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 Lacher les fauves...

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Delibeth
Personne Bannie
Delibeth

Messages : 31
Date d'inscription : 14/07/2011

MessageSujet: Lacher les fauves...   Mer 3 Aoû - 23:49

Trahie !
Il m'avait trahi ni plus ni moins. Il avait osé m'abandonner alors que j'avais le plus besoin de lui. Je ne suis encore qu'un bébé vampire !
Je ne pus retenir le flot de larmes qui me submergea au fur et à mesure que je lisais les lignes qu'il avait couché surement à la va vite sur le papier. Dedans, il m'y expliquait tout, le pourquoi du comment et ce qu'il attendait de moi au final. Mais, comment voulait-il que j'y arrive alors qu'il me laissé là, seule face à un inconnu aussi grand ?
Sans que je m'en rende compte, je froissais la lettre et la laissais tomber à mes pieds et les larmes me submergèrent.

Après la peine, la colère...
Au milieu des larmes, je l'avais sentie arriver. Ce petit sentiment qui tarit les larmes, pique au plus profond du cœur et tape contre les tempes. Quelle douce sensation ! J'en voulais à la terre entière ! Je voyais rouge et, c'est le cas de le dire. Je venais de découvrir que la colère attisait la faim si je ne mettais pas bridée, je serai surement allée chercher un quatre heure parmi tout ces salops ! Comment avaient-ils pu accepter de servir de main-d'œuvre à mon amant pour qu'il transporte mon cercueil et moi même comme de la vulgaire marchandise ? Quel prix y avait-il mis ? Avaient-ils seulement imaginés que je pouvais les vider de leur sang dans leur sommeil ?
Tout bien réfléchis, l'idée avait quitté mon esprit aussi sec. A quoi bon les tuer si c'était pour me retrouver en pleine mer sans savoir diriger un navire de la sorte ou au pire, réduite à l'état de poussière ?

Je ne fis rien de toute la traversée, ça ne veut pas dire que ma colère s'était envolée, au contraire. J'étais un peu comme un animal en cage, la colère en moi grandissant encore et toujours. A mon grand soulagement, il avait pris soin de préparer mes effets personnels, quelques vêtements et surtout, mon violon. J'aurai tué je tuerai pour ce violon. J'étais malheureuse et en colère, et bien croyez moi, je m'en suis donnée à cœur joie ! Ils en ont pris plein les oreilles.

La traversée s'est passé comme ça. Eux vivant le jour et essayant de dormir la nuit et moi jouant la nuit alors que j'essayais de dormir le jour.

Puis l'heure de la délivrance arriva. Enfin, ça aurait du être le cas.
J'aurai du me sentir heureuse, avoir un sentiment de liberté qui m'envahissait à l'instant même où je poserai mes pieds sur la terre ferme. Il n'en fut rien.
Oui, mes pieds n'ont pas touchés terre directement, il a d'abord fallut que je m'abaisse à l'humiliation d'être transportée dans mon cercueil jusqu'à une auberge, à l'abri du soleil et attendre alors la nuit.

Là, le moment bénit des dieux arriva ! J'ouvris mon couvercle, respira quelques goulées d'air frais avant d'être envahit par tout un mélange de sensations et sentiments mêlés. Un mélange puissant de colère, de peur mais surtout, de faim.
J'avais peur, oui, en me retrouvant dans cette chambre exigüe d'auberge, je venais de prendre conscience de la solitude qui était mienne depuis que Viatlan m'avait abandonné. J'étais face à un inconnu terrifiant, sans le moindre repaire, sans la moindre attache.

Bien vite cette peur qui prend au ventre se volatilisa en mille éclats quand je fus frapper par une autre sensation bien plus violente. Je commençais à la connaître cette sensation, elle tord le ventre, dilate les pupilles et tue la raison.
La faim !
Cette soif de sang qu'il faut à tout prix assouvir. C'est cette même soif que j'ai sans cesse repoussé le temps du trajet. Elle se rappelait à moi, plus douloureuse et violente que jamais. Était-ce cela que de la repousser sans cesse ? La colère et la peur la décuplait-elle à ce point ?
Il me fallait du sang, MAINTENANT !
Je l'avait que trop longtemps réfrénée, je l'entendais battre à mes oreilles, ma raison pour l'heure bâillonnée...

