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 [Équipage de Tarlynn] L'aventure, c'est la dèche

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MJ

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Messages : 190
Date d'inscription : 31/03/2011

MessageSujet: [Équipage de Tarlynn] L'aventure, c'est la dèche   Dim 4 Sep - 21:04

Enfin, l'île était en vue ! Enfin, les îles, plutôt, mais ça, c'est un détail : ce qu'ils cherchaient ne se trouvait que sur une d'entre elles.

On pouvait dire que ce n'était pas trop tôt ! Parce qu'il faut bien admettre que la mer présente un très beau paradoxe, tout de même : les marins, les vrais, voient en elle une liberté infinie, puisqu'ils peuvent déplacer leur navire où ils veulent, alors que les gens un peu moins habitués ne voient que le bateau où ils peuvent marcher et dont l'espace commence tout de même à être fort limité après une ou deux semaines.

Et là, ça faisait déjà pas loin de trois semaines que le
Keltia avait quitté le port de Clavinia. Avec son équipage, oui. Un équipage qui avait apparemment réussi à se débrouiller pour naviguer sur ce rafiot. Gageons que l'expérience de Tarlynn, certes, mais surtout Smith et Dorian avait largement été mise à contribution pour cela… Certes, ils avaient eu la chance d'être épargnés par le mauvais temps et les mauvaises rencontres, mais ce qui comptait, au final, c'était bien d'arriver sans dommage sur cette île lointaine, non ?

Une île lointaine, bien sûr, ça dépend pour qui… Après tout, il en était un, ici, qui ne faisait que revenir au bercail : Slayn Valentine, pour ne pas le citer, faisait simplement un petit voyage retour… Cela dit, c'est vrai que ce n'était quand même pas à côté de Clavinia : le trajet vers le nord avait duré longtemps. La température n'avait plus rien à voir avec l'île des pirates et les nuages se montraient bien plus que le Soleil, à présent : pas difficile de comprendre pourquoi le Vampire avait vécu dans les parages.

Mais au fait, qu'est-ce qui avait bien pu motiver ces apprentis pirates à aller voir aussi loin s'ils y étaient ? (Attention, il y aura peut-être un bonus pour ceux qui sauront admirer ce magnifique procédé narratif… Peut-être…) Rembobinons un peu la pellicule, c'est l'heure du flashback.



* * * *


Tout cela remonte il y a quelques semaines… Un peu avant le départ de Clavinia (étrangement). Et plus précisément un ou deux jours après la fameuse bagarre de taverne…

Les participants à cette bagarre s'étaient vus cordialement invités chez un haut responsable… Et tout de même, il y a des invitations qui ne se déclinent pas : pour tout dire, les forces en présence ne laissaient guère le choix aux quatre comparses, qui avaient dû suivre bon gré, mal gré, leur escorte personnelle. Et c'est ainsi que, de fil en aiguille…

Arrivés dans un coquet bureau (au moins aussi coquet que le prix qu'il avait probablement coûté), les Keltiens furent mis à leur aise en attendant le fameux « haut responsable »… Non, vraiment, il y avait là de quoi boire et manger un peu.

Après une attente plus ou moins longue apparut finalement un homme à l’air assez important et franchement obséquieux. Le nombre d'hommes en arme qui l'accompagnaient, sa perruque poudrée, son embonpoint et ses habits de luxe indiquaient clairement son statut : c'était…


« Monsieur Arsène Hicques de la Manta Mère ! »

Oui, bon, c'est pas son statut, ça, mais si en plus des gens s'amusent à annoncer son entrée en pareille situation, c'est sans doute le maître des lieux. S'installant en toute simplicité dans un fauteuil richement décoré, il attrapa un verre sur la table et se laissa servir. Levant enfin les yeux vers le groupe qui l'attendait là, il leva aussi son verre devant lui d'un air jovial :

« Tout d’abord, permettez-moi de vous féliciter pour l’acquisition si événementielle de votre navire. Votre exploit court la rumeur depuis quelques jours déjà et, comme je vois que mes serviteurs ont eu la bonté de vous fournir des verres pendant que vous patientiez, je porte un toast à votre réussite ! »

Vidant son verre d'un trait, il invita ses invités à faire de même… Un homme charmant, vraiment ! Un hôte des plus attentionnés qui se souciait beaucoup du confort des autres.

« Nous espérons grandement que votre exemple ne sera pas suivi.

Je vous ai fait venir ici pour de… simples petites formalités administratives. Oui, voyez-vous, si la parole de monsieur Guy Turner, ex-capitaine et propriétaire du Keltia, suffit à faire de monsieur Tarlynn « Mains d’Acier » le nouveau propriétaire de fait dudit navire, les choses ne sont pas aussi simples aux yeux des scribouillards de tous poils. Et nous devons modifier quelque peu les registres concernés.
Bien sûr, cette simple correction ne vous aurait pas valu un rendez-vous dans le bureau d’un homme de mon importance, j’ai des sous-fifres qui font très bien ce travail fastidieux. Mais voyez-vous, il m’a été rapporté quelques affaires qui sont ressorties dans les derniers jours et qui vous concernent directement. Ou plutôt qui concernent le Keltia, donc bien évidement, par le truchement des responsabilités, vous, Tarlynn « Mains d’Acier », et vos associés… Ci-désignés comme « le Handicapé Occulocapillaire », « la Furie Rousse » et « le Masque de Cuir », j’ose présumer que ce sont bien vos identités…

Il est apparu, selon le rapport, que certains comptes concernant le Keltia avaient été falsifiés. Nous avons donc dû rétablir les comptes sur plusieurs mois et refaire quelques calculs. Bien sûr, étant donné que vous venez de gagner le navire, vous gagnez toutes les éventuelles dettes qui lui sont associées. Bien qu’il soit tout de même effarant qu’une telle affaire ressorte précisément maintenant, n’est-ce pas ?

Tous calculs faits et étant tenu compte des intérêts associés au retard de paiement, vous nous devez 539 livres et 14 pièces exactement. Prenant les devants sur votre possible manque de fonds, je vous ai demandé un second calcul : cela fera 2 313 heures de travaux d’intérêt général pour chacun de ces messieurs et 1 583 passes à la maison close pour la petite dame que nous avons cru bon d’épargner.

Bien sûr, si vous avez une autre solution, nous sommes ouverts aux propositions… »


Les hommes en arme avaient été plus rapides à réagir que les saccageurs de taverne : il était inutile de résister, ni même de protester… C'est alors que Slayn Valentine, peut-être soucieux d'assurer sa place et celle de sa petite protégée dans l'équipage, suggéra effectivement une autre solution : il prétendit connaître l'emplacement de certaines richesses sur une île lointaine. Avec un peu de temps, ils seraient sans doute capables de rembourser la somme due sans avoir besoin de passer par les étapes proposées par leur sympathique créancier… Et c'est ainsi que, de fil en aiguille…

« Et bien, croyez bien que nous sommes ravis d’avoir fait affaire avec vous. Et nous plaçons toute notre confiance dans votre intégrité et votre sens du devoir pour revenir à bon port avec la somme demandée. Ainsi, il me sera plus aisé de vous vendre à votre retour ce petit antidote que vous voyez dans ce flacon et qui annulera l’effet du poison contenu dans ces verres. Ne vous inquiétez pas, vous avez au moins trois ou peut-être quatre mois devant vous avant d’en sentir les premiers effets, cela vous laisse le temps. »

M. de la Manta Mère but alors le contenu dudit flacon, annulant ainsi les effets du verre qu'il avait lui-même bu peu avant… Et c'est ainsi que, de fil en aiguille…


* * * *


C'est donc le cœur parfaitement joyeux et serein que les Keltiens approchaient donc du but de leur voyage. Oui, c'est la fin de ce flashback fort judicieusement bien placé et il était temps, car c'est aussi le moment où un autre navire arriva près d'eux : de dimensions légèrement inférieures à celles du Keltia, il semblait venir de l'île…

« Holà ! Qui êtes-vous et que venez-vous faire ici ? »

Euh… Des gardes-côtes ? Voilà qui était assez rare, sur ces mers. Le fil et l'aiguille avaient dû faire des trucs bizarres, dans le coin…




[Voilà, c'est donc le début de votre première aventure !

Je préfère prévenir tout de suite : il m'arrivera probablement d'oublier des de préciser des détails, volontairement ou non. Ne serait-ce que pour ça, n'hésitez SURTOUT pas à m'envoyer des mps ou à me contacter sur MSN si vous avez une question : j'essaierai d'être le plus disponible possible pendant toute la durée de l'aventure. De manière générale, c'est aussi le meilleur moyen pour faire des dialogues pendant l'aventure (plus pratique et rapide que les mps, tout de même), puisque la durée de chaque tour est limitée, il est donc fortement recommandé d'y avoir recours.]

_________________
Crédit avatar : *deathtoll1912

On ne contrarie pas celui qui joue avec les fils auxquels tient votre vie…
…surtout quand il a une paire de ciseaux à la main.


Pour dialogue : MJ.Maynlie@hotmail.fr
(Veuillez prendre rendez-vous par mp.)
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Dorian
Au doigt et à l'œil
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MessageSujet: Re: [Équipage de Tarlynn] L'aventure, c'est la dèche   Lun 5 Sep - 22:10

Le vent frais battant les mèches de ses cheveux roux, mordant ses joues et chatouillant son nez... Que demander de plus ?!! Lui n'avait rien à redire au fait de passer des jours et des semaines sans toucher le plancher des vaches.
Bon pour arriver jusqu'ici, ça n'avait pas été tous les jours faciles mais ça aurait pu être bien pire ! Aucune tempête, aucun mauvais vent... Pour une première longue sortie en mer, c'était de bonne augure. La suite ne le serait p'être pas autant alors il fallait mieux en profiter !
Si tous les soirs Dorian se maudissait d'avoir avalé une gorgée du breuvage proposé par l'autre richard manipulateur, il se satisfaisait de l'aventure vers laquelle cette fâcheuse expérience les conduisait.

Plusieurs îles se dessinaient devant eux. Leurs silhouettes pas toujours accueillantes dans le brouillard constant ne laissaient rien présager de leur beauté sauvage. D'après Slayn, celle qui les intéressait se trouvait au centre de l'archipel. Mais encore fallait-il pouvoir l'approcher... Et cela était le vrai début de cette histoire.
Si on comptais tous les membres de l'équipage, parmi lesquels Smith et la demi-douzaine d'hommes engagés pour manœuvrer le navire, on arrivait facilement à la douzaine... Mais au final, seuls nos cinq débutants en piraterie, ainsi qu'il faut bien les appeler, avaient pris le temps de discuter durant le voyage : il n'était pas seulement question de faire plus ample connaissance. Trois semaines qu'ils étaient partis et les discussions et les rasades de rhum avaient trouvé leur pleine utilité. Et ils avaient réussi à se mettre d'accord sur une histoire à raconter lorsqu'ils débarqueraient. Le vampire leur avait précisé la situation géographique de son île et le contexte politico-démographique des environs. Ils pourraient ne pas avoir accès directement à la terre qu'ils souhaitaient atteindre... Les pirates s'étaient contenté d'hausser les épaules et avaient déclaré qu'ils obéiraient aux ordres. La promesse de l'or les menait là où on leur demandait d'aller.
Et l'instant présent vérifia le fait qu'ils avaient bien fait de discutailler.

Dorian avait couru raccourcir la voile quand il avait vu le petit bateau s'approcher, bientôt suivi de trois marins qui l'aidèrent à cette tache. Ses mains remises de son dernier combat étaient maintenant rodées aux maniements des cordes (bon il en avait déjà un peu l'habitude avant mais ça faisait moins les bras de bosser sur un petit rafiot de pêche) et au contact de la barre que lui cédait volontiers Tarlynn.
Tiens d'ailleurs, où était celui-ci ? Il serait bien temps de l'appeler ainsi que les autres car une voix monta de leur nouveau voisin.

« Holà ! Qui êtes-vous et que venez-vous faire ici ? » demanda un gaillard à la voix épaisse.

Se penchant à la balustre, le navigateur attitré au Keltia leur répondit avec un sourire franc et amical, contrastant avec les mines patibulaires des gardes-côtes.
" Eh salut !! Ce bateau se nomme le Keltia et transporte à son bord une équipe de scientifiques venus explorer les îles de votre archipel. Vous voulez que je les appelle... Ils sauront mieux dire que moi ce qu'ils étudient... "

Et avant d'avoir une réponse affirmative, il se retourna et s'époumona un coup rametant l'ensemble de ses compagnons. Entendez bien sur par là le capitaine aux cornes pointues, le contremaître aux dents longues, la soigneuse aux boucles rouges et peut-être si la température le lui permettait, la serpentine apprentie coq.

_________________


Navigation (14) : Marin 6 ; Voile et vent 3 ; Orientation en mer 5
Poing (3) : Base offensive 3
Sabre (6) : Base offensive 3 ; Parade 2 ; Feinte et déplacement 1
Physique (3): Endurance 3
Connaissance (2) : Déchiffrage 2
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Slayn valentine
Bélier ascendant bélier
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MessageSujet: Re: [Équipage de Tarlynn] L'aventure, c'est la dèche   Mar 6 Sep - 22:10

Ainsi un succession d'évènements malheureux avaient conduits le vampire aussi près de chez lui. Un chantage pour être plus clair. Quelques hommes en arme, un vil rapace, un empoisonnement collectif, et surtout beaucoup de chance ou de malchance selon les points de vue. Bien sûr l'idée de mourir empoisonné si la mission était un échec avait légèrement entamé le moral des troupes. Mais d'un autre côté, l’exécution de ses propres plans avait pris un sérieux coup de pompe aux miches pour pouvoir avancer. Un équipage digne de ce nom avait été embauché, une expédition pour récupérer l'or de Kwochet (et il l'espérait bien deux trois bricoles lui appartenant encore sur l'île d'Erbaon) avait été lancée, et surtout Anna était revenue à ses côtés. Les désagréments encourus pour arriver à ce résultat lui importait peu. Il saurait faire payer à ce pitoyable vermisseau qui les avait conduis là, tout le prix de son arrogance. En temps et en heure, et de la manière la plus cruelle qui soit.

Pour l'instant, même s'il avait du mal à le montrer aux autres de par sa trop grande fierté et sa nature ombrageuse, il était juste heureux d'avoir pu trouver des compagnons sur qui compter, et d'avoir pu entrainer sa compagne loin de Clavinia. Elle qui souhaitait découvrir le monde, ce rêve allait être exaucer. Il l'avait bien sûr mise au parfum sur le climat extrêmement rude pour elle de l'archipel, mais les solutions pour la réchauffer ne manquait pas. En attendant, sa présence à bord semblait enchanter tout le monde, et accessoirement exciter les plus gros amateurs de sensation forte dans son dos, mais Slayn savait également être là discrètement pour imposer le respect qui lui était dû. Et même imposer le respect tout court. Notre vampire avait justement trouvé sa place à bord du navire en tant que contremaitre. Malgré sa faible connaissance de la navigation, son autorité naturelle, sa force et son sens de l'organisation militaire avaient su compenser. Les marins choisis par Smith étaient de toute façon débrouillards. Ils avaient surtout besoin d'un ciment pour maintenir leur cohésion ainsi que leur efficacité en groupe, et l'ancien No-Life-King excellait dans ce domaine.



Notre équipe se trouvait donc en vue de l'archipel des Capates. Slayn, pris par la nostalgie avait dérogé à son habitude de ne sortir que le soir, et s'était posté, vêtu de son harnachement complet de jour, à la rambarde du navire pour admirer le paysage. Il était parfaitement immobile et se contentait de rester silencieux, mais il était clair que cette vision le touchait.

Même s'il avait choisi de rester incognito, il n'avait pas caché à Anna son anxiété d'affronter la population qu'il avait tyrannisé et ravagée pendant près de cinq siècles. Même si deux autres siècles étaient passés, il devait certainement rester des stigmates d'une telle Histoire.
Il avait d'ailleurs raconter son passé à ses nouveaux amis afin qu'ils soient préparés à ce qui les attendais sur l'archipel et aussi pour -il fallait bien le dire- gagner leur confiance sur ses motivation actuelles. Ils ne s'étaient pas permis de le juger et il leur en était reconnaissant...
L'initiative s'était d'ailleurs montrée heureuse puisqu'à l'approche du groupe d'île, ils se firent immédiatement arraisonner par un navire de gardes côtes et Dorian avait su sortir un mensonge adéquat. Celui ci était plausible et il n'y avait rien à bord susceptible de le contredire. Même si l'équipage avait fait un petit détour par le Demeter pour aller récupérer quelques provision séchées et tonneaux de munitions ainsi que d'eau potables supplémentaires, le vampire avait préféré laisser là bas -à contre coeur- son précieux cercueil, dans l'éventualité justement où le Kaeltia serait visité une fois rendu sur place.

Préférant éviter de se faire remarquer, Slayn quitta donc la rembarde et alla dans une zone moins exposée du bateau où se trouvait justement la Naga.


"Ça va aller? Je veux dire. A propos du climat local?"

_________________
Compétence :
Vampire :
Palier 1=> Athlétisme : 6 / Absorbtion : 6 / Sens accrus : 2 / Résistance au soleil : 1
Palier 2=> Projection astrale : 1 / Rassemblement d'énergie : 3

Général :
Corps à corps (Espadon) : 5 / Feinte et déplacement: 4
Corps à corps (Lames Secrètes) : 0 / Parade : 0
Marin : 1
Reste : 7,25



Sic gorgiamus allos subjectatos nunc (Nous aimons nous repaitre de ceux qui aimeraient nous soumettre)
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Vaya
Docteur Frankenstein en herbe
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MessageSujet: Re: [Équipage de Tarlynn] L'aventure, c'est la dèche   Mer 7 Sep - 12:05

Voila, ils atteignaient enfin ses îles lointaines qui avait vu « naître » le contremaître. Cette traversée n’avait pas été de tout repos pour Vaya. Les jours et les semaines avaient été longs et plutôt fatiguant. A peine levée l’ancre, elle avait senti la nausée la saisir et ne plus la lâcher, comme une ombre collante et sournoise. Les trois premiers jours, elle les avait passés pencher au dessus du bastingage à rejeter toutes nourritures solides. Affaiblie pour le reste de la première semaine, elle avait regretté de ne pouvoir aider plus que cela. Son corps s’habituait bien plus lentement que les autres à cette traversée maritime. ET tous les projets qu’elle avait échafaudés s’en trouvaient remis à plus tard. Mais surtout, surtout, c’était sa fierté qui était mise à mal. Elle les voyait bien les matelots, qui sous un regard soit de pitié, soit de franche moquerie, la laissaient passer en courant dès que le bateau tanguait un peu trop.

Elle ne se souvenait pas avoir été malade comme ça lorsqu’elle avait fui chez elle en direction de Clavinia. Peut-être un peu, mais pas autant, c’était certain ! Après, certainement que le fait d’être passagère clandestine l’avait conditionnée, coincée dans son réduit pour ne pas être vue. Elle ne pouvait pas vaquer à ses quartiers librement. Et puis, elle n’essayait pas de lire en route. Il n’y a pas à dire, le mental, ça joue beaucoup.

Lorsqu’enfin son corps trouva quelque repos et s’habitua au roulis, elle recommença à s’alimenter correctement, retrouvant formes et force. N’ayant jamais navigué, elle prit le temps d’observer les marins déjà aguerris, posant maintes questions, toujours curieuse. Mais surtout, elle commença la lecture du tome 1 de… la médecine pour les nuls. Car depuis une semaine, faute d’énergie, elle n’avait pas pu tenir son engagement auprès du vampire. A savoir, le fournir en sang humain. Soit, il avait du trouver son bonheur auprès d’Anna et des quelques petits animaux en cage qu’elle avait eu droit d’emmener pour ses « expériences ». Mais le fait est qu’il fallait aussi soulager la pauvre naga, et que les lapins commençaient sérieusement à manquer.

Aussi en parallèle de sa curiosité pour les humanoïdes et leurs ressources, elle s’employait à faire régulièrement des saignées à l’équipage, sous le prétexte d’éviter maladies et contagions diverses. Et ma fois, faute de seringues pour ce voyage-ci, c'était à l'ancienne qu'elle pratiquait cet "art". Scalpel, compresse, et point de compression. Elle faisait ainsi des « analyses » régulières, bonne couverture médicale pour nourrir le bras droit de Terrine Tarlynn. Bon, le premier, elle l’avait raté. Elle avait coupé un poil trop haut, coupant une artère par erreur. Ne sachant pas comment l’arrêter correctement, elle n’avait pu que mettre un seau sous le bras (pas de perte de sang didiou !!), et l’assommer d’un coup de crosse pour éviter qu’il ne vocifère de trop et ne fasse peur aux suivants. Du coup, elle avait autorisé Slayn à faire sa besogne, le laissant seul avec le bonhomme. Elle avait été prendre l’air pendant ce temps là, ne voulant assister à ce spectacle. En attendant, elle avait expliqué aux matelots qui se demandaient où étaient passés John, qu’il avait contracté une bactérie à ce jour encore insoignable, et que mis en quarantaine pour quelques jours, il avait fini par succomber des complications de sa maladie. Mais, heureusement pour eux, elle l’avait vu avant que la maladie ne finisse d'incuber et ne devienne contagieuse pour eux tous, d’où l’intérêt des saignées. Voilà, elle faisait d’une pierre deux coups.

Bref, pour en revenir à l’appel de Dorian, c’était le nez plongé dans le livre, qu’elle sortit enfin des entrailles du bateau. Arrivée sur le pont, elle vit et s’approcha enfin des « gardes-côtes ».

« Pourquoi tout ce raffut ? J'étais en pleine recherche. » fit-elle d’abord agacée, avant de se rendre compte qu’ils avaient enfin atteint leur destination.

« Ah on est arrivé. Bien. J’imagine que vous attendez ce document. » Fit-elle alors en s’approchant du bord du bastingage en direction du bateau à proximité et en leur montrant de loin une feuille manuscrite qu’elle avait pris soin de rédiger officiellement et de sa plus belle écriture, avec un cachet de cire plus vrai que nature, et signature officielle.

