la lumière : pour lui, c'était synonyme d'espace, ce pourquoi il tenta aussitôt de voler dans cette direction... Pour retomber aussitôt après s'être violemment cogné la tête contre le plafond. Arrivant ainsi à côté de la fameuse source de lumière, Fœkaos regarda donc de quoi elle avait l'air : une forme humaine, sans aile, assise en position du lotus et qui le regardait avec affection. Une femme d'âge indéterminé, à la fois très jeune et très âgée (là, on commence à comprendre que le MJ avait fumé) et qui semblait éclairée par des points lumineux mouvants : il ne manquait pas grand-chose pour parfaire l'ambiance. Cela dit, pour Fœkaos, dans un tel environnement, l'ambiance était plutôt à la crise de panique...

« Aouh ! C'est quoi, ici ? Je veux sortir ! »

La femme regardait l'homme-oiseau sans répondre. Ce qui n'allait pas l'aider à se calmer : affolé, il vola à l'aveugle, cherchant désespérément une sortie. Après quelques bosses supplémentaires, il cria de nouveau :

« Comment je sors d'ici ? »

« Aide-moi au lieu de rester là ! »

« Fais-moi sortir ! »


La fille se décida finalement à reprendre la parole de sa voix si jeune, fraîche et douce :

« Tu es seul maître de ton chemin, visiteur des cieux. Mais je serai à tes côté pour te guider. »

« Alors guide-moi vers la sortie ! Je veux sortir d'ici ! »

« Le voyage compte toujours plus que la destination. Ne soit pas si hâtif maître mire ad hoc. »

S'étant relevée, elle commença à marcher, tenant fermement sa source de lumière contre son ventre. Fœkaos de son côté, commençait tout de même à paniquer...

Bon, d'accord, c'est pas vrai, ça fait déjà quelques temps qu'il panique, là. Paralysé par la peur, il tremblait sur ses appuis.


« Je comprends rien ! Je veux juste sortir d'ici ! »

« Si tu as compris que tu ne comprends rien, tu as déjà compris l’essentiel. Raconte moi, comment es-tu arrivé ici, visiteur ? »

Voyant la lumière s'éloigner, le jeune chanteur tenta de suivre la femme, malgré quelques ratés dans ses pas, à cause des tremblements et de quelques faiblesses... Dans l'immédiat, il lui était plus simple d'essayer de répondre.

« Je... Je ne sais pas. Il y avait... cette femme... qui voulait me tuer... Et puis je me suis réveillé là. Tu... Tu vas me montrer la sortie ? »

« Je vais te montrer la voie. »

« J'étouffe ! Je veux sortir ! »
« On est où, ici ? Et qui es-tu ? »


Un sourire se dessina sur les lèvres de l'étrange inconnue.

« Petit oiseau qui s’épuise en tous sens, tu poses enfin les bonnes questions. Nous sommes au cœur de l’île aux Coureurs, dans les trésors laissés par le passage de l’eau sous la terre. »

Elle leva alors sa lumière pour éclairer un rideau de roche d’une multitude de lumières dansantes, semblables à celles dont elle se servait trouver son chemin.

« Je suis Sophie. »

Fœkaos s'arrêta, soudain pris de nausée. Ce ne fut qu'après un petit moment qu'il put regarde le rideau de roche montré par Sophie, sans rien comprendre à ce dont il pouvait s'agir. D'un autre côté, en pleine crise de panique, reconnaître des lucioles alors qu'on n'y a guère fait attention jusque là, ça me semble pas évident.

« Mon père souhaite te rencontrer. Les vents lui soufflent de bien inquiétantes nouvelles. »

En voyant Fœkaos nauséeux, elle lui souffla quelque chose au visage. De manière générale, je ne saurai trop vous déconseiller cette tactique, à moins d'avoir très bonne haleine. Pourtant, ici, cela ne fit pas vomir la Harpie aussitôt : la poudre le fit tousser, puis il se sentit vraiment bizarre. Non, jusque là, tout allait bien. Ce fut une sensation très étrange, mais de vous à moi, j'aurais du mal à vous décrire à quoi ça ressemblait, je n'ai encore jamais vu d'opiomane.

« Qu'est-ce qui se passe ? Je me sens bizarre... »

« C’est un cadeau, tu seras dehors avant même de t’en rendre compte. »

Et de fait, il fut dehors avant même de s’en rendre compte. Il comprit qu'il était à l'air libre lorsqu'il vit Sophie dévisser le flacon qu’elle tenant contre elle, laissant les petites lumières ailées s’envoler vers un étang.

« L'air libre ! Merci Sophie, qui que tu sois ! »

Un remerciement spontané ? Waouh ! Soit mon pioupiou fait des progrès, soit il est vraiment très reconnaissant envers Sophie. Tel que je le connais, je pencherais plutôt pour la seconde option. En tout cas, il se sentait beaucoup mieux et put enfin prendre le temps de regarder autour de lui.

Ils se trouvaient dans un vallon. Du genre vert tendre, contrairement à la savane que Fœkaos avait pu voir sur le reste de l'île. Et pour cause, le vent soufflait nettement moins dans les parages, comme la Harpie le constata bien vite.

Au centre du vallon se trouvait un étang. Au centre de l'étang de trouvait un îlot. Au centre de l'îlot se trouvait un bonsaï. Au centre du bonsaï se trouvaient probablement tout un tas de trucs, mais qui ne sont pas importants ici. Sophie se tint face à l’arbuste au milieu de l’îlot au milieu de l’étang au milieu du vallon et s'adressa alors à lui. Pour info, il paraît que ce bonsaï est le père adoptif de Sophie (si vous doutez encore que le MJ a fumé...).


« Père, je vous ai amené le visiteur céleste que vous aviez ressenti. »

Ne comprenant pas à qui Sophie pouvait bien parler, Fœkaos n'osa guère interrompre le moment de silence qui suivit. La femme ferma les yeux, l'air attentif, pour ne les rouvrir qu'un peu plus tard:

« Mon père souhaite connaitre le nom de celui qu’il accueille dans le Vallon Sacré. »

« ...
Mais où est-il ? À qui tu parlais ? »


« Ne juge pas selon les apparences ou les apparences jugeront de toi. Mon père te fait face dans toute sa sérénité ici sur son trône embelli d’eau. »

Ne comprenant toujours rien à la situation, Fœkaos restait en arrêt. Mais après tout, elle lui avait sauvé la vie, il n'avait rien à perdre à l'écouter en remerciement :

« Soit. Je suis Fœkaos. »

Un nouveau silence suivit, tandis que Sophie écoutait de nouveau son père.