J'étais enivrée par ce besoin de sang, la chasse venait d'ouvrir !
Je me changeais rapidement, un corsaire de coton noir, un corset de cuir noir sous une blouse de coton rouge. Des bottines à mes pieds, j'étais prête à errer toute la nuit jusqu'à trouver ce précieux nectar à la douce odeur d'ambroisie qui m'emmènerait haut, très haut dans le ciel.
Je sortis dans la fraicheur de la nuit, pupilles dilatés, attirer par les battements de cœur annonciateurs du repas.


* A table ! *
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Ǽðřəδøņ
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MessageSujet: Re: Lacher les fauves...   Lun 8 Aoû - 15:03

Docteur, j’ai fait un drôle de rêve cette nuit.

Ce devait être peu après le crépuscule, je me souviens que j’avais travaillé dur et que ça m’avait empêché de faire ma sieste de fin d’après-midi. Du coup je m’étais dépêché de me mettre à l’aise pour celle de début de soirée, histoire d’être bien reposé avant d’aller dormir. Je pense que je ne me suis pas réveillé à cause de l’épuisement et que j’ai du coup commencé ma nuit installé sur ma chaise elle même installée en équilibre contre le mur. C’est un endroit sympa celui-là.

J’en ai essayé plusieurs, mais celui-ci est baigné par un petit vent frais qui passe d’une ruelle à l’autre en descendant en direction du port, l’air y a meilleur goût et encore un léger parfum de garrigue, l’angle des bâtiment est parfait pour que le soleil me réchauffe sans m’éblouir, une petite saillie à l’étage me protège des intempéries et des rayons trop brulants, le mur y est légèrement plus doux et a l’angle parfait pour y adosser ma chaise dans une position optimale de sieste, l’endroit est passant mais plutôt calme, les pavés y donnent un meilleur écho et enfin je sais que l’on sait qu’on me trouvera là. Oui, un coin sympathique, bien mieux que la place à droite et sans comparaison possible avec celle à gauche.

En tout cas, je dormais, et là j’ai rêvé que je me réveillais. J’avoue, je n’aime pas ce genre de rêve. Dormir pour rêver qu’on se réveille, c’est du gaspillage pur et simple. C’est un peu comme dégobiller juste après avoir manger. Le plaisir initial est là mais le reste gâché.
Bref, j’ai rêvé que je me réveillais avec une étrange impression d’alerte. Comme si un prédateur affamé était en train de me fixer en se pourléchant les babines. Une impression qui m’est assez étrangère car même les moustiques me laissent assez tranquille. La dernière fois que je l’ai ressentie c’est quand une troupe de vautour s’était imaginé qu’on avait oublié de m’enterrer au cimetière, tout ça parce que j’avais décidé de faire une sieste prolongée. Ils sont taquins.

Là, j’ai redressé le visage pour voir qu’est-ce qui me portait apparemment autant d’intérêt. Et, surprise, que vois-je ? Deux petits points rougeoyants qui me fixent. J’avoue j’ai eu un instant de doute, en me repassant les divers contes de mon enfance impliquant des points rougeoyants. Dont celui de la terrible et maléfique mouche de Freto qui m’a fait faire tant de cauchemars quand j’étais petit. Mais comme c’est très fatiguant de paniquer, j’ai préférer regarder mieux.
À vrai dire ce que j’ai vu apparaître dans la pénombre n’était pas tout a fait une mouche. C’était je visage d’une jeune femme. Délicat et ovale, il avait la couleur opaline de la lune voilée de nuage. On aurait dit une poupée de porcelaine adulte toute de sombre vêtu qui m’apparaissait en pleine nuit. Quand au rougeoiement, il semblait provenir des pupilles qu’elle dardait vers moi avec une fixité un rien dérangeante.
J’ai beau chercher, je ne crois pas qu’une telle beauté ne se soit jamais invitée dans mes rêves auparavant. Comprenez, habituellement elles sont grandes et blondes aux yeux bleus, pas que j’ai des standards particuliers mais mon subconscient aime bien les nordiques.

Un peu déstabilisé par son apparence et son attitude légèrement… prédatrice ? (Je te l’ai dit doc’ que c’était un drôle de rêve.) Je me suis décidé à l’interpeler.