« Il s’agit du résumé officiel de nos recherches, justifiant notre venue dans vos eaux. »

« Mais pour faire court, je suis médecin-chercheur. Par nos contrées sévis actuellement une maladie dont je cherche activement le remède. Il semblerait qu’ils poussent par chez vous une fleur rare et capricieuse nécessaire à la composition du médicament. La Leontopodium florae. Vous seriez bien aimable de nous autoriser à naviguer dans votre archipel et à aller dans vos terres à la recherche de cet indispensable ingrédient. »


La réponse en face ne se fit pas attendre et tomba comme un présage ou une sentence :

«Oui, bien sûr, vous pouvez passer. Mais je vous conseille d'éviter l'île d'Erbaön, là-bas, elle est très dangereuse.»

"Oh. Merci du conseil. Auriez-vous éventuellement une carte ou un moyen que l'on ne la confonde pas avec une autre île ?"

Elle parut un instant pensive également avant de rajouter :

"Et éventuellement, y a - t'il quelqu'un à qui s’adresser si nous souhaitons nous renseigner sur la faune et la flore du coin ? Peut-être que quelqu'un connait ce que l'on cherche sans même le savoir... Ainsi qu'une auberge ou un lieu pour amarré, je pense qu'on en a quand meme pour quelques jours sur terre. Je vous en serai fort reconnaissante !"

"Nan, une carte, on a pas ça, ma p'tite dame ! Mais vous reconnaitrez Erbaön sans problème. c'est l'île du centre, là, la seule où personne ne voudra vous guider"

L'homme pointe du doigt l'île devant vous, qui se trouve effectivement au centre de l'archipel. De loin et de ce côté-ci, il ne semble pas y avoir de port, ni aucune autre trace de civilisation.

"Y a que le vieux Jaques Carter qui y allait, mais il en est pas revenu depuis plus de deux semaines. Vous pouvez toujours nous suivre au port si ça vous chante, mais j'espèrerais pas trop fort à vot' place."


Je vous remercie de vos propositions et de vos conseils. Nous allons attendre la décision de notre Capitaine, il sera plus à même que moi pour répondre à ce genre de questions maritimes."

_________________


Connaissance (17) : déchiffrage 6 | investigations 6 | érudit 5 Médecine (6) : premiers soins 4 | traitements médicamenteux 2
Tir (pistolet) (5) : Base offensive 3 Précision 2 Corps à corps (poignard) (4) : Base offensive 3 | parade 1
Larcin (4) : Discrétion 4 Résistance aux poisons (1) : 1 Navigation (1) : Marin 1


Dernière édition par Vaya le Ven 9 Sep - 16:25, édité 1 fois
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Anna
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MessageSujet: Re: [Équipage de Tarlynn] L'aventure, c'est la dèche   Ven 9 Sep - 11:42

*Froid.*

C’était là un résumé fidèle du problème essentiel qui occupait l’esprit de la jolie boule d’écailles depuis quelques temps. Le navire était arrivé à des latitudes bien éloignées de la zone de confort de la naga. Elle aurait certainement préféré que son vampire de servant-protecteur vienne d’un endroit au climat plus accueillant. Une île tropicale aurait été bien.

*Faisait pas si froid à Clavinia !*
Ou un île tempérée chaude, ça va aussi.
*Pourquoi il existe des endroits aussi froids ?!*
Ça aurait pu être pire, hein, on aurait pu être en hiver.
*Ah, oui, c’est vrai… Je veux rentrer avant la fin de l’été ! °(>o<)°*
Te dégonfle pas pour si peu, petite nature va. Ça aurait pu être une île polaire.
*Nyuh ? Polaire ?*
Un endroit où c’est toujours l’hiver, recouvert de glace, presque aucune plante n’y pousse et le vent…
*Brrrr ! Tais-toi !!! (>.<)*

Le voyage avait pourtant si bien commencé…

* * * *

Anna avait été surexcitée par la perspective de voyage. Une chasse au trésor avec des compagnons tous plus intéressants les uns que les autres. C’était génial !
Se retrouver enfermée pour quelques semaines dans un endroit exigu était très loin de lui faire peur. Elle avait vécu presque toute sa vie dans une maison dont elle connaissait tous les recoins, à rêver en regardant toujours la même vue par la fenêtre. Elle se racontait sans cesse les contes de marins qu’elle parvenait parfois à se faire offrir, inventant peu à peu ses propres versions d’aventures.

Là, elle n’avait plus besoin d’imaginer, elle avait la mer qui défilait sous ses yeux, le vent qui jouait avec ses cheveux, l’horizon à perte de vue. Chaque fois que le bateau tanguait, elle avait l’impression qu’il bondissait en avant et elle accompagnait le prochain mouvement en admirant les gerbes d’eau à la proue. Bref, contrairement à la rouquine, la bleuette ne ressentait que très peu le mal de mer. Elle avait l’avantage sur ses compagnons d’être très difficile à déséquilibrer et ce voyage en en bateau n’avait rien à voir avec celui qui l’avait amené à Clavinia, pendant lequel elle s’était morfondu à fond de cale avec les autres marchandises (dont ses compagnons d’esclavage).

Après quelques hésitations, Anna avait bien vite trouvé son utilité sur le bateau. En réalité le calcul avait-été simple : elle pouvait éplucher les patates deux fois plus vite que tout de monde, elle avait donc finit aux cuisines.
Le poste lui plaisait. Nourrir ses nouveaux compagnons, ce n’était finalement que l’extension de ce qu’elle avait promis à Sire Valentine. Elle se sentait utile et puis elle aimait les odeurs de cuisine et la chaleur des feux. Et la compagnie du coq embauché pour le voyage lui fut très agréable. Il n’était pas avare de conseils, d’histoires, de recettes et d’éloges des chats.

« Il ne faut jamais embarquer un chat. En revanche, s’il monte de son propre chef sur le navire il ne faut pas l’en chasser. L’un comme l’autre apporte la guigne.
Si un chat a pris place sur le navire, c’est qu’il s’en désigne comme protecteur. Il chasse les rats, préservant les vivres et il annonce les tempêtes en se frottant la tête. C’est une aubaine d’avoir un chat à bord, pas comme ces satanés animaux à longues oreilles
 »

« De quoi, les lap- ? »

« Chhhhhhhhh Chhht ! Ne prononce pas ce mot ! C’est tabou ! Si ça n’avait tenu qu’à moi jamais ces calamité n’aurait atterrit sur ce bateau, mais la rouquine en voulait pour ses expériences… bah !Ah, misère… »

Bref, elle apprenait plein de choses intéressantes avec lui.

**

La seconde semaine, le voyage avait commencé à devenir un peu moins agréable pour la serpentine. Pour une raison très simple et à laquelle elle s’attendait sans vraiment en être ravie : sa période de mue. Ça avait toujours été une période où elle s’isolait et où on la laissait tranquille le temps qu’elle se débarrasse de son ancienne peau. La c’était plus difficile. Elle essaya tant bien que mal de rassurer ses compagnons qui s’inquiétait de voir des craquelures sur sa peau, de ne pas se montrer trop agressive avec ceux qui insistait trop, tout en déclinant les invitation du vampire à l’entrainer et en esquivant la curiosité de la médecin qui voulait à tout pris étudier un tel phénomène.

Elle ne réussit qu’en partie seulement la plupart de ces missions. La période de mue était particulièrement irritante pour la naga et elle ne s’était jamais rendu compte à quel point elle usait sa patience. Elle se sentait sèche, laide, étriquée. Elle avait du mal à supporter ses vêtements. Quand enfin elle sentit qu’il était temps qu’elle se débarrasse enfin de cette mue elle s’isola au plus profond du bateau pendant plusieurs heures. Prenant soin de détacher en douceur cette peau pour l’ôter comme un masque, elle s’en débarrassa comme d’un gant étriqué. Elle se peigna longuement pour ôter tous les résidus coincés dans ses cheveux, se rhabilla en frissonnant sous l'acuité soudain très forte du contact du tissus et se présentât rayonnante de beauté et de bonne humeur.

Une semaine de plus s’était passé, qui n’avait pas été des plus facile.

**

C’est à partir de là que les choses s’étaient gâtées véritablement.
Anna fut la première à sentir que le temps se rafraichissait. Et de loin. Elle commença à plisser le nez sur le vent humide et froid bien avant que les autres ne se rendent compte d’un quelconque changement.
En revanche, lorsque la naga commença à passer ses nuits à rechercher la source de chaleur la plus proche pour s’y coller dans un demi-sommeil, ils commencèrent à se dire que quelque chose clochait. Anna était affectueuse et peu versé dans les règles de la bienséance consistant à ne pas établir de contact intime avec n’importe qui, c’était un fait. Mais la manière dont elle s’emberlificotait autour de sa victime nocturne afin de lui vampiriser le plus de chaleur possible, c’était tout de même assez étrange. Et difficile à ignorer, surtout lorsqu’une banquette surchargée venait à rompre et que la victime se réveillait immobilisée dans les anneaux et les bras d’Anna jusqu’au matin. Position certes inconfortable, mais non dépourvue de certains intérêts, parmi lesquels la douceur de la peau nue, qu’elle plaquait obstinément contre la source de chaleur, figurait en bonne place.

Anna allait souffrir du climat que lui imposait cette aventure.

* * * *

*Froid !*
Ça tu l’as déjà dit.
*C’est parce que ça n’a toujours pas changé !*
Tu exagères, ça fait une heure que tu te tiens devant ce feu, tu es parfaitement réchauffée.
*Moi oui, mais le reste de l’air non. Je veux pas sortir…*
Fait pas l’enfant.

Justement, Dorian appelait tout le monde dehors. On avait de la visite. C’est aussi le moment que choisit une silhouette sombre et caparaçonnée pour se diriger vers la coquerie où avait pris l’habitude de se réfugier la naga. Il descendait alors qu’elle s'apprêtait à monter. Anna hésitât un instant à rester à l’intérieur en sa compagnie et celle du foyer. Mais elle était aussi dévoré de curiosité sur ce qu’il pouvait bien avoir à voir dehors qui fasse fuir ainsi le fameux roi sans-vit.
*« No-life King »*
C’est ce que j’ai dis.
*Pas vrai.*
Si, si.

"Ça va aller? Je veux dire. A propos du climat local?"

Anna retint une grimace. Ce n’était plus vraiment le moment de s’en inquiéter à présent. Elle serait bien obligée de faire avec. Néanmoins elle mit ses griefs de côtés en essayant de deviner ce que le vampire pouvait exprimer sous son masque de tissu et de cuir. Elle savait qu’il appréhendait ce retour au bercail, elle ne voulait pas lui mettre un soucis de plus à l’esprit.
Avec douceur elle glissa une de ses mains sur sa joue à travers les couches de tissu, prenant garde à ne pas défaire l’enchevêtrement malgré la pénombre qui régnait ici.
*Froid…*
Oui, c’est un vampire.

« Ça ira, je ne vous ralentirai pas. L’aventure c’est pas toujours censé être facile. »

Elle avait dit ça sur un ton joueur. Et c’est comme ça qu’elle essaya d’envisager la chose. L’aventure c’était pas facile, il fallait savoir combattre contre soi-même pour avancer. Sans vraiment lui donner l’opportunité de répondre, car elle avait peut qu’il ne brise son simulacre de confiance en elle, elle fila sur le pont.

Les îles étaient en vue. Anna en oublia le froid.
L’aventure, c’était dur, mais magnifique.

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Tarlynn
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MessageSujet: Re: [Équipage de Tarlynn] L'aventure, c'est la dèche   Dim 11 Sep - 8:44

Plusieurs semaines s'étaient maintenant écoulées depuis le départ du Keltia et la formation de l'équipage de ce dernier. Au final Tarlynn n'avait eu d'autre choix que d'en s'en remettre à son charpentier pour pouvoir monter un bon équipage. Mr Smith, un brave gars qui avait su trouver rapidement sa place dans le nouvel équipage du Keltia. Tarlynn avait promis à l'équipage ce que Turner leur avait, lui aussi, promis auparavant... Le capitaine espérait juste que, parmi les trésors qu'ils pourraient glaner durant leurs aventures, la solde qu'il avait promis à son équipage finisse bien dans les mains de celui-ci.
Un voyage qui promettait beaucoup de choses. Une importante dette à payer, un poison à soigner et un équipage à payer... Sans compter les rationnements et les réparations...

Mais l'heure n'était pas à la comptabilité, ou alors il s'agissait juste du fait que Tarlynn n'aimait franchement pas ça ou qu'il n'y comprenait pas grand chose.
Trois semaines en mer. C'est fou le nombre de choses qui peuvent arriver en quelques semaines seulement. Le voyage avait permis à l'équipage de mieux se connaître, le rhum aidant à délier les langues, le capitaine put donc glaner des informations ça et là sur les membres de son équipages. Pour la plupart il ne les connaissait pas ou depuis quelques semaines seulement. Il avait confiance en certains des membres de son équipage, qui lui avait déjà sauvé la vie ou parce qu'ils étaient eux mêmes amis d'un de ces membres... Mais lorsque Smith proposa plusieurs membres potentiels pour monter sur le navire il fallut faire un choix. L'un était aveugle mais disait savoir tenir le cap correctement, l'autre était sourd et réinterprétait tout ce qu'on lui disait, ... bref... Il fallut faire un tri. Mais finalement Tarlynn était fier de l'équipée sélectionnée. Des marins rompus par le travail et qui n'ont trouvés aucunes objections à servir sur le Keltia. Certains avaient tout de même rechigné l'idée qu'il y ai des lapins à bord ils apportaient soit disant les mauvais esprits sur le bateau, mais après une longue explication Tarlynn avait réussit à les persuader que la doctoresse en avait un grand besoin pour pratiquer sa science et pour éviter que tout l'équipage ne tombe malade... Même si lui même ne savait pas vraiment à quoi cela allait bien pouvoir lui servir, il avait eu tout le voyage pour en apprendre plus.

Les jours, les nuits, les jours, ... Le temps défilaient et les jours se suivaient. Le voyage se déroula étrangement bien, contrairement à tout ces récits que l'on entend sur les voyages en mer. Le tiefling en fut d'ailleurs ravi, non pas qu'il n'ai pas le pied marin... C'est qu'il... il... Disons que son estomac n'apprécie pas vraiment la forte houle...
Le temps passait et les humeurs de l'équipage aussi. Vaya pratiqua régulièrement des saignées en prétextant faire des analyses préventives, analyses que Tarlynn soutenait pour dissuader les quelques récalcitrants.
La naga eu une période facilement irritable avant de retrouver gaieté et bonne humeur. Tarlynn la trouvait étrange non pas par son physique, mais plus pour sa bonne humeur pétillante, il faudra qu'il la questionne sur son passé un de ces jours pour en apprendre plus sur elle. Mais le temps changeant la bonne humeur de cette dernière mua, tout comme sa peau d'ailleurs. Apparemment celle-ci n'aimait pas le froid et cherchait de plus en plus à s'approprier les sources de chaleur. Il était même arrivé une fois que Tarlynn oubli malencontreusement de fermer ses appartements, chose qu'il le poussa à se réveiller enlacer, pour ne pas dire étouffé, par la naga. Le tiefling aurait sûrement put chercher à la repousser ou à la réveiller, mais la prise de cette dernière était réellement tenace... et puis elle semblait dormir si profondément sans que cela ne dérange de trop le capitaine, preuve étant qu'il ne s'était pas rendu compte de la présence de la reptilienne durant son sommeil.

Chaque jours Tarlynn se rappelait ce qui les avaient poussés à quitter avec précipitation les eaux de Clavinia pour partir à la recherche d'eaux plus accueillantes et surtout qui leurs permettraient de payer leurs dettes. Leurs dettes... Tarlynn serra le poing en observant l'horizon. Les voiles étaient grandes ouvertes, chacun était à son poste, tout allait pour le mieux... Si ce n'est la raison qui les avait poussé à partir. Le tiefling toucha son ventre, il se rappela avec humiliation la façon dont l'homme bedonnant leurs avait apprit la situation. Turner avait des dettes, il avait eu raison de céder son bateau au premier venu... Maintenant Tarlynn et ses proches compagnons se trouvaient empoisonnés. Était ce la vérité ou juste une farce pour les pousser à ramener la somme à son propriétaire ? Comment savoir ?
Il se rappelait l'indignation qui l'avait intérieurement brulé, lui qui était si heureux d'avoir acquis un bien si haut précieux à ses yeux, lorsque qu'on lui avait annoncé que les dettes de Turner lui revenaient désormais. Mais ça, ça il aurait pu vivre avec... Mais pourquoi il a fallut qu'on les empoisonnent ? Qu'on l'empoisonne lui, le capitaine, à la limite... Mais pourquoi tout son équipage ?
Il se sentait coupable. Coupable d'avoir était si naïf, coupable de s'être fait avoir si facilement. S'il le gros homme, don Tarlynn n'avait pas retenu le nom, n'avait pas eu sa propre garde personnel il se serait fait un plaisir de lui montrer sa façon de penser et de lui arracher des mains l'antidote ... Malheureusement, l'homme était protégé et l'équipage encore frais ne faisait que se remettre de blessures de guerres.
Quoiqu'il en soit c'était du passé. Il fallait relativiser, alors relativisons. Slayn avait proposer un compromis, ma foi, plutôt honorable. Qui plus est le Keltia allait prouver son utilité ! Et son utilité il avait eu tout le temps de la prouver. Un navire fiable et très maniable, rapide et facilement dirigeable. L'équipage ne faisait que vanter les qualités du navire, à croire que ce dernier n'avait aucun défauts aux yeux de l'équipage...

Ça y est ! Le keltia arrivait à destination ! Les îles à l'horizon, la vigie s'empressa de répandre la nouvelle tandis que le navigateur dirigeait le navire vers les petits îlots. Une brise fraîche caressait le Keltia, un souffle léger et frais mais suffisent pour gonfler les voiles et pousser le navires jusqu'à son objectif.
Avant d'arriver Tarlynn retourna dans sa cabine, cabine dans laquelle de nombreux plans avaient étés confectionnés. A savoir si le Keltia restait mouiller au large ou s'il allait tremper dans les ports, comment réagir et agir une fois sur place... Tant de plans, de nombreux plans qui se mettait en place...


« Holà ! Qui êtes-vous et que venez-vous faire ici ? » demanda un gaillard à la voix épaisse.

Voilà qu'un petit navire venait d'accoster le Keltia. Tarlynn resta en retrait à l'arrière du bateau, mais tout de même pencher sur la balustrade pour observer les nouveaux arrivants. Il fallait bien leur répondre quelque chose, chose que Dorian plaça subtilement bien.

" Eh salut !! Ce bateau se nomme le Keltia et transporte à son bord une équipe de scientifiques venus explorer les îles de votre archipel. Vous voulez que je les appelle... Ils sauront mieux dire que moi ce qu'ils étudient... "

Au contraire de Dorian, Slayn quitta la balustrade et alla se réfugier dans un endroit plus tranquille, là où les gardes côtes ne le verrait pas... Vint ensuite Vaya qui réussit à donner du bois pour alimenter le mensonge fournit aux interlocuteurs, sur quoi elle laissa au capitaine le choix de décider de la suite des événements...
Laisser le choix au capitaine, une bien grande phrase puisque tout était prévu d'avance. La navire devait paraître le moins louche possible et ensuite l'équipage devaient se séparer en deux groupes...

Tarlynn descendit les quelques marches qui séparaient le pont arrière du pont principal et se rapprocha de la balustrade où se trouvait Dorian et maintenant Vaya. Il s'accouda à la rambarde et jeta un regard à l'équipage du petit navire qui leur faisait face.
D'un signe de mains il les salua, avant de se présenter.

" Enchanté ! Je suis le capitaine de ce navire, j'ai crus comprendre que mon équipage s'était déjà fait un plaisir de vous expliquer la raison de notre passage dans vos eaux... Comme nous somme une équipe de scientifique, comme on vous l'a précédemment informé, il serait plus simple pour nous si nous pouvions mouiller dans les eaux de votre port, pour des raisons "pratiques" propre aux scientifiques." Tarlynn observait au passage la feuille que tendait Vaya, une remplit de symbole étrange, il pouvait les lires et les avaient déjà vus... Mais il ne les comprenaient pas...
" Donc à moins que vous ne voyiez un inconvénient à ce que l'on vous suive, nous vous laissons nous guider jusqu'à bon port."


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MJ

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MessageSujet: Re: [Équipage de Tarlynn] L'aventure, c'est la dèche   Dim 11 Sep - 22:37

Les gardes-côtes n'y voyaient normalement aucun inconvénient : c'est d'ailleurs un peu pour ça qu'ils avaient proposé à Vaya de les suivre, à la base… Toutefois, ils eurent un moment d'hésitation en voyant approcher le capitaine : en effet, Tarlynn essayait de dissimuler ses attributs de Tiefling sous un ample manteau, dont ne dépassaient que ses deux cornes. Ce n'était pas une bête idée, s'il ne voulait pas effrayer les autochtones par son aspect relativement peu commun, mais le passé de l'archipel faisait qu'ils n'aimaient pas spécialement les gens qui se cachaient sous un ample manteau en plein jour.

Pour ceux qui n'auraient pas suivi, le passé de l'archipel est en effet fortement lié à Slayn Valentine… D'une manière ou d'une autre, les Vampires n'y sont clairement pas les bienvenus. Et un Vampire, le jour, si ça se déplace, ça cherche généralement à éviter les rayons du soleil, ce qu'un ample manteau peut toujours aider à faire. Il était donc assez facile pour les gens du coin de faire abstraction des cornes et de prendre le capitaine pour un sanguin : il paraît qu'on imagine toujours mieux un danger quand on l'a connu.

Toutefois, les gardes-côtes savaient qu'ils n'étaient pas pour le moment en position de force, leur navire étant moins bien armé que celui des étrangers : même si leur méfiance devint soudainement palpable, ils acceptèrent donc de guider le
Keltia à bon port, où il serait temps de démasquer Tarlynn.