« Mon père m’informe que ton cœur est pur et que ton verbe est fort. Tu es digne d’être le héraut de notre quête. Je dois t’emmener et t’expliquer. »

« C'est que... M'emmener où ? Je dois retrouver d'autres gens. J'ai déjà une mission. »

« Tu devras porter le message à ces autres personnes, ainsi personne n’ignorera ce message. »

« De quoi parles-tu ? »

« Suis-moi. »

Sophie sortit alors du vallon, en empruntant un petit tunnel et arriva face à la plaine occidentale de l’île. Là, elle continua d'avancer:

« Le chemin que tu as emprunté sous terre pour sortir à l’air libre n’est qu’un destin parmi d’autres. Il y en a plein cette île et la savane qui te semble plane et solide ici-bas n’est qu’une couche de terre fragile au-dessus d’un royaume souterrain. »
« Ces gens ne le savent pas, et ils s’apprêtent à commettre l’irréparable. »


Sur ces paroles, Sophie tendit le bras vers l’avant, désignant un petit campement de scientifiques dont Fœkaos voyait les tentes au loin.

« Que veulent-ils faire ? Et quel message devrais-je porter aux gens que j'accompagne ? »

« Il faut que tu… »

Un ricanement sonore l'interrompit. Fœkaos regarda vivement en direction du rire : de grosses bestioles progressaient dans les herbes hautes dans leur direction. Ces bestioles étaient sans doute aux hyènes ce que les Coureurs étaient aux autruches : moches comme des hyènes, puantes comme des hyènes et avec des mâchoires de hyènes, mais en beaucoup plus gros.

« Qu'est-ce que c'est ? »

« La mort qui vient me chercher. Envole-toi, danseur des cieux, seul tu ne risques rien contre ces créatures. L’abri du Vallon Sacré est à présent trop loin pour moi, tout se termine ici. »

« Mais je devais faire quoi ? De quel message parlais-tu ? »

Sophie cligna des yeux et regarda Fœkaos...

« Il faut demander le message à Père. »

« Mais je l'entends pas, j'ai besoin de toi pour lui parler. Si tu meurs ici sans me donner le message, je ne pourrai pas t'aider. »

Comprenant sans doute le problème, Sophie décida finalement de ne pas accepter la mort trop facilement : elle courut donc vers le passage pour se mettre à l’abri. Cependant, les trois hyènes se mirent à courir aussi. S'il voulait savoir ce que Sophie avait à lui dire, Fœkaos allait donc devoir retarder les hyènes le temps qu'elle n'arrive au tunnel.

Et ben c'est pas gagné.

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Jézabel
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MessageSujet: Re: [Jazz Band] Opération Goéland !   Mar 4 Oct - 10:38

«  Des anges, c'est la merde !
Comment ont-ils su pour notre "petite" visite ? 
»

* Les choses sont plus sérieuses qu'on ne le pensait...Ca craint. *

« J’en sais rien. Depuis qu’ils ont mis la main sur le Goéland les infos se font rares. Ils ne sont pas fous ces hommes, ils vont pas risquer leur peau quand le chef y est passé. Je sais pas non plus comment ils ont eu M. Laridé, il m’a juste confié qu’il vous avait contacté et qu’il y avait une urgence. On dirait qu’il avait raison. »

« Il semblerait qu'il y ait une taupe dans la place... »

Il vous sert du café (nous sans y avoir ajouté une pincée d’arsenic, pour le goût… nan bon, ok c’est du sucre.)

« Hum… de toute façon elle a déjà fait son office. Mais on a encore une chance de sauver Gaetan. Vous sembliez assez sûres de vous hier en affirmant vouloir infiltrer la prison. »

Jazz prend la tasse qu'il lui tend et en hume le contenu. Un bon café bien noir que l'odeur seule suffirait à réveiller un mort. Bon, leur petite course poursuite avait suffit à la réveiller et, elle commençait enfin à recouvrer une sensibilité normale dans ses jambes. C'est vrai, sauter du deuxième étage n'était probablement pas la meilleure des idées... Mais aux grands mots, les grands remèdes comme on dit...
Et, s'il y avait une chose de sûre avec Jézabel, c'est que quand elle avait une idée en tête, elle n'en démordait pas...


«  Je le suis toujours sûre de vouloir le faire. »

« Avec des anges dans le secteur, la priorité serait peut être de retrouver nos tieffling....d'autant que si la garnison est aussi importante, nous aurons besoin de leur aide. Nos visages sont connus à présent. »

Il vous regarde attentivement avec un air renfrogné (plus que naturellement disons.).Réveler qu'on était accompagné de tiefling n'était peut-être pas une idée brillante en tout cas, elle fit mouche.

« Ah… »

Il boit un gorgée de café.

« Des cornus… on peut leur faire confiance pour attirer l’attention des anges, c’est sûr. »

Il sort un carte d’une étagère.
Pour Jazz, il y avait fort à parier pour qu'il soit trop tard pour venir en aide aux tieflings. Si elles avaient été découverte, les probabilités étaient grandes pour que le groupe du ravin l'est été aussi.[i]

« Il doit être trop tard pour les aider... On ne peut que préparer le terrain. Et récupérer Mr Boum. »

[iQuentin étala la carte sur une table et en se penchant dessus Jazz constata qu'il s'agissait d'une carte de la ville. Voilà une chose qui leur serait utile. Prenant un morceau de charbon, il fit une croix à un endroit en disant :


« Vous êtes ici. » tout en faisant une autre croix, il poursuivit,
« La prison est au sous-sol de ce bâtiment. Les soupiraux donnent sur l’arrière si ça vous intéresse. »[/color]

June essaie de mémoriser la carte tandis qu'il la roule et la tend à Jazz.

« J’ai un boulot à faire moi même. Vous n’avez probablement pas besoin d’une nounou ? »

«  Non.
Qu'allez-vous faire ? 
»

Jézabel récupère la carte et la tend à June pour qu'elle la garde en sécurité. Elle avait moins d'affaires qu'elle, elle pourrait donc la ranger plus simplement.

« Il faut que je vérifie quelque chose. Vous avez besoin de temps pour rassembler vos forces il semble. Je vous propose de me retrouver chez McDorald, c’est à l’angle de la rue à 200m de l’hôtel de ville. Si vous avez besoin de renseignements, je vous conseille de passer par là et de dire que je vous envoie. »

Elle n'eut même pas le temps de le remercier que déjà, il quittait la pièce. Il était temps de mettre quelques stratégies en place ou au moins, voir ce qu'elles allaient faire par la suite.

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MessageSujet: Re: [Jazz Band] Opération Goéland !   Mer 5 Oct - 0:53

La bataille de zoug amag canyon :

C’est alors que chaque armée lança ses léviathans au cœur de la bataille !
Et ce fut la charge du bibine-fan ! Du cornu-touffu de guerre ! Du casse-centaure ninja ! Du gros-bout du chaos !
Bref, de façon très originale : Dul’aag fonça sur ses adversaires directs.