Bonsoir fille de mes rêves, qu’est-ce qui t’amène dans cette partie de mon sommeil ? *

Aucune réaction… Depuis quand a-t-on besoin de vocaliser pour se faire comprendre en rêve ? C’est fou ça.

« Bonsoir toi, qu’est-ce qui t’amène dans mes rêves jolie poupée ? »

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Delibeth
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MessageSujet: Re: Lacher les fauves...   Dim 21 Aoû - 13:55

Du sang, il me fallait du sang.
J'avais attendu que le crépuscule soit là sachant qu'aux lueurs du soleil, je n'avais aucune chance. C'est donc sous les premiers rayons de la mère lune que j'ai commencé ma chasse.
Je découvrais les rues de cette, de MA nouvelle ville tout en ne perdant pas de vue mon objectif, mon unique objectif de la nuit. Elle avait l'air agréable cette ville, il me faudrait l'observer d'avantage une autre fois, quand j'aurai d'avantage de temps pour ça ce qui n'était vraisemblablement pas le cas là maintenant tout de suite.

Je m'étais laissée guider par mes pas sans trop savoir où j'allais, je n'avais connaissance de mon besoin premier. C'est d'ailleurs au détour d'une rue que je l'ai trouvé, ma proie. C'était un homme, bien inconscient que le loup rôde alors qu'il est là installé paisiblement sur sa chaise, bercé par de doux rêves. A t-il seulement conscience du danger qui le guette ?

Un sourire, le plaisir dessina un beau sourire sur mes lèvres tandis que mes sens m'envahissait submergées que j'étais par ce besoin primitif de me nourrir. Je couvais ma proie du regard.
Je ne pus m'empêcher de l'apprécier, j'avais sous les yeux une belle bête ! Qu'il est plaisant de détailler du regard le menu du soir. A cette pensée, je ne pus empêcher mes pupilles de s'étrécir tandis que je posais mon regard carnassier sur la douce courbe de son cou. J'eus l'impression, à moins que je ne voyais réellement son pouls pulser là où mes yeux étaient rivés.

Je salivais.
La pointe de mes crocs commença à me tirailler, signe que j'avais de plus en plus faim & comme pour me soulager, je fis passer ma langue dessus. Le festin était proche, bientôt je me régalerai !
Je n'avais désormais plus qu'une seule idée en tête, planter les pointes aiguisées de mes dents dans la veine palpitante de ma victime et me délecter de son précieux nectar.
J'étais incapable de le quitter des yeux.


* Quels goût peut-il bien avoir ? *

Comme un fauve chasse sa proie, je m'approchais de lui à pas de loup, les yeux toujours fixés sur lui. J'y étais presque, dans quelques instants, l'ambroisie coulerait dans gorge. J'y étais presque quand il ouvrit les yeux, des grands et beaux yeux bleus. Je fus décontenancée et l'observa un moment. Comment avait-il fait ? J'étais certaine de ne pas avoir fait le moindre bruit. Étais-je trop obnubilée par son cou pour faire attention à mes mouvements ?

« Bonsoir toi, qu’est-ce qui t’amène dans mes rêves jolie poupée ? »

Je quittais ses yeux, faisant redescendre mon regard sur son cou. J'avais tellement envie d'y mordre ! Je voulais lui répondre mais, j'en étais bien incapable. Une action serait peut-être plus éloquente que des mots.

Je bondis sur ma proie !
Ça y est ! J'allais pouvoir me délecter mais pas trop vite, j'avais envie de prendre mon temps, de savourer se repas. Doucement, je commençais à faire courir ma langue du lobe de son oreille à son cou. Que sa peau semblait tendre et douce. Mon investigation se fit plus pressante, je commençais à le mordiller tendrement le long de son cou.

Enfin, je mordis franchement dans la tendresse de son cou, là où je pouvais du bout humide de ma langue, sentir son pouls. Son nectar commença à couler au fond de ma gorge, parfum d'épices qui chatouillait mes papilles. Que c'était bon !

Sous l'effet du bien être de mon repas, je relâchais toute forme de vigilance.
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Ǽðřəδøņ
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MessageSujet: Re: Lacher les fauves...   Mar 23 Aoû - 14:55

Et c’est là Doc’, que ça a franchement commencé à partir en sucette.