Ce que ces braves gens n'avaient pas prévu, c'était que le capitaine ne se montrerait pas. En effet, les « scientifiques » avaient décidé de se séparer en plusieurs groupes déjà avant d'accoster…





[Anna et Vaya]

Commençons donc par les femmes, histoire de faire croire qu'il y a un peu de galanterie dans cette histoire. Les deux moiselles avaient choisi de faire connaissance avec les gens du crû. Enfin, à vrai dire, elles avaient tout de même des objectifs un peu plus intéressants, mais ça commençait en tout cas par rencontrer les gens du crû.

Anna ayant pris ses précautions contre le froid, elle était disposée à accompagner Vaya dans le centre d'informations universel standard : la taverne du coin. Du moins… C'est ce qui était prévu. Car le fait est que les gens du crû n'avaient jamais vu de Naga. Déjà que les serpents étaient relativement rares dans le coin, alors ça…


« C'est quoi ? »

« C'est un déguisement ? »

« Elle s'est fait manger les jambes, la deuxième ? »

« Pourquoi elle a autant de bras ? »


Bref, la foule curieuse des badauds empêcha bien vite Anna de s'avancer plus loin que le port. Il y avait là une attraction bien trop inhabituelle pour qu'ils laissent passer cette chance de tromper l'ennui de leur quotidien routinier. Il n'y avait jusque là aucune hostilité là-dedans… Mais puisque ces gens avaient tant de questions à poser, ils seraient sûrement d'accord pour répondre à quelques autres.






[Tarlynn, Dorian et Slayn Valentine]

Passons donc aux hommes, maintenant, ceux qui avaient pris le parti de commencer à s'installer sur Erbaön, faisant fi des avertissements pour n'écouter que leur courage… Au moyen d'une chaloupe qu'ils avaient discrètement mise à l'eau, ils étaient partis sur l'île où Slayn Valentine avait vécu jadis, trompant l'attention des gardes-côtes.

Restait que traverser une étendue d'eau comme ça imposait nécessairement de ne pas pouvoir passer inaperçus tout du long. Et lorsque les gardes-côtes cherchèrent l'homme au long manteau, ils purent bientôt apercevoir la chaloupe qui s'approchait d'Erbaön… Trop tard pour les intercepter…

Pour eux, le pire était peut-être en train de se produire : un Vampire supposé rejoignait l'île maudite.

C'est pour cela que les trois Keltiens purent apercevoir le navire des gardes-côtes arriver dans leur direction alors qu'ils accostaient. Le choix leur appartenait à présent : ils pouvaient ils attendre les autorités pour voir ce qu'elles leur voulaient et éventuellement se justifier ou bien commencer leur exploration tout de suite.





[Voilà, c'est relativement court, mais je pense que ça suffira pour le moment. De toute façon, je vais avoir besoin de vous pour continuer… Et inversement, je dirais.

Vaya, la foule s'est beaucoup plus intéressée à Anna qu'à toi : tu es libre de voir si tu es solidaire de la Naga ou si tu la laisses se réchauffer seule au milieu de tous ces gens curieux pendant que tu vas voir ailleurs. Si tu choisis de rester avec Anna, il faudra sans doute que nous gérions la conversation à trois. Sinon, préviens-moi pour que nous parlions de ce que fait Vaya et je me débrouillerai avec Anna.

Dorian, Tarlynn et Slayn Valentine, comme je l'ai subtilement fait remarquer, à vous de voir ce que vous préférez faire : notez que vos personnages ne savent pas nécessairement ce que les gardes-côtes peuvent bien leur vouloir exactement. J'attends donc de savoir ce que vous décidez pour pouvoir donner la suite des événements vous concernant. Si Tarlynn n'est pas disponible avant vendredi prochain, n'hésitez pas à prendre une décision sans lui, car sinon, le délai sera très court pour réagir une fois cette suite donnée.

Du coup, nous allons sûrement avoir besoin de discuter au cours de la semaine… Comme d'habitude, je reste à votre disposition autant que possible, que ce soit pour des questions ou pour avancer l'histoire.]

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Slayn valentine
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MessageSujet: Re: [Équipage de Tarlynn] L'aventure, c'est la dèche   Jeu 15 Sep - 18:53

Slayn avait observé et écouté la discutions entre sa bande et les gardes côtes de loin. Un mauvais pressentiment le tressaillait déjà à ce propos. Si lui même s'était rendu compte qu'il attirait la curiosité en étant couvert de la tête au pied à Clavinia, Il n'était peu être pas prudent que Tarlynn se montre ainsi masqué devant les locaux de l'archipel, qui eux, avaient de bonne raisons de se méfier des types qui cherchaient à éviter le soleil.

Il s'était lui même caché des regards pour cette raison, mais n'avait absolument pas pensé à Tarlynn à ce moment là. Maintenant il était trop tard, pourvu que les choses aillent bien... la réponse à l'intervention de Vaya l'interpella sur le champs et il décida de prendre les devants une fois le blabla terminé.

Faisant fit de l'autorité de son supérieur, Slayn avait immédiatement donné l'ordre de réunir quelques hommes à l'arrière du bâteau pour mettre discrètement une chaloupe à la mer et de ce fait, rejoindre directement l'île d'Erbaon. Il avait pris sa décision dès l'évocation du nom de Jacques Carter. En effet, pour le vampire, il ne pouvait que s'agir d'un descendant de Jonathan Carter et de Clara Sullivan.
Le fait qu'il soit un des seul humains à se balader encore sur l'île en était la preuve. Il expliqua ensuite brièvement le pourquoi d'une telle précipitation. Les Carter connaissaient certainement très bien cette île et la possibilité que le trésor ai été trouvé puis déplacé était grande. Décision avait donc été prise de séparer la bande en deux groupe.

Pendant que les garçons iraient s'assurer que le trésor était toujours sur l'île, les filles allaient directement prendre des renseignement sur le fonctionnement de l'archipel en général au cas où ils seraient obligés de se déplacer d'îles en îles pour retrouver l'or de Kwochet.

Durant la traversée, Slayn qui ne souhaitait toujours pas être remarqué, avait demandé à ses deux accolytes de s'assoir tranquillement à l'arrière pendant qu'il ramerai seul devant. De toute façon il était physiquement le plus fort et un décalage de force entre deux rameur n'aurait été bon qu'à les ralentir si c'était Tarlynn et Dorian qui s'y étaient collé (ce qu'il ne souhaitait pas puisqu'il voulait rester planqué) ou à carrément faire tourner la chaloupe en rond s'il ramait avec n'importe qui d'autre. Une situation certainement très drôle à regarder, mais parfaitement inutile d'un point de vue pratique et il fallait aller vite.

Une fois que l’embarcation toucha terre, Slayn ne se laissa pas aller à embrasser le sable, tel un héros de roman à l'eau de rose revenant enfin sur sa terre natale, il scruta immédiatement l'horizon afin de voir s'ils n'avaient pas été repérés. Inutile d'évoquer ici le juron, à faire s'évanouir une nonne, qu'il poussa en apercevant une voile s'approcher d'eux. Celle là même des gardes côtes. Ils avaient été repérés en train de s'approcher de l'île.


"C'était une très grosse connerie de croire qu'on arriverai à passer sans être vu... Va falloir assumer maintenant.

Voile en approche! Les gardes côtes.


La situation serait catastrophique si le vampire était vu ici. Ces connards ne devaient pas rester sur l'île, leur présence serait un risque de plus à prendre en compte. Donc il fallait les faire partir. Pour les faire partir, il fallait leur parler et les mettre en confiance. Et Tarlynn qui était toujours planqué dans sa cape, c'était pas le moment de les mettre de travers!!!

Si lui même ne pouvais pas montrer patte blanche, le capitaine du vaisseau pouvait le faire, et même, devait le faire!

Alors se moquant encore une fois éperdument du rang et de l'autorité de Tarlynn, il s'approcha de ses deux accolytes et les entraîna dans un chaos rocheux qui longeait la plage afin qu'ils ne puissent pas être vus depuis le bateau. Il était temps de mettre les choses au point et il s'adressa alors au capitaine d'une voix ferme, ne souffrant aucune contestation.


" On est une belle brochette d' idiots... Mais le plus crétin de nous tous c'est toi! J'ignore pourquoi ils nous ont suivi, mais ton accoutrement ridicule ne va certainement pas les aider à nous faire confiance comme ça.

Tu es le capitaine du Kaeltia, c'est l'image de tout l'équipage que tu véhicule avec toi, tu n'as donc pas le droit à l'erreur."


Sans ménagement, il attrapa alors le Tieffling par le col, afin d'être bien sûr que la leçon qu'il allait lui donner lui rentre dans le crâne.

C'est la terre des vampires ici! Je ne sais pas si tu as remarqué, mais les mecs qui se protègent du soleil, ce n'est pas très bien vu dans le coin! dit-il en lui arrachant violemment sa capuche Tu es un Tiefling. Assume le!"

Il le lâche alors et pousse un soupir afin de retrouver son calme.

"Bon... Ils ne doivent pas rester sur l'île, et encore moins me voir. Je propose que vous alliez à leur rencontre pour montrer pattes blanches, pendant que moi j'irais me cacher.

Sinon on poursuis notre objectif, et il faudra composer avec ces connards sur nos trâces."


Commençant déjà à s'éloigner pour rejoindre la végétation, il ajouta d'un ton parfaitement sarcastique.

"la décision t'appartiens... Capitaine."

(PS : Pavé de texte garantis 100% sans ^^)

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Corps à corps (Lames Secrètes) : 0 / Parade : 0
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Sic gorgiamus allos subjectatos nunc (Nous aimons nous repaitre de ceux qui aimeraient nous soumettre)
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Vaya
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MessageSujet: Re: [Équipage de Tarlynn] L'aventure, c'est la dèche   Ven 16 Sep - 14:02

Du côté des filles, au village.

Descendues du Keltia une fois arrivé au port, Vaya marchait côte à côte avec Anna d'un pas plutôt léger et confiant. Le fond de l’air était frais et elle avait machinalement resserré les pans de son gilet. Elle sentait contre sa hanche le poids rassurant de son arme et de son poignard, ainsi que de la petite bourse en cuir contenant quelques précieuses pièces. Elle espérait trouver quelques denrées de premières nécessités pour les éventuels soins sur le bateau car il fallait tout de même préparer le voyage retour... Et puis, parfois, la vue d’une pièce pouvait facilement délier les langues. Le village était charmant, simple et pas très grand, mais charmant. D’un regard circulaire, elles pouvaient embrasser l’essentiel du paysage. Et à l’inverse, les habitants de l’île purent les repérer tout aussi facilement. La foule arriva bientôt en "masse" des interrogations plein la tête face à l’étrangeté que représentait pour eux la naga. Vaya glissa quelques mots à celle-ci :

« Anna, je crois que ton public est enfin arrivé. Je vais aller voir à la taverne de mon côté, ça devrait être plus tranquille pour le coup. »

Les yeux brillants, Anna se laissait émerveillée par le paysage environnant. Loin d’être méfiante, distraite par sa découverte visuelle, elle fut complètement prise par surprise par les badauds et les curieux.

« Je… heu… un public ? Mais… »
Elle mit une petite seconde à digérer l’idée avant de se ressaisir.
« Je te rejoins là bas alors ? »

Vaya semblait plus à l'aise pour comprendre les motivations humaines et n’hésita pas à aiguiller sa compagne à écailles.

« Je crois qu'ils sont curieux de ta nature. Ca devrait les détendre et les rassurer si tu peux répondre à leurs questions. Peut-être même qu'ils seront ainsi plus enclins à répondre à tes propres questions... »

Elle marqua un temps en réfléchissant à la meilleure marche à suivre avant d’enfin se décider.

« Rejoins moi s'ils ne te retiennent pas trop longtemps. Par contre si on se perd de vue, retourne au Keltia avant le coucher du soleil. Ce sera plus prudent. »

Anna tourna ses yeux verts vers la rouquine et acquiesça docilement de la tête. Elle serra tout de même un peu les lèvres, signe qu’elle se résout à faire face. Amusée, Vaya lui donna une petite tape d'encouragement sur l'épaule, accompagnée d’un sourire plein d'enthousiasme, et la laissa finalement auprès de l’attroupement de curieux.

Elle commença par s'approcher des quelques étals sur la place pour voir si quelques choses d’utile pourraient l’intéresser pour son cabinet médical, mais à défaut de trouver, elle fila directement en direction de la taverne. Elle ne payait pas de mine cette taverne, mais elle semblait être le centre de vie de la place avec tout ce qu’il y a de plus classique, mais de nécessaires à son confort et utilisation : ses tables, ses chaises, son barman, ses poivrots, son miroir, ses étagères de boisson...
Le silence se fit dès l'entrée de Vaya dans les lieux. Tout le monde (donc le barman et les trois poivrots) l'observe, regard braqué et interrogateur sur celle qui venait perturbé leur petite routine.

Vaya s'y attendait et ne fut pas plus étonnée que cela du silence subit qui régnait alentour. D'une part car une fille qui rentre dans une taverne... à moins qu’elle ne soit fille de joie, mais elle n'était pas habillée en conséquence... d'autre part son visage était surtout inconnu d'aucune des personnes présentes. Elle décida de rompre le silence qui devenait palpable en s'exprimant à la cantonade :

"Bonjour, je viens du Keltia, le bateau qui vient d'accoster."

Puis, elle s'approcha directement du barman, commanda une boisson locale afin de pouvoir prendre son temps. Et une fois qu'elle fut servie et qu'elle eut payé, elle demanda de but en blanc :
"Je suis médecin, et je cherche quelques denrées de base pour mes traitements. Vous savez où je pourrais me renseigner ? Nous ne connaissons pas le coin, alors je viens aux renseignements."

Le barman, pointa un index boudiné en montrant l'un des trois poivrots :
"Pour ça, vous pouvez demander au doc' Teurrêne, c'est le médecin du village."

Le poivrot en question :
"Ah ben ça, pour sûr que j'suis l'médecin du village, tiens ! Personne d'autr' qu'est foutu d'les soigner comme y faut !"
"Qu'est-ce vous voulez savoir au juste, ma p'tite ?"


Vaya préféra commencer doucement, sur un sujet adapté afin d’établir une base de confiance.
"Et bien déjà, savoir si vous auriez quelques herbes de base à me vendre ? Et puis pourquoi pas... quelques tuyaux pratiques à m'appendre !"

"Des herb' de base ? Holà, voulez parler affaires, z'est za ? Ben savez quoi ? J'ai la go-gorge un peu sèche : et zi vous montriez vot' bonn' volonté en achetant la médecine du tavernier ?"

Vaya fit une légère moue, peu confiante en ce genre de pratique, mais puisqu'il fallait certainement en passer par là elle accepta de s’y plier.
Le doc' tend alors son verre, le coude avachi.

"Un verre pour le doc', tavernier. C’est moi qui offre."

"Hé, le verre de mes amis est resté vide ! Je vais quand même pas boire tout seul ?"

Vaya fit un rapide calcul pour vérifier le contenu de sa bourse. Ouais, ils n'étaient pas encore trop nombreux elle ne serait pas ruinée par cette dépence, bien qu'elle avait l'impression de perdre son temps, précieux.
"Va pour une tournée dans ce cas là. Par contre ensuite, vous me montrez ce que vous avez dans votre antre, sinon, j'irai cueillir mes herbes moi-même dans la forêt avoisinante. Ca serait dommage pour vous de rater une vente non ?"

"Pour qui vous m'prenez ? Bien sûr qu'on va parler affaires !"

"Dans ce cas là, trinquons !"

Une fois son verre vidé, le doc' titube vers la sortie et manque de s'étaler contre la porte, mais il continue tant bien que mal jusque chez lui, en tombant une fois ou deux en cours de route. Ce qui n'est pas peu dire vu qu'il habite juste derrière la taverne.

"Voilà ! Z'est là !"

Vaya se dépêcha de le suivre après avoir poliment salué le reste des poivrots en quittant la taverne. Toujours laisser un bon souvenir derrière soi, ca peut être utile. Néanmoins, elle resta sur le qui-vive quand le doc la fit entrer. Après tout, vu l’allure du gaillard, on ne savait pas vraiment s’il était réglo.
"Allons voir à quoi ressemble votre cabinet!" fit-elle pour le motiver

Dans la première pièce se trouvait un lit vide et quelques meubles de rangement. Le médecin continua vers une deuxième pièce : un plan de travail, quelques herbes, des couverts et une assiette... C'est visiblement là qu'il mange et qu'il prépare les quelques médecines qu'il peut faire lui-même.

"Voulez voir quoi, au juste ?"

Vaya fit mine de réfléchir intensément, et d'être inspirer par le lieu avant de répondre.
"Je ne connais pas encore tout, mais je cherche un remède contre... le mal de mer et une peu de chirurgie ? Et puis, je tiens un journal également de nos voyages sur les gens que l'on rencontre, j'aime bien y consigner ce qui caractérise chaque peuple, ce qui fait sa fierté ou sa singularité. Vous voyez ? Racontez-moi un peu ici. Je ne sais même pas comment s'appelle votre île vous imaginez??"

Le doc' attrape une bouteille de... quelque chose et se sert un verre, qu'il vide d'un trait. Il semble dégriser un peu après ça.
"Cette île ? C'est l'île de Vampoulet ! Mais si vous voulez faire de la sociologie, bah revenez plus tard, c'est pas pour ça que je vous ai laissée entrer."
"Par contre, pour le mal de mer, j'en sais trop rien, personne a le mal de mer, ici."


Vaya parut réellement étonnée du ton qu’il employa. Elle avait dit quelque chose de fâcheux ? Le ton qu'il avait pris ne lui plaisait guère. Elle se retenait de ne pas l'agresser à son tour. Bref, elle préféra jouer l’innocente et continuer sur sa lancée.
"Vampoulet?? C'est un bien drôle de nom.... Et puis... ma fois, je ne sais pas ce que c'est la sociologie."
Et puisqu'il ne voulait pas s'éloigner du sujet :

"Bon dans ce cas, ce que vous venez de boire ca m'intéresse, j'ai des marins à canaliser, et ca serait fort pratique. Ainsi quelques potions de base pour désinfecter et panser."

"Oh, ça ? C'est juste un petit débourre-gueule, rien de bien folichon. Et pas toujours très efficace sur la durée, non plus..."

" Vous n'avez jamais cherché à l'améliorer?"
"Et pourquoi vous croyez que ça marche ?"
"Vous venez de dire qu'il n'était pas très efficace..."
"Ben oui, mais si j'avais pas travaillé dessus, ça le serait pas du tout."
"d'accord, donc faut pas être aussi modeste alors ! Moi je débute seulement, et je teste un peu tout... pour pas dire n'importe quoi. J'ai commencé par... la couture à vrai dire. J’ai repris quelques notions de couture sur mouchoir que j'ai transféré sur la peau. Mais toutes ces potions bien pratiques, je sais pas faire encore."

Vaya arpenta un peu la pièce, inspectant les étagères, promenant son doigt sur les fioles, certaines étaient nommées, d'autres non. Beaucoup de poussières, elles ne devaient pas être déplacées et utilisées bien souvent.

"Tester n'importe quoi, c'est parfois risqué, vous savez. Vous devriez vous former auprès d'un docteur."

"Sur un bateau ce n'est pas chose aisée. Mais j'ai quelques livres pour m'aider. Et grâce au ciel je sais lire, ce qui aide fortement."
"D’ailleurs vous avez une drôle d'inscription là."
fit-elle en pointant un doigt innocent vers une espèce de représentation/tableau à peine sali et jauni par le temps : "Carter a vaincu. Libertad est libre."
"Les gardes-côtes nous ont aussi parlé d'un Carter"

"Oui, Jonathan Carter fait partie des héros de cet archipel : c'est Abraham Sullivan et lui ont vaincu le tyran il y a... quelque chose comme deux siècles, je crois... Et depuis, ses descendants sont à la tête de l'archipel et on n'a pas encore trouvé de raison de s'en plaindre."

"Tant mieux pour vous car c'est un long règne que 2 siècles. Mais je n'ai rien vu qui ressemblait à un fief, ou un château ? Si vous dites qu'ils sont si connus que ça, ils ont su rester humbles? Jacques qu'ils nous ont dit je crois..."

"Ah non, Jacques, en fait, ça n'a rien à voir : il vient de ce village et il s'est mis en tête de dessiner une carte de l'archipel et de l'île maudite. Du coup, les gens se sont mis à l'appeler "Carteur"... Et par analogie, il est devenu notre Carter à nous, quoi. Mais il est pas revenu de sa dernière expédition sur l'île."
"Mais je parle, je parle, et avec tout ça, vous m'avez toujours pas dit quelles herbes vous intéressaient..."


"oh !! Joli jeu de mot en effet."
"Je vais prendre, attendez que je ne confonde pas...du millepertuis et... celle-la là-bas. Le plaintain... qui si je ne m'abuse est désinfectant."


"Oh, allez, pour vous, je vais vous offrir cet échantillon... Pour les verres de tout-à-l'heure. Après, c'est 15 sous la poignée : je peux pas faire plus bas, sinon j'en aurai plus."

Vaya se retint de le gifler et offrit son plus beau sourire hypocrite. Il était peut-être bon médecin, mais il ne lui avait pas servi à grand chose... Un échantillon, la recette aurait été plus utile !
"c'est très généreux ! Je vous remercie pour l'échantillon. Et si un jour je cherche quelqu'un pour m'enseigner, je viendrai volontiers vous voir !"

vaya regarda ce qu'il lui restait dans le porte-monnaie, et saisit ce qu'elle devait au Doc Teurène. Elle s'apprêtait à partir qu'elle demanda tout de même une dernière fois :

"je sais que vous n'êtes pas trop.... comment vous avez dit déjà ? Sociologique ? Mais est-ce qu’à tout hasard, vous connaitriez quelqu'un qui se passionne pour l'histoire et les vieilles légendes ? Votre archipel a l'air d'avoir un riche passé et j'aimerai beaucoup écouter ce genre d'histoire pendant que mes compagnons iront sans doute se saouler à la taverne..." fit-elle avec un grand sourire enjôleur et de connivence.

"Allez voir le fils du vieux Carter, c'est la maison un peu à l'écart. S'il est pas chez lui, bah c'est qu'il tardera pas."