Et de façon très originale : cela fonctionna.
Prompt à la réaction les tieflings s'engouffrèrent dans le sillage dévastateur de leur grand copain de cornes et en l’espace de trois quart de poil de cul de grenouille le cordon de sécurité ne fut plus qu’un gloubiboulga de cris et de poussière… je développe :

En arrivant au contact le petit minotaure choupinet fit effectuer à son hochet (composé essentiellement d’une grosse papatte de Coureur) un puissant arc de cercle horizontal dégageant tout son côté droit. Les soldats déstabilisés ne bronchèrent néanmoins pas en voyant cette énorme cuisse de poulet foncer vers eux. Ils levèrent leurs sabres pour encaisser l’impact. Beaucoup de choses se brisèrent alors qu’il serait trop long d’énumérer ici, mais une chose était sûre : le environs immédiats du flanc droit de Dul’aag étaient dégagées et sa papatte inutilisable. Il la jeta donc.

En le voyant désarmé et distrait, un soldat sur sa gauche en profita pour l’attaquer d’un coup d’estoc. Quelque peut terrifié malgré lui par ce qui venait d’arriver à ses copains il ferma les yeux et fut extrêmement soulagé en sentant sa lame s’enfoncer distinctement dans de la chair. Il rouvrit les yeux tout sourire pour se retrouver face au cadavre défiguré du messager dont Dul’ s’était servit comme parapluie. Il hoqueta de surprise alors que le cadavre l’enlaçait langoureusement et lui faisait des bisous, l’entrainant au sol pour faire des cochoncetés. En effet Dul’aag avait projeté le cadavre sur l’ennemi le plus proche.

À ce stade là, c’était déjà devenu n’importe quoi. Grâce au désordre provoqué par l’arrivée du massif bovin, les tieflings avaient pu profiter de leur agilité légendaire pour engager des duels contre des soldats dépassés par les événements. Dul’aag s’arma alors de son fidèle marteau de forgeron et décida qu’il était temps de battre le fer tant qu’il était chaud. En recevant une piqure au flanc il décida qu’il allait appliquer son idée sur l’importun au bout du sabre. Et Bim ! Le soldat eu soudain l’impression d’avoir la tête comme une enclume, puis il se sentit rapetisser d’une bonne dizaine de centimètres, puis il s’envola au paradis. Ce nouvel adversaire écroulé, le bœuf put voir un boulevard devant-lui, la voie était libre.

Cependant comme ses amis eux étaient toujours occupés, il se retourna pour les aider. C’est comme ça qu’il fut le premier à le voir.

Une ombre gigantesque se dirigeait à grande vitesse vers la mêlée. Deux ailes majestueuses qui masquaient le soleil. Impuissant, le minotaure ne put qu’assister à l’attaque qui se déroula en un instant sous ses yeux. Séraphine était en train de ferrailler contre un soldat qui contenait tant bien que mal ses assauts, encore quelques mouvements et elle et les autres tieflings pourraient se dégager de cette nasse qui avait été tendue pour eux. Un pied atterrit soudain dans le dos du soldat qui fut projeté ventre en avant sur les lames de la capitaine. Les armes profondément plantées lui furent arrachées des mains par le poids du cadavre tout frais. Quand elle releva les yeux ce ne fut que pour apercevoir un sourire, puis une douleur aigüe à la tempe l’envoya dans les ténèbres.

« Séraphine ! No- »

Le cri du marin se termina dans un gargouillis écœurant. Un carreau venait de lui apprendre qu’on pouvait avaler pis que des mouches en ouvrant aussi grand la bouche.
Une lumière aveuglante dilua la scène avant de s’éloigner dans un vent violent. Il ne restait que le papier du messager là ou se tenait Séraphine. Plus de temps à perdre, les survivant n’avaient plus d’autre choix que de foncer vers la grotte qu’ils avaient vu un peu plus tôt (et que le MJ avait placé là totalement par hasard). Ils se dégagèrent, une main habile emporta le dernier héritage de la cornue (le papier) et le groupe mené par Dul’aag s’enfonça dans les ténèbres au terme d’un sprint de compétition.

Comme un air de Taupe-gun :

L’éventuelle consommation de drogue du MJ est une information classé secrète et vous n’avez pas l’accréditation suffisante pour y accéder. En revanche, la fameuse Sophie laissait peu de doutes au sujet de la sienne.
En réalisant soudain qu’effectivement, dans la mesure où les gens n’entendaient habituellement pas ce que disait son père (alors que pourtant il s’exprimait parfaitement bien, malgré un léger accent auvergnat), sa mort imminente méritait d’être mise en attente un moment. Sinon c’était con.
Elle courut alors avec toute la vitesse de ses petites jambes de vieille jeune (ou de jeune âgée, c’est selon) en espérant atteindre le tunnel avant que les hyènes n’aient atteint ses entailles juteuses. Ce qui pour le moment était très mal engagé.

C’est alors que l’ONU autorisa des frappes tactiques et que l’armée de l’air s’en mêla. Fœkaos dit alpha-pioupiou, engagea une manœuvre d’attaque en direction de la hyène de tête qui en le voyant arriver bondit pour le croquer. En vain : il avait redressé son appareil à temps pour être à l’abri de toute représailles sol-air. Cependant, les deux autres hyènes n’avaient pas ralentis et se trouvaient à présent en tête et continuait de grignoter le terrain pour grignoter Sophie.

Alpha-pioupiou songea alors à harponner l’arrière train de ces bestioles. Problème : leur arrière- train était ridiculement bas par rapport à leur avant-train ce qui exposait la harpie à finir littéralement dans la gueule du loup si la hyène se retournait en pleine course. Il renonça donc à cette option.

Mais alpha-pioupiou n’était pas un pioupiou d’élite pour rien. S’il ne pouvait ralentir les hyènes, il accélérerai Sophie. Se dirigeant à ras du sol derrière cette dernière il la poussa de la tête dans le dos pour qu’elle aille plus vite et laissa trainer ses serres par terre pour soulever un nuage de poussière dans la figure des hyènes.
Cette tactique eu deux effets très probants :
- Les serres d’alpha-pioupiou caressèrent l’herbe de la savane en ne soulevant rien si ce n’est quelques sauterelles.
- Sophie ne pu suivre le rythme et trébucha pour s’étaler dans les mêmes herbes.

En voyant que sa mission risquait d’être une bévue sanglante pas plus tard que dans pas longtemps, alpha-pioupiou enclencha la procédure d’urgence. Il attrapa les bras de Sophie dans ses serres et la souleva/traina sans ménagement en direction du tunnel qui les avait menés là. La jeune vieille femme réussit à courir en faisant de grands bonds grâce à la traction du treuil de l’appareil d’alpha-pioupiou. Ils arrivèrent alors à l’entrée du tunnel, l’haleine fétide des hyènes leur sortait presque par les trous de nez tant ils avaient leurs mâchoires au cul, mais oui ! Ils y arrivèrent !
Alpha-pioupiou replia ses ailes pour passer dans le tunnel et entama une manœuvre dite "gros crash en beauté mais avec la classe du survivant déchiqueté".