Sans jeux de mots, je ne suis pas comme ça. Mais tout de même, cette fille a continué à me détailler un instant sans rien dire et vlan ! Elle m’a sauté dessus. Et quand je dis sauté dessus, je veux dire qu’elle a à peine pris son élan avant de bondir comme une chatte et de m'atterrir a califourchon sur le ventre. Si je n’avais pas bien calé ma chaise… Il y a un pavé qui se surélève à cet endroit, très pratique pour caler sa chaise avec l’angle presque idéal contre le mur, bien sûr ce n’est pas totalement idéal et je pense que si je dois rester ici longtemps je raboterais le pavé d’un tiers d’ongle de pouce pour atteindre la perfection absolue. Mais là n’est pas le propos, j’aurais le temps de penser à mes aménagements mobiliers plus tard.

Elle m’est donc atterrie dessus, ses cuisse de chaque côté de mes hanches. Déjà je me suis dis que c’étaient des manières un peu cavalières. Sans jeux de mots, je ne suis pas comme ça. Mais tout de même, elle s’est mise à me lécher l’oreille et le cou ! Alors là, j’ai pensé… enfin, j’ai d’abord commencé par avoir une réaction physique évidente et par émettre mentalement une suite d’onomatopée originales et un rien symphoniques. J’ai donc ensuite songé que c’était un rêve tout de même particulièrement réaliste. Tout était là, la vue sur la peau délicate de son épaule, le parfum boisé de ses cheveux, les petits bruits humides de sa langue et du froissement de ses vêtements, le frottement de son bassin contre mon enthousiasme grandissant et aussi la douleur.

Oui c’est bien là le cœur de mon interrogation Doc’, on dit souvent qu’il faut se pincer pour vérifier que l’on est bien réveillé. Bon, c’est une connerie, j’ai déjà essayé et ça ne m’a jamais apporté de preuve flagrante. Mais c’est vrai qu’en rêve les choses sont tout de même un peu atténuées, puisque l’ont dors et que les rêves ne veulent pas nous réveiller, ce serait contre-productif surtout après avoir déjà rêvé qu’on se réveillait… c’est complètement absurde.
Parce que cette petit saloperie m’a mordue. Et pas qu’un peu, ça c’était l’entrée en matière. Non elle m’a mordu jusqu’au sang ! Tout de même, si ça m’avait vraiment réveillé elle aurait eu l’air maline à cesser d’exister simplement parce qu’elle avait voulu en faire trop. Je trouve que les rêves de cette ville sont plus brutaux que ceux de ma campagne, c’est peut-être pour ça que les gens ne dorment pas d’ailleurs. Ils ont tord de se priver pour si peu.

« Aïeuh ! »

Une fois ma contrariété exprimé j’ai tout de même laissé la jolie donzelle continuer son affaire en me demandant où est-ce qu’elle allait en venir. Après m’avoir léché elle a commencé à me sucer… en fait c’était une progression logique j’imagine. Je lui ai tout de même mis une bonne claque sur les fesses pour lui rendre la pareille, y a pas de raison.
D’ailleurs puisqu’on en était à ce stade là des présentations j’ai gardé ma mains sur ses rondeurs et j’ai caressé son épaule qui avait la douceur de la soie et la fraicheur de la nuit. J’ai commencé à repousser le tissus pour découvrir plus de cette peau d'albâtre quand une pensée m’a frappée.

*Bim !
Dis donc, j’ai mon sang qui part dans deux direction contradictoire là, si elle en aspire trop je vais finir à l’état de vieux pruneaux avec une saucisse sèche. Ce serait un rêve con…
*

« Tu ne compte pas me vider jusqu’à la moelle j’espère, parce que je dois t’avertir que je ne trouverai pas du tout ça amusant. »

Je continuait tout de même à dénuder ses formes, parce que même en rêve il faut savoir rester ferme sur ses priorités.

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Dernière édition par Ǽðřəδøņ le Sam 10 Sep - 0:51, édité 1 fois
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Delibeth
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MessageSujet: Re: Lacher les fauves...   Jeu 8 Sep - 11:04

« Aïeuh ! »

En effet, je n'y avais pas été de main morte. J'avais oublié la mise en condition quoi que c'était un solide gaillard, peu-être n'avait-il pas mal en fait. En tout cas, il oublia bien vite sa douleur et tandis que je me délectais de son nectar bien chaud qui me coulait dans la gorge, il commença à en profiter. C'est dans l'ordre des choses, la douleur puis vient le moment ou elle laisse la place au plaisir.