"C’est gentil, merci beaucoup ! A bientôt certainement ! Et au fait... Je m'appelle Vaya" puis elle sortit pour de bon.


Vaya sortit tranquillement et se dirigea en direction de la maison indiquée du fils Carter.

_________________


Connaissance (17) : déchiffrage 6 | investigations 6 | érudit 5 Médecine (6) : premiers soins 4 | traitements médicamenteux 2
Tir (pistolet) (5) : Base offensive 3 Précision 2 Corps à corps (poignard) (4) : Base offensive 3 | parade 1
Larcin (4) : Discrétion 4 Résistance aux poisons (1) : 1 Navigation (1) : Marin 1


Dernière édition par Vaya le Lun 19 Sep - 16:31, édité 1 fois
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Dorian
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MessageSujet: Re: [Équipage de Tarlynn] L'aventure, c'est la dèche   Lun 19 Sep - 11:48

Revenons-en aux hommes...
C'est bon, vous n'avez pas le tournis ? Pas encore ? Bon, ça va alors...

Quand ils avaient décidé de mettre le bateau à quais puis de se séparer, Dorian ne s'était pas fait prier pour accompagner Slayn et Tarlynn sur l'île d'Elbaön, pendant que les demoiselles allaient mener l'enquête autour du port. S'il s'inquiétait un peu de laisser les filles se débrouillaient seules dans un endroit inconnu, il avait hâte de découvrir les mystères qui se cachaient à leur destination (finale ? j'espère pas...)
Ah la la, le clapotis particulier des vagues sur la coque fragile de la chaloupe à chaque coup de rame. Un son sec qui s'accompagnait de gouttelettes légères volant dans l'air. Le vampire choisit de ramer, pour aller plus vite disait-il... Dommage, c'était un exercice que le marin appréciait particulièrement : il se contenta de sentir le roulis en simple spectateur. C'était certes moins fatiguant mais d'un intérêt plus limité... Ok, ok... Il avait bien compris celui qui consistait à arriver au plus tôt sur l'île : d'un parce qu'il ne fallait pas se faire remarquer, et deuxièmement à cause de la fragilité cutanée du vampire.

Il y a une chose que vous devez savoir avant que le frêle équipage ne débarque sur la côte d'Elbaön. Ils n'y arrivaient pas les mains vides. Et dans le cas précis de notre ami aux cheveux roux et à l’œil unique, cette main se retrouvait désormais prolongée d'une lame légèrement recourbée, au tranchant loin d'être éfilé et à la brillance fade. Où avait-il trouvé cette première arme ? Dans les tréfonds d'une pièce sombre et humide où subsistaient encore les vestiges d'une petite armurerie... vestiges maigres et en mauvais état mais vestiges quand même et profitables pour le jeune homme qui désirait se perfectionner dans autre chose que le corps à corps... Ça servait moins bien quand en face de soi, il y avait des adversaires armés. Donc, il avait fini par trouver un sabre un peu rouillé mais encore solidement fixé à sa garde. Et à force de patience et d'entrainements durant ses heures prévues au repos, il avait fini par savoir marcher avec sa lame au côté (rigolez mais c'est la base aussi... car il n'est rien plus ridicule qu'un pirate qui clopine ou trébuche à cause de son sabre !), par effectuer des moulinets avec son poignet pour tourner la lame devant lui et par la manipuler, encore maladroitement certes, avec l'une comme l'autre main. Avec un œil en moins, il devait compenser et ne pouvait se fier à sa seule main droite.
Voilà où nous en sommes donc, à quelques minutes de toucher sable. Le sabre ceinturé à sa hanche droite, Dorian espérait être ainsi prêt à en découdre avec leurs futures rencontres en ces terres inconnues...

Mais ce ne fut pas des inconnus qui vinrent à leur rencontre prioritairement. A peine eurent-ils mis pied à terre qu'ils remarquèrent la présence des gardes-côtes. Ceux-ci les avaient visiblement suivi, mais dans quel but... ? Là, le vampire émit l'hypothèse, fortement judicieuse d'ailleurs, que leur encapuchonné capitaine avait éveillé l'intérêt des surveillants des mers. On craint les vampires ou on les craint pas... Ici, on avait choisi de les chasser à priori... ou du moins, on ne pouvait se permettre d'en laisser un seul approcher après le passif que les iles de l'archipel possédaient avec cette race.
Cependant, Dorian n'apprécia pas spécialement le ton employé par Slayn. Il chercha donc à temporiser les choses.

" Du calme, du calme ! Rien n'est perdu car rien n'est joué : si c'est pour cela qu'ils viennent à nous, on s'arrangera. Si c'est pour une autre raison, on s'arrangera également. "

Alors que le sanguin s'enfonçait dans les broussailles pour disparaitre à la vue de la côte, Dorian fit le chemin inverse, n'attendant pas que son capitaine prenne une décision.
Il se plaça de façon à réceptionner la barque qui rapprochait les gardes-côtes de la plage. Il se saisit de la proue et la tira sur le sable alors qu'un des hommes mettait pied à terre ; c'était celui qui avait parlé sur le bateau, les trois autres restaient pour le moment dans leur chaloupe. Il n'avait aucune animosité à leur égard (se trompait-il ? seul l'avenir nous le dira...) et souhaitait que les choses se passent au mieux. Il agissait donc normalement avec eux.

" Vous revoilà les gars ?! Que se passe-t-il ? On a fait un truc qu'il fallait pas ? "

Il se tourna un coup pour embrasser du regard l'île derrière lui.

" Dites, c'est vraiment très dangereux comme coin ? C'est apparemment là qu'on devrait découvrir la fameuse fleur que notre médecin cherche... Elle est si mignonne qu'on lui refuse rien à c'lle-là... mais si ça craint trop, faudrait qu'on soit prévenu, non ? "

Une fois que Dorian a fini de parler, le premier des gardes-côtes répond donc, d'un ton autoritaire :

"Désolé, mais avant toute autre chose, je vais demander à votre capitaine de se découvrir..."

"Oh ça... Y a pas de soucis !!" répondit-il en levant les épaules et en affichant un sourire franc. Il se tourna et s"époumona une fois de plus. L'air du large a cette avantage de bien dégager les bronches. "Tarl... ! Euh Cap'taine !! On te d'mande !

Le Tiefling arriva peu après, sortant de derrière le bosquet où il avait été amené par le vampire, et après un regard entendu avec le navigateur du Keltia, il abaissa sa large capuche découvrant alors sa paire de cornes. Slayn avait raison et il aurait eu confirmation de son hypothèse s'il avait pu suivre la conversation sur la plage. Rien de ce qu'il aurait pu dire n'aurait vraiment changé les choses. Il restait à attendre la réaction de celui qui semblait être le chef des gardes-côtes et celles de ses petits camarades. S'ils descendaient en trombe de l'embarcation, ils seraient toujours temps de se poser des questions et de sortir leurs armes pour se défendre. Cela serait vraiment bête et les deux pirates souhaitaient éviter d'en arriver là. Ne souhaitaient-ils pas passés inaperçus en fin de compte ?

En voyant que Tarlynn ne craint pas le soleil, le garde-côte semble tout-à-coup beaucoup moins stressé.

"Bon, ça ira. Vous m'excuserez, étranger, mais vous aviez l'air de vous cacher du soleil... Je sais pas trop ce que vous êtes, mais au moins, vous êtes pas un Vampire et c'est tout ce qui m'intéresse.
Pour le reste, c'est votre peau, hein, mais c'est pas pour rien que les gens viennent pas sur cette île maudite : "ça craint trop", comme vous dites. Ou alors restez sur la plage, et plutôt le jour. Si vot' fleur pousse qu'ici... Ben c'est votre vie, après tout, hein...
"

Non, le type ne semble pas se rendre compte que connaître les fleurs qui poussent uniquement sur cette île est un peu suspect. A partir du moment où il n'y a pas de Vampire, le reste, il s'en fout, comme il a dit.
Du coup, tout ce beau monde s'apprête à repartir : le "chef" repousse la chaloupe dans l'eau et saute dedans, en regardant toujours les pirates, tandis que ses collègues rament pour s'éloigner de l'île au plus vite.

" Merci pour vos conseils ! J'espère que notre jolie scientifique trouvera son existence ailleurs à cette fleur... Et sinon.... ben... on fera d'notre mieux ! "
Dorian leur fit même un signe amical alors qu'ils s'éloignaient.

" Bon, une bonne chose de faite, tu crois pas ? " dit-il doucement à Tarlynn lorsque la chaloupe fut hors de portée d'oreille.
" Étape suivante, trouver un coin pour s'installer en attendant les filles. "
Ils ne comptaient pas s'éloigner trop de la plage mais suffisamment pour ne pas que Slayn puise être vu depuis la côte. Au cas où les gardes-côtes trainent encore dans le coin, par prudence...

[Subtile bientôt ^^]

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Anna
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MessageSujet: Re: [Équipage de Tarlynn] L'aventure, c'est la dèche   Lun 19 Sep - 15:43

Aucun regrets.

La demoiselle aux cheveux bleus n’en avait jamais douté, mais c’était ce genre de moment qui le lui rappelait avec autant de force : désobéir, s’enfuir, partir à l’aventure, malgré les difficultés c’était les meilleures idées qui lui soient passé par la tête. Un bouillotte coincée contre son ventre, elle avait suivit la rouquine malicieuse pour aller à la rencontre de la faune locale.
Tout était si exotique ! Pour une demoiselle dont les archives en matière de lieux connus tiennent sur une disquette 3,5 pouces, cela n’avait rien de très étonnant. Elle n’avait même pas encore eu l’occasion de visiter Clavinia convenablement. Mais ici c’était une sensation différente, la sensation de parcourir un endroit du monde où une naga n’a pas sa place.

Et les autochtones ne s’y trompèrent pas, eux non plus.
Heureusement, Vaya sut introduire Anna en douceur à l’idée de contenter cette foule grossissante et trépidante d’excitation. Après le départ de la médecin en herbe, elle se tourna vers la foule l’air hésitante devant toutes leurs questions. Il était temps d’en mettre plein la vue à son public.
*Je ne compte pas faire ça ! °(>o<)°*
Mais, j’ai rien dis de…
*Tu penses trop fort.*
Ce ne serait pourtant pas la première fois que tu t’occupes d’un groupe.
*Pchhhhhhht ! Laisse moi me concentrer !*
Bon, bon, voyons comment tu t’en sors alors.

« Heu… Bonjour. »

Une entrée en matière des plus originale, mais il fallait bien commencer par quelque chose. Et cela marcha puisqu’un quidam se désigna volontaire pour jouer le rôle d’interlocuteur privilégié de l’étrange créature. Plus grand et costaud que les autres, il joua donc du talent d’orateur de ses coudes pour passer devant.

« Bonjour, étrange créature. Veuillez pardonner notre curiosité, mais nous n'avons jamais vu d'être tel que vous dans les parages : oserais-je vous demander... ce que vous êtes ? »

Anna lui souri. Sa propre hésitation et ses manière polies la mettait plus à l’aise face à tous ces regards curieux.
« Je suis une naga ! Et sinon je suis Anna, heureuse de vous rencontrer. »

L’homme sourit à son tour de tout l’éclat de ses dents de séducteur invertébré.
« Anna ? En voilà un joli nom... et qui vous sied à ravir, chère naga. Pour ma part, je ne suis que Cormack. Est-ce que tous vos semblables sont aussi mignonnes que vous ? »

Le sourire de la naga se fit plus charmeur. Elle n’était pas contre ce genre d’attention. Cela pouvait même s’avérer utile lors de certaines négociations.
« Je ne sais pas, j’ai surtout grandi avec des humains. »

En voyant que le jeune homme ne se faisait ni pétrifier ni dévorer vif malgré ses avances, des gens de la foule se décidèrent à toucher la queue d'Anna du doigt, histoire de vérifier si c’était vivant. Et peut-être quelle sensation ça faisait.
Pour ce qui est de la vivacité, les tortillement de la serpentine sous leurs attouchements maladroits répondirent probablement à leurs questionnements. Quand à la sensation…

« Hé ! Ça chatouille ! »
Anna rit et sursauta quelques instant avant de parvenir à rassembler sa queue autour d’elle, décourageant suffisamment les tripoteurs pour pouvoir parler tranquillement.

« C’est magnifique chez vous, est-ce que vous voulez bien me faire visiter ? »

« Mais avec joie ! »
Son sourire colgate collé au visage en même temps que sa confiance en lui, il s'avança pour attraper le bras d'Anna... Après une courte hésitation, il finit par enrouler son bras gauche autour des deux bras droits d'Anna, pour marcher bras dessus bras dessous. Après avoir écarté un peu la foule, il montra alors les alentours (vers l'intérieur de l'île) de son bras droit :
« Vous êtes ici au port de Vampoulet, dans l'archipel des Carpates...
Mais qu'aimeriez-vous savoir, au juste ? J'imagine que nous n'aurons pas le temps de vous montrer chaque recoin de l'île, si ? »


La naga s’amusa de son attitude cavalière et sépara ses deux bras pour attraper son épaule et sa main. Plus à l’aise ainsi, elle observa la foule qui s’écarte sans rechigner.
« Vous êtes le chef ? »

« Hein ? Euh... Oui, oui ! Bien sûr que je suis le chef ! »

« Et bien, je suis curieuse et j’adore les légendes et les contes de marins ! » Dit-elle avec des yeux brillants d’excitation. « J’aimerai tant voir un endroit mystérieux ou magique. Il y en a chez vous chef Cormack ? »

Attend, tu crois vraiment que c’est le chef ?
*Non, mais si ça lui fait plaisir…*
Haaan, vile coquine.

« Oh, ça, oui, bien sûr qu'on a ça ! »
Il l'entraîna un peu plus loin, s'approchant de l'eau, et pointa Erbaön du doigt :
« On a l'île d'Erbaön ! L'île maudite ! Elle est hantée par le premier Vampire. La légende dit qu'il s'agit d'un ancien chevalier : il aurait dû mourir mais a préféré renier son humanité. Et il a longtemps semé la terreur sur l'achipel, massacrant les gens sans pitié... »
Il marqua une pause pour vérifier la réaction d'Anna, avant de reprendre de plus belle :
« Jusqu'à ce que deux héros se lèvent contre lui et parviennent à le vaincre dans sa demeure. Mais à ce qu'on raconte, la bête n'est pas morte : elle ne serait qu'endormie et attend patiemment l'heure de son réveil pour semer la terreur une nouvelle fois... Et quand ce jour viendra, plus personne ne pourra vivre en paix en ce monde ! »

« Dans le monde entier, pas juste sur les îles des Carpates ? »
À ce stade là Anna avait un peu oublié qu’il lui parlait de son vampire apprivoisé. Mais Anna adorait les histoires et il en fallait peu pour qu’elle se prenne au jeu du conteur.

« Il est certain que cette créature cherchera à soumettre bien plus que nos Carpates. Il n'y aura plus d'abri sur toutes les mers ! » Lui dit-il sur le ton de la conspiration propres aux bonnes histoires d’horreur.

« Elle doit être très dangereuse ! Vous n’avez pas peur qu’elle se réveille bientôt ? »

Feraient mieux, elle est réveillée.
*Qui ça ?*
La créature que vous avez pris soin de leur ramener.
*Ah ! Oui, mais il est gentils maintenant, y a aucun risque !*
Mais oui, elles disent toutes ça…

« Oh, ne vous inquiétez pas trop, poupée : pour le moment, il y a peu de risques. Et puis je connais son point faible, je pourrai sans doute vous protéger. »

« Oh ? C’est grâce aux héros que vous le connaissez ? »

« Et bien... Pour ne rien vous cacher... Je suis l'un de ces héros. Et c'est moi qui ai découvert la faiblesse de la créature en étudiant son mode de vie. »

Elle laissa échapper un rire amusé, visiblement là elle ne le croyait pas le jeune conteur maladroit.

« Ce doit-être une légende récente alors, vous êtes si jeune. »
Elle se mit face à lui, posant ses mains sur ses épaules et pressa un index sur sa bouche en cœur, l’air de réfléchir.

« Moi j’aurais continué l’histoire avec des hommes qui se prépareraient à affronter la bête à nouveau. Des descendants des héros d'antan qui se transmettraient les secrets de génération en génération et dont vous feriez parti.
C’est dommage, ça commençait bien ! »


Elle lui fit un sourire attendrit tandis que dans la foule restée en retrait, certains s'esclaffent et se tiennent le ventre à la vue de Cormack dont la tentative de drague vient d’exploser en plein vol.

Ce dernier bogua un instant, puis pris la main d'Anna entre ses deux mains à lui :
« Oh ! Euh... Vous avez raison, c'est sans doute ce qui s'est passé, en fait : ce savoir s'est transmis sur l'ensemble des îles... D'ailleurs, je ne suis pas directement un descendant des héros, mais je sais quand même comment se protéger la bête. »

Elle se laissa faire mais continua néanmoins sur sa lancée :
« Finalement elle n’est plus si dangereuse si vous savez tous comment la combattre. Vous n’avez plus à avoir peur de l’île maudite à cause d’elle, si ? »

« Euh... En fait, ça marche pas aussi facilement que ça... D'autant qu'on dit qu'il reste beaucoup d'autres créatures mineures qui sont restées au service de la bête. Elles ne sont pas aussi puissantes, mais elles restent nombreuses et n'ont pas ses faiblesses : elles défendent l'île contre les intrus en attendant le réveil de leur maître. »
Il avait repris son air de conspirateur livrant d’horrible secrets aux oreilles vierges et innocentes de la jeune naga.

« Ça a l’air plus dangereux qu’un chevalier endormis. Elles ressemblent à quoi ? »

« Ceux qui ont cherché à le savoir ne sont pas revenus nous le dire... Et le seul qui en est revenu n'a jamais rien dit là-dessus.
Mais il ne faut pas sous-estimer leur maître. Ce n'est pas par hasard s'il a pu obtenir ce statut. »


« D’accord ! Sinon vous avez autre chose d’étonnant dans l’archipel des Carpates ? Ça a l’air plutôt tranquille ici. »

Elle ajouta avec un grand sourire enjôleur à l’adresse de tous ceux qui sont à porté de voix.
« Si vous voulez je peux vous montrer quelque chose d’étonnant aussi en échange. »

Le pauvre Cormack voyait sa conquête lui échapper en même temps que toute sa contenance et son air de séducteur confiant qui se voulait irrésistible. Les autres se rapprochèrent, visiblement très satisfaits de l'échec du jeune homme.

Une femme pris la parole :
« Oh, comme légende locale, le seigneur Valentine nous suffit amplement, vous savez. Nous n'avons pas besoin d'avoir d'autres monstres juste pour épater la galerie... Cela dit, son histoire n'est pas totalement finie... Mais que voudriez-vous nous montrer ? »

« Oh… rien de légendaire. Mais comme vous vous posiez plein de questions sur moi je me suis dit que vous aimeriez voir d’autres trucs amusants. À moins que vous soyez déjà lassés. »
À cette idée elle Anna eu l’air un peu ennuyée d’avoir proposer la chose de cette manière. Elle s’était peut-être un peu laissée emporter par le fait d’être au centre de toutes les attentions.

« Ah mais volontiers, pour ma part. C'est pas tous les jours qu'on voit des femmes sans jambes et avec quatre bras ! »
« ... Et cette grande queue, là... Je dois avouer que ça fait bizarre, quand même... »


« Moi je me suis toujours demandé comment ça faisait d’avoir des jambes à la place. Ça doit être bien de pouvoir sauter et courir. »
Difficile de trouver effrayante une fille qui vous répondait ça aussi naturellement.

« Et faire le grand écart, aussi, ça en jette toujours un peu. Démonstration ! »
Un instant plus tard, Cormack eu juste très mal aux jambes. A froid, ça ne marchait pas très bien...

La bleuette rigola de bon cœur des pitreries du benêt. Elle ne pouvait s’empêcher de le trouver touchant dans son genre.
« Moi aussi je suis souple ! »

Et elle se pencha en arrière jusqu’à ce que sa tête revienne en avant un peu au dessous de son bassin, faisant une boucle sur elle même. C’était le genre d’idioties sur lesquelles il ne faillait pas lancer la naga sous peine de se retrouver complètement dégouté.

« Ah ouais, pas mal ! Bravo !
Si vous vous intéressez aux légendes du coin, vous devriez aller voir le jeune Carter : c'est lui le mieux informé sur le seigneur Valentine. Si ça vous dit, il sera sans doute heureux d'en parler avec vous. »


« D’accord !
J’y irai, mais j’ai un dernière question avant. C’est quoi la spécialité culinaire d’ici ? Et où est-ce que j’achète à manger pour un voyage en bateau ?

Oups, ça fait deux questions. »

Patate…
*langue*

« La spécialité du coin, c'est la panse de brebis farcie : celle que prépare Cormack est assez bien renommée sur l'archipel. Et je suis certaine qu'il sera ravi de vous vendre de quoi en préparer. » La femme ponctua sa réponse d’un clin d’œil plein de sous-entendus.

« Chouette ! Merci ! »
Toute contente, Anna leur tira la langue… Et fit effectuer à son ruban rose une forme de cœur assortie d’un clin d’œil ravis. Elle était très fière de son petit effet et espérait rencontrer plus de monde aussi accueillants et naïvement intéressés par elle.

« Quelqu’un veut m’y accompagner ? Parce que vous savez c’est moins facile à trouver quand on ne connait pas le village. Cormack ? »

« Oui, bien sûr, pas de problème, je serai votre guide, chère Anna. » Les espoirs renouvelés du garçon se reflétaient presque dans son émail qu’il montrait à nouveau allégrement.

Une voix s’éleva dans la foule : « Rien que pour ça, ça peut valoir le coup de tous y aller ! »

« J’ai plus beaucoup de surprises en réserve vous savez et puis ça ne va pas déranger Carter ? »
Ça c’est faux, tu as encore pas mal de talents cachés.
*Oui mais je ne crois pas que c’est ce qu’ils voulaient voir.*
J’en serai pas si sûr à ta place.
*Justement, tu n’es pas à ma place et c’est pas toi qui risque des ennuis après !*
Faut vivre dangereusement voyons !
*Grrrr…*

« Ah mais c'est pas Carter, c'est Cormack que je veux voir dérangé. » Elle sourit d’un air moqueur plein de cruelle perversité machiavélique. « Cela dit, c'est vrai que le boulot va pas se faire tout seul, à plus tard, étrangère ! »

Peu à peu, la foule se dispersa en effet, tandis que Cormack s'apprêtait à emmener Anna chez Carter.