Il y avait du monde dans le Vallon-Sacré.
Sophie se releva, recouvrit nonchalamment les entailles fraiches sur ses bras avec ses vêtement, s’épousseta brièvement et leur sourit rêveusement :

« Bonjour visiteurs des souterrains. J’attendais votre venue. »

Les tieflings se regardèrent sans comprendre. Le minotaure quand à lui devait se demander quel était le pourcentage de chance que ce tunnel débouche ici.

Deux cocottes dans un nid douillet :

Après le départ de Quentin, les deux jeunes femmes ne se sentaient pas trop pressées par les événements. Elles avaient été réveillées très tôt ce matin et étaient encore toutes grognonnes de s’être levé du pied gauche. Surtout que le pied en question elles avaient été obligée de le poser deux étages plus bas.

Elles décidèrent donc de bouder toute la journée pour attendre la tombée de la nuit afin de mettre à profit les heures sombres vu que leur signalement semblait à présent connu. Voilà, June garda donc la carte au chaud dans son kimonokini et Jazz… bah, s’ennuyait.

Il était vrai qu’attendre que le temps passe en ne sachant pas ce que devenaient les autres, s’ils s’en sortait ou si au contraire ils rencontraient quelques difficultés mineures qui risquait de les mettre en retard (huhu), avait quelque chose de pesant.
Où en étaient son pioupiou ? Sa vache ? Son bandelette-boomer ? Telles étaient des questions qui pouvaient titiller l’esprit d’une capitaine isolée loin de ses troupes.
Enfin, je ne fait que conjecturer, si ça se trouve elle s’en foutait totalement.

Le MJ fera remarquer qu’il leur avait fournit une carte et des adresses sympathiques et pittoresques à visiter et ne peut donc en aucun cas être tenu pour responsable de leur manque d’enthousiasme à aller se jeter dans les ennuis. Mais les demoiselles n’eurent pas à attendre la totalité de la journée avant que quelque chose ne se passe.

C’est alors qu’elles entendirent des « hooo » et des « haaaa » dans les ruelles avoisinantes. En mettant le nez dehors elles purent apercevoir des passant le nez en l’air.
Et en l’air un ange passa.
Un ange qui avait une créature entre les mains.
Une créature qui était rouge et cornue.

Alors les filles, toujours sûres de vouloir attendre encore ?

Ça sent le souffre… C’est pas moi ! :

Apparemment profondément choqué par le fait que son plan avait si bien marché ; ou bien était-ce la soudaine intervention de son compagnon de cellule (?), ou encore le fait qu’il avait bien toujours ses deux yeux car le MJ n’avait jamais dit qu’ils étaient vides au sens littéral du terme (?) ;  MacGuyverBandelette-boy était resté tétanisé un instant de trop. Cet instant permis aux soldats se se relever.

L’un d’entre eux commença patiner difficilement en direction de la sortie en hurlant tantôt au feu tantôt à l’évasion tandis que le dernier ramassa son mousquet et leur fit face. Il attaqua aussitôt à coup de crosse le type qui venait d’enfoncer la tête de son collègue entre les barreaux de sa cage. Celui-ci se défendit et s’ensuivit rapidement un remue-ménage de mouvements brusques.
Et ce qui devait arriver (en l’absence de post de Jimmy) arriva : un coup de coude involontaire envoya valdinguer le grand brulé qui passa involontairement sa main bandée dans le feu. Les flammèches commencèrent vite à courir sur les bandelettes du dos de la main.
Il allait falloir éteindre ça vite fait sinon ça allait chauffer pour notre Macbandelette-boy !


[Hrp]
Dul’ & Fœu : Vous voilà réunis par la force mystique du pourcentage de chance du répertoire des pouvoirs supra-normaux du MJ. Vous avez à votre disposition un message écrit, une vieille jeune femme pas nette, un bonsaï bavard et trois tiefling. Démerdez vous (bon, me contacter pourra peut-être se révéler d’une certaine utilité).

J&J : Je vous ait laissé une carte et des endroits à visiter. C’est plutôt simple pourtant ^^ Je n’ai pas retenu la suggestion de Jazz d’aller "discrètement" jusqu’à chez McDorald car le problème pour moi c’était "discrètement comment ?". Y a pas mal de moyens de se déplacer en ville de jour sans se faire reconnaitre, ou en tout cas en évitant les patrouilles.
Vous pouvez me poser des questions supplémentaires si vous voulez.

Jimmy : Je pense que tu n’as pas compris que ce tour-ci tu te retrouvait en situation de combat. Donc dans ce cas il n’est pas utile d’attendre le MJ sauf besoin d’informations. Donc Rp + subtile pour te tirer de ce mauvais pas.
Une absence non prévenue = une blessure ou situation ennuyeuse (ou les deux si le MJ est de bonne humeur).
Dans ton cas, pas de blessure à déclarer pour le moment, tu as quelques toutes petites secondes pour éteindre les flammes avant que l’incident ne prenne des proportion dramatique pour ton personnage.
[/Hrp]

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…surtout quand il a une paire de ciseaux à la main.


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Jézabel
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MessageSujet: Re: [Jazz Band] Opération Goéland !   Mer 5 Oct - 11:57

Il y a des moments ou même le narrateur n'a rien à raconter, des moments ou lui même s'ennuie comme le personnage. Nous sommes confrontés à un de ces moments là.

Jazz était donc toujours dans cette réserve inconnue, à se tourner les pouces et à réfléchir à un quelconque plan qui pourrait être mis en place... A moins qu'elle ne soit entrain de passer le temps en tricotant une écharpe pour on ne sait qui...

Mais, tout vient à point à qui sait attendre.
Et voilà que le public en délire commence à faire des « Ooooh ! » et encore des « Aaaah ! ». Mais, que se passe t-il donc là dehors ? L'attente étant trop longue, Jazz se décide à passer la tête par la porte qu'elle a entre-ouverte. Elle suit donc naturellement le regard des badauds qui prend la direction des cieux... Elle relève donc la tête et voit la raison de ces exclamations...

Un ange passe et il semble accompagné et...