C'est alors qu'il m'asséna une claque sur mon joli postérieur rebondi. Était-il de ce genre d'individu qui aime malmener leur compagne ? Peut-être ou pas, dans tout les cas il commença à faire preuve d'une grande douceur, caressant de ses mains délicates mon épaules et commençant à descendre. Moi, j'étais bien trop occupée pour protester et puis, il faut savoir saisir sa chance aussi. Après tout, depuis que Viatlan m'avait abandonné sur ce navire, j'étais en mal d'amour.


« Tu ne compte pas me vider jusqu’à la moelle j’espère, parce que je dois t’avertir que je ne trouverai pas du tout ça amusant. »

C'est vrai qu'il était bon mais de la à le vider jusqu'à la moelle... Quoi que l'idée était intéressante mais bon, Ça dérogerait à mes principes et, je faisais déjà un grand écart à ma ligne de conduite. Emporter par ma faim, j'étais sautée à la gorge du premier venu. Je relâchais légèrement ma succion pour lui répondre, c'est que je suis polie.

« Ne t'inquiètes pas ! »

Hum...
Qu'il était bon ! Son sang avait le goût des épices, de bien meilleure qualité que le sang animal. Était-ce là le meilleur des sang ? Me privais-je d'un tel délice en refusant de boire le sang des humains ? Étais-je entrain de changer de chemin ?



Pour connaitre la suite, c'est par là...

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Ǽðřəδøņ
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MessageSujet: Re: Lacher les fauves...   Sam 10 Sep - 2:50

Si je dis que mon rêve s’est arrêté la dessus, c’est crédible ?
Ça va, ça va Docteur, je raconte la suite.

C’est que, à partir de ce moment là mon rêve est devenu un peu plus… sauvage !

Bien sûr il restait le petit détail concernant le fait de ne pas perdre stupidement tout mon sang. Pas que cela m’inquiétait outre mesure pour ma survie. Qui n’a jamais fait un de ses rêves stupides où l’on finit en petit morceaux sanglants jetés dans un puits sans fond ; après avoir été préalablement noyés, pendus puis brulés vifs ; qui éclatent alors d’une centaine de rires démens devant toute l’absurdité de la sensation ? Bien sûr, il y a d’autres rêves plus angoissants qui arrivent à me rendre profondément heureux de me réveiller, mais ces rêves sanglands ne sont pas à l’ordre du jour.

Ce que je ne voulais pas, c’était perdre ces sensations si réelles, si sensuelles. Je n’appréciait pas l’idée que cette muse agressive et cavalière avait pu m’échauffer à ce point les sens pour finir par me plonger dans l’absurdité la plus totale. Mon subconscient était le maitre marionnettiste et je le sais suffisamment retors pour ce genre de tours.

« Ne t'inquiètes pas ! »

Elle a lâché mon cou l’espace d’un instant un seul pour me souffler cette simple phrase, d’un ton presque lointain. Elle était fébrile, je la sentait frissonner entre mes mains. Je ne sais pas ce que lui faisait mon sang, mais c’était puissant !
Un rêve où j’étais une sorte de drogue pour une créature au charme surnaturel. C’est complètement dingue. Je veux dire, c’est bien là la preuve que tout cela n’a en aucune façon la moindre chance de s’être vraiment passé.

Mais dans mon rêve, cette petite phrase m’a rassuré. Je sais, aucune raison particulière de croire que si elle me disait de ne pas m’inquiéter je n’avais pas besoin de m’inquiéter. Mais c’est comme ça et puis c’est tout.
Et cette passion renouvelée que j’ai sentit dans ses mouvements m’a ôté toute…



Hum, cette partie de mon subconscient s’avère, je crois, inconvenante pour les enfants de petite taille ou faisant mois de 40 kilos. Aussi, si tu entre dans l’une ou l’autre de ces catégories, je te prierai d’en rester là, Doc’. Seuls les Docteurs grands et en âge de jouer au docteur ont le droit de passer cette porte de lumière rose liserée de stupre et de luxure.

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