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MessageSujet: Re: [Équipage de Tarlynn] L'aventure, c'est la dèche   Mar 20 Sep - 3:42

[Anna Conda et Vaya la belle]

En sortant de chez le docteur, Vaya chercha Anna du regard… Et n’eut guère de difficulté à la trouver, puisque sa petite camarade se rendait visiblement au même endroit qu’elle. À ce propos, le MJ tient d’ailleurs à décliner toute responsabilité dans cette incroyable coïncidence, puisque ce sont bien les deux filles qui ont choisi séparément de contacter une personne connaissant bien les histoires et légendes locales : il est donc parfaitement logique qu’elles se retrouvent au même endroit.

Quant à Anna, justement, elle semblait plutôt apprécier les attentions de Cormack à son égard : sans forcément le vouloir, le jeune homme l’amusait et cela suffisait à la Naga. Il était sympathique dans son genre, et du coup, elle répondait favorablement à ses avances particulièrement adroites : au moins, il serait plus enclin à la ravitailler le moment venu. Et quand on dit « favorablement », ça veut dire qu’elle n’hésita pas à l’embrasser au moment de la douloureuse séparation. Une véritable coquinette, cette Annette. Il était probable que sa commande pour le repas du soir serait, au moins, prête à temps.

En tout cas, les deux filles purent se rejoindre devant la porte du sieur Carter. Avant d’entrer, Anna préféra scanner l’intérieur : ses sens reptiliens et notamment sa thermo-sensibilité se développant depuis qu’elle goûtait à la liberté, elle en testa donc l’efficacité… À travers la paroi, il semblait y avoir deux formes humaines en pleine discussion : pour ce qu’elle pouvait estimer, les deux formes étaient toutefois encore assez éloignées d’elles, probablement pas dans l’entrée.

Après une légère hésitation, les deux filles poussèrent la porte, histoire de pouvoir participer à cette discussion qui ne les regardait probablement pas. Non, non, aucune des deux ne s’était dit qu’il serait peut-être plus poli de frapper pour qu’on vienne leur ouvrir, tout ça, histoire de s’annoncer. Volontairement ou non, les deux Keltiennes préféraient de toute évidence interrompre toute activité dans cette maisonnée…

Avec le grincement de la porte d’entrée, nul doute, cependant, que leur arrivée fut aussitôt annoncée. Et peu après, un jeune homme apparut dans la pièce principale, seul.


« Oh, bonjour, mes… demoiselles. Excusez-moi, je ne vous avais pas entendues frapper à la porte. Vincent Carter, pour vous servir. Que puis-je pour votre service ? »




[Dodo l’enfant Do, Terrine et Saint Valentin]

Alors que Dodo et Terrine avaient réussi à rassurer les gardes-côtes, Slayn s’était précautionneusement trouvé un abri plus ou moins sûr, d’où il avait pu suivre la brève conversation. Les deux plagistes attendirent alors que les autorités locales s’éloignent un peu, à la recherche d’un endroit où ils pourraient « s'installer en attendant les filles. » Voilà, c’est ça, il n’y avait plus qu’à se poser confortablement quelque part pour boire et raconter des blagues misogynes jusqu’à l’arrivée des gonzesses que les mâles avaient commandées pour la soirée, histoire de s’amuser un peu. Enfin, on peut raisonnablement supposer que c’est ce qui était prévu à la base, mais les choses ne se passèrent pas exactement ainsi.

Alors que Dodo et Terrine venaient à peine de quitter le sable de la plage, ils purent voir une sorte de gros loup s’approcher d’eux : une immense créature, qui faisait bien deux mètres de haut…. De toute évidence, la bête avait faim et n’avait pas peur d’affronter ces étranges créatures bipèdes pour se nourrir… Lorsque l’animal fonça sur eux, il devint évident que le combat serait inévitable…

Quoique… En fait, il y avait sans doute un moyen, en fait, de l’éviter. Par exemple, l’énorme blaireau qui sauta soudain à la tête du loup semblait avoir fait le nécessaire pour écourter l’assaut. La charge mortelle se transforma en chute ridicule : morte, la bête s’écroula devant les pirates, un énorme trou étant apparu dans sa tête, là où le blaireau l’avait mordue.

C’est précisément ce moment que choisirent trois autres blaireaux pour se montrer derrière le premier : ceux-là avaient l’air de vouloir continuer leur chasse et observaient les bipèdes avec un certain intérêt.





[Et voilà, ce sera tout pour ce tour-ci, je crois bien. Si vous pouvez poster d’ici dimanche, ça m’arrangerait pas mal, car je ne sais pas encore quelles seront mes disponibilités la semaine d’après (donc à partir de lundi prochain).

Les filles, on risque d’avoir besoin de se parler dans la semaine : je compte sur vous pour qu’on puisse le faire sans trop de problème. ^^

Les mecs, voici donc votre premier combat de cette aventure : si vous avez des questions, n’hésitez pas à me les poser, je reste dispo comme toujours.
Slayn, pour le moment, tu es perché dans ton arbre, les blaireaux ne semblent pas t’avoir repéré. Cela dit, tu es encore à plusieurs mètres de Dorian et Tarlynn, il faudra donc probablement te rapprocher si tu veux intervenir. Au cas où, je te rappelle qu’il fait jour… Juste comme ça…
Tarlynn, Dorian ayant géré ton personnage ce tour-ci, je n’ai pas pénalisé ton absence pour le moment (vous pouvez effectivement vous occuper des personnages des autres en dernier recours).]


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On ne contrarie pas celui qui joue avec les fils auxquels tient votre vie…
…surtout quand il a une paire de ciseaux à la main.


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(Veuillez prendre rendez-vous par mp.)
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Dorian
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MessageSujet: Re: [Équipage de Tarlynn] L'aventure, c'est la dèche   Ven 23 Sep - 19:53

Eh merde ! pourrait être l'onomatopée idéale en pareille situation. Résumons celle-ci en quelques mots : les gardes-côtes avaient raison ! C'était du grand n'importe quoi sitôt qu'on pénétrait dans les terres... Ils venaient à peine de quitter la plage qu'ils avaient déjà à faire face à leurs premiers adversaires. A savoir s'ils préféraient le gros loup ou la meute de blaireaux enragés, de toute manière, on ne leur laissa guère le choix. Le premier fut proprement croqué par plus petit que lui mais bien plus féroce : un blaireau. Ces bestioles avaient mauvaise réputation mais pas de là à imaginer qu'ils donnaient dans le loup au souper. Bon, dans le cas présent, on aurait plutôt parler d'apéritif, vu que le plat principal se trouvait présent à quelques pas d'eux : deux bipèdes intrépides qui avaient cru bon de se promener sur leur territoire. Miam miaam !
Bon, les deux camarades en question n'avaient pas spécialement envie de finir en pâtée pour blaireau. A deux contre quatre, ça devrait le faire mais à l'avantage de qui ? Seules les actions suivantes nous le diront.

Il n'était pas question de réfléchir trop longtemps. Entre combattre sur la terre ferme ou sur du sable, le choix était vite fait ; car si ce dernier avait le mérite d'empêtrer les bêtes, l'effet serait identique pour les pirates. Ce terrain pourrait présenter une technique de repli si nécessaire mais dans l'immédiat, ils allaient rester où ils étaient.

Le sabre qu'il tenait en main le démangea : ce serait un vrai premier test pour le jeune homme. Une nouvelle arme, des tas de choses à apprendre... mais un coin de sa tête pensait à combiner ce qu'il savait du corps en corps pour une meilleure efficacité. Certes on attaque pas un blaireau avec le poing mais se pourrait être utile quand même de se rappeler de ces bases offensives là.
Parce que celles dont Dorian disposait en combat au sabre en était à leurs prémices, oserais-je dire à leurs balbutiements...

La meilleure défense est l'attaque. Du moins, c'est ce qu'il se dit... Nous allons en tester l'efficacité tout de suite.
Un bref regard avec Tarlynn et le jeune marin prit les devants. Est-ce que le Tiefling avait compris ce message secret ? Peu importait en fait. : il n'était juste pas question de se faire bouffer à ce moment de l'histoire.

Il se baissa rapidement et ramassa une poignée de cailloux. Puis il lança celle-ci à côté des deux premiers blaireaux (drôle d'idée je vous l'accorde... ne les énervera-t-il pas plus de cette manière ?) et se lança dans un bref sprint pour aller à leur rencontre. Pas en face à face, les dents pointues des bestioles le dissuadaient facilement de les approcher trop directement. Il les contourna par la gauche, se demandant si le capitaine ferait la même de l'autre côté.
Il abattit son sabre sur la première fourrure qu'il vit. L'avantage du sabre sur le poing, c'était la distance qu'on pouvait mettre entre l'adversaire et soi. Pas négligeable lorsqu'on avait affaire à plus petit et plus féroce que soi...

Son œil valide remarqua un arbre à quelques pas de lui. Il n'y prêta pour l'instant qu'une attention limitée plus concentré sur ses adversaires affamés. En fait, le loup aurait peut-être été plus simple, car il avait le mérite d'être seul... Tarlynn était également entré dans le combat, à revers. Où se trouvait Slayn ? Pouvait-il les voir ? Interviendrait-il ? Voilà les questions qui traversèrent succinctement l'esprit du fils de pêcheur. Les carnivores au pelage noir et blanc devant lui ne lui laissèrent guère le temps d'approfondir ces questionnements. En même temps, ça lui plaisait bien de ne penser qu'à l'action présente, qu'à la seconde qui s'écoulait. L'adrénaline circulait en continu dans son organisme et elle lui donnait l'impression d'être invincible. Bon, Dodo était loin d'être stupide et savait pertinemment que ce n'était qu'une impression mais qu'est-ce qu'elle avait de grisant !! Ah ! Voilà qu'ils attaquaient de nouveau !


[HJ : Édition future possible en fonction de la réponse de Tarlynn... Ne pouvant discuter stratégie d'attaque avec lui, je propose. A voir s'il suit ou non... !
Je ferais donc les subtiles ce week-end, même si j'ai déjà des idées de prévu ;) ]

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Navigation (14) : Marin 6 ; Voile et vent 3 ; Orientation en mer 5
Poing (3) : Base offensive 3
Sabre (6) : Base offensive 3 ; Parade 2 ; Feinte et déplacement 1
Physique (3): Endurance 3
Connaissance (2) : Déchiffrage 2
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Slayn valentine
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MessageSujet: Re: [Équipage de Tarlynn] L'aventure, c'est la dèche   Dim 25 Sep - 0:33

De ce qu'il avait pu voir, et en partie entendre de son perchoir, le mauvais pressentiment du vampire concernant la tenue de Tarlynn s'était justifié. Heureusement, les gardes côtes ne semblaient pas être des flèches et après quelques explications, ceux-ci se retirèrent au grand soulagement du vampire.

Tarlynn et Dorian commençèrent alors à s'enfoncer à leur tour dans la fôret bordant la plage. Slayn déscendit alors de son arbre pour aller les retrouver. Visualisant grossièrement la direction qu'ils avaient pris, il se rapprochait peu à peu de leur position lorsque des grognements et des cris de bien mauvais augure se firent entendre. Il se précipita alors en direction de ceux-ci jusqu'à arriver en surplomb, légèrement en hauteur (A la droite de Dorian et la gauche de Tarlynn donc), de ses camarades en bien mauvaise posture, face à quatre gros blaireaux (on voit souvent des scènes comme ça dans les cités ausssi...) visiblement affamés et énervé par la présence d'intrus sur leur territoire. Ceux-ci n'avaient heureusement pas remarqué Slayn pour le moment qui eut ainsi le temps de mesurer toute l'ampleur du problème.

Problème numéros un : Il faisait jour. En temps normal ce genre de bestiole ne lui ferait pas peur, mais là, la moindre erreur lui couterai de se faire déchirer ses fringues ou perdre son chapeau, ce qui l'exposerai au soleil. Ce qui en plus clair signifierait sa mort, même à l'ombre des arbres.

Problème numéros deux : Il n'était plus un monstre. Abandonner ainsi ses amis à leur sort ne se faisait donc pas. Il fallait intervenir.

Pour l'instant ses deux compagnons semblaient s'en sortir, même si la situation n'était pas brillante. Il observa alors le terrain et réfléchit sur le meilleur moyen de l'utiliser à leur avantage. Lui même était sur une petite bute rocheuse qui surplombait toute la scène. Autour de lui et sous ses pieds énormément de cailloux et de rochers, de l'herbe et des arbres qui s'étaient frayés un chemin à travers la rocaille et la forêt derrière lui. Tout en bas de la pente où il se trouvait, ses compagnons sur deux côté, et les blaireaux au milieu... Il allait falloir improviser et tirer profit des seuls avantages qui se profilaient.

Le premier qu'il voyait était que, de ce qu'il en savait, les blaireaux ne sortent que le soir venu pour se nourrir et assouvir leurs besoins naturels (merci Wikipédia). Ce qui en toute logique devrait dire que le soleil ne tarderai pas à se coucher, même s'il était difficile de se faire une idée de l'heure qu'il est avec les épais nuages qui tapissaient le ciel. Mais cette expectative était à prendre avec retenue car ces bestioles devaient probablement avoir un grain pour s'en prendre ainsi à des humains. Remarque... Depuis le passage des vampires, toute la faune de l'île devait être devenue folle. Les animaux sauvages dont il se servait dans son armée et qui avaient été relâchés n'avait d'ailleurs certainement pas dû arranger les choses...

Le deuxième était son agilité et la fôrêt toute proche. S'il parvenait à attirer l'attention de quelques blaireau sur lui, il pourrait aisément s'enfuir et les tenir à distance pour qu'ils le suivent, quitte à bondir dans un arbre pour se mettre à l'abri et attendre le coucher de soleil. Là, ces abominations qui se prenaient pour des prédateurs auraient une concurrence sérieuse.

Sa décision prise, il ramassa à ses pieds des cailloux de la taille de son poing et commença à les lancer de toutes ses forces en direction des blaireaux, tenant bien sûr son chapeau de son autre main.

Afin de signaler sa présence, il poussa un rugissement de haine comme seul sait le faire un vampires originel au physique transformé, et bien excédé de voir se succéder les emmerdes.


(Au fait? ça fait mal comment un cailloux lancé par un vampire? Oo)

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Compétence :
Vampire :
Palier 1=> Athlétisme : 6 / Absorbtion : 6 / Sens accrus : 2 / Résistance au soleil : 1
Palier 2=> Projection astrale : 1 / Rassemblement d'énergie : 3

Général :
Corps à corps (Espadon) : 5 / Feinte et déplacement: 4
Corps à corps (Lames Secrètes) : 0 / Parade : 0
Marin : 1
Reste : 7,25



Sic gorgiamus allos subjectatos nunc (Nous aimons nous repaitre de ceux qui aimeraient nous soumettre)


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Anna
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MessageSujet: Re: [Équipage de Tarlynn] L'aventure, c'est la dèche   Dim 25 Sep - 2:28

Tiens c’était vrai ça.

Aucune des deux filles n’avait daigné s’annoncer à la porte. Et si pour Anna on pouvait invoquer aisément le fait qu’en ne sortant pas de chez soit on entre rarement chez les autres, dans le cas de Vaya on était bien forcé d’en déduire tout simplement que c’était une voyoute.

« Heu... Bonjour ! Vous êtes le fils du vieux Carter? »

« Bonjour. » Dans toute sa sobriété habituelle, Anna sourit avec enthousiasme et lui fit un petit coucou de la main.

« Oui, c'est bien moi, en effet. »

« On vous a interrompu dans quelques chose ? Vous préférez qu’on repasse plus tard ? »
La naga reluquait ostensiblement ses pectoraux musclés.
*Mais non ! °(>.<)°*
Ses abdominaux ciselés.
*Non plus.*
Elle faisait remarquer des yeux qu’il était torse-nu, disons.

Vaya hocha de la tête, acquiesçant à la question de son acolyte à écailles. Ou bien appréciait-elle elle aussi l’anatomie du jeune homme ? Mystère.

« Non, non, ça va, vous ne me dérangez pas. Pourquoi vouliez-vous me voir ? »

« C'est le Doc Teurène qui m'a conseillé de venir vous voir pour ma part. On aurait voulu en savoir plus sur le passé et les légendes de cette île. »

Les paroles qui fusaient les unes après les autres dans ce trio de bavards, non sans rappeler un petit moment sympathique et culte. Nous avions là la Bonne, la Brute et le Truand. Je vous laisse replacer les rôles à chacun.

« Vaste programme ! Même si je suppose que c'est surtout une période en particulier qui peut intéresser des étrangers... »

« J’aime les longues histoires ! » Dit-elle avec le visage d’une gamine de sept an devant un sapin de naganoël.

Vaya ne put s'empêcher de sourire face à la naga. Un vrai sucre d'orge qui ferait fondre le plus récalcitrant des humains se disait-elle. Sans savoir que le sucre d’orge dans cette histoire n’était généralement pas la serpentine elle-même.
*Mais ! C’est pas bientôt finit, oui ?*
Bah quoi ? Je parle juste de sucreries. C’est innocent une sucrerie.
*Dans ta bouche ça ne l’est pas.*
Oui, mais dans la tienne non plus.
*… fssssh !*

« À vrai dire, ce serait même plus ciblé sur un lieu je dirais. »
Du pouce, elle pointa la direction de l'île central d'Erbaön au travers du mur derrière eux.
« Il semble que votre mythe local se situe sur cette île ? »

« Oui, une période ou un lieu, en effet, les deux sont liés. Liés à l'histoire d'un seul homme, en fait... Mais installez-vous, je vous en prie : que savez-vous déjà sur le sujet ? »

Les filles se mirent à l’aise face à tant de supplications (des prières, carrément), elles étaient prêtes à écouter l’histoire. Ou plutôt à la réécouter. Surtout dans le cas d’Anna qui connaissait déjà fort bien le passé obscur de Slayn Valentine, ses tendances à balayer ses ennemis et son pêché-mignon pour l’empalement.
*Il m’a vraiment dit tout ça ?*
Il ne t’as pas dit tout ça ?
*Je ne crois pas, non.*
C’est qu’il te caches des choses.
*Peut-être. Il a le droit, je pense.*
En tout cas, c’est toujours utile d’avoir un autre son de cloche de la part d’un des habitants.
*Oh oui ! J’adore les histoires !*
Ça on s’en était rendu compte. Gamine va.

« C’est un chevalier qui dort depuis que deux héros l’ont vaincu et il doit se réveiller pour dominer le monde. C’est ce que Cormack a dit.
J’ai une question : est-ce que c’est comme pour les princesse qu’on le réveille avec un baiser ? »

La naga se montrait malicieuse. Façon de dire que les récits qu’elle avait entendu, en particulier par Cromack, ne tenaient pas toujours la route. En plus elle était bien placée pour savoir qu’un baiser n’avait pas nécessairement les effets voulus sur le triste sire, la dernière fois ça n’avait pas été brillant.

Ceci amena un sourire amusé sur le visage du fils de Carteur.
« Pour autant que je sache, non. Il faut savoir que l'homme dont nous parlons est un Vampire. Un des premiers que ce monde ait connu. Il lui faut du sang pour survivre, pas des baisers. »

« Pour ma part, je sais juste que votre père a disparu sur cette île récemment, donc c'est aussi le présent actuel de l'île qui m'intéresse. Mais pour comprendre une situation présente, il faut en comprendre le passé n'est-ce pas? Je n'ai vu qu'un tableau spécifiant la victoire des Carters chez le Doc. Donc ma fois, on ne sait pas grand chose en somme. »

« Ah, oui, j'imagine bien que les villageois vous ont parlé de ça...
Si on remonte aux origines, ça se passe pendant les guerres de fédération de l'archipel : les îles étaient indépendantes et quelques personnes s'étaient mises de centraliser le pouvoir.
Pour faire simple, ayant été capturé lors d'une bataille, un chevalier avait été condamné à mort : lorsque sa femme l'a su, elle a préféré se suicider, ce qu'il n'a, dit-on, pas supporté. On ne sait pas bien comment, mais toujours est-il qu'il revint en tant que Vampire... Mais comme les Vampires nous étaient alors inconnus, personne ne put identifier l'origine de ses pouvoirs.
Ceux-ci lui permirent bien vite de s'imposer sur son île, avant de commencer à conquérir les îles voisines... »


Anna tourna soudain la tête alentours, à la recherche de l’autre présence. Elle ne repéra personne d'autre. L’autre personne avait disparut. Bizarre, elle aurait tout de même pu venir dire bonjour, ou bien venir signaler aux deux jeunes femmes fort séduisantes que cet homme là était sien.

« Bien vite, il n'eut même plus besoin de se montrer : il restait dans son château chaque jour, fuyant la lumière du soleil. Certains s'amusèrent à en dire qu'il refusait toute vie sociale, s'enfermant probablement dans une bibliothèque ou quelque chose comme ça. Aux yeux du monde, Slayn Valentine était devenu le premier No-Life... Et à ce titre, on le prit pour leur roi. »

« Bien sûr, ce n'était qu'une partie de l'histoire : en réalité, en tant que Vampire, il ne pouvait vivre que la nuit... Et c'est là qu'il étendait son influence : créant parfois un autre Vampire, il parvint à se créer une vraie petite armée composée de Vampire et d'Humains qui souhaitaient le devenir. Peut-être les plus féroces... »

« Bref, l'archipel connut là ses heures les plus sombres... »

« Il ne faisait pas bon vivre dans le coin à ce moment là c'est clair! »

« ... Jusqu'à ce qu'Abraham Sullivan revînt d'un voyage, duquel il rapporta la connaissance des Vampires et de leurs points faibles. Fort de son expérience, il organisa une résistance contre le No-Life King... »

Anna était pendue aux lèvres de Vincent depuis quelques minutes quand soudain cette appellation l’interpela. Elle ne s’était pas posé la question jusqu’ici en s’immaginant que c’était un titre formel, mais le conteur venait de le séparer en plusieurs part le titre en question. Et si quelqu’un savait ce que cela signifiait, c’était probablement un autochtone de ces îles si exotiques !