*Oh merde ! Séraphine. *

Ah oui tiens, le MJ n'aime pas les tieflings... Il les tue à tour de bras en occupant les autres membres de l'équipage de Jazz et il fait même sortir les anges de leur campement histoire d'avoir une première mission bien hard... Oui, on l'aime le MJ...
Toujours est-il que Séraphine était dans de beaux draps et qu'il allait falloir la sauver... Oui la sauver, ce n'est pas parce que Jazz avait du mal avec elle qu'elle allait laisser un ange jouer avec elle comme un chien joue avec une vulgaire balle...


~~~ Action ! ~~~

Il était hors de question de laisser les choses se passer de la sorte ! Il allait gouter à la colère de Jazz ! Personne ne survivrai à l'ouragan qui allait arriver il y aurait des blessés, des morts et Jazz aurait sa plume de cul d'ange ! Mouahahah !

« Opération infiltration lancée ! Déchires tes vêtements ! »

Joignant le geste à la parole, elle tira un coup sec sur une de ses manches pour l'arracher avant de faire de même avec sa jupe. Ah ! Ils cherchaient une noble ! Et bien ils pourraient toujours courir pour la trouver. Une fois ses vêtements de noble transformés en haillons, elle s'attaqua à ses cheveux. Elle retira les épingles qui maintenaient ses cheveux en place d'une main de fer et une cascade de boucles brunes tomba sur ses épaules. Elle rangea ces dernières dans son décolleté et fit un rapide passage de ses mains dans ses cheveux pour les décoiffer et leur donner un air sauvage, On était bien loin de la noble dame qu'elle était habituellement.

Elle ajouta une dernière touche à au tableau, ce qui ferait probablement la différence. Prenant un des bouts de charbon, elle s'en mit un peu sur le visage, les bras et les jambes pour faire « sale ». Enfin, elle en écrasa un peu qu'elle mit sur ses vêtements pour les achever.

Une idée du résultat même si c'est pas exactement ça. Dans tout les cas, une idée de l'idée en tête de moi, le narrateur.:
 

Si elle avait eut un miroir, elle se serait probablement fait peur, à moins que ça ne lui rappelle ce qu'elle était vraiment ? Elle avait recouvré cette dureté dans le regard, une détermination sans faille que sa colère alimentait.


« En route ! »

Il n'y avait ici, aucune place pour la discussion, elle ouvrit la porte et sortit dans la foule, plus déterminée que jamais.

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Jimmy Westcliff
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MessageSujet: Re: [Jazz Band] Opération Goéland !   Dim 9 Oct - 2:28

Jimmy avait passé bien trop de temps à gober les mouches, une absence momentanée (qui soit dit en passant lui avait fait perdre son effet de surprise, mon bonhomme n'avait pas choisit le meilleur moment pour pioncer), l'incendie lui avait rappelé l'explosion de l'Insider, son ancien navire. Et il était resté les bras ballants, fasciné par les langues de feu qui dévoraient la paille, la chaleur qui s'en dégageait, et les couleurs dansantes. Puis il reçut, un coup de coude qui le propulsa sur l'objet de son extrême attention. Il le vécut au ralentie, sa main traversant les flammes et ressortant embrasée.

Cette bonne baffe l'avait ramené à la réalité, et sa main prenait feu. Rapidement, il éteignit les flammèches qui lui léchaient la main en la tapant sur son manteau.

Son ami ne l'avait pas attendu pour engager l’ennemi, un combat acharné se déroulait devant lui. L'homme avait bien caché son jeu, le brûlé n'aurait pas donner cher de sa peau il y a quelques heures. Maintenant , il le voyait rendre coup pour coup au marin. Impressionné, il reprit confiance quand il aperçut le second garde se carapater en sonnant l'alerte. Et ça, ça c'était pas bon.

Il était temps que Jimmy rentre en piste, ils l'avaient pris pour un illuminé et ils le payeraient cher

Devait t'il aider son ami, ou tenter de réduire au silence le fuyard ?

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June
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MessageSujet: Re: [Jazz Band] Opération Goéland !   Dim 9 Oct - 11:41

June appréciais ce moment de calme avant la tempête. Sa lame étant déjà entretenue par le long trajet en bateau, elle prit le temps d'observer en détail la cachette tout en réfléchissant aux dernières heures.

*Si ce n'est pas Quentin qui nous a dénoncé... Qui cela peut il être ? A moins que nous ayons été simplement arrêtée à cause de notre allure exotique ? Ou il y a t-il des anges sur les toits espionnant les habitants ? *

Elle tournait en rond puis vint à s’asseoir sur une grosse malle.

*Et comment pourrons nous entrer dans la prison ? A moins de faire sauter les soupiraux à l'aide de Jimmy... Encore faudrait il le retrouver et espérer que ces derniers ne soient pas si bien gardés.*

Puis ce fut le brouhaha, et la clameur à l'extérieur qui fit sortir le bout du nez de Jazz.
L'ange tenant Séraphine ne présumait rien de bon, qui sait ce qui était arrivé a leurs autres compagnons.

« Opération infiltration lancée ! Déchires tes vêtements ! »

« Je doute que ce soit suffisant... »

En effet, June portait un kimono par dessus un Hakama , au motif assez spéciaux sans parler du tissus les composant.
Elle posa son sabre puis sans réfléchir d'avantage, elle défit sa obi (ceinture) d'un large geste en faisant tomber le tissus si léger. Puis elle tira sur les lanières de son hakama et celui ci se retrouva à ses chevilles.
June se retrouvait en petit culotte et en lanière... oui parce que chez June les soutients gorges n'existant pas, il est assez difficile de combattre sans maintenir la poitrine par des longues bandelettes. June était assez menue au niveau de la poitrine, mais on pouvait se rendre compte a présent que c'était un peu en partie à cause de son accoutrement.
Attention, June allait se transformer!... du moins essayer.

Elle ouvrit la grande malle sur laquelle elle était assise, et comme elle l'avait deviné il s'y trouvait des vêtements plus commun... d'homme bien sur.
Dans le but de ne pas faire attendre Jazz, elle enfila les premiers venus. Ils étaient bien entendu trop grand, mais se remarqueraient moins que ses tissus... par contre pour l'odeur on repassera.
Ses cheveux lisses tombant sur le dessus de ses omoplates et ses traits de visage n'aidant pas non plus, elle frictionna sa chevelure de jaie avec de la terre et mis de grosses mèches devant son visage, en baissant la tête.
Autant dire qu'elle avait l'air particulièrement.... pouilleuse. Rien a voir avec la guerrière exotique.
Son pantalon trop grand couvrait ses getas mais gênait également ses mouvements, elle espérait qu'elle n'aurait pas a se battre dans ces conditions.

Elle rangea son sabre ainsi que la carte à l'intérieur de ses vêtements, en s'aidant de ses bandelettes pour fixer cette dernière et profitant que ses vêtements soient beaucoup trop larges pour dissimuler l'arme.