« Vous avez dit qu’on a commencé à l’appeler No-Life, puis King. C’est une langue locale ? Ça veut dire quoi ? »

« Ça vient de la langue que nous parlions à l'époque : cela signifie "Roi sans vie". »

Et c’est ainsi que l’anglais fut relégué au rôle de patois local inusité d’un petit groupe d’îles insignifiantes du monde de Maynlie.

Anna, je t’aime.

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… on apprend vite à ne pas parler la bouche pleine.
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Vaya
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MessageSujet: Re: [Équipage de Tarlynn] L'aventure, c'est la dèche   Dim 25 Sep - 11:31

« Il remporta finalement la victoire au prix de sa propre vie : avec son gendre Jonathan Carter, il parvint à enfermer Slayn Valentine en utilisant du sang d'Ange. »

« Cormack a dit que les habitants de l’île craignent le réveil de la "bête". Vous pensez vraiment que ça peut arriver ? »

Ce fut vif et spontané, comme un fouet qui claque. La question partit comme un couperet, ne laissant à peine à l'esprit de Vaya d'entrevoir l'impaire qu'elle pouvait faire. Mais cette évidence était si "grosse" qu'elle n'avait pu que l'exprimer ainsi.

« Votre père ne cherchait quand même pas à la réveiller ? »

« ... Je vous trouve bien impertinente, mademoiselle.
Non, mon père cherchait justement à veiller à ce que le chevalier reste à sa place... Ce qui n'est pas une tâche facile, car l'île protège son Vampire... »


« Excusez moi, je ne voulais pas vous paraître impertinente. J'avoue juste avoir eu un peu peur de cette perspective. L'île est... vivante ? Comment une île peut protéger un vampire. Et... heu, il y allait tout seul sur cette île ? » fit-elle à moitié étonnée et à moitié admirative essayant de rattraper sa parole malheureuse. Par contre cette histoire d'île vivante, elle était bien trop sceptique pour accorder du crédit à de tels propos. Elle attendit donc la suite, préférant que Vincent approfondisse son explication.

« C'est une manière de parler. En réalité, c'est plutôt que les animaux de cette île sont particulièrement féroces et ont jusqu'ici empêché toute tentative de l'explorer ou de la civiliser. Ce pourquoi mon père est le seul à oser y aller. »

« C’est donc monsieur Carter qui est le gardien de la légende ? »

« Oh, il n'y a pas vraiment de légende à propos de mon père, mais je suppose qu'on peut dire ça comme ça. De vous à moi, sa disparition ne me paraît pas une bonne nouvelle quant à ce qui aurait pu se passer sur Erbaön. »

« Vous ne comptez pas monter une expédition de recherche ? Il a peut-être besoin d’aide… »

Vaya arrête de prendre des notes et semble un peu pensive suite à cet échange. La serpentine venait de faire mouche, peut-être même s'en sans rendre compte. Lui proposer innocemment une expédition, voilà comment légitimer la leur, malgré d'obscures excuses scientifiques.

« A vrai dire, si, je n'ai plus le choix : si personne d'autre n'y va, il faudra bien que je parte à la recherche de mon père. Mon problème étant que personne d'autre ici n'osera y aller et que tenter le coup seul me paraît plus suicidaire qu'autre chose. »

« Et bien... Il s'avère que nous même devions partir explorer vos îles, même celle-ci, à la recherche de plantes rarissimes pour des remèdes. Est-ce qu'éventuellement vous auriez une carte ou bien le chemin qu'empruntait régulièrement votre père ? Quelques choses qui nous guideraient sur sa trace... Nous pourrions faire d'une pierre deux coups. »

« Je n'ai pas de carte, non, mais je peux venir avec vous : mon père m'a plusieurs fois parlé de ses expéditions et même si je ne saurais pas vous dire grand-chose maintenant, je suis presque certain de pouvoir reconnaître certains passages.
Si cela vous convient, je vous propose de me retrouver ici demain matin, à l'aube, pour aller sur Erbaön. »


Vaya se retint de se mordre la lèvre inférieure. Elle n'avait pas vraiment envie de se coltiner un indigène sur le dos pendant leur recherche au trésor. Ca serait bien compliqué à justifier (et à se débaraserr) mais se priver ainsi d'un guide serait franchement idiot. Heureusement Anna pose un doigt sur ses lèvres, l’air de réfléchir avant d'enchaîner.

« Hmmm. Ce serait une bonne idée, on peut inviter d’autres personnes ? »

« Si vous trouvez d'autres fous pour nous accompagner, ce ne sera pas de refus. »

« Ça me va aussi, ça nous évitera de nous perdre. Il faut qu'on prévoit le nécessaire pour plusieurs jours. Est-ce que l'on peut vous laisser le soin du ravitaillement? Venant de finir un long voyage en mer, il ne nous reste plus grand chose à vrai dire... »

« Justement, moi j’ai quelqu’un pour ravitailler ! Mais j’avais une autre question. Vous aviez de la visite tout à l’heure, mais on ne l’a pas vue partir. Elle est timide ? »

Anna est gênée à cette question mais elle ne comprenait pas pourquoi une personne qui avait disparu de la maison. Elle fait donc fit du fait qu’il ignora comment elle put le savoir. Quand à Vaya, alors qu'elle apprécia de savoir qu'Anna avait un ravitailleur, elle fut estomaquer par l'audace dont faisait subitement preuve sa comparse.

L'air gêné le pauvre Carter fils répondit :
« Euh... Je vous demanderai de ne pas l'ébruiter, tout le monde au village n'approuve pas cette relation. »

Ce qui n'était plus du tout le cas pour la naga, gênée. Au contraire elle affichait un grand sourire intéressé. Vaya voyait par contre sans pouvoir rien faire, ni que dire, les questions dont étaient capables Anna arrivées...

« Ah bon ? Vous me raconterez ? J’adore aussi les histoires d’amour et je promets de ne pas blablater à tout va. »
Anna dans toute sa splendeur.

Vaya monta les yeux au ciel, mi-exaspérée, mi-admirative par l'audace dont la serpentine faisait preuve. Mais sourit de plus belle. C'est ainsi qu'elle appréciait sa compagne de route, spontanée, malicieuse, quand elle avait tendance à être trop terre à terre et pragmatique. Elle était ce petit brin de folie et de vie qui la déridait.

« Faut pas vous sentir obligé de nous raconter hein... quoique sur l'île on aura toute l'intimité nécessaire. »

D'ailleurs toujours pratique, Vaya en revint au voyage du lendemain :
« On se retrouve demain, avec mon nécessaire médical, ainsi que nos armes personnelles au cas où. Et donc Anna tu vois pour le ravitaillement ? vous voyez quelque chose qu'on oublierait? ah oui.... »

Vaya tendit la main en souriant : « Vaya, enchantée. » S'ils étaient amenés à se supporter sur l'île, autant qu'il sache comment elles se nommaient.

« Enchanté. »

Vincent Carter serra la main de Vaya avec un sourire en retour et se tourne vers Anna qui lui fait une bise. Le serrage de main revêtant une certaine complexité avec elle.

« Moi c’est Anna ! »

Puis elle penche un peu la tête sur le côté avec un air malicieux.

« C’est joli les garçons en jupe, vous portez quelque chose en dessous ? »

Là, Vaya ne put s'empêcher de lui envoyer franchement un coup de coude à peine discret dans le flanc, un sourire un peu gênée peint sur le visage. Ce n'était plus de l'audace, c'était... c'était.... de l'effronterie. Mais voilà qu'en face il répondit... Le voyage promettait avec ses deux là ! Heureusement qu'elle gardait la tête froide, bien plus que sa compagne à sang froid parfois !

« Il paraît que non. »

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Connaissance (17) : déchiffrage 6 | investigations 6 | érudit 5 Médecine (6) : premiers soins 4 | traitements médicamenteux 2
Tir (pistolet) (5) : Base offensive 3 Précision 2 Corps à corps (poignard) (4) : Base offensive 3 | parade 1
Larcin (4) : Discrétion 4 Résistance aux poisons (1) : 1 Navigation (1) : Marin 1


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MJ

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MessageSujet: Re: [Équipage de Tarlynn] L'aventure, c'est la dèche   Mar 27 Sep - 0:33

[Annette... pas nette]

En sortant de chez le fils Carter, la Naga était aussitôt partie retrouver Cormack. C'est là que des sens aiguisés peuvent se révéler utiles : puisque le monsieur était cuistot, elle n'avait qu'à suivre une odeur de bouffe.

C'est donc tout naturellement qu'Anna se retrouva dans une basse-cour.





[DORiAn l'explorateur]

La stratégie de base du marin lui avait permis de venir à bout d'un blaireau très facilement, mais le deuxième résistait encore et toujours à l'envahisseur, attendant le bon moment pour passer à l'attaque. Il faut dire que Dorian utilisait son sabre avec la plus grande dextérité possible pour tenir la bestiole à distance... C'est-à-dire qu'il se contentait de le tenir devant lui et de donner des coups de taille verticaux, tout simplement. Et c'était vraiment très impressionnant. En tout cas, ça semblait suffire pour que le blaireau face à lui hésite à l'attaquer : il faut dire qu'après avoir vu son compagnon imprudent périr sous un simple coup aussi ridicule, il avait sans doute tendance à voir quelque chose comme ça... Ne jamais négliger l'effet psychologique.

Pourtant, la bête finit probablement par trouver une ouverture. Du moins, il semble raisonnable de le supposer, puisqu'elle finit par prendre son adversaire à force de lui tourner autour : bondissant sur le marin, elle était prête à en finir avec l'intrus...





[Annouille]

C'était le moment de prouver qu'Anna savait s'y prendre avec les poulets. Jimmy Westcliff, si tu lis ça, prends-en de la graine (comme ça, en plus, tu pourras leur donner à manger).

La Naga se lécha goulûment les lèvres... En fait, son air gourmand suffisait à faire peur aux poulets, qui couraient dans tous les sens.

Rien de bien particulier à ajouter sur le sujet, les pauvres bêtes n'avaient pas la moindre chance. Anna fut tout de même suffisamment fair-play pour se retenir de les manger.

Anna : 1. Animaux du village : 0.

La Naga pouvait donc reprendre sa quête et suivre une nouvelle fois l'odeur de bouffe. Enfin... En choisissant une autre odeur, cette fois.

C'est donc tout naturellement qu'Anna se retrouva en face d'un chien.





[Pâté]

Tarlynn, de son côté, était très triste d'être délaissé par son joueur. Du coup, il avait beau être prêt à accueillir comme il se devait le blaireau qui était arrivé sur lui, il décida de simplement bouder. Il y avait de fortes chances pour que cette tactique soit payante à très court terme.

Ah tiens ? Peut-être que non, en fait. En tout cas, la grande griffure qu'il venait de se prendre en travers du ventre n'était sans doute pas une excellente nouvelle.





[Annie]

Le sale cabot, impressionné par cette créature très bizarre, qui n'était qu'à moitié son meilleur ami (et encore), avait opté pour une technique de dissuasion simple : il lui aboyait dessus.

Une technique simple, mais néanmoins efficace : la Naga était un peu effrayée par la réaction du clébard à son égard. Recroquevillée dans un coin, elle dut attendre l'arrivée d'un villageois pour calmer le chien et sauver sa peau.

Anna : 1. Animaux du village : 1.

La Naga pouvait donc reprendre sa quête et suivre une nouvelle fois l'odeur de bouffe. Enfin... En choisissant une autre odeur, cette fois.

C'est donc tout naturellement qu'Anna se retrouva en face d'un troupeau de brebis.





[Voyelle]

Le médecin de bord, après avoir quitté Anna et le fils Carter, avait décidé de prévenir les mecs qu'ils étaient partis en avance pour rien : les filles avaient besoin de temps pour se pomponner et auraient donc un retard de quelques heures pour partir sur Erbaön.

Faisant fi du fait qu'elle était la seule de l'équipage à savoir lire, elle écrivit donc un message à l'attention de Dorian : « Partons en expédition sur Erbaön avec M. Carter. Vous rejoindrons plus tard. ». Toutefois, elle était bien consciente que si Dorian venait sur place pour ne pas lire cette missive, il serait sans doute un peu tard pour le prévenir : il fallait lui faire parvenir ce message sur place.

Après avoir désigné volontaire un des marins du Keltia, elle lui confia cette rude mission : partir tout seul sur une chaloupe vers Erbaön afin d'y porter un message à l'attention de leurs amis. Oui, il eût été trop prudent qu'ils partent à plusieurs, il valait mieux envoyer un homme seul.

Cela dit, quitte à envoyer un homme, autant lui confier aussi un message oral, par prudence. Ce qu'elle fit. Un truc du genre « Anna et Vaya préparent leur propre expédition accompagnées de Vincent Carter. Ne pas les attendre. »

Sur les ordres de Vaya, le marin attendit donc la nuit pour partir. Pourquoi la nuit ? Parce que Vaya en a décidé ainsi, tiens. En tout cas, le brave homme était prêt à ramer comme pas deux (vu qu'il était pas deux, ça tombait bien) pour atteindre l'île, confier le message et repartir. Faut-il qu'il soit sympa, quand même.





[Nana]

Effrayées par cette créature aussi étrange qu'impressionnante, les pauvres petites bêtes pourtant si innocentes n'eurent d'autre choix que de se réfugier derrière leur protecteur attitré. Le bélier, n'écoutant que son courage et ses hormones, n'hésita guère et chargea Anna...

De toute évidence, ce n'était pas un bélier très subtil, ni raffiné dans sa méthode de combat. Ni très motivé, en fait... En tout cas, plus depuis qu'Anna avait esquivé sa charge sans en avoir l'air, sa grande souplesse aidant sans doute en ce sens, et qu'elle s'était enroulée autour de lui pour le calmer en lui faisant des gentils câlins. Ce fut finalement le berger qui vint demander à la Naga de relâcher sa pauvre bête.

Anna : 2. Animaux du village : 1.

La Naga pouvait donc reprendre sa quête et suivre une nouvelle fois l'odeur de bouffe. Enfin... En choisissant une autre odeur, cette fois.

C'est donc tout naturellement qu'Anna se retrouva en face d'un Cormack affairé dans sa cuisine.





[Quand un ânier veut faire pioncer sa bête, il lui dit : « Dors, Hi Han ! »
Et Val en thym, aussi.
Et puis Foie gras, aussi, un peu, mais moins.]


Et vlan ! Un solide coup de pied accueillit le blaireau sauteur. Celui-ci décida alors d'entamer une carrière de blaireau volant. Carrière rapidement interrompue par un arbre qui se trouvait sur sa trajectoire, malheureusement. Le blaireau retomba donc au sol sonné, mais entier. Et de fort bonne humeur.

C'est alors que des cris retentirent. En fait, ils ne faisait que suivre quelques lancers de pierre qui avaient déjà touché un des blaireaux à la tête. C'est-à-dire celui qui était tranquillement resté à dépecer le loup qu'il avait chassé juste avant.

L'effet principal que cela avait eu était d'attirer ledit blaireau sur Slayn Valentine. L'effet secondaire que cela avait eu était d'attirer le blaireau qui jouait avec Tarlynn. Quelque peu vexées de se voir ainsi prises pour cibles, les deux bestioles avaient délaissé leurs proies respectives pour s'élancer à la poursuite du Vampire.

Pour ceux qui l'auraient oublié, quand le Vampire s'engage dans un combat, il part toujours en guerre. Prêt à utiliser les grands moyens, quitte à massacrer des innocents au passage s'il le faut ou même si c'est juste plus simple. Et là, Slayn attendait les blaireaux de pied ferme.

Oui, il était prêt... Feu... Parti !

Fuyant le danger, Slayn avait donc tourné les talons pour courir dans la direction opposée. Quelque part, ça peut se comprendre : en plein jour, la moindre déchirure dans ses vêtements aurait pu lui être fatale, ce qui était effectivement pour éviter le combat. Ce fut donc le début d'une longue course-poursuite.

Longue ? Ben oui, longue. Les blaireaux couraient vite, c'est vrai, mais un Vampire avec 3 en athlétisme, ça court vite aussi. Pourtant, l'écart finit quand même par se réduire : ses amis étaient hors de danger, il fallait donc savoir s'arrêter avant d'épuiser toutes ses réserves d'énergies (désolé, je n'ai pas trouvé la vidéo en français : si vous avez un lien, merci de m'en faire part pour que je puisse éditer). Le Vampire avisa donc un arbre proche pour y grimper et se mettre hors de portée des blaireaux.

Effectivement, il était hors de portée. Les blaireaux commencèrent donc à griffer le tronc afin de faire tomber l'arbre et leur proie avec lui. Bon, il suffisait d'attendre : le temps que l'arbre cède, il ferait probablement nuit et le Vampire pourrait alors se battre en limitant les risques de mort subite.





[Naga]

Le Cormack était affairé à finir de préparer la commande qu'Anna lui avait faite plus tôt, à savoir les panses de brebis farcies. La serpentine créature s'accouda donc à la fenêtre par laquelle elle le regarda tranquillement travailler.

Ce ne fut qu'un peu après, alors qu'il avait terminé et qu'il s'intéressa à son four pour en sortir autre chose qu'il remarqua finalement la Naga. Sur le coup de la surprise, le Cormack sursauta et se brûla la main gauche sur son four. À voir sa réaction, de toute évidence, ça faisait mal.

Anna :3. Animaux du village : 1.

On arrive à la fin du temps règlementaire, c'est donc une victoire incontestable d'Anna.





[Anna : Rien de bien particulier, il semblerait que la suite doive de nouveau se résoudre par une conversation.
Vaya : Je te laisse libre pour l'instant. Ta subtile suggérait que tu saurais te débrouiller pour ce tour-ci, donc je te laisse te débrouiller. Sinon, je peux toujours t'ajouter un petit quelque chose pour t'occuper.
Tarlynn : Dorian a tenté de te couvrir, mais en l'absence de subtile vient tout de même la première sanction sous la forme de cette belle blessure. Attention, les suivantes seront plus handicapantes si tu ne réagis toujours pas.
Dorian : Rien de très spécial à dire, il te reste un blaireau très féroce à finir, je pense que ça devrait aller. L'homme envoyé par Vaya arrivera probablement un peu après la tombée de la nuit, sinon (même si ton personnage ne le sait pas).
Slayn : Tout d'abord, pour te répondre, un caillou lancé par un Vampire, c'est à peu près comme un caillou lancé par un Humain. L'« Athlétisme » des Vampires donne l'équivalent de la compétence commune « Force », mais pas plus : les Vampires sont surtout rapides et agiles. Pour le reste, à toi de voir comment tu gères la suite sur les deux blaireaux (re-fuite, attente, combat, jeu de la marelle ?).]

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Vaya
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MessageSujet: Re: [Équipage de Tarlynn] L'aventure, c'est la dèche   Ven 30 Sep - 21:06

Vaya avait regagné le Keltia, saluant au passage les habitants du village qu’elle croisait, leur offrant sourire et hochement poli de tête. De sa démarche souple et féline, elle y fut en quelques minutes seulement, ramenant à bon « port » ses récents achats. Jetant un œil sur les marins qui vaquaient à leurs occupations, elle se dirigea vers Smith qu’elle mit au parfum de leur future destination à Anna et elle. Quelqu’un serait, comme ça, forcément au courant sur le navire, mais pas trop pour éviter toute fuite d’informations.

Sur les conseils du vieux marin, elle choisit le plus apte à mener la mission de ramener un message oral et écrit à leurs acolytes sur Erbaon. Puis, appuyée sur le bastingage, elle suivit du regard sa traversée, rassurée de voir le calme plat de cette mer d’huile. Au moins il irait jusqu’à l’île sans encombre.

Le soleil déclinait doucement à l’horizon, il était temps pour elle de réunir ce qu’elle comptait emmener le lendemain. Elle posa ses achats sur la table de son cabinet. Pris un grand sac de toile muni de diverses poches qu’elle entreprit de remplir. Nécessaire de premiers secours, de quoi couper, recoudre, désinfecter, une ou deux fioles qui ne lui servirait probablement pas, mais c’est-on jamais avec le hasard. Elle vérifia sa pétoire, chargée, et prit une poignée de balles en plus qu’elle fourra, accessible, dans une des poches de la besace. Le poignard qu’elle avait trouvé (ok le couteau à viande de cuisine qu’elle avait subtilisé au cas où) était plutôt bien aiguisé. Parfait. Il n’y avait plus qu’à regagner sa cabine et garder ses forces pour demain.

Alors que Vaya se reposait enfin tranquillement dans sa cabine, elle entendit des bruits de pas sur le pont. Rien de bien particulier en soit, la coursive était fréquemment empruntée par les marins. Aussi elle continua à finaliser l’inventaire de ce qu’elle voulait emmener, fouillant une dernière fois dans le sac. Finalement, c’est lorsque la porte s'ouvra sur un parfait inconnu qu’elle daigna enfin relever la tête. Relativement grand, il arborait un large sourire satisfait.

"J'avais donc bien vu. Comme quoi, une fois qu'on fait attention à ne pas se faire repérer, on peut donc venir se servir sur place."