Elle trouva dans la malle un sac en laine assez miteux et y rangea sans prendre le temps de les plier ses précieux vêtements. Oui ça c'était un caprice, parce qu'elle se refusait de les laisser dans une cache où elle ne les retrouverait peut être jamais et que puant le bouc actuellement, elle espérait de tout cœur pouvoir prendre un bain et remettre ses propres vêtements.
Elle eut néanmoins la lucidité de poser un tissus quelconque par dessus dans le sac, des fois qu'on lui demande d'ouvrir celui ci.

« En route ! »

Ouf, elle avait réussit a être « prête » à temps. Elle s'était dépêchée, consciente que sa transformation prendrait plus de temps, elle ne voulait pas retarder Jazz.

« Je te suis, espérons que ce soit suffisant... »

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Autres => 2 Perception
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Dul'aag
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MessageSujet: Re: [Jazz Band] Opération Goéland !   Lun 10 Oct - 1:23

Alors, d'habitude les chocs liés aux charges étaient nettement plus flippantes quand un contingent de minotaure caparaçonné et une formation de centaure se rentrait dedans en pleine course. Il n'était pas rare qu'après ces moments là, seulement une moitié dans les deux camps restaient debout. Les autres se relevaient à force contorsions et grognement.
Tout ça pour dire que Dul'aag ne s'en faisait pas trop au moment de l'impact. Si ça n'avait tenus qu'à lui, et qu'il avait été tout seul, il serait passer sans demander son reste et on n'aurait vus ensuite qu'un lointain souvenir de sa queue touffus. Cependant tout se passa bien. Pour les humanoïdes du moins. Puis Séraphine s'envola, et ce fut le signal pour ne plus laisser sa peau dans les parages d'une seconde de plus.

*Ah ben merde, on a perdus notre cliente. Qui va payer Jazz pour cette affaire maintenant? Si j'avais eut de quoi tirer sur ce piaf... Foutus départ.*

Ouais, s'il avait eut le temps de s'armer convenablement, peut être que cette ange -car il venait d'en voir un- n'aurait pas fais long feu.

« La grotte. »

Les Tieflings avaient peut être perdus leurs chefs, mais ils n'admettaient pas Dul'aag comme le suivant. Délit de faciès sûrement.

*Finalement, on l'aura explorer, cette grotte.*

Mais les trois Tieflings restant et lui se retrouvèrent assez vite à une autre surface. Dul'aag n'en était pas trop mécontent. Il y voyait aussi bien que dans le trou de balle d'un centaure. Les tieflings ne semblaient pas trop affecté par cette obscurité. L'habitude. Par contre au débouché de cette grotte, ils rencontrèrent un nouveau personnage et en retrouvèrent un. Foekos se prélassait dans l'herbe du vallon.

*Il était passé où cette éclaireur de mes deux?*

« -Bienvenue visiteur des souterrains, je vous attendais. »

Ah. C'était nouveau. Ils n'avaient pourtant pas prévenus qu'ils viendraient. Ils n'avaient pas prévenus non plus dans le canyon, et pourtant on savait qu'on passerait par là.

*Est ce qu'il y a une seule personne sur cette île qui ne lit pas Voici?*

-Pardon ?

-Mon père a annoncé votre venue. Vous êtes les porteurs de messages, les élus.

-Ah.

Faire semblant d'avoir compris. Dans le doute, acquiescer. Toujours. C'était une règle d'or dans l'art de d'intégré chez les humains, et bien d'autres races.

-J'y comprends rien non plus : tu peux essayer d'être plus claire ?

-Le clair et l’obscur ne sont que les deux facettes d’un même médaillon qui tourbillonne sans fin. Mais vous élus des souterrains, n’auriez vous pas déjà un message en main ?

Dul'aag était à deux doigt de s'écrier: « Ah! J'ai compris! » Rien que pour se la pété, même si c'était pas vrai. Pour monter sa cote de popularité auprès de ses petits camarades.
Les tiefs regardent la femme avec des airs grave. Elle les regarde en retour gravement en silence et soudain le déclic se fait.

« Nous avons un message oui. Comment le saviez-vous ? »

Elle pointe du doigt la main du cornus rouge avec un sourire énigmatique. En fait il l’a toujours bien visible à la main. Il venait simplement de prouver que l'étrangère était plus perspicace que lui. Fail.

-Ah oui. Quelqu’un ici sait…

Il regarde autour de lui pris d’un gros doute.

-… lire ?

Double Fail. Mais cette fois, il ne concernait pas seulement le tiefling au message. En ce qui concernait le minotaure, la connaissance de la lecture était inconnus dans son clan. C'était une perte de temps, qui pouvait être consacré à l'entrainement. Le mufle de notre héros exhala un souffle qui exprima tout le « j'en sais rien, et je m'en fou »

-Je suis sûr que la comtesse Jazz de là-bas derrière sait lire !
Il manque pas des gens, d'ailleurs ?


En effet. Jazz lui avait commander un plumier avant de partir. Ce n'était sûrement pas pour jouer aux dominos. Un autre rescapé pris la parole.

-Il n’y avait que Séraphine et Antonin qui savaient lire parmi nous. Séraphine n’est plus là et Antonin…

*S'est fait implanter une demi douzaine de trou de balle en plus. L'opération s'est mal déroulé.*

-Ben qu'est-ce qu'il a ? Et elle est où, cette Séraphine ?

Les tieflings eurent tout trois une réaction qui se passait de détail.

-Mon père sait lire.

-Qui est Mon Père? »

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Fœkaos
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MessageSujet: Re: [Jazz Band] Opération Goéland !   Lun 10 Oct - 18:21

À ce moment, je vous avoue que j'aurais bien aimé jouer Anna... Parce qu'en entendant la question de Dudule, elle se serait probablement inquiétée des conditions dans lesquelles le Minotaure avait passé son enfance, tout ça... C'est vrai qu'un perso qui peut changer de sujet très rapidement en s'intéressant uniquement à ce qui vient d'être dit, ça peut parfois être pratique, pour ce genre de bêtises. Bon, tant pis, on se contentera donc de la vidéo postée par Dudule...

« Votre père ? Ou peut-on le trouver ? »

« Ici… au cœur du Vallon sacré. »

« Certes, pouvez vous nous mener à lui ? »

« Je peux vous mener partout, ou ne vous mener nulle part. Tout n’est que point de vue. Suivez-moi. »

Ouais, bon... Là, je me dis, heureusement que Fœkaos lui a demandé d'être plus claire dans son discours... Elle avait pas l'air d'avoir compris ce qu'il voulait dire, ben je confirme, vu qu'il comprend pas non plus ce qu'elle veut dire, du coup... Tandis que Sophie emmenait tout le monde près de l’eau, la Harpie demanda :

« C'est quoi, ce papier, alors ? »

Une question que les Tieflings semblèrent ignorer royalement, préférant laisser à Sophie le soin de leur révéler le contenu du message. Au bord de l’eau, la jeune dame âgée arracha simplement le papier des mains du peau-rouge qui le portait, puis le tint devant elle d'un air solennel.

« Les paroles s’envolent mais les écrits… flottent. »

Et elle jeta le papier dans l’étang.

« Qu’est-ce que vous faites !? »

Oui, les Tieflings semblaient n'apprécier que moyennement ce petit tour et semblaient hésiter à sortir leurs dagues, à la fois stupéfaits et furieux. Dudule et Fœkaos semblaient moins réactifs, cela dit. Après tout, ils n'en savaient trop rien, mais c'était peut-être comme ça qu'on faisait pour lire, normalement. Oui, bon, bref...

Sophie, quant à elle, penchait la tête sur le côté, écoutant attentivement son père lui donner le contenu du fameux message.


« Mon père dit qu’il est écrit :
"L’oiseau est en cage.
Rendez-vous au soir du deuxième jour derrière hôtel de ville.
Cherchons la clé en attendant."
Quel étrange message. »


Là, c'est le genre de moments où on est plutôt content d'être accompagnés de quelques PNJs peaux-rouges qui ont un peu plus de cervelle que les deux PJs présents... Nan, parce que sinon, je peux vous assurer que ça aurait sans doute été très difficile de faire quelque chose de correct avec ça. Quand Jazz envoie des messages à Séraphine, fatalement, c'est pas prévu pour que n'importe quel abruti en comprenne le contenu.

Ici, je ne vais pas détailler la totalité de la conversation qui s'ensuivit : ce serait long et fastidieux, d'autant qu'au final, c'est surtout la conclusion qui nous importera (ou comment dire qu'il était tard et qu'on a vraiment eu la flemme de terminer avec toutes les difficultés inhérentes à une conversation où interviennent Sophie, Dul'aag et Fœkaos, alors qu'on savait globalement vers où ça devait nous conduire). Ouais, carrément, le MJ a décidé d'éluder une bonne partie de ce dialogue. Il est comme ça, le MJ. Et vu que c'est Dudule et moi qui devons retranscrire la conversation, je dois admettre que je l'en remercie. Au fond, hein...

Donc voilà, les peaux-rouges avaient dans l'idée d'aller en ville : qu'ils aillent ou non au rendez-vous, c'était là que leur mission se passait, ils avaient de nombreuses choses à y faire. Dudule les accompagnerait, il risquait malheureusement d'être indispensable en cas de danger. Sophie connaissant plutôt bien le réseau souterrain de l'île, ils comptaient sur elle pour servir de guide, ce qu'elle accepta à condition qu'ils portent le message sur l'histoire des scientifiques qui risquaient de commettre l’irréparable, par rapport au royaume souterrain, tout ça...

Fœkaos, de son côté, était sans doute le plus rapide en surface. D'autre part, il n'avait aucune envie de remettre les serres dans les cavernes et il ne serait de toute façon d'aucune utilité aux abords de la ville.

Les Tieflings le chargèrent donc d'aller parler aux gens du campement en question, en remerciement (ou en paiement, selon comment on voit les choses) de l'aide de Sophie : au passage, il devait bien sûr essayer d'en apprendre un peu plus sur ces mystérieux scientifiques.. Ensuite, il devrait retourner au
Chocard pour expliquer à l'équipage ce qui s'était passé (vous aurez donc compris qu'ils avaient dû eux-mêmes lui expliquer ce qui s'était passé, bien sûr) afin d'être prêt à toute éventualité.

Et dans tout ça, si ce n'était pas trop demander, il était aussi chargé d'éviter de mourir.

De vous à moi, j'espère que ce n'est pas trop demander, en effet.

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MJ

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MessageSujet: Re: [Jazz Band] Opération Goéland !   Mar 11 Oct - 0:12

C’est en carnavalant qu’on devient carnavaleronne
Esméralda parcourait les rues de la ville comme une flèche, faisant se retourner les passants sur elle, un peu à cause de son impolitesse, un peu pour son accoutrement, un peu pour son charme aussi. Jazz nous jouait un air de bohème à sa façon.
Derrière elle à une distance idéale pour donner l’impression qu’elle la poursuivait sans pour autant la connaitre, sa chèvre son bossu sa garde-du-corps ne la perdait pas de vue. Le style adopté par June était un peu moins facilement identifiable mais on remarquait une coupe de cheveux très intimidante.

La capitaine à l’allure de sauvageonne se faufilait parmi la foule aussi vite qu’elle le pouvait, mais malheureusement elle n’était pas assez leste et agile pour réussir à suivre un ange en plein vol avec tous ces badauds qui lui barraient le passage. Elle perdit le volatile de vue et ne parvint pas à le retrouver, sa course folle s’arrêta là. Quelques dizaines de mètres plus loin la rue qu’elle suivait croisait une avenue plus importante qui menait vers ce qui ressemblait fort à un hôtel de ville. Hum… coïncidence ?

Les deux filles étaient presque paranoïaques à l’idée de se faire tomber dessus par toute une bande de gardes en furie et June surveillait sa bohémienne destroy comme le lait sur le feu. Pourtant, hormis quelques remarques désobligeantes sur les mœurs supposées de la première et l’odeur musquée de la seconde, on les laissa parfaitement tranquilles. Très peu de gardes les avaient vues et la description type qu’ils avaient d’elles s’arrêtait à leur apparence superficielle. Comme quoi l’habit peut faire le moine.

Bave de comptoir
Jazz décida de se diriger vers la seconde adresse que Quentin avait mentionnée. Elle n’avait même pas besoin de la carte, sa poursuite l’ayant amené directement dans le bon quartier. Elle fit donc une entrée remarquée dans la taverne de McDorald.
Très remarquée : son accoutrement ne la désignait plus vraiment comme une personne respectable et respectée. Quelques sifflement retentirent accompagnés de rires gras.

« Eh là les gars, regardez ce qui arrive. Je croyais que Mac refusait les catins ces temps-ci, soi-disant que ça fait plus raffiné ! »

« Ouais il est con. F’rais mieux de profiter d’celle-là avant qu’y rapplique. »

Apparemment l’établissement du sieur Dorald était très mal fréquenté, surtout par les soulards matinaux. Une main audacieuse remonta contre la cuisse de Jazz mais elle la repoussa d’un bon coup d’éventail.

« Ouaïe ! »

« Farouche la gueuse ? On va t’apprendre comment faire. »

La pauvre jeune femme se retrouva rapidement coupée de la sortie par un cercle masculin puant l’alcool et le désœuvrement. Les deux qui avaient parlé en particulier étaient très… insistants.
Mais que faisait donc sa gardienne ?

Oliver Twix
Et bien, le problème était que June n’avait pas réussit à arriver jusqu’ici. Alors qu’elle suivait la nouvelle direction qu’avait prise Jazz, June avait soudain trébuché sur quelque chose et s’était vautrée sur les pavés. Des rires avaient éclaté et elle n’avait pu qu’apercevoir sa capitaine disparaître à l’intérieur de "Chez McDorald" avant de sentir un poids atterrir sur son dos et l’écraser au sol.
En tournant la tête elle pouvait voir du coin de l’œil un grand dadais blond au visage sale et parsemé de boutons d’acné tout sourire alors qu’un peu plus loin une bande de gamins, entre dix et quinze ans environ et pas beaucoup mieux fringués que June, pouffait devant le spectacle.