Suite à ces belles paroles, il se voute en avant, prêt à bondir sur Vaya afin de, justement, se servir sur place. Se servir sur place ? Elle ne chercha pas à réfléchir mais ça n’augurait rien de bon. Elle avait les mains encore plongées dans son sac, comme une femme d’intérieur presque classique pour qui ne la connaitrait pas. Deux yeux étonnés s’agrandissaient sur l’inconnu, avant de voir qu’il allait passer aux choses sérieuses. Mais s’il pensait avoir affaire à une jeune donzelle en détresse et sans défense, Vaya ne laissa pas le temps à l’individu de mettre son plan à profit. Avant qu’il ne bondisse réellement, elle sortit enfin les mains du sac, l’une lançant sur le bonhomme presqu’à bout portant son scalpel le plus aiguisé, de l’autre s’armant du couteau qu’elle venait de trouver à proximité pêle-mêle dans le sac. Malheureusement pour elle, ne voyant pas d’issue immédiate à sa situation puisqu’il bloquait la porte, et que ma fois, avec sa stature elle aurait eu du mal à le pousser sur le côté pour passer… elle se mit à gueuler du plus fort qu'elle pouvait :

« Alerte ! Intrus à bord ! »

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Connaissance (17) : déchiffrage 6 | investigations 6 | érudit 5 Médecine (6) : premiers soins 4 | traitements médicamenteux 2
Tir (pistolet) (5) : Base offensive 3 Précision 2 Corps à corps (poignard) (4) : Base offensive 3 | parade 1
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Dorian
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MessageSujet: Re: [Équipage de Tarlynn] L'aventure, c'est la dèche   Sam 1 Oct - 17:49

La tendance s'inversait doucement. Le premier blaireau avait rapidement succombé au coup d'estoc de Dorian. Sur les trois restants, l'un préférait se repaître de chair fraiche et chaude à portée de museau plutôt que de se lancer dans un combat avec une bestiole à deux pattes. Il lui semblait se rappeler que les humains n'avaient pas un goût exquis ; mais à quand remontait son dernier repas composé de viande d'anthropomorphes ? La mémoire d'un blaireau n'allait pas aussi loin et les détails lui échappaient... Peu importait ; il se régalait avec le loup, même si les poils de celui-ci avaient raison de ses narines en les lui chatouillant involontairement.

Ah oui, c'est vrai, revenons-en à notre pirate. Celui-ci faisait un étrange ballet avec un des quadrupèdes : le jeu consistait à éviter que celui-ci ne s'approche trop de lui, chose qui convenait parfaitement à ce dernier qui ne souhaitait pas goûter le même sort que son compagnon de chasse. Ce spectacle aurait pu continuer longtemps, mais toute ronde finit par fournir une ouverture et le malin blaireau (malin vraiment ?) s'en saisit.

Mais remontons un quart de seconde plus tôt. Bon, un peu plus d'un quart... Stop ! Ici !
Il y avait donc quatre blaireaux. A ce compte, on retire un qui mange, un qui est mort... reste deux ! Que de calculs complexes pour en arriver à ce résultat éloquent qui signifiait que si Dorian faisait mumuse avec l'un de ces deux, le second avait choisi de s'attaquer à l'autre individu bipède, à savoir Tarlynn. Mais Tarlynn avait eu une stratégie étrange qui ne porta pas ses fruits...
A peu près au même instant où un cri s'échappait des lèvres du Tiefling sous l'assaut des griffes du blaireau, un premier jet de pierres tomba du ciel... Ou plutôt d'un champ de vision insaisissable à l’œil valide du navigateur.
Dans ce quart de seconde qui dura plus que cela, le blaireau qui dansait une drôle de ronde avec Dorian trouva l'instant favorable à lui sauter dessus. Mais celui qui faisait plusieurs têtes que lui ne se laissa pas faire et envoya le blaireau valsé vers d'autres cieux par l'usage d'un bon coup de pied. Ce fut alors le charognard de loup et son ami brutaliseur de tiefling s'accordèrent pour partir à la poursuite du vampire dont seul un pan de son long manteau fut bientôt visible en haut du petit surplomb où il se tenait.

Un face-à-face digne d'un film de western allait se dérouler sous les yeux pas vraiment ébahis, mais plutôt à demi-clos de Tarlynn. A moins qu'un combat de boxe convienne mieux à la description ? ou un duel à mort d'une façon générale ? Tout ce qui importait, c'était les bonnes actions qui permettraient que le dernier debout se soit celui qu'on espérait. Parce que le marin avait bien pu voir les dégâts que ces bêtes féroces avaient tendance à faire à leurs victimes. Un blessé, ça va... Deux bonjour les dégâts ! Qui soutiendrait alors l'autre pour quitter cette île maudite ? Dorian s'imaginait déjà qu'il allait devoir rapatrier son capitaine sur le Keltia.
A moins de dix mètres de lui, un blaireau sonné mais furieux d'avoir été propulsé tel un vulgaire ballon de toile. Il avait soit le choix de le laisser foncer de nouveau sur lui, soit d'aller le cueillir lui-même. Et en vérité, ce choix s'appliquait tant à la bête qu'à Dorian. Mais il semblait évident que la créature à quatre pattes allait suivre son instinct primaire qui lui dicterait de foncer sur l'homme roux. Dorian décida alors de le laisser venir et de l'accueillir comme il se doit avec un coup de sabre bien placé. Il se décala pour être bien en face de son quadrupède d'adversaire et l'attendit, légèrement penché en avant et bien campé sur ses jambes. L’œil dans les yeux... c'était une question de secondes... car en réalité seul un très bref instant s'était écoulé après le départ précipité de Slayn et des blaireaux. Simplement un ou deux grains dans le grand sablier du temps.

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Navigation (14) : Marin 6 ; Voile et vent 3 ; Orientation en mer 5
Poing (3) : Base offensive 3
Sabre (6) : Base offensive 3 ; Parade 2 ; Feinte et déplacement 1
Physique (3): Endurance 3
Connaissance (2) : Déchiffrage 2
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Slayn valentine
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MessageSujet: Re: [Équipage de Tarlynn] L'aventure, c'est la dèche   Sam 1 Oct - 18:58

Campé sur son perchoir, Slayn ne se préoccupait même plus des bestioles folles furieuses tout en bas de son arbre. Entre les tentatives d'abattage de l'arbre à coup de griffes et de dents rageuses, et les sauts maladroits en claquant des mâchoires pour tenter de le faire descendre, il fallait bien l'admettre, ces sales bêtes faisaient montre d'une certaine persévérance dans leur folie furieuse.
Bah... Autant les laisser s'épuiser, ça l'arrangeait après tout. Il n' en aurait que plus de facilité à s' en débarrasser.

Ayant retiré son épée de son dos pour la garder en main et la poser contre lui, il s' installa confortablement sur une grosse branche à deux-trois mètre juste au dessus du sol, les jambes allongées contre celle-ci et le dos contre le tronc. Il ne semblait guère plus inquiet que ça et contemplait l'horizon en attendant calmement son heure. Il se demandait malgré tout comment s'en sortait les autres, mais bon... Il avait fait le maximum pour eux et ne pouvait pas faire grand chose de plus pour le moment, ils sauraient bien se débrouiller avec deux blaireaux en moins.

N'empêche que notre vampire commençait à trouver le temps long...
*Ah tien! c'est un marronnier... Dommage, je ne mange pas de marron... Même pas un piaf dans le coin pour tromper la faim... *

Il se prit même à somnoler, surpris par un rêve vraiment étrange...

Ne cherchant même pas à comprendre la profonde signification métaphysique de cette vision, il décida de se secouer un peu et observa la situation.


"Eh ben! Vous êtes toujours là?!"

Tenace les bestioles! Et mine de rien, elles avaient quand même bien entamé le tronc... comme quoi en s'y mettant à deux. Encore un arbre innocent victime de la folie des castors des blaireaux... Chacun d'un côté de l'arbre, ils se découvraient une nouvelle passion alors qu'il aurait certainement été plus simple pour eux de partir en quête d'une proie plus simple... La nature était étrange.

Il scruta alors de nouveau le ciel. Un large sourire sadique se dessinait peu à peu sur son visage au fur et à mesure que la lumière diminuait. Malgré les nuages, son instinct et son expérience savaient que cela ne pouvait dire qu'une seule chose. Le soleil venait de se coucher et l'heure de prouver qui était au sommet de la chaine alimentaire ici venait de sonner.

Il déboutonna donc calmement son manteau, enleva le foulard qui protégeait son visage et prit même le temps de renouer celui-ci autour du col de sa chemise. Il ôta ensuite ses lunettes qu'il rangea dans leur boitier dans l'une des poches intérieur de sa veste avant d'enfin prendre quelques marrons dans sa poche.

Tenant fermement sa lame de sa main droite et se servant de l'autre pour conserver son appui, il se posa accroupi sur sa branche, tel un acrobate, et commença a jeter quelques marrons sur le blaireau qui était de son côté afin d'attirer son attention.

_________________
Compétence :
Vampire :
Palier 1=> Athlétisme : 6 / Absorbtion : 6 / Sens accrus : 2 / Résistance au soleil : 1
Palier 2=> Projection astrale : 1 / Rassemblement d'énergie : 3

Général :
Corps à corps (Espadon) : 5 / Feinte et déplacement: 4
Corps à corps (Lames Secrètes) : 0 / Parade : 0
Marin : 1
Reste : 7,25



Sic gorgiamus allos subjectatos nunc (Nous aimons nous repaitre de ceux qui aimeraient nous soumettre)
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Anna
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MessageSujet: Re: [Équipage de Tarlynn] L'aventure, c'est la dèche   Lun 3 Oct - 16:50

À force de jouer avec Anna, forcément on se brûle !

En voilà un qui allait avoir besoin de bisous magiques dans pas longtemps. Heureusement, sa sauveuse était dans la place, elle passa par la fenêtre en un éclair d’écailles souples et agiles et s’avança rapidement vers lui.

« Pardon, pardon, pardon, c’est ma faute, je suis désolée ! »

Cormack teint la main brulée sous son aisselle et versa de l'eau dans... un récipient, pour pouvoir y plonger son membre endolori. Au moins il savait se débrouiller seule et n’aurait pas besoin du concours de la naga pour sucer la brulure…

"Mais non, voyons, vous n'étiez même pas encore dans la salle !"

« Je vous ai surpris ! Ça va aller ? Je… je peux faire quelque chose ? »

"Non, non, ça ira, merci, c'est juste une brûlure, ça arrive !"

« Sortir quelque chose du four peut-être ? Ça va être difficile avec une main dans l’eau. »

"Ah euh... Oui, effectivement, merci : tenez, prenez ces chiffons pour vous protéger les mains."

Anna avait bien vu qu’il regardait quelque chose dans son four. Elle se saisit alors de chiffons pour ne pas subir le même sort que le pauvre cuisinier et sortit une plat du four avec précautions.

« C’est quoi ? »

"C'est une tarte que je voulais vous offrir, en supplément des panses de brebis."

« Me… me l’offrir ? Mais… Je… Merci ! C’est vraiment gentils, c’est… »
Anna en avait presque les larmes aux yeux. Cette tarte était certainement une tarte aux oignons.
« Je la pose où ? »

Le flambeur reprenait rapidement de sa superbe en voyant la jeune fille bleue troublée par son attention. Son sourire étincelant refaisait une apparition remarquée.
"Sur la table, s'il-vous-plait."

Anna posa donc la tarte brulante sur la table. (La table ne flamba pas, la cuisine ne flamba pas, le village ne flamba pas et bientôt… le monde !)

Cormack regarda sa main : "Bon, ça ne va pas être pratique pendant quelques temps, je le crains... J'imagine que vous êtes venue chercher votre commande... Ça s'est bien passé, chez Carter ?"

« Oui, il était très aimable. Vous saviez que son père était partit sur l’île maudite ? »

"Oui, le vieux Carter n'en est pas revenu depuis à peu près deux semaines, je crois..."

« Deux… deux semaines ? Mais cette île n’est pas sensée être extrêmement dangereuse !? »

"Euh... Si, en effet..."

« Vous ne vous êtes pas inquiété de son absence plus tôt ? »

"Que voulez-vous qu'on y fasse ? Il connait les risques en allant là-bas et il sait que personne d'autre n'y mettra les pieds."

Elle pencha la tête sur le côté, l’air intriguée : « Ah bon, vraiment personne ? »

"Ecoutez, si l'île a fini par avoir raison de Jacques, je ne vois pas ce que nous pouvons faire. Tout le monde n'a pas envie de braver la mort tous les jours au réveil, s'il a lieu."

Anna fit une moue boudeuse. Convaincre Cormack de les accompagner allait être plus compliqué qu’elle le pensais. Elle l’aurait cru un peu plus fougueux l’aspirant héros ! Mais qu’à cela ne tienne :

« Elle est à quoi cette tarte ? » Dit-elle avec un air gourmand et enthousiaste.

Heu… ah, bon, certes. Dans le genre changement de sujet, elle est douée la petite.

« C'est une recette personnelle, une tarte avec de la purée de pommes de terre et de navets. C'est très bon, vous verrez. »

« Vous avez finit de cuisiner ? »

"Pour ce soir, en tout cas, oui. J'ai donc du temps pour que vous me parliez de votre vie : les voyages, ça doit être passionnant, non ?"

« Dommage, j’aurai bien aimé que vous m’appreniez. Je fais la cuisine moi aussi ! Enfin… j’essaye…
Vous voulez que je raconte quelque chose ? Moi ? »


"Oh, ce n'est pas un souci, je peux sans doute vous montrer quelques petites astuces tout de même.
Et ne soyez pas timide, vous êtes sûrement venue de loin avec ce bateau, vous avez dû voir beaucoup de choses !"


« Bah, surtout de la mer. Mais c’était chouette aussi ! C’est ma première aventure en fait. Et je n’ai jamais vu des paysages comme ceux chez vous, c’est… surnaturel. On s’attend à voir des fées sortir des bois.
Je veux bien cuisiner avec vous une autre fois. »


"Pas de problème !"
Il termina d'empaqueter la commande de Anna :
"Et voilà pour vous ! Je vais vous aider à porter ça, où faut-il le livrer ? Sur votre bateau ?"

« Dans un premier temps, oui. »

"Et dans un second temps ?" Demanda-t-il avec son sourire Colgate des grands soirs.

Ohoh, c’était le bon moment pour appâter notre flambé et l’emmener vers des aventures inédites ! Vas-y Anna, tu peux le faire !
Elle répondit à son sourire d’un air canaille et lui chatouilla le menton.
« Ça dépend, qu’est-ce que vous seriez prêt à faire pour moi puissant héros ? »

"Heu… Et bien... Sans doute beaucoup de choses... Mais à quoi pensez-vous exactement ?"

« Venir faire du camping avec moi. »
Comme c’est finement amené. Le poisson est ferré, plus qu’à tirer un bon coup et c’est emballé.

"Vous voudriez poursuivre votre visite cette nuit, c'est cela ?"
Il posa sa main sur l'épaule d'Anna, l'air sûr de lui : "J'ai dit que j'étais prêt à vous guider sur l'île, alors bien sûr."

Sa bouche s’arrondit pour protester mais elle s’arrête en pleine course pour se transformer en un sourire enthousiaste.

« D’accord ! Ça va être amusant ^o^ »

Que que que… quoi ? Mais… mais non ! Ce n’est pas ce que tu devais faire Anna, rappelle-toi, Erbaön et le trésor.
*Cool ! Je vais faire un ballade nocturne !*
Mais-
*Et y aura peut-être un bain de minuit !*
Je-
*On verra peut-être des fées !*
… x___x

"Mais... Ce repas... Combien serons-nous, au juste ?"

« Oh ? Vous ne me proposiez pas de m’emmener quelque part toute seule ce soir ? Je devais rejoindre des amis mais finalement ça a été annulé et le départ ne sera que demain matin avec Vincent Carter. »

"Oh ? Très bien, c'est parfait, alors faisons comme ça !"


Anna sorti sa bouillotte de sous ses vêtements et la plaça près du feu.
« Vous m’emmenez où ? »

"Et bien, je peux vous proposer une petite escapade dans l'intérieur de l'île ou bien de profiter de la vue sur l'archipel, en restant en bord de mer : que préféreriez-vous ?"

« Je préfèrerait pénétrer dans l’île, j’ai vu beaucoup de mer ces dernières semaines. »

"Dans ce cas, allons apporter cette commande au port : il faudra que je prépare un peu de matériel et ce serait sans doute mieux de ne pas partir trop tard."

« D’accord. Allons-y, j’ai hâte de voir vos endroits magiques. On m’a dit une fois que dans les îles froides et boisée il y avait toute sorte de farfadets. Mais la personne qui me l’a dit était un petit peu… heu… secouée. »

« Dites, est-ce que ça peut se réchauffer la panse de brebis farcie ? »

"Bien évidemment, ça fait partie de l'intérêt."

« Parce que je devais rejoindre des amis et leur apporter ceci. Mais cela a été annulé. »
*Je me demande ce que les garçons vont manger du coup…*
Oui, tu as un devoir de nourrice envers eux, ne les laisse pas tomber comme ça !
*Hum… Vaya y aura sûrement pensé ! ^-^*
Euh… sûrement, oui…
« J’en aurait plutôt besoin demain. Il n’est pas nécessaire de les emmener tout de suite au port. »

"Oh ! D'accord, je vais donc vous mettre ça de côté. Je vais avoir besoin d'un peu de temps pour me préparer, du coup, donc mettez-vous à l'aise... Désirez-vous quelque chose, avant de partir ?"

« Une part de tarte. » Elle se lèche les lèvres sur cette phrase, offrant certainement à son interlocuteur un spectacle intéressant.

Cormack s'occupe alors de mettre en place de quoi manger cette part de tarte qu'il a préparée avec tant de soin.
"Je vous en prie."

Anna se régale donc pendant que Cormack fait ses affaire.
« Il y a de la sauce blanche dedans, c’est quoi ? »

"C'est de la purée, en fait."

*Comment on peut faire de la purée aussi crémeuse ?*
Certainement un ingrédient spécial, t’es sûre que c’est de la purée ?
*Oui, c’est ce qu’il a dit.*
Bon, si tu le crois…

« On y va ? Vous vous préparez pour une chasse de plusieurs jours c’est ça ? »

"Non, mais il serait imprudent de ne rien emporter s'il s'agit de dormir hors du village. Me voilà donc, je suis prêt."

Anna récupère sa bouillotte (en faisant attention de ne pas s’ébouillanter) et elle lui donne la main pour y aller.

Ce n’était vraiment pas ce qui était prévu au départ…

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MessageSujet: Re: [Équipage de Tarlynn] L'aventure, c'est la dèche   Mer 5 Oct - 2:34

[Mirabelle]

Dorian et son blaireau se fixaient du regard, tournant lentement l'un autour de l'autre. Chacun attendait de voir un geste suspect pour pouvoir attaquer. La phase de mise à l'épreuve des nerfs avait commencé.

La férocité du blaireau était décuplée par l'affront qu'il avait subi, il n'était donc guère étonnant de le voir s'élancer en premier. Il courut vers Dorian, qui était prêt à l'accueillir de son sabre. Cependant, le blaireau semblait avoir prévu le coup aussi : déviant la lame d'un coup de griffe, il la laissa se planter dans le sol, espérant désarmer le bipède lors du choc qui s'ensuivrait.

Et le choc fut rude, en effet : le blaireau s'était dressé sur ses deux pattes arrières pour tourner sur lui-même en sautant et envoyer un coup très violent à Dorian. Enfin, ça, c'est ce que Tarlynn avait cru voir, mais il est possible que sa blessure n'ait pas arrangé son interprétation de la scène.

Toujours est-il que le borgne fut projeté au sol, bien qu'il parvînt à garder son arme en main. L'animal en profita pour lui sauter au niveau du visage afin de l'achever... Profitant de son allonge, Dorian donna un coup de son avant-bras pour soulever le blaireau par-dessus lui sans beaucoup plus de dommage. Roulant alors sur lui-même, il abattit violemment sa lame à l'aveugle...

Il avait été assez rapide pour agir avant que le blaireau ne retouche le sol.

Ce blaireau n'était pas Chuck Norris : il mourut sur le coup.

Dorian se précipita alors vers son capitaine afin de prendre soin de lui : il n'avait guère de compétences médicales, mais il pouvait au moins lui servir de soutien. S'éloignant de la dangereuse forêt, il le ramena vers la plage... où il put, à la nuit tombée, accueillir le marin envoyé par Vaya. Le message qu'il lui délivra l'incita à repartir vers le Keltia, afin de faire soigner Tarlynn : Slayn saurait se débrouiller.





[Goyave]

Le scalpel de Vaya était plutôt bien parti. Dès le départ, on pouvait voir sans la moindre difficulté qu'elle n'était pas du tout habituée à lancer des couteaux. L'intrus rattrapa simplement le scalpel en le plaquant contre sa chemise où il : à présent, il avait même une arme à disposition.

« Oh... Merci ! »

Le sourire narquois qui s'affichait sur son visage en disait long sur ce qu'il pensait de l'attaque de Vaya. Il sentait toutefois qu'utiliser le scalpel serait trop prévisible et préféra jouer la surprise : il effectua donc un petit balayage, d'un coup de pied vers les jambes de Vaya. Celle-ci s'y était préparée et esquiva en bondissant aussitôt vers son adversaire, couteau au poing. Le grand type avait toutefois encore un appui stable et en profita pour s'écarter sur le côté, laissant Vaya partir toute seule...

Celle-ci ne manquait toutefois pas de ressources et voyant le mur sur lequel elle fonçait, elle tendit sa jambe devant elle pour rediriger son saut vers la bonne cible en s'appuyant contre le mur... L'homme n'eut alors d'autre choix que de se protéger : lâchant le scalpel, il concéda une grande éraflure sur son bras avant d'arriver à attraper Vaya et la plaquer contre lui pour l'immobiliser et la désarmer à son tour.


« Et en plus elle se jette dans mes bras. Calme-toi, maintenant, j'ai pas envie de trop t'abîmer. »

Excitée par la promesse d'une nuit romantique, la Furie Rousse chercha à justifier ce surnom : se débattant autant que possible, elle parvint à prendre appui contre un meuble devant elle pour projeter son agresseur en arrière. Et se prendre un bureau dans le bas du dos, ça fait mal. Surtout si on se fait mordre en même temps. Profitant de la surprise et de la douleur, Vaya parvint finalement à se dégager.

Elle avait bien compris que l'affrontement de face, à la loyale, n'était pas dans son intérêt. Elle fila donc se planquer sous sa couchette : il était temps de vérifier si les monstres de son enfance existaient vraiment. En glissant sur le sol, elle attrapa aussi son petit sac à main fourre-tout pour en retirer un simple objet avant de lancer le sac vers son poursuivant...


« Hé, t'es trop bas, là : moi, c'est SUR le lit que ça m'intéresse ! Allez, sors de... »

Tout de suite, après une balle dans la poitrine, c'était plus difficile de parler, c'est sûr. Autant dire que le marin qui venait d'entrer, inquiété par le remue-ménage qu'il entendait, allait se montrer d'une grande aide pour Vaya, puisqu'il allait maintenant falloir évacuer le corps...




[Tartine de confiture de fruits rouges]

Le trajet entre les îles n'était apparemment pas aussi sûr de nuit que de jour. Le marin du Keltia et Dorian avaient fort à faire avec leurs rames pour repousser les quelques poissons qui s'approchaient pour tenter de renverser leur chaloupe. Des gros poissons, oui.

Toutefois, cela ne suffit pas. Tarlynn n'eut guère le temps de réagir lorsqu'une énorme mâchoire se referma sur son bras gauche : Maître Nessie par l'odeur du sang alléché avait vu là l'occasion de se faire un repas facile. Les deux rameurs étaient bien trop occupés de leurs côtés à repousser les autres poissons pour éviter de tous tomber à l'eau. Seul Tarlynn pouvait encore sauver sa vie : l'option la plus simple pour cela était le sabre que Dorian portait à la ceinture, juste devant les yeux de Tarlynn.

Mais le capitaine serait-il assez rapide et résolu pour se trancher un bras afin de sauver sa vie?





[Orange sanguine]

Le Vampire était tranquillement perché dans son arbre et s'était débarrassé de ses habits superflus. Attrapant des marrons, il les lança sur le blaireau le plus proche de lui pour l'exciter un peu : son idée était d'observer sa réaction afin de pouvoir ensuite l'empaler sur le sol.

La réaction du blaireau n'était toutefois pas dans ce que Slayn avait prévu : énervé de servir de cible si facile, il s'écarta un peu avant de charger directement le tronc de l'arbre, déjà fragilisé par une soirée à subir de nombreux coups de griffes acérées...

TIMBEEEEEEEEER !

Oui, c'est violent, un blaireau d'Erbaön. Surtout la nuit, c'est vrai.

L'arbre tomba, non sans que Slayn n'ait eu le temps de sauter au sol avant, évitant ainsi une chute malencontreuse. Ce faisant, il avait donné un coup préventif de son épée, afin d'éloigner d'éventuels blaireaux. Bien lui en prit : le deuxième blaireau dut sauter en arrière pour éviter de se faire trancher bêtement lors d'une attaque opportuniste.

Une fois sur ses deux appuis, le Vampire maintenait ses deux adversaires à distance respectable, en se servant de sa grande lame : quelques coups par-ci par-là lui permirent même de les garder plus ou regroupé, afin d'éviter d'avoir deux fronts à gérer. Il était temps de leur apprendre qui était le chef.

C'est alors que l'un des blaireaux souleva son compagnon bien au-dessus de sa tête, avant de lui donner un violent coup dans le derrière : le compagnon en question fut alors projeté en avant, en direction de Slayn. Voyant là une occasion d'embrocher un de ses ennemis, Slayn maintint fermement son épée devant lui, mais les griffes du blaireau volant dévièrent la lame : c'est ainsi que le Vampire se prit un blaireau en pleine tête. Heureusement pour lui, le quadrupède n'avait pas eu le temps de préparer un autre coup après avoir écarté l'épée : aucune griffe ne put arracher la tête du Vampire. Cependant, la violence du choc envoya tout de même Slayn au sol, tandis que le blaireau atterrissait de l'autre côté.

Il allait falloir se reprendre s'il voulait en finir avec ces deux créatures.





[Quetsche (et Fruit de la passion, aussi, un peu)]

Cormack emmena la Naga faire un tour vers l'intérieur des terres, pour aller dormir. Le moins qu'on puisse dire, c'est que les paysages du coin valaient la peine d'être vus : Anna n'avait sûrement pas fait une erreur en acceptant son invitation (même si le MJ et le joueur ont été un peu consternés de voir la tournure que prenaient les événements au cours du dialogue, puisque personne n'avait vraiment prévu ça à la base).

Après un pique-nique romantique près de l'eau, à base de petits en-cas préparés par Cormack, l'ambiance se prêta à de petits câlins, pour la plus grande satisfaction du cuistot. Alors que la nuit tombait doucement sur eux, tirant avec elle sa couverture d'étoiles scintillantes, Anna se rappela la raison première de sa visite chez Cormack :


« Cormack, tu es libre demain ? »

« Oui ? »

« J’aimerais que tu viennes avec nous chercher le père de Carter. Je serais plus rassurée avec toi. »


La peur et l'hésitation de Cormack étaient sans doute assez faciles à deviner, même dans l'obscurité... Alors qu'il s'apprêtait à refuser, Anna insista en lui faisant miroiter ce titre de héros qui ferait tomber toutes les nanas une fois qu'il l'aurait mérité... Finalement, Cormack finit par se rendre aux raisons de la Naga...

Et bien lui en prit, car il y avait une récompense à la clef : quelques cajoleries et une Naga à réchauffer pendant une froide nuit d'été dans la cambrousse...

Ce n'est d'ailleurs qu'après cela, une fois revenus au village, que Cormack se ravisa : il ne pouvait guère en espérer plus de la Naga, de toute façon, il avait eu ce qu'il voulait... C'était sans doute un rustre, mais un rustre qui tenait à sa peau et il ne comptait pas aller mourir sur Erbaön pour des beaux yeux rencontrés le jour-même...





[Salade de fruits]

Peu avant l'aube, Vincent Carter sortit de chez lui, seul. Il attendait les filles de la veille pour l'expédition sur l'île maudite. Il espérait qu'elles ne s'étaient pas découragées en entendant davantage de rumeurs sur Erbaön. Il ne croyait pas tellement qu'elles aient pu recruter d'autres aventuriers, mais leur présence à elles, au moins, serait sans doute d'une grande aide.

Il n'avait plus qu'à attendre : ils devaient partir au plus tôt, pour profiter du jour le plus longtemps possible.





[Tout d'abord, je suis sincèrement désolé pour ce retard : je vais tâcher de me rattraper à l'avenir.

Tarlynn : C'est ta dernière chance de te sauver. Il te suffit de poster ou de me dire clairement que tu n'es pas disponible pour cette aventure, sans quoi ton personnage y passera.

Slayn : Ben... Le combat se poursuit, avec une situation un peu moins à ton avantage qu'au début du tour, mais je suis sûr que tu sauras te débrouiller pour venir à bout des blaireaux.

Les filles : Vincent vous attend à l'aube, l'expédition de recherche de Jacques sur Erbaön va donc partir ce tour-ci. Si vous avez besoin de moi pour conclure sur les événements du tour précédent, je reste autant que possible à votre disposition.

Dorian : Je sais que tu es encore dans la chaloupe, mais une fois la question Tarlynn réglée (d'une manière ou d'une autre), tu pourras considérer que vous pouvez atteindre la rive sans trop de dommages (tu peux toujours me demander si tu veux des détails). Du coup, tu es attendu aussi pour l'expédition avec le fils Carter, si ça te chante.]

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On ne contrarie pas celui qui joue avec les fils auxquels tient votre vie…
…surtout quand il a une paire de ciseaux à la main.


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Anna
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MessageSujet: Re: [Équipage de Tarlynn] L'aventure, c'est la dèche   Dim 9 Oct - 14:04

Bon, ça c’est fait…

Anna parcourait le village silencieux d’un air distrait et contrarié. Distraite car elle était encore ivre d’émotions de sa soirée avec le cuisinier local et que la fraicheur de ce début de mâtiné ne faisait rien pour la réveiller. Malgré la chaleur irradiant de la bouillotte bien chaude qu’elle avait glissé contre son ventre, elle avançait comme une somnambule ou presque. Contrariée… c’était plus compliqué.

Pourtant cette excursion improvisée avec Cormack avait été pour Anna une réussite du début à la fin. Elle s’était laissée guidée, emportée par son cavalier avec enthousiasme. Le vallon dans lequel il l’avait amené était délicieusement magnifique, ils s’étaient installé au bord d’un lac limpide et elle avait regardé son prévoyant indigène se démener pour faire un petit feu de camp et les installer tout deux à côté sur un tapis bienvenu. Puis ils avaient papoté, en croquant les douceurs du cuisinier alors que le soleil couchant propulsait Anna dans un tout nouveau monde en couleur.
Lorsque le ciel eut glissé sous sa couverture d’étoile et que nos tourtereaux se fussent réfugiés de même pour s’abriter de la fraicheur nocturne, Anna avait retrouvé un terrain sur lequel elle s’entendait bien. La confirmation que Cormack acceptait de les accompagner le lendemain n’avait fait qu’ajouter un peu de sucre à une soirée déjà délicieuse.

Quand à la nuit… le cuisinier avait su montrer à la jolie naga qu’il savait pimenter les choses. Et pour trop en dire sans assez en révéler : il avait su la réchauffer de bien des manières différentes (grâce à une réussite critique sur son jets de galipettes).
C’était pour cela qu’Anna était encore saoule de sensations. Elle en avait encore plein les yeux, plein le cœur et le corps. Mais elle était contrariée.

Et pas parce qu’il lui avait cassé les pattes arrières.
*Nyuh ! Crétin !*
Tu préfère "mettre le sucre d’orge dans la confiserie" ?
*Quelle partie de "contrariée" tu n’as pas comprise ?*
Je répondrai bien… mais c’est c-
*Ssssssssh °(>.<)°*

Bref, la miss n’était pas dans son assiette. Elle essayait de faire le tri dans ses sentiments. Elle se sentait… trahie ? Le terme était trop fort. Vexée ? Peut-être bien.
C’est en rentrant au petit matin, les yeux tout embués de sommeil et grelottante de froid, que ça n’avait pas tout a fait tournée comme elle l’espérait. Alors qu’elle était en train de se réchauffer et de faire chauffer sa bouillotte près du foyer du cuistot, il lui avait remis les haggis préparés la veille assortis d’un peu d’accompagnements et avait réclamé son payement. Surprise et prise de court elle le lui avait donné, mais ce n’est que quand il lui souhaita bonne chance qu’elle compris.
Une petite discussion s’était alors tenue autour le la validité de l’hypothèse suivante : ses testicules avaient donc subitement disparu pendant la nuit, comme ça "pouf". Anna lui en voulait d’avoir rompu aussi facilement sa promesse et, surtout, elle s’en voulait de lui en vouloir.

Enfin ce dernier point j’ai pas bien compris.
*J’ai pas le droit de lui un vouloir.*
Oui enfin, il t’a quand même un peu baisée…
*Je vois pas le rapport. Ça c’était bien.*
Ah oui, c’est juste…
*Je lui en ai demandé beaucoup trop ! Je crois que je prend des mauvaise habitudes.*
T’as le droit de te sentir trahie quand on rompt une promesse hein.
*Non, j’ai pas le droit. Cormack est pas mon esclave. -(>.<)-*
Bon… déçue alors ?
*Très déçue.*
Bah voilà, ça va mieux ?
*Non !*
Tu as passé une merveilleuse soirée, une excellente nuit, tu ranges ces bon souvenirs précieusement et pour le reste, Vaya et l’aventure t’attendent avec Vincent !
*Ssss, d’accord petite voix.*
Hé, heureusement que je suis là.

La journée venait à peine de commencer, et si elle ne commençait pas [strike]du bon pied (aïeuh)[strike] très bien, Anna ne savait pas encore toutes les choses qu’elle avait à lui offrir comme par exemple-

« Wouf »

… un chien de berger par l’odeur alléché. Il se montrait nettement moins menaçant que la veille, maintenant que la nouveauté d’Anna avait été consommé et que son odeur avait pris une nuance familière (merci Cormack). En revanche, il était très intéressé par ce que tenait Anna dans les mains et la regardait avec envie en agitant la queue.

Et une féroce bataille s’engagea.

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Dorian
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MessageSujet: Re: [Équipage de Tarlynn] L'aventure, c'est la dèche   Dim 9 Oct - 16:27

Oui Slayn saurait se débrouiller... Et dans le cas présent, ils devaient également se dépêtrer d'une bande de poissons affamés... Blaireaux-poissons, même combat ? Au vu de la voracité des bestioles du secteur, on pouvait faire le rapprochement sans se préoccuper des poils ou des écailles. Jamais le fils de pêcheur n'avait vu de la poiscaille de la sorte ! Non seulement ils étaient loin d'être petits, mais si on leur en laissait l'occasion, ils grimperaient à bord de la chaloupe, frétillants avec toutes les quenottes dehors. Mais ce n'était pas vraiment prévu au programme !
Préoccupé par ce qu'il se passait à sa gauche, Dorian ne remarqua pas que Tarlynn s'était fait attrapé le bras. Et oui, c'était ça le problème avec un champ de vision réduit : on manque toujours les trucs les plus... non, je ne dirais pas "marrants" c'est promis. Même si dans d'autres circonstances, avec des vertébrés aquatiques plus conciliants, ça aurait pu être assez drôle. Les potes de boulot à son père auraient pris de bien belles photos si l'appareil avait existé. Une fois, l'un d'eux avait mis sa tête dans la gueule d'un esturgeon de 2 mètres qu'il avait pêché. Mais celui-ci était mort et bien mort ! Même si quelqu'un lui avait fait croire le contraire en pressant la tête du poisson alors que l'autre était encore dedans. Donc, je disais... Ca aurait pu être comique, si la situation n'était pas ce qu'elle était... Mais de toute façon, Dorian n'y voyait rien, concentré sur son "gibier" du moment.

A gros coups de rames, son collègue et lui-même tentaient de viser les têtes qui se présentaient. Ils devaient également se concentrer pour faire avancer la chaloupe, histoire de s'éloigner au plus vite de cette zone infestée. La barque tournait un peu en rond, car quand l'un d'entre eux utilisait la rame dans son utilisation usuelle, l'autre ne suivait pas et l'abattait au mieux sur la mâchoire qui se présentait.

" Y a rien à grailler à bord ?"

Étrange question, vous en conviendrez... Le moment ne semblait guère opportun pour avoir une petite fringale, d'autant que ceux qui étaient véritablement affamés leur tournaient joyeusement autour. Ah mais oui bien sur !! Une diversion, voilà ce que souhaitait faire le jeune homme. Leur donner autre chose à manger que leurs carcasses.
Il hurla donc cette phrase et attendant que son compagnon se manifeste, il chercha son sabre à sa ceinture... Une autre façon de leur donner à manger était de tuer l'un d'entre eux, enfin s'ils étaient cannibales... Il n'y avait plus qu'à croiser les doigts pour qu'une de ses brillantes idées réussissent... Brillantes peut-être mais réalisables, c'était un autre problème...

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Poing (3) : Base offensive 3
Sabre (6) : Base offensive 3 ; Parade 2 ; Feinte et déplacement 1
Physique (3): Endurance 3
Connaissance (2) : Déchiffrage 2
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Tarlynn
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MessageSujet: Re: [Équipage de Tarlynn] L'aventure, c'est la dèche   Dim 9 Oct - 19:51

Tarlynn, Dorian et Slayn avait fait escale sur Erbaön. L'île n'inspirait pas du tout confiance au capitaine, mais il devrait faire avec... Il ressentait quelque chose. Le genre de sensations qui vous donnent froids dans le dos. Mais le tiefling n'eut pas le temps de se soucier de ses pressentiment, un navires s'approchait. Les gardes côtes approchaient. Arrivée en toute discrétion : zéro.

Après avoir subis les remontrances de Slayn, que Tarlynn comprenait parfaitement même s'il avait quelques habitudes qui mettraient sûrement du temps avant de disparaître totalement, à propos de son accoutrement. Le cornu et le vampire s'étaient dissimulés tandis que Dorian était partit à la rencontre des gardes côtes.
Le capitaine fut forcé de sortir de sa cachette pour se révéler aux gardes côtes. Ceux ci semblèrent... apaisés, par le fait qu'il ne soit qu'un simple tiefling. Après tout il n'était pas un vampire et pour eux c'était tout ce qui importait.
Ils ne tardèrent pas à repartir en abandonnant le trio sur Erbaön.

Alors que les deux acolytes songeaient déjà à trouver un endroit où camper, une sorte de gros loup sortit de la forêt. Grognement bestial et stature imposante, Tarlynn ne se souvenait pas avoir déjà vu pareil créature. Le monstre se rapprochait, prêt à charger. Le tout ne dura que quelques secondes. L'énorme monstre fusa en direction du duo de pirates, tandis qu'une autre créature jaillissait à son tour es broussailles et ne fit qu'une bouchée du loup géant.
Le nouvel adversaire, une espèce de gros blaireau, avait eu raison de l'imposant loup qui gisait désormais aux pieds des deux pirates un trou béant dans le crâne.

Tarlynn se sentit mal, mais où est ce qu'ils étaient tombés ? Et puis c'est quoi ces créatures ?
Des questions qui ne firent qu'augmenter la peur qui s'insinuait déjà en lui. Un frisson lui parcourut le dos au moment ou trois autres créatures approchèrent en grognant. L'une d'entre elle avait eu raison d'un loup géant... Que pouvait faire deux ou trois pirates contre ça ?
Les gouttes de sueur froide provoquait par la peur lui coulait le long du dos. Tout les sens en éveils, Tarlynn avait peur. Oui, il avait peur...

Mais soudain tout lui devint clair : il n'était pas là. Ce n'était qu'un mauvais rêve. Déjà le décors fondait et laissait place à une zone calme et paisible. Il n'avait plus peur. Où était il ? Encore une de ses hallucinations ? Il avait quitté cette île maudite depuis longtemps, pourtant, mais certaines séquelles le hantaient toujours. Dorian, Slayn et les autres faisaient ils partis de son rêve ? Tout semblait pourtant si réel... Soudain une ombre se dessina, une forme familière et apaisante. L'être se rapprocha, une douce chaleur s'en émanait. Tarlynn tenta de résister à l'appel de l'ombre. Il savait qu'elle n'était pas réel. Mas qu'est ce qui était réel ?
Il détourna le regard, faisant mine de bouder la silhouette réconfortante. Mais soudain, comme si l'être s'était trouvé offensé, Tarlynn fut projeté au sol. Une intense douleur lui parcourra l'échine. Jamais un de ses rêves n'avait était si réel. Était il mort ?
Tandis que la douleur lui mordait l'abdomen, l'illusion fit place à la réalité. Une réalité dur et oppressante. En lieu et place de la douce chaleur un froid mortel s'était emparé de son corps. À la place du paysage rassurant, des arbres tortueux semblait vouloir attenter à sa vie. Même la frêle ombre familière et rassurante fit place à une infamie créature. Un blaireau, la bouche ensanglanté, la folie dans les yeux et les crocs acérés, si l'enfer existait Tarlynn jurerait que ce monstre provenait de là-bas.
Malheureusement tout était bien réel et sa blessure aussi. Que c'était il passé ? Où était il passé ?

Dorian ne semblait pas avoir eu autant de difficulté que lui et se défendait plutôt bien contre ses assaillants. Slayn vint finalement à la rescousse armé de marron et d'une épée, il fit une diversion suffisante pour permettre au cornu et au borgne de s'enfuir.

Une chaloupe les attendait sur la plage et ils furent accueillis par un marin. L’embarcation quitta rapidement le rivage abandonnant Slayn sur son île.
Mais soudain la chaloupe fut secouée de toutes parts. D'énormes poissons tentaient de la renverser. Décidément, toute les créatures de cette île étaient difformes. Le marin et Dorian n'eurent d'autre choix que d'essayer de repousser les monstres marins. Le marin était trop occupé de son côté et Dorian avait un champ de vision amoindrit, en plus du fait qu'il était occupé, ce qui permit à l'une des aquatiques créatures de s'en prendre au blessé. Une entaille dans le ventre ça n'était pas suffisant...
Le monstre tenait fermement son bras dans sa gueule, d'où s'échappait l'haleine fétide de la putréfaction. La douleur était intense, comme si des milliers d'aiguilles se plantaient au même moment dans sa chair. Une douleur effroyable. Des limbes de sangs s'échappèrent des morsures.
Le capitaine avait beau repousser la créature rien n'y faisait, la pression de sa mâchoire était bien trop puissante, s'il ne trouvait pas rapidement un moyen de se séparer de la créature il finirait sous l'eau parmi la nuée de monstres... Non. Il pouvait survivre, il s'en sentait capable du moins quand il ne sentait pas la douleur il ne désirait qu'une chose : survivre !

Un rapide coup d'oeil autour de lui et il pu voir le sabre de Dorian. Il était à porté de main ! Avec toute la rage et la fureur qu'il lui restait Tarlynn abattit le sabre sur la tête de la créature... Mais cela ne changea rien... Ou plutôt si, la créature s'enfonça un peu plus sous l'eau emportant sa proie avec elle...
Désespère, Tarlynn pleurait à chaude larme et hurlait à la mort. Il avait frappait encore et encore rien n'y faisait, la créature ne lâchait pas. Puis l'idée lui vint alors que la créature s’apprêtait à plonger, le cornu referma sa mâchoire sur un pan de sa veste avant d'abattre le sabre sur son bras.
La douleur fut telle qu'il arracha le pan de sa veste dans lequel il mordait, s’abîmant dent et lèvres au passage. Il continuait d'être aspiré vers le fond, il avait raté son coup. Non, il avait brisé l'os. Il abattit une dernière fois l'arme funeste sur son propre bras tranchant chair, nerfs et os. Tarlynn convulsait, sa tête le brûlait. Il avait le goût amer du sang et de l'eau de mer dans la bouche. Ses yeux ne distinguaient plus rien, des silhouettes ça et là.
Le monstre avait plongé. Il était toujours en vie.
Son sang se rependait sur le sol de la barque, se mélangeait à l'eau qui giclait à bord de la chaloupe.
Le capitaine se recroquevilla sur lui même, il lâcha le sabre de Dorian pour venir apposer sa main sur sa nouvelle plaie béante.

Il avait besoin de soins sa vie ne tenait plus qu'a un fil... L'enveloppe froide et apaisante de la mort commençait déjà à l'embrasser tandis que Dorian et le marin luttaient pour repousser les gros poissons.

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point de compétence restants : 2
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MessageSujet: Re: [Équipage de Tarlynn] L'aventure, c'est la dèche   

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