« Hey salut l’étranger. On s’demandait si tu veux pas faire partie de notre bande. »

Oui, apparemment faire un croc-en-jambe à quelqu’un avant de s’assoir sur son dos c’était selon lui une bonne manière de souhaiter la bienvenue à un inconnu. La vie dans la rue est rude et ce gosse là ne connaissait qu’une manière de se faire respecter et c’était de tourmenter plus jeune et plus petit que lui.
Autour d’eux les passants les évitaient en faisant mine de ne pas les voir et en lâchant éventuellement un grommellement dédaigneux à l’égard de cette mauvaise graine qu’il faudrait faire ficher dès la naissance. June allait devoir se dépêtrer seule de ce traquenard.

Metal gear solide… ou pas
McB-Boy avait pris du retard sur son adversaire désigné. Comme son copain de cellule semblait tout a fait à l’aise face au sien il décida de tenter de se rattraper.
Ayant bien vu que le soldat qui s’était enfuit vers l’escalier s’était emmerdé à patiner bêtement dedans, McB-Boy adopta un super technique : il fonça en se tenant pour ne pas glisser. En se tenant à quoi ? Et bien, probablement à lui-même vu que personne n’avait songé à installer une balustrade ici pour le cas où le sol serait un beau jour couvert de caca glissant. B-Boy se câlina donc pour se rassurer alors qu’ils glissait tout schuss sur cette sublime piste de ski (piste noire évidement).

Il fut projeté la tête la première dans le derrière rebondis du soldat qui commençait à grimper les escaliers. L’un dans l’autre, ce coup de boule eu néanmoins le même résultat que le croc en jambe que notre petit MacBandelette-AutotampoBoy prévoyait initialement de faire. Tout deux s’étalèrent dans les escaliers.
C’est alors qu’une véritable bataille de chiffonniers eût-lieu. Le soldat tenta de dégager McB-ABoy d’un bon coup de pied sur le coin du museau. Mais notre momie avait vu venir la ruade et se colla contre la paroi de l’escalier, laissant filer la jambe. Puis il attrapa cette jambe et tira de toute ses forces pour faire redescendre le pauvre soldat qui se prit deux marches dans la tête au cours du déplacement.
Afin d’être certain qu’il avait eu son compte, McB-AutoBoy lui saisi la tête pour l’assommer contre la troisième marche. Comme ça, BIM.

Il récupéra le mousquet qu’avait fait tomber le soldat et derrière lu retentit une détonation et un grand rire hystérique. Une seconde plus tard son copain le dépassait dans les escaliers.

« -HAHAHAHahahaaaaaa ! Qu’est-ce qu’on s’amuse avec toi mon pote ! »

Il était temps de passer au niveau 2 :

En haut des escaliers 4 gardes les attendaient. Deux d’entre eux pointaient des mousquets à baïonnettes dans leurs directions. Un autre avait un sabre réglementaire d’officier. Et le dernier n’était autre que Garcia, prêt à ferrailler avec son fleuret.
De leur côté de la pièce de pars et d’autre se trouvaient (à droite) le grand bureau de l’adjudant-chef et (à gauche) une énorme malle. Le fou ne s’y trompa pas, il plongea à couvert du bureau en éclatant de rire.

Promenons nous dans les égouts, on est pas du canigou
Sophie avait récolté une poignée de lucioles et menait la marche de son pas pas pressé qui exaspérait au plus haut point les membres nettement moins détendus et nettement plus cornus. Pourtant malgré tout ils parvinrent à destination étonnamment vite. Et ça se sentait bien. Arrivé à proximité de la ville les cavernes se muaient en égouts naturels puis artificiels.

Au final la jeune vioque s’était révélée d’une aide extrêmement précieuse malgré tout ses travers. Elle avait même remis en état les blessés à l’aides de plantes. Les égratignures plus ou moins profondes du cornu-touffu avaient été traités et les cornus-roublards avait retrouvé leur quasi plein potentiel malgré certaines blessures handicapantes.

« C’est là la voie du salut. »

Ils étaient devant des barreaux qui montaient. Les tieflings s’empressèrent de vérifier que la voie était libre et ils donnèrent comme consigne au minotaure de se tenir prêt à faire un bordel monstrueux dès qu’il viendrait le chercher. Il fallait d’abord établir un contact avec Jazz, la mission s’annonçait difficile mais ils n’avaient pas le choix.

Le problème dans tout ça c’est que Dul’aag allait s’ennuyer. Et c’est le genre de chose qu’il est difficile à effectuer sereinement au cours d’une aventure (comme Jazzy a pu le démontrer plus tôt).

« Je ne m’attarde pas, visiteur des fosses septiques. Vuitton et Givenchy ne sont pas mes amis. »

Ce qui, vu l’aspect général de Sophie, ne surprendra personne. Mais elle laissa le minotaure à ses interrogation et s’éloigna en emportant ses lucioles.

« Que la paix gagne vos temps de doute, et les corps que vous laissez sur la route. »

Dul’aag se retrouva bientôt seul sous le faisceau de lumière. C’était parti pour son One-cow-show !
Et c’est Vuitton qui vint ennuyer notre cornu-touffu.

Vuitton, un crocodile blanc aveugle de 6 mètres de long. Dont la gueule pleine de crocs surgit soudain en direction du buffle bipède.

BOUH !

Pigeon voyageur
Voilà, donc après tous les efforts qu’avait réalisé le MJ pour le réunir avec ses coéquipiers, le piaf s’était empressé de partir de son côté. Voilà qui était quelque peu désappointant. Une vraie plaie purulente à gérer ces personnages volants.

Il survola de haut (avait-il appris la leçon de Jean ?) le campement, passant dans le ciel dégagé pour un oiseau de proie volant plus bas qu’il ne l’était. Il n’y avait rien à signaler d’inquiétant. Le campement était une série de tentes entourée d’une improvisation de retranchement. Ça et là des gens à grosses lunettes vaquaient à leurs occupations tandis que quelques gardes faisaient le planton, les yeux rivés vers les plaines.

Sans plus de préambule, il se posa a côté d’un type à grosse lunettes et peu de cheveux. Les rares rescapés capillaires du type se mirent au garde-à-vous à la soudaine apparition de Fœkaos.

« AAAaaah ! »

« Quoi ! Une attaque de hyènes ? »

« Des hyènes ? Où ça ?! »

« Nous sommes attaqués ! Aleeeeerte ! »

« Attaaaaaaque ! »

« Je veux ma maman ! »

« Où sont-elles ! Où sont-elles ! »

« C’est la gueeerre ! »

En cinq seconde ce fut le branle-bas de combat. Et les mousquets fleurirent en direction de Fœkaos. Le silence se fit soudain.
Pesant.
Très pesant.
Un ange passa oserait-je même dire.

« Rrrroh ! Coco il veut un gâteaux ? »

Le perroquet venait de rompre le charme. (Et donc de tuer le-dit ange qui n’était que figuré, pour les plus anxieux. C’est puissant un perroquet.)

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On ne contrarie pas celui qui joue avec les fils auxquels tient votre vie…
…surtout quand il a une paire de ciseaux à la main.


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(Veuillez prendre rendez-vous par mp.)